Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

26 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A NANTES ! V

Vendredi, Valérie, et un menu rose.

On chine avec les copines. Dans la boutique, un présentoir à boudins. Putain, pour les habitués du blog, on pourrait faire un jumelage avec un présentoir à bananes. Montre-moi ton boudin, je te ferai voir ma banane. Je ne pensais pas que ça pouvait exister, putain, que de temps perdu.  Enfin, je suis très content de savoir que Valérie met des culottes bouffantes.

Belle maison, beau jardin, véranda récente, des objets chinés. La balustrade girouette est une bonne idée. Un vase d’Anduze à l’extérieur. Une banquette, un poêle, des trouvailles. 

Sa passion, le point de croix, après le curé nantais d’hier on reste dans le mystique. Quand le dîner devient une émission culturelle.

Cuisine fonctionnelle avant tout.

Les courses, chez le fleuriste, je ne pense pas que ces roses grappes hollandaises soient du pays.

On voit qu’elle a l’habitude de cuisiner.

Décoration de table. Nappe tapis mexicain. Diverses sucreries blanches et roses, sous de très belles cloches en verre. Chargé mais beau rendu. Le vase de roses diadèmes est un peu haut.

Des petits supports avec des roses grappes. Assiette de présentation blanche, une assiette bizarre dessus. L’assiette à pain du mauvais côté. Pas de couverts à poisson.

Les invités arrivent tous ensemble. Frédéric, en pleine romance avec son sac, un haut de forme et un pantalon du dimanche. Nicolas chapeau, et une cravate rose. Diana, elle qui aime le bleu, en robe rouge décolletée, sans bretelle.  Véronique avec sa robe de mariée. 

Table dans le jardin, dressée pour l’apéritif. Rose et madeleine au jardin. Champagne rosé. Je n’aime pas trop le bord du verre sucré. Les madeleines font sensation, sauf pour Diana, qui sentant la menace, commence à faire la difficile. Stratégie ! Seau à champagne très original.

Deuxième révélation ; Valérie est une grande sportive !

Animation. Une partie de croquet. Il faut faire passer la boule sous un arceau, en la frappant avec un marteau. Il faut éviter de remuer la machine, sinon elle fait tilt avec la clochette qui tinte en passant et la dernière quille qui tombe ne marque pas le bonus et l’arbitre annule le but qui a été marqué avec la main. Putain, c’est simple. Alors comme Valérie aime les choses rapides, elle décide de faire la partie en tirant un seul coup. Je laisse l’arbitre libre de toutes les interprétations possibles de ce nouveau règlement en signalant qu’ils n’ont pas la nuit devant eux. D’ailleurs, je note que Frédéric triche impunément. Il ne peut pas tenir et use de tous les moyens pour parvenir à ses fins, quitte à bousculer les autres. Diana tire, Diana pousse ! Il n’est pas parti, est-il arrivé ?  

A table. Entrée. Comme un poisson dans son bocal. Belle assiette  avec les deux saumons dans un bocal à conserve! Tout le monde aime, mais Diana rappelle ironiquement, qu’elle avait proposé une entrée similaire. Elle a peur ! Je n’ai pas trop vu la ressemblance. Oui, c’était dans une assiette.

Je signale à la voix off que Diana avait déjà dit qu’elle n’avait mis que deux viandes au lieu de trois prévues. Je remarque qu’elle nous parle sans arrêt de plats copieux alors que lors de son dîner c’était aussi le cas !

Plat principal. De rouge et de vert vêtus. Des filets de rougets, des pistaches et un truc orange, qui n’est pas de la carotte. Ils goûtent et personne ne reconnait ce truc curieux. Bon, véronique, c’est normal, mais les autres qui se veulent gastronomes. Diana tente du rutabaga, merde, n’importe quoi, le navet d’hier lui est monté à la tête. Bouh. De la patate douce qui ne vient pas du jardin du grand père de Nicolas, alors Valérie ne pleure pas !

Au milieu de chaque pain des invités, un petit mot pour qualifier la semaine. Diana se demande comment le papier a pu rentrer dans le pain. Le boulanger a du le mélanger à la pâte avant la cuisson. Putain, pourtant elle n’est pas blonde ! Non, je déconne, mais il faut vraiment réfléchir !   

Dessert. Charlotte en robe rose et chocolat. Impossible pour elle de faire un dessert sans chocolat. Et pourquoi pas une charlotte à la banane ? Bon, nul n’est parfait. Donc, une charlotte, des framboises, de la glace, de la crème, une praline.

Je note que tout était copieux, mais que les invités attaquent la décoration et que les meringues roses y passent, même Diana en demande.

Le pain est resté sur la table. Je note que Diana n’avait à moitié plus faim ! C’est joli comme expression qui ne veut rien dire. Véronique ne sait pas par où commencer. Enfin, Frédéric parle, mais son assiette est vide. Et Diana qui insiste encore sur la grosseur…..du pot, et en rajoute lourdement quand à l’abondance du dessert.

Les notes. 25 pour Frédéric et Véronique, les mêmes notes. 19 pour Nicolas et pour Diana qui a fait l’inverse de ce qu’elle disait. 6 en ambiance parce que l’hôtesse n’était pas trop présente à table, alors qu’elle avouait en aparté qu’elle ne s’était pas aperçu de l’absence de Valérie  et 6 en cuisine parce que l’entrée ressemblait à la sienne et qu’elle n’avait donc pas été étonnée, argument un peu mesquin !

C’est Valérie qui gagne cette semaine nantaise. Je pense qu’elle était la meilleure devant Nicolas. Son dîner était le plus élaboré. Je persiste pour Diana, le maillon faible ; sous des allures gentillettes et des paroles mielleuses, un peu trop, le verni a craqué après son passage et on vu apparaître la candidate qui voulait la victoire en usant d’arguments galvaudés. Je remarque que Valérie veut partager la cagnotte avec les autres candidats !

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25 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A NANTES ! IV

Jeudi, Frédéric, directeur de cité universitaire, et son menu nantais. Je me pose une question fondamentale, en le voyant pour le quatrième dîner, est-ce qu’il dort avec son sac en bandoulière et ses jeans ?

Il nous présente son appartement. Bonjour la salle à manger, la chaise, ah, c’est ça. La table, original ; merde il nous prend pour des gagas. La cuisine, petite, sobre, pas fonctionnelle ; en effet, le frigo devant une porte ! Sur cet appareil, des langoustines en plastique, avec le prix dessus ; 2 euros, cinquante : très classe !

Les courses, avec son sac ! Je note qu’il est le seul à voir gigoter les langoustines.

Chez lui, sans son sac. Je passe sur l’épisode de la salade. Putain, la tache, l’essoreuse n’est même pas morte. Il aurait pu vérifier avant, et l’achever ! En se débâtant, elle éparpille la salade dans la cuisine ! Et il rigole de sa balourdise ! Mais j’avais remarqué sa façon, très primaire, de laver la salade. J’espère que ce ne sont pas des pignons de Chine ? Goût amer et dangereux !

Décoration de table. Nappe blanche. Il est aussi doué pour la mettre, que pour essorer la salade, comme on dit chez nous ; un manche ! Illustration de Jules Vernes comme set, assiette blanche avec liseré. Des rigolettes, des poissons, des caramels au beurre salé. Serviette rouge avec écrevisse plastique sur le dessus.

Dans les pinces de cette bébête, une sanguine de son papa. Pas de couvert à poisson. Un seul verre. Des bougies. Tout à fait quelconque. Quelques fleurs manquent. Même les chaises ont leur serviette.

Il attend ses invités sans son sac. Il est malheureux, que va faire cette petite bête sans lui, pendant toute une soirée ?

Valérie, stricte. Diana en orange, très tactile. Du coup Frédéric dérape et veut l’introduire dans le salon, où ailleurs, d’ailleurs, on s’en fout ! Introduisez moi, répond Diana, sans son spencer à son Al-Frédéayed. Mettez l’a lm’a repette t-elle avec son accent reconnaissable. Frédéric rit de sa méprise, il se rappelle sa tentative avec la salade et se dit que le salon est plus grand ! Nicolas est là aussi avec …une bouteille ! Véronique dans un déguisement qui lui va bien. Une coupe de cheveux qui met ses yeux en valeur.

Apéritif. Verrine d’espuma au curé nantais. Putain, tout arrive, on va bouffer du curé !

Personne ne sait ce qu’est l’espuma ! Ah si, Nicolas, pense que c’est une épice qui n’est pas épicène puisque ce mot est du féminin. Je tente une épiclèse pour aider ce menuisier à retrouver cette vérité qui fuit cet épigone de candide, mais mon épicurisme naturel me laisse penser que cette épitre ne sera qu’un épisode ou l’épilogue de cette semaine pas trop épique !

Alors, pour se faire mousser, il débarque avec un plateau, des tasses et son siphon, font font ! Pour se la jouer devant des bouffons ignares, description de l’appareil, de la capsule de gaz. Et le balourd qui éclabousse ses invités ahuris et étonnés devant cette nouveauté !

Et Véronique qui me gonfle à se plaindre parce que c’était trop copieux, alors elle n’en a mangé qu’un tiers. Catastrophe. Bonjour, je vous donne mille euros en billets de dix. Ah non, alors, mon porte feuilles est bien trop petit, vous vous foutez de moi, je n’en prendrais que trois cents, merde, alors vous abusez, vous n’avez pas honte !

Animation extérieure. Un jeu nantais ; le palet. Je passe. C’est noël et je ne veux pas trop critiquer.

Et l’autre qui recommence avec l’essoreuse à salade. Putain, plus d’espoir, et il est à deux doigts de démouler son assiette avec les langoustines.

Entrée. Le mareyage du maraîcher. Langoustines et mâche apportées dans une assiette creuse, on se demande pourquoi, sans une sous- assiette ! Bougies toujours éteintes. Véronique ne connait absolument rien ! Tiens, un verre à eau, mal placé.

Je remarque qu’on débarrasse les assiettes alors que Diana mange encore.

Plat principal. Un nanard de canard. Du canard aux navets. Putain, c’était difficile, mais visiblement ,réfléchir est assez difficile pour Diana et Valérie. C’est vrai qu’il faut se creuser la cervelle, comme le dit Diana !

La présentation est assez nulle ! J’avoue préférer le canard un peu plus cuit.

Je pense que Véronique devrait consulter un dentiste.

Dessert. L’entre-deux beurre. Du pain d’épice acheté, du fromage crémet nantais, aussi, recouvert de petits beurres nantais émiettés. Mais il a fait le sirop ! Je n’insiste pas sur le démoulage. Ridicule !

Les notes. 22 pour Valérie. 18 pour Diana et Nicolas. 17 pour la copieuse Véronique.

Bougies éteintes.

Tu sais ce qu’il te dit Cambronne ?

Joyeux noël !

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24 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A NANTES ! III

Mercredi, Diana, chanteuse transformiste, elle nous présente son côté face après son côté dos dévêtu, bon……un bon tremplin publicitaire, nous avons l’habitude maintenant. 

Un air de Juliette Gréco…il y a quelques années !

Ce soir, c’est cabaret. Le titre de son dîner.

J’ai vu la présentation et les notes précédentes données par  Diana et j’avoue que je ne suis pas son supporter. Elle va nous faire découvrir qu’elle est eurasienne ! Personne ne l’avait remarqué, tous les cons qui regardent la télévision pensaient qu’elle était norvégienne et que c’était vachement important vu qu’elle ne nous faisait pas d’omelette, elle pouvait être sénégalaise du Canada ou grecque de Côte d’Ivoire, on s’en foutait complètement, elle est là pour faire un dîner qu’elle veut 'métissé', parce que tous les imbéciles ne se sont pas encore aperçu qu’il y avait déjà des restaurants chinois, japonais, taïwanais, cambodgiens, vietnamiens du sud, de l’est.      

Chez elle. On entre sous un empaquetage de papier crépon rose, ou rouge. Un cache misère, car on peu voir, à droite, la tapisserie arrachée qui laisse apparaître le béton. Un air grotte de lourdes  qui aurait été relookée par l’inénarrable Damidot ! Un mur au fond avec des parpaings sans galandage, et sans crépon. Une cuisine avec un beau piano. Je passe l’épisode des courses pour faire un peu de pub à une boutique qui doit servir l’endroit où elle travaille. Je note, quand même, qu’il y a beaucoup de rouge ! Un paravent catafalque. Le bouquet de fleurs fausses posé sur son somment n’adoucissant nullement son aspect mortuaire.   

Il y avait eu Cannes et le filet mignon, Lille et son poulet et maintenant Nantes et ses poireaux. Toute connotation érotique se rattachant à l’une de ces spécialités est totalement fortuite et indépendante de la volonté et des fantasmes d’un obsédé sexuel normalement constitué. 

Je remarque qu’elle aussi, goûte à la ‘Nicolas’ !

Je regarde ses verrines du hors d’œuvre. Les verres sont trop petits et étroits. Le fond en tomate, le milieu en guacamole et le dessus en chair de crabe. Je ne suis pas convaincu de l’utilité de la tomate au fond. Question de commodité pour les déguster.

Décoration de table. Nappe blanche. Assiette de présentation rouge. Couverts et baguettes. Une statue et une phalaenopsis qui apparaît et disparaît suivant l’ordre des plants du montage de la séquence qui est toujours très mal fait ! Des bougies. Une décoration bas de gamme, il faut l’avouer.

Je signale son 6 en déco chez Véronique, parce qu’elle n’aimait pas le rose et le vert, et ce soir elle matraque avec son rouge et blanc !

Les invités arrivent. Frédéric, une bouteille, sac en bandoulière, aucun effort vestimentaire, une chemise noire de soirée. Il trouve le décor époustouflant, comme les roses chez Véronique ! Waouh… de circonstance.  Ebloui par du crépon ! Encore un faux-cul ! Il hérite d’un chapeau haut de forme. Véronique tout en noir, perruque blonde, ça lui va mieux que sa coiffure, je peux le dire, ridicule, des premiers soirs ! Serre tête doré, boa et plume, fume cigarette, une bouteille de vin. Enfin je suis sûr que Frédéric n’est pas allé à New-York et qu’il n’a jamais vu Marlène Dietrich.

Toute en blanc, frisettes blondes, merde, c’est Anconina , mais non, c’est Valérie qui est passée chez Damidot avant de venir. Beau verso, perles ! Diana n’a jamais vu Maryline non plus !

Nicolas arrive en menuisier du dimanche. Seule sa bouteille est décorée de ….plumes. C’est pour cela que Diana l’appelle familièrement ‘ma poule’ ! Bouh, bouh. Whaou, il s’extasie lui aussi sur le crépon rouge ! Lui aussi n’est jamais entré dans un cabaret !

A table, puisqu’il pleut, pour l’apéritif. Découverte du métissage et bulles chantantes. Champagne, litchis, nem et verrine de crabe. Quelques pleurs pour avouer qu’elle est eurasienne au cas où personne n’aurait remarqué. Et Valérie qui se pâme sur tout ! Remarquez, quelqu’un qui est capable de pleurer sur des patates me fera toujours rire ! Oh, c’est beau, oh, je suis scotchée, oh c’est beau ! Et Fréderic qui se bat avec ses baguettes et Nicolas qui va finir par tomber dans son assiette ! Valérieanconina pensionnaire de chez Michou, s’en sort très bien !

Et Véronique qui découvre toujours quelque chose…..

La malédiction du verre a encore frappé. Ça marche aussi avec les verres en plastique ! Le pauvre Nicolas, je pense que son prénom en est la cause, est poursuivi par l’esprit d’un professeur de français amoureux de notre langue et de ses tournures qui a jeté un sort sur tous les objets qui pourraient transmettre des vibrassions négatives chaque fois que le menuisier allait martyriser notre idiome national ! 

En cuisine, c’est le bordel, et les chats en profitent. Putain, il y avait du poisson ! On a rien vu, mais j’ai l’impression qu’elle leur donne à manger sur la table. De mieux en mieux !

Valérie, ne te tire pas la robe sur le côté comme ça ! Laisse vivre ton corps, montre-moi qu’Anconina n’a pas pris possession de ton dos !

Entrée. De la baie d’Along à l’atlantique en costume rose. 

La Baie d’Along avec ses îles karstiques, fait partie du patrimoine national, mais ce n’est pas une des sept merveilles du monde et elle n’est pas en pleine mer comme le pense le menuiser.

Du saumon et des crevettes. Oh, c’est beau ! C’est encore Valérie !

Je signale qu’on dit «  la gamba est rose ! » Et la voix off qui parle de langouste ! Et Diana qui fait son coming out en annonçant qu’elle adore sucer et Valérie qui tire sa robe sur le côté et Véronique qui fait de même vers le haut.  Putain, on est où ?

Et Nicolas qui va presque se coucher sur sa gamba et avaler ses baguettes! Et Frédéric qui est frustré parce que ce n’était pas chaud. Pauvre petit bonhomme !

Et tout le monde trouve que c’est copieux. Comme Diana chez Nicolas, hier, qui en avait fait le reproche assez lourdement en donnant un 6 pour cette faute !

Je remarque qu’elle est en train de dresser ses assiettes sur la table où ses chats mangeaient il y a un instant, et à côté de leur assiette à croquettes ! Putain, j’espère que c’est du canard………le plat suivant !

Plat principal. De Saigon à Talensac sur tapis rouge et paillettes. Bref cela n’a rien à voir avec le plat, c’est uniquement l’assiette pailletée qui est posée sur l’assiette rouge de présentation. Bœuf au curry, canard laqué, et poulet aux cinq épices. Le morceau d’alu sous le plat à gratin est d’une classe sans égale ! Je remarque le chat sur les genoux du menuisier, ouf, il y a  du canard !

Animation. Atelier de fabrication d’un jardin japonais made in Nantes. Cactée, sable et fleurs en plastique made in china. Pour lui donner le temps de se changer pour son numéro final. Et le caméraman qui ne nous fait voir que ses pieds ! Et Véronique qui confond toc et méticulosité !

Déguisée en Chaplin, elle commence sa tournée nantaise triomphale qui se termine par le clou d’Edith. Les couples se forment. Fréderic se rapproche de Véronique et Nico serre Valérie.   

Sortez les briquets et les mouchoirs ! La salle est en transe ! Putain l’ambiance ! Standing ovation comme chez Drucker ! Félicitations au public extraordinaire, léchage caractérisé pour faire monter les notes.

Je vous aime, vous êtes formidables, merci. Je passe au « je pleure quand je mange des poireaux ! » tous les soirs après 20 h, les consommations sont à 10 euros. Venez me voir. A bientôt !

Dessert. Quand le rideau se ferme sur la Môme. Salade de fruits, un nem au chocolat et un verre de saké. Pas de quoi se rouler dans le crépon.

Tout est surfait. Ils n’ont presque pas touché au plat principal, nem et rouleau de printemps, dessert très light ; déception !

Le secret pour un dîner réussi : des patates maison et Edith au dessert ?

Les notes. 26 pour Valérie, inconditionnelle, avec 10 en animation. Tout est faussé. 20 pour les trois autres.

C’était du cabaret bonne franquette. Dans un grand sac, elle a mis des graines de cabaret, des pincées de chansons, trois feuilles d’imitations, une pointe d’identité nationale, un demi de métissage, une rasade de flagornerie !

Cuisine ristretto. Nothing else ! Publicité. Pas aimé !

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23 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A NANTES ! II

Mardi, Nicolas, menuisier. La prod aurait pu faire l’effort pour nous en trouver un qui s’appelait Joseph. Merde, c’est pas difficile, avec Marie de X factor, Zidane et Karembeu et le coiffeur mondain de l’équipe de France de hand, Raymond, pour ne pas le nommer, cette semaine aurait eu belle gueule. Une déco crèche nouvelle relookée avec Damidot, quelques décalcomanies, les deux mémères seraient venues nettoyer les cochonneries ambiantes, avec délectation, il faut le dire, un disque d’or de Jojo à côté de la photo de son hernie discale de platine, Latatia avec les enfants du monde, putain de semaine.

Mais non, ce sera un dîner à la bonne franquette ! Merde, on est en récession !    

Bon, je ne vais faire aucune remarque par rapport à ce que Nicolas il va tenter de nous expliquer dans son langage un peu raboté, bouh !

Chez lui. Belle maison, pierres apparentes. A gauche, en entrant, cuisine ouverte, moderne, « laquelque que j’ai faite aussi, tout de A à Z », j’arrête. Des plantes posées à la va vite pour un semblant de décoration. Aux endroits où elles se trouvent, elles n’y vivront pas longtemps.

Un bar, un coin sono, des 33 tours posés sur le mur, une ambiance un peu garçonnière. Un contraste saisissant avec la beauté des lieux. On sent la présence d’une main étrangère qui est venue mettre son grain de sel dans une tentative de décoration.

Cadre magnifique, terrasse en bois exotique, murs en pierres sèches, vue agréable sur un lac, des liliums plantés dans ses jardinières. Un seul bémol, la table et les chaises en plastique. 

Les courses chez une fleuriste super sympa, qui fait des choses très bien. On sent le connaisseur qui ne fait pas la différence entre une rose et une tulipe. D’ailleurs cette composition, ce n’est pas lui qui l’a commandée. La déco, ce n’est pas son point fort, c’est un manuel !

Je m’inquiète, cependant lorsqu’il voit du noir dans cet assemblage floral.

En cuisine. Putain, entre le ‘voqu’ de Diana et son ‘tiramitsou’ on est mal barré.

Framboises écrasées, goûtées, regoûtées, un peu de bave pour rajouter du jus, kirch, sucre, et goûte encore, touille et goûte une dernière fois, pour la route. Si j’étais lui je cracherais directement dans le plat ! Oh putain, je souffre, il lit à voix haute, sans comprendre. Séquence des blancs d’œufs, revisitée, nouvelle version, ils ne collent plus au plafond, ils sont jaunes !

Putain, au secours les chinois sont de partout.

Nouvelle séquence du ‘lapage’ intempestif et accéléré dans le plat pour savoir si la sauce est bonne. Il est brut de décoffrage, en bois, bien sûr !

Décoration de table extérieure, face au lac. Nappe rouge, pas très nette, set trente trois tours, sous verre CD. L’idée du pliage des serviettes lui est venue comme par miracle : cela m’étonnerait. Merci  à la copine qui a commandé les fleurs ! Mais j’ai un doute, on dirait du papier.(les serviettes.)

Le prénom des invités sur le seul verre avec une pince à linge revisitée note de musique. Des notes dorées. « Un petit détail que j’ai oublié ; mes bougies. »  Merde, arrête ! Je soliloque en moi-même dans ma tête en aparté, a capella sans musique. Putain, le manque de banane, ça fatigue. J’avais dit que je ne ferais plus de remarque. Donc des bougies rouges. Les fleurs en bout de table : ornithogales travaillés, feuilles d’aspidistra, de selloum, roses rouges, galax, bambous. Pas de couverts à poisson.

Changé, chaussettes blanches, il attend face au lac sans cygne. Les invités arrivent.

Véronique, sac en bandoulière, cadeau ; une bouteille pour Nico ! Frédéric, cadeau, et sac aussi… en bandoulière. Valérie, aussi, cadeau, belle présentation. Diana, en bleu, sac aussi, robe sans bretelle qui a tendance à descendre.

Apéritif. Au bar. Eau bleue, avec une brochette de bonbons. Je trouve ce rajout con ! Ça n’apporte rien et ça fait ridicule. Diana n’aime pas trop la cuillère à sot, (humour phonétique!) elle trouve ça fort ! Mais elle finit son verre. Pour Valérie, c’est léger. Des amuse-bouches dans un plat recouvert de papier alu. Des amuse de bonne franquette, une copine de Nico. Je note que les bonbons sont restés sur le comptoir du bar.

Je signale à Diana, que jusqu’à présent, c’est à la bonne franquette.

Animation quiz musical. C’est la fièvre du mardi soir. Le David Guetta nantais se met aux platines. C’est la fête aux nanards et de la boule à facettes. On fait chauffer les titres ringards réchauffés. Il ne manque que C.Goya qui se croit toujours avant la guerre de 39-45.

Magnum sort de la bouche de Véronique, putain, sans la voiture ! On termine avec ‘ouragan’. Merde, Sloane et Charden, c’est une rediffusion, nous sommes dans les années soixante dix. Il a ressorti les momies !

Putain, Frédéric se croit dans une boîte de nuit new-yorkaise, je crois qu’il ne doit pas trop sortir ! Diana se remonte toujours sa robe, on se demande pourquoi ! Les invités se dissipent. Les cygnes, absents, sont des dindes….de noël, bouh !

Ils changent de place. C’est marrant, hilarant. Wharf, wharf !

Entrée. Wok party. Coquilles saint Jacques et tagliatelles de poireaux, crème fraiche et vinaigre balsamique. Belle présentation. Les bougies sont toujours éteintes, et un seul verre !

Plat principal. Le lac des cygnes revisité. Je signale, quand même que c’est un ballet.

Filets de canard poêlés, pomme de terre  et tomate farcies.

Et oui, Valérie, sa ciboulette est tendue au milieu de l’assiette…… son regard ironique et concupiscent se moque de cette brindille qu’elle voudrait sans doute plus tentante et plus alléchante, et plus conséquente, sans doute. Ce soir, elle ne panique pas…..

Toujours un seul verre devenu rouge ! Ça c’est la bonne franquette ! Les bougies désespérément éteintes. Il fait un peu frais, Diana a mis une petite laine.

Emotion : les patates sont de papy. Un rien les bouleverse. Eh, oui, Valérie, des patates locales, familiales, qui ont poussé, biologiquement, pas avec un engrais chimique fabriqué en Chine, avec je ne sais qu’elle cochonnerie incorporée, non, des solanacées françaises, élevées dans le jardin de famille depuis sept générations, engraissées avec de la bonne vieille merde puisée dans la fosse septique ancestrale, avec des excréments certifiés authentiques, sans apports étrangers, merde, c’est beau l’exception culturelle nationale ! On se lève pour les patates ! Putain, je pleure.

Valérie est touchée, un peu de merde et elle pleure, aussi ! Surtout que c’est le grand père qui est le plus gros producteur de patates du coin et qu’il approvisionne la sœur de madame carrefour du coin. Non, je déconne, la merde n’a pas le même goût !

Et les bougies restent encore vierges.

Dessert. After frais et sa cervelle de singe. Un ‘tiramistou’ comme le dit Nico, pourtant il a un professeur attitré, merde, je m’égare. Aux framboises et ananas, accompagné de vodka, jus d’orange, kirch, et grenadine. Ouiii, une bougie est allumée ! Et un deuxième verre a fait son apparition. Sel, poivre et pain restent sur la table. Dommage, pas d’assiette sous les verrines du dessert.  La cervelle, c’est le précipité de l’alcool dans le jus de fruits.

Les notes. 20 pour Véronique et Valérie. 19 pour Diana. Son ‘trop copieux’ répété, et son 6 en cuisine, sonnent comme un reproche. 18 pour Frédéric avec un 5 en animation assez ridicule.

Un diner sympathique servi avec soin, par un menuiser attentionné, à des convives béotiens qui confondent et ignorent même la signification de sans chichi, à la bonne franquette. Ils mélangent tout. Une nappe rouge ne veut pas dire style, des assiettes bien dressées ne signifient pas snobisme. La gentillesse et la prévenance ne sont pas de l’affectation hypocrite.

Mieux qu’hier, mais les prétentieux qui s’ignorent, l’ont mal noté !

Les serviettes étaient bien en papier !

Mais les ploucs enfarinés ont été déçu par le titre du menu. Plus rien à dire !

La palme revenant à Frédéric, en parlant de l’animation, avec cette nouvelle révélation criante de vérité pour un……quel est son métier déjà à ce ….ah, directeur de cité universitaire, comme quoi… je le cite :

« Les années 80 avaient un air de déjà vu ! » Putain, je vous laisse méditer sur cette pensée hautement philosophique, digne de Goya,....... pas le peintre !

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22 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A NANTES ! I

Lundi, Véronique, en congé parental. Présentation des trois enfants.

« On essaye de faire à manger moi-même ! » bon, je n’ai pas entendu.

Chez elle, décoration marocaine, cheminée, ordinateur et télé de chaque côté.

La cuisine, pas fonctionnelle, très bordélique, un fagot de branchages teintés de rose, un bégonia qui va rendre l’âme, posé sur la table, une chaise pliante, coincée contre un meuble, un autre fagot qui va apparaître entre l’évier et la cuisinière mal placée, dans un coin, pour masquer le bidouillage du branchement de gaz très disgracieux. La poubelle en décoration, sur le devant !

Les courses vont se limiter aux fleurs, puisque les achats sont déjà faits, comme le dit la voix off !

La fleuriste parle de superbes roses commandées ! J’espère qu’elle ne les a pas payées trop cher. Des roses d’équateur, on dirait des ‘byblos’, qui peuvent paraître belles pour une cliente néophyte, mais j’émettrai un bémol sur la fraîcheur de certaines. Alors vous qui pensez à ce gâchis de les guillotiner pour en faire des tapis de sol, ne soyez pas contrariés, elles n’auraient même pas durés ce que doivent durer les roses……

En cuisine, je remarque l’état des casseroles ! Elle parle de la difficulté de ne pas mettre de coquille dans les blancs d’œufs et on voit, très nettement, des morceaux tomber dans son plat.

Putain, elle ose, oui, je soupire, je râle intérieurement quand je la vois se passer, sur la tête, sa plâtrée de blanc d’œufs. Ça va durer encore longtemps ces conneries ?

Elle ferait mieux de dégivrer son congel !

Putain, la préparation du dessert, on dirait des sandwiches ! Et pas beaux en plus !

Je remaque qu’elle n’aime pas top pononcé les ‘r’ !

Décoration de table. Une table basse recouverte d’un tissu froissé, rose bonbon sucé. Des choux de décoration, hollandais, pas très frais, les feuilles extérieures auraient du être enlevées, elles sont fanées et marron ! Des pétales de roses qui entourent des bougies.

Un lustre piqué de roses mais attaché au plafond d’une manière un peu bordélique. Une fontaine à apéritif. Des pétales éparpillés sur le sol, en guise, en guise, de linoleuuum ! Quand ils seront piétinés, salut la merde !

Nappe rose, chemin de table en sisal vert. Des serviettes vertes, en papier, pliées depuis quelques heures, froissées, le pain au centre ! Pas d’assiette ! De mieux en mieux !

Elle avoue miser sur sa déco ! C’est sa passion ! Putain, nous n’avons, visiblement pas, les mêmes valeurs. Re-pétales sur la table !  Un couteau à poisson ? Il a poussé là par hasard ! La fourchette est partie au Maroc, pour les vacances ! Des verres mal placés !

Pétales dans les escaliers, putain…… profond soupir !

Changée, belle présentation de son décolleté, elle attend ses invités.

Diana est la première. Ah, le fagot rose est dans l’entrée. Bises et cadeau.

Nicolas avec du vin ! Normal, bouh ! Il reçoit sa fleur de bienvenue, il ne sait pas si c’est une rose ou une tulipe !

« La femme ça va bien avec le poisson ! » Putain, encore une phrase à ranger dans le grand livre d’or ! Je ne m‘étalerai pas sur toutes les allusions et les conneries et les dérapages possibles que peuvent entraîner la lecture rapide de cette sentence ! Je comprends maintenant que des publicités comme Tena, pour ne pas la nommer, sont assénées journellement pendant un certain créneau horaire où des personnes peuvent machinalement les entendre et prendre des dispositions conséquentes pour éviter ce genre de remarques peu avenantes sur leur hygiène intime plus près de celle de la sirène que de celle de la gazelle !

Valérie arrive à son tour avec un petit cadeau. Frédéric aussi.

Apéritif. Cépage nantais en cascade et ses petites évasions. Punch à base de muscadet, ananas, rhum, sucre de canne, jus d’orange, le tout coulant dans une magnifique fontaine à cocktail, en véritable plastique de babali, revisité kitch de chez liquidation, du plus bel effet plouc-plouc. Crevettes à l’huile d’olive et verrine de fruits exotiques. Valérie, conquise aurait pu boire l’apéritif dans un gobelet en carton, vœu presque exaucé, putain, elle va pouvoir s’entraîner dans un verre en plastique ! Le must du raffinement et du bon goût ! Un verre perd son pied et le pulvérisateur à assaisonnement, made in china, aussi, rend l’âme avant d’avoir vécu ! C’est la classe poussée à son paroxysme !

« Il aurait pu renverser le verre qui aurait tombé sur le décor ! » putain, Nicolas est bien parti ! À surveiller !

Animation ; portrait si j’étais, etc.….. Il faut ensuite deviner qui se cache derrière les conneries écrites. 

Quand Valérie panique, elle patine et elle mouline ! Putain, voila d’autres possibilités inconnues qui se découvrent à mes yeux naïfs et candides. Merde, ne serais-je qu’un amateur perdu aux milieux de nouvelles façons de concevoir la bagatelle ? Serait-ce la moulinette tchécoslovaque ou une nouvelle variante de la patinoire sibérienne ? Valérie, je suis ouvert à ces variantes inconnues. Mon attrait de la nouveauté n’a d’égal que ma passion des nouvelles positions !

On se croirait à l’élection de miss Nantes. Je voudrais être un oiseau pour m’envoler dans le ciel au dessus de la pollution où c’est que l’air est pur comme le cœur de hommes de bonne volonté qui sont allés à Copenhague pour sauver le monde et qui ont sauvé leur pouvoir d’achat en nous faisant croire que c’était bien ! Merde, c’est cucu, j’ai mal à la tête lorsque, pour Diana, une devise, c’est le franc ! Même que si elle était une couleur, elle serait le bleu, on le voit ce soir où elle est toute en jaune et vert pâle, mais je m’éclate lorsque je lis qu’elle voudrait être un lit ! Que de perspectives intéressantes….

A table. Entrée. Clam en sauce et sa salade d’hiver. Belle assiette rectangulaire de deux couleurs.

Clam : une abréviation pour Valérie et aucune idée pour Frédéric ; de grands connaisseurs en cuisine ! Donc, des palourdes à l’ail et à la crème fraiche, salade de mâche.

Nouveau jeu pour meubler son temps de dressage du plat principal. Un peu élémentaire et inutile. Prince de Loire sur lit. Sandre en papillote sur un lit de poireaux. Présentation un peu légère. Le beurre dans un petit pichet a l’air perdu sur son assiette.

« Il s’appellerait pas poisson, s’il n’avait pas d’arêtes ! » nouvelle phrase de Diana, à méditer.

Je vous laisse réfléchir sur la portée de cette annonce, j’ai trop mal à la tête !

Enfin, Diana chipote, mais elle suce son couteau, c’est pas beau ! En parlant de prince de Loire, j’en parlerai à la marquise….. De Pompadour……..J.A Poisson…..bouh !

Dessert. Petit croquant bien de chez nous. Petits beurres nantais, meringue, chocolat noir, glace vanille maison, coulis de caramel au beurre salé. Entre deux petits beurres classiques, un amalgame de trucs improbables, à l’allure pas très engageante, à la préparation assez grossière, dans la même assiette que l’entrée. Le pain est resté sur la table. Des tartines de Nutella faisaient aussi bien l’affaire. Il manquait une tasse de café, de chocolat ou de thé pour pouvoir les tremper et faire fondre le chocolat qui cimentait cet étrange compactage assez consistant !

Les notes. 24 pour Valérie qui trouve tout beau et bon ! 21 pour Nicolas. 20 pour Diana, son 6 en décoration sous prétexte qu’elle n’aime pas ces couleurs fait un peu mauvaise foi, je la trouve un peu mielleuse. 19 pour Frédéric.

J’espère qu’elle ne veut pas devenir décoratrice comme Marine, sinon, ça va être dur !

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21 décembre 2009

X FACTOR !

Marie et Sébastien en finale.

Basilic éliminé. Normal, ils se sont suicidés avec ce titre de Brel. Il y avait mieux à faire avec ‘Ne me quitte pas’ ou ‘Amsterdam’.

Je pense que les finalistes se sont améliorés au fil des soirées alors que Basilic s’est étiolé. De mauvais choix. Avec Madeleine, les supporters n’arrivaient plus à taper idiotement en cadence dans leurs mains et les téléspectateurs jeunes qui les soutenaient étaient perdus par cette interprétation un peu vieillotte pour eux.

Amis de la culture bonsoir. Ils sont éliminés donc je peux me permettre quelques précisions sur leur nom de scène.

Basilic ; plante aromatique.

Basilic ; lézard à la course particulière.

Basilic ; reptile fabuleux qui tuait par son regard.

(Basilique ; sorte d’église, apparenté à βασιλεύς basileus (roi).)

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19 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A LILLE ! V

Vendredi, Enzo, directeur d'une agence de publicité.

Chez lui, belle cuisine, pièce à vivre, ouverte sur le salon par un bar. Très grande table, dix couverts à l’aise. Un escalier qui mène à l’étage avec un buste de Jean-Baptiste, puisqu’il a travaillé comme décorateur dans le milieu du spectacle.

Les courses. Plaidoyer pour le petit commerce, pour le commerce de proximité, celui qu’on a tué en allant comme des bœufs dans les grandes surfaces ! Je ne veux pas faire le procès de ces grandes surfaces. Mais en privilégiant ces lieux pour les achats on a laissé s’écrouler des pans entiers de notre économie sociale. Certains villages ont été désertés par une population jeune qui a fui vers la ville, aimantée par les sirènes du modernisme. Les vieux sont restés, mais les commerçants ont fermé boutique, faute de clients. Le bar, dernier endroit de convivialité, a, lui aussi, mis la clé sous la porte et plus personne ne se connait. Ceux qui ont encore des voitures et des reflexes en état de marche, peuvent aller plus loin, au grand centre, à l’hyper méga zone commerciale pour s’approvisionner. La France était un pays rural, beaucoup de villages, peu de grandes villes, seule, Paris, dépasse le million d’habitants, incroyable pour le plus grand pays de la vieille Europe. Des milliers de points de rencontres ont été vidé de leur essence essentielle ; la vie sociale de proximité !

Je constate encore la démarche particulière de notre candidat de ce soir. Il va faire ses courses chez les petits commerçants. Il n’hésite pas à demander 150 grammes de veau chez le boucher, merci pour les os à moelle, offerts gracieusement, il mégote, oui, il mégote pour 2 euros 45 centimes (et pas 45 cents, Enzo) de fromage et 5 euros vingt de parmesan, et ensuite pour d’autres achats, plus conventionnels, il n’hésitera pas à aller dans une grande surface ! Merde !

Quand on veut des prix, on va chez les commerçants pour les faire chier, pour leur demander un service ou un crédit mais pour des achats plus intéressants bonjour monsieur Leclercq !

Allez demander un service de ce genre chez madame Auchan ou ses sœurs ! Allez demander à la caissière du frère de monsieur U s’il peut vous donner le gras du jambon imitation San Daniele de république of China ! Alors, on va faire trente kilomètres pour gagner cinquante centimes d’euros sur une offre promotionnelle d’un pack de boîtes de choucroutes au prix exceptionnel de 10 euros les trois, au lieu de trois euros à l’unité, parce que c’est vrai, c’est plus cher en quantité, mais personne ne regarde ! Alors, on va devoir faire des kilomètres pour trouver une pompe où faire la queue et se servir et se gonfler les pneus parce qu’on à laissé crever le petit pompiste qui vendait l’essence un peu plus chère, mais qui vous rendait beaucoup de services. Et ce qui est terrible, c’est qu’en plus je comprends ces démarches, puisque tout augmentant si vite, on ne nous laisse pas le choix !

J’en reviens au dîner presque gratuit, mon œil !    

Je note qu’il n’achète qu’un seul filet mignon, à mon avis c’est un peu juste.

(En fond sonore ; ‘Louie,Louie’ des Kingsmen en 1963, reprise de Richard Berry en 1956 !)

Pendant qu’il coupe quelques brins d’un persil rachitique et fané.

Décoration de table. Pas de nappe mais deux napperons moutarde. Sets en bois. Bougeoirs, assiette blanche, des CD avec le menu à la place des titres et le prénom des invités à l’intérieur.

Des notes de musique, des médiators. Un fleuron de dendrobium sur chaque serviette.

Les invités arrivent.

Marine arrive déguisée en Zorro, masque et moustache, foulard sur la tête. C’est pour elle le fil conducteur du menu. Elle a tout compris ! Jambes de compétition, c’est une expression culinaire qui a toute sa signification dans ce cas, ‘ras la moule’, un peu triviale, mais tellement justifiée ce soir ! Guillaume, grimé aussi, avec un petit cadeau. Marine a un problème avec ses godasses et se masse les pieds très discrètement, avec sa subtilité coutumière.

Astrid avec une composition bambou anthurium et petite moustache. Ingrid, très Chaplin, sans foulard.

Apéritif. Triolet de rimshots (des gressins aux trois saveurs, un peu prétentieux !) et cymbales dual zone sur roulés de jack. Chips de légumes, spaghettis de concombre au chèvre frais. Une boisson ;  vin blanc, citron, blanc d’œuf dans un verre au bord sucré.

Je préférais Marine avec son masque. Même son dos est dénudé ! Joker !

Je remarque l’emploi plus fréquent de ‘zakouski’ en place ‘d’amuse-gueules’ par la voix off.

A table. Comme elle dit, la déco est un peu son métier ! Marine est une comique ! Elle trouve la déco simple, mais cela convient à Enzo. En plus, elle prend l’hôte de la soirée pour un simplet ! 

Entrée. Petit bœuf pur jus en jaquettes surprises. Traduction : Des ravioli de veau cuit en bouillon. Putain, Marine, avec une cuillère !

L’eau a été servie dans le mauvais verre. Je remarque sur le meuble, entre les guitares, une très belle composition de phalaenopsis blanches, bambous, lis Simplon, anthuriums blancs, aspidistra, ornithogales, amaryllis blanc et bergrass. Je note que l’hôte n’est pas pressé pour servir le vin.

Plat principal. Crazy pig cadencé de blanches. Filet mignon en croûte de moutarde, gnocchis

Et la Marine weiddingue plannereuh qui ne pig…e pas deux mots d’anglais !

Enfin, il faut reconnaitre que toutes les explications musicales sont un peu tirées par les cheveux…qu’Enzo n’a plus ! Enfin, ravioli en entrée et gnocchi en plat ça fait un peu répétitif.

Je persiste, un filet, c’est un peu juste !

Animation musicale. Un groupe de rock est né. Il faut remplacer Jojo qui ne veut pas mourir sur scèneeuh ? Comme J.B ! 

Guillaume au piano, Enzo à la batterie, Ingrid à la mandoline, Astrid à la basse et le panier à salade pour Marine qui n’aura qu’à secouer les bras. Ils pensent qu’elle pourra s’en sortir. Marine ferme les yeux pour se concentrer. Christophe……

Dessert. Red tom bass. Là, la Marine est définitivement coulée, engloutie sous le flot des mots qu’elle ne comprend pas. Elle balbutie, inconsciente, sans se rentre compte de sa ‘ridiculité’ télévisuelle.  Le seul mot connu dans son vocabulaire limité est Tom, Tom Cruise. What else ?  Bavarois aux framboises. Evident, parce que red, rouge, fruit, framboise ! Mal à la tête !

Red parce que mer…rouge, tom parce que thon, bass parce que sea bass ! Putain, le dessert sera du poisson de la mer rouge ! Du thon ou du bar ! Mon explication est beaucoup plus probante.

Son dessert est un peu plus petit que ses explications.

Les notes. 25 pour Ingrid, royale. 20 pour Guillaume, sympathique. 19 pour Astrid et Marine.

Les candidats sont sur un bateau, Ingrid et Astrid gagnent, et Marine se fout à l’eau sous les regards ironiques d’Enzo et Guillaume qui font un bœuf !  Guillaume va demander Astrid en mariage. Après mûre réflexion, elle accepte, à la condition que la wedding planner reste à mariner dans la flotte !

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18 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A LILLE ! IV

Jeudi, Astrid, future vétérinaire, vit en Belgique. Le repas de ce soir se passera donc chez ses parents. Dans la cuisine, assez simple, un aquarium avec ses poissons. J’ai des tortues dans mon jardin, elles me mangent le romarin. Il y avait Rom et O. Rom est mort de vieillesse, alors une de mes fille m’a offert Julie. O s’est enfui, par une belle nuit sans lune et mon autre fille m’a apporté Yette. Pendant quelques temps il y avait donc Julie et Yette qui gambadaient dans mon potager. Une nuit, O est revenue, alors, merde, c’est comme ses poissons ; on s’en fout……

Les courses. Slalom à travers les rayons, liste dans une main, calculette dans l’autre, elle pousse allègrement son chariot et examine les bouteilles du sud-ouest. Humour !

« Je vais prendre des herbes fraiches, c’est quand même meilleur que des herbes de Provence ! » je n’ai pas saisi toute la subtilité de cette phrase, message codé, ou alors, c’est un jeu, il faut tout remettre dans l’ordre. Il y a une autre explication, mais je ne veux pas savoir ce qu’elle entend par ‘herbe’ !

Elle sort de son chapeau, sa botte secrète ! Les bons de réduction. Bon, je veux bien, mais ces fameux bons, on les trouve où ? Sont-ils gratuits ? Si oui pourquoi ne pas baisser le prix des aliments concernés plutôt que d’augmenter la pollution en sacrifiant des arbres qui vont être destinés à fournir du papier pour imprimer ces bons désintéressés ? Je pinaille, oui, un peu ! Mais, si on les donne au prorata de la marchandise achetée auparavant, cela veut dire qu’on les a payés ! Donc…..

Elle achète un pack d’eau minérale et un paquet de spaghetti pour en utiliser cinq, je veux bien.

On voit qu’elle est à l’aise en cuisine.

Je la trouve très brutale avec ses poireaux, sans leur dire un mot gentil avant de les guillotiner, alors qu’elle s’adresse avec déférence à tous les autres légumes. Future véto qui parle aux aliments.

Je note la phrase de sa mamie : « doucement, et par dessous ! »  On est loin des problèmes culinaires, cette émission prend une drôle de tournure.

Décoration de la table basse sous le regard du chat impassible. Nappe bleue, de la mer du nord un jour d’été lorsque la tempête a laissé une petite place aux rayons du soleil pour faire fondre la fine couche de glace déposée par la petite brise glaciale de la nuit, courte, mais polaire. Des instruments de chirurgie. Une oreille de chien, fausse, pourtant avec le chat……et des bougies rouges.

On passe à la table du dîner. Une nappe blanche au look ancien. Des assiettes colorées. Un centre de table stéthoscope, un vase de seringues colorées. Le prénom des invités tenu par des ciseaux. Les petites cuillères inversées, d’un côté, un classique. Des coloquintes. Une statue qui va disparaître. Et clou de la soirée, mais personne ne remarque, parce que personne ne sait, deux pots d’herbe à chat ! Il fallait le faire. Dans le thème.

Changée, blouse et pantalon de véto au bloc, stéthoscope autour du coup, elle accueille ses invités avec une annonce commerciale. Marine, sourire figé, ne bronche pas. A-t-elle entendu ? A-t-elle compris ? En lisant ‘cabinet’, sur la porte d’entrée, elle pensait qu’elle allait directement devoir donner ses impressions dans le confessionnal habituel. Enzo, les mains dans les poches, un autre classique. Ingrid, foulard, fichu, comme d’hab, et cadeau. Guillaume, des broméliacées, des vriesia, dans une noix de coco, made in hollande, arrive en dernier.

Apéritif. Bulles du verger et ses "amuse-cardia" (sans ‘s’ à amuse). Le cardia est l’orifice situé en bas de l'œsophage et permettant la communication entre celui-ci et l'estomac.

Une verrine de pêche au thon, une mini brochette de banane et boudin blanc et une cuillère de crevette, ananas et caramel. Il n’y a qu’une verrine, Astrid, où sont les deux autres ?

« Ça peut-être des bulles comme des œufs de truite ! » putain, l’explication de Marine qui voulait placer les œufs de sa grand-mère.  Voir le deuxième épisode, chez la marieuse, qui veut à tout prix nous fourguer sa progéniture ! La boisson est un kir breton avec du sirop de pêche. C’est bien ce que je disais. Il y a des truites de partout.

Marine commence ses critiques en trouvant la boisson très sucrée. « Le sirop et les glaçons, ça fait beaucoup ! » Joker !

Pas de mayonnaise maison ! Deuxième critique ! Attention !

Le boudin se marie très bien avec la banane. Tout dépend des boudins et tout dépend des bananes. Je suis content que cette phrase ait été prononcée par Marine.

Mais putain, on ne touche pas impunément à ma banane. La banane n’est pas un fruit facile, elle se mérite, elle s’offre. Merde, vous ne pensez pas que n’importe qui, pourrait y mettre la main et se l’approprier aussi facilement. Elle sait reconnaître ceux qui l’aiment. Il est des gestes qui ne trompent pas, et ce ne sont pas quelques boudins mal intentionnés qui pourraient lui faire tourner la tête. Et puis, avant de parler mariage, il faudrait montrer ses sentiments. Merde, la banane est sentimentale, et ce ne sont pas des boudins lubriques et débonnaires qui sous des airs de charcuteries faciles et érotiques, pourraient faire baisser sa garde charnelle.

Et une banane sait se tenir, elle a lu tous les titres de madame de R, et à l’instar d’une bouteille ballonnée, bien connue, qui commence par ‘per’ et qui finir par ‘rier’, ce n’est pas une simple flatterie manuelle assez poussée, j’en conviens, qui pourrait la faire se dresser fièrement et éjecter ses bulles pétillantes vers un ciel de béatitude, fut-il le septième ! Putain, rien que d’en parler, la banane se cabre et se tend, elle regarde le boudin d’un air dédaigneux. Ce boudin lubrique ne lui enlèvera pas sa parure pour se faire farcir ! 

Mais elle arrête un peu de se tripoter les jambes, merde ! D’ailleurs, sa jupe peut remonter, je ne regarde même pas ses jambes, et ses cuisses, merde, non, tu n’aura pas ma banane !

A table.

Entrée. Biquabrick. Des feuilles de brick alternées avec des rondelles de fromage de chèvre, malheureusement pas fondu. Marine saute sur l’occasion pour le faire remarquer.

Marine, le verre à vin, à droite. Merde, prend des notes ! Pour après…

Plat principal. Mignon tutti frutti en pleine forme. Un filet mignon rissolé dans du jus de pamplemousse et d’orange, avec des tomates pelées. Très belle présentation sur une assiette rectangulaire transparente, la viande dans une petite cocotte. Un rôti mignon pour la Marine. Remarquez, elle sort les conneries comme la machine à bulles des voisins de son cousin ; par salves ! Elle critique sans argument valable, que du vent comme elle ; marine à voile !

« Sa viande je l’ai trouvé un peu piquante, mais dans le général, heu, c’était   bon……la purée, j’en ai marre, c’était dommage qu’il n’y avait pas de jus à côté, parce que j’ai fait un petit puits avec ma purée… » Putain, ça c’est de la critique constructive !

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il me semble qu’elle est gauchère, enfin, j’espère, sinon elle ne sait pas, non plus, tenir convenablement ses couverts, mais alors, sa montre blanche, à son bras gauche, sur son pull, c’est d’une classe…….

Animation très bien amenée. Ses fruits vont mal, il faut les opérer. Vite, vite ma banane s’est faite empoisonnée par une piqure d’insecte, vite, vite, il faut lui retirer le venin. Une succion s’impose. Quoi, une opération ? Mais vous n’y pensez pas, vous allez la défigurer !

Tout le monde est changé. Blouse, masque, chapeau et gants, il faut sauver les fruits !

Je signale à Enzo qu’elle est en blouse depuis le début…comme ça ! Il dit qu’il a compris que c’était un jeu quand il l’a vue arriver en blouse ! Putain, quelle observation !

Donc il faut entailler un fruit et le recoudre. Urgence sur la six. What else est déjà mort, assommé par le piano de Guillaume, l’arrangement n’est plus possible, et pendant qu’ils œuvrent, un quiz leur est proposé. Merde, je ne peux pas supporter de voir quelqu’un martyriser gratuitement quelqu’un qui m’est proche. On s’attache à ces choses là. Quelqu’un avec qui je partage beaucoup de mes moments privilégiés. Alors quand je vois ce scalpel pénétrer dans sa chair laiteuse, un tressaillement m’agite, une sorte de possession, d’un coup, Satan m’habite ! On a oublié l'anesthésie, pour l'endormir aves des mots gentils. Astrid, parle à la banane....

Les questions de l’hôtesse fusent. Quel est l’animal qui n’aboie pas ? L’ours polaire. L’eau est trop salée et trop froide, et elle pourrait lui détériorer l’estomac, donc, il ne la boit pas ! Bouh, bouh. Je déconne.

Dessert. Carpachoco. Une mousse au chocolat et à l’orange, accompagné d’un carpaccio de mangue et ananas et une seringue de caramel, le tout servi sur une ardoise. Plutôt des frites de mangues, ce qui dérange Enzo et Marine, surtout cette dernière, très à cheval sur les appellations, comme chacun avait pu le constater à la lecture de son menu. Merde, pour le dessert, elle mange avec la main droite !   

Alors, c’est râpé pour son futur boulot ! Plouc de première, revisitée Ingrid qu’a vu la Nadine !

Elle adore le carpaccio, et c’est pas du carpaccio ! Alors comme le nom n’est pas respecté, elle critique cette appellation barbare ! Elle a tout d’une marine ! Bouh.

Les notes. 24 pour Ingrid, très bonne candidate. 23 pour Guillaume, conquis (humour). 19 pour Enzo qui reste stratégique. 19 également pour Marine avec 5 en cuisine, parce qu’elle voulait plus de fantaisie. Putain encor un joker, elle a oublié son poulet sans aile et purée merdique !

Hôtesse très sympathique, elle est restée dans le thème de son menu, en évitant les clichés et les autres lourdeurs déjà vus dans des dîners d’un même genre, plus proches du grand guignol que de la cuisine !

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17 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A LILLE ! III A

Mercredi, Ingrid, mère au foyer.

Après des émissions qui étaient axées sur les recettes de cuisine, sur l’art culinaire, sur l’art du savoir vivre et du dressage de table, on a progressivement glissé vers les réflexions des candidats, sur les particularités handicapantes dont certains participants mettaient un malin plaisir à pimenter leur apparition à l’écran, pour enfin terminer sur des manœuvres purement stratégiques qui consistaient à démolir systématiquement les préparations des autres candidats qui étaient alors plus considérés comme des adversaires potentiels qui pouvaint les priver de ce gain ridicule de mille euros.

Avait-on parlé du café ? Rarement ! Du choix des vins, même avec modération ? Presque jamais ! Avait-on insisté lourdement sur les compositions florales somptueuses de certains candidats ? Avait-on trouvé à redire sur certaines animations qui faisaient intervenir des éléments étrangers pour apporter une ambiance complètement hors sujet ?

Et voila-t-y pas que maintenant, on balaye tout d’un revers de main et on en revient au

‘poor is beautiful !’

C’est la semaine pub pour le hard discount ! Si tu payes cher, t’es con, c’est pas bon !

On sacrifie une certaine qualité pour mettre en exergue le prix ! C’est plus bling-bling, c’est pim-pam, plaf, badaboum !

Adieu les bobos, nous entrons dans la décadence, bientôt on va les encourager à faire les poubelles des hard discounts, à utiliser des produits made in china, ou même à se servir d’aliments dont la date de péremption est dépassée.

J’ai eu un problème de télé et je n’ai pas pu voir toute l’émission.

Un peu interrogatif quand au retard de la Marine qui était à voile. Deux heures de retard. Bizarre ! Plusieurs possibilités.

La candidate déçue, prenait conscience de la réalité et du ratage total de sa prestation. Elle voulait utiliser ce support médiatique pour se faire une publicité plus large, dépassant sa ville, mais devant la médiocrité de son repas et surtout de son image, elle avait préféré jeter l’éponge. La production ne pouvait pas la laisser partir. Discussions, compromissions, arrangements….

Ce retard est peut être, aussi, un nouveau pavé, lancé sur l’amoncèlement des handicaps de toutes sortes pour déstabiliser les participants en faisant augmenter le nombre des réactions des téléspectateurs.   

J’espère trouver un replay pour le B. veuillez m’excuser pour ce fâcheux contre temps du sans doute à l’apparition sur canal + de notre très cher président, ajouté aux chutes de neiges intempestives sur une grande partie de la France. Comme nous sommes très au sud, l’électricité a du mal à descendre, ceci expliquant cela !

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16 décembre 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A LILLE ! II

Mardi, Marine, organisatrice de mariage, j’en ai marre de ces mots anglais pour faire plus classe, wedding planner, et merde !

« Un dîner presque parfait, que dis-je, presque gratuit ! » Comme le dit la voix off, mais les deux ne sont pas incompatibles, à condition que les participants aiment la cuisine.

L’hôtesse de ce soir a décidé de mettre la barre haute pour impressionner les autres candidats !

Les courses avec la calculette et son futur ex boy. Christophe, au rapport. Aujourd’hui chauffeur porteur de bottes. Aux pieds, Médor ! Grisant ! GPS pour trouver l’endroit où c’est moins cher ! » Tu m’attends dans la voiture, mon cœur ! » Tu vas faire peur à la paysanne. J’y crois pas, elle marchande sept centimes pour des patates chez l’agricultrice ! Putain, la rate ! (humour double!) Ses futurs clients vont se régaler…. Elle en est même à se cueillir les fraises ; cinq, et une bouffée, non comptée! La honte ! Et elle va chercher un poulet à dix euros ! La tête du fermier ! Encore une chiante de la ville et si je lui refilais un chat, elle ne verrait pas la différence, merde, il y a les caméras.

Mon dieu, mais ça bouge ces bêtes là ? Mais alors, il va falloir la tuer ? Et qu’est ce qu’on va faire des morceaux en plus des dix euros ? Comme la vie est dure ! J’en prendrais une déjà préparée, c’est moins cruel ! Vous en avez avec cinq cuisses ? Putain, le fermier allait la plumer et se la farcir !

Enfin, elle ne craint rien pour la grippe aviaire, quoique Jojo va mieux, alors on ne sait jamais !

« Elle est partie, la malade ? » La fermière est rassurée ! Elle  a eu son vaccin la veille.

Chez le caviste, son toutou peut sortir pour aller faire pipi. Mais il sait compter aussi ! Il se recule quand même, on ne sait jamais. Christophe, casse-toi ! Il est encore temps.

Le boy apporte tout à la voiture et madame finalise le marché.

Elle a donc fait cent douze kilomètres avec la voiture conduite par son copain et elle va continuer à faire des économies puisque le dîner va se passer chez son cousin ! Donc de la visite, on s’en fout.

La cuisine est très belle et bien équipée. Elle épluche des pommes de terre. En avait-elle vu de si près ? Elle n’ose pas les toucher avec cet instrument bizarre qui doit servir à les peler.

Elle n’aime pas tripoter son poulet non plus, qui n’est pas sa grande passion. Christophe, attention ! Tu vois elle n’aime pas tripoter ! Le cou non plus. Et voila, elle est tachée, son pull est naze.

Décoration de table. Une magnifique nappe à carreaux noirs et blancs comme pour les pique-niques, recouverte d’une autre entièrement noire. Des sets en carton doré, très classe !

On voit de suite que c’est une décoratrice de hard discount option cafétéria. Serviette en papier sur une assiette sombre. Des gadgets verts, des verres sabliers avec des dégradés de sables mélangés qui viennent sûrement d’un magasin spécialisé. Très cul-cul plouc-prout ! Mais rien ne me fait penser à une table de mariage. Une composition florale très discrète, complètement cachée à mes yeux frustrés.

De retour en cuisine avec un tablier, mais c’est trop tard pour son pull.

Visiblement elle déteste cuisiner. Elle n’aime pas non plus toucher les aliments, ça la dégoute. Tous les trucs un peu bizarres la répugnent. Christophe …….

Sabotage du poulet ! Il valait mieux acheter des blancs congelés, bien moins chers, pour en arriver à ce gaspillage. Quel malheur ! Elle ne va récupérer que quelques miettes de blanc ! Les cuisses sont virées, parce que madame n’aime pas les toucher. Et ça veut cuisiner, et ça veut organiser des mariages, merde, si elle fait tout comme ça….. Christophe…tu vois, elle n’aime pas toucher les cuisses, non plus….

Putain, elle va arrêter de tremper ses doigts de partout et de les sucer en suite et se toucher les cheveux et de ranger les plats et de se sucer encore et de se la jouer cuisinière ?

Un mixer ? Mais quel est cet objet étrange et récalcitrant ? C’est comme l’économe, inconnu au bataillon !

Changée, avec ses grandes pompes noires, elle attend ses invités. Magnifique robe de chambre noire de sa grand-maman avant qu’elle ne se fasse faire des œufs par la carpe. Voir les explications plus bas.

Une machine à bulles du voisin. Heureusement ! Ingrid arrive la première avec une couronne de fleurs blanches, celle de son mariage, elle n’a pas changé… du tour de tête, mais les mains vides.

Sur la table basse, les mêmes serviettes en papier que celle de la table du dîner. On persiste dans la médiocrité ! Quand le kleenex rejoint la soie, l’indisposition devient grippe. Astrid avec les mêmes fleurs que la veille, très mignonne, mais…merde, pas de jupe : la soirée va être triste.

Pour les mariages tout se fait, des bouquets de mariée entièrement bleu ou rouge, de l’or, je veux bien mais le noir reste assez confidentiel à part pour les mariages de vampires qui adorent cette couleur. Pour les nudistes de Côte d’Ivoire aussi, parce que le noir fait habillé : bouh, bouh !

Elle reçoit guillaume porteur d’une composition florale, avec un tablier blanc.

Enzo, comme a son habitude arrive les mains vides.

Et elle reprécise son métier. Ah génial, balance Enzo qui s’en tape !

« Je vous propose de passer au vin d’honneur ! »

Apéritif. Fiançailles d’Hambourg et Helsinki.  Pour Astrid, je signale qu’Helsinki est la capitale de la Finlande et que par conséquent, ce n’est pas une ville suédoise, enfin, avec la géo qui se casse, bientôt on va situer cette ville quelque part par là, oui plus bas, voilà, je sais, comme dirait Enzo !

Petites verrines de mousse saumon fumé apportées sur un plateau. Dommage pour la suite, un plateau dans chaque main et la bouteille sous le bras, putain, le glamour de la soirée qui commençait, se finit au bar du coin ! Belles présentations quand même. 

Donc du crémant, faute de champagne. Guillaume tente un petit discours mais il est immédiatement rappelé à l’ordre par l’hôtesse qui indique à ses invités la façon orthodoxe de tenir un verre. Putain, faites ce que je dis, pas ce que je fais ! Ça va chier ! En plus on dirait une maîtresse d’école. Elle doit leur réciter ce qu’elle a appris pendant ses cours accélérés de ‘comment devenir une wedding plannel en six leçons’ ! Cependant, je me permets de lui signaler que ses verres sont trop remplis ! Et la bouteille par terre, c’est d’un chic……

Une cuillère miel fromage et poire. Simple, mais avec un petit budget, il faut faire avec.

Enzo, quand tu n’aimes pas dis-le, mais pas avec cet air dégoûté !

Une autre cuillère mozzarella, tomate cerise et huile d’olive. Rien à dire.

Je suis un con, je croyais que Christophe était allemand et elle finlandaise.

Entrée. Prince de Bretagne sous ses airs de grand-maman. Voila que la Bretagne devient l’Angleterre pour Astrid de suède devenue reine des belges !  Velouté de chou-fleur avec des œufs de truite. Sa grand-mère doit être une truite autrichienne cousine de Franz et elle aimait une carpe qui était en fait un prince qui aimait le chou-fleur. De leur union sacrilège, grand-maman engendra des œufs que sa petite fille retrouva dans un étang breton ! Au bal du roi, le prince se déguisa en grand-mère pour tuer le loup qui avait bouffé le petit chaperon rouge qui avait apporté les verrines. C’est ce qui donna le nom à cette recette, totalement inconnue et méconnue des gens qui se demandent comment on peut faire pour trouver des intitulés aussi cons !   

Je signale quand même qu’elle fait du cinéma, qu’elle le fait remarquer, mais qu’elle sert sa première invitée à droite, et sans sous assiette! Des manières pour rien ! Elle n’a pas lu le bouquin de l’étiquette jusqu’au bout, comme Pascale à Cannes !

L’hôtesse devient maître d’hôtel et s’occupe du bien être de ses invités d’une façon assez inquisitrice.

Plat principal.  Echange d’alliances entre Nicolas et sa poulette. Putain, Carlita ne va pas être contente ! Ah non ! Putain, et les patates sont des Nicolas, oh la merde ! Visiblement on est loin de Cannes et de ses filets de veau, là, on est purée-poulet !

De la purée avec du poulet ! Marine nous sort ça, comme ça ! Même la prod se doit de rebaptiser ça en Parmentier ! Et l’autre qui se donne des mots anglais pour faire bien !

Sur une assiette noire, on dirait du plastique, elle laisse sa purée dans le cercle en invoquant l’excuse bidon du refroidissement qui ne satisfait personne. Et le jus du poulet dans une saucière de poupée rajoute à l’incongruité de la présentation. On plonge dans le trou béant de la tombe qui s’ouvre. Les vampires sourient. Les invités ne sont pas dupes surtout qu’il faut ôter le moule pour manger sa préparation à l’arrache. Autre chose, Marine, le verre de vin rouge…. A droite ! Oui, je sais c’était plus loin dans le bouquin, une prochaine leçon, comme le violoncelle de Guillaume avec pas encore toutes cordes. Merci mister doma !

Putain, une salière de cantine ! Je vais pleurer !

Et elle explique qu’elle n’a pas dépiauté les cuisses parce qu’elles n’ont pas le même goût que le blanc et que bla, bla, bla….

Avec ses manières archaïques et rudimentaires, elle se rend ridicule aux yeux des autres candidats. La Marine se saborde.

Animation. Rock ! En tailleur sur le canapé, Nadine De. appréciera, elle initie une animation improvisée. Quelques déguisements glanés dans un placard, une musique improbable. Enzo se révolte passivement, façon Gandhi, une plume dans sa poche arrière et attaque un slow endiablé, façon Tino Rossi fatigué, histoire d’étaler une réprobation humoristique. Sa cavalière, Astrid le soutient moralement. Ingrid et Guillaume entrent en scène à leur tour, pour satisfaire à cette animation guignolesque, sur une musique infernale ; manurevamecoucher.

Et c’est le dessert de flunch. Un grand oui. Mousse de spéculoos. Putain, en plus je déteste ce mot ça fait spéculum, comment peut-on appeler un truc spéculoos ? Enfin avouez que mousse de speculum ça fait un peu….. Surtout au dessert ! Non ?

Et des bâtons de feux d’artifice plantés dans la mousse, ça continue, et les verrines entourées de petits beurres festifs ! Tu parles d’une organisatrice. La Marine est coulée, c’est Toulon ! La marineuh françaiseuh est au fond du trou ! La grande pompe est devenue funèbre.

Tu vois, Christophe, aucune illusion sur la grande pompe.

Les notes. 18 pour Ingrid. 16 pour Guillaume. 14 pour Enzo et Astrid.

C’était un bel enterrement !

Christophe……..tu vois ! On a rien vu !

Mais dites moi, ah, dites moi, où sont passé les cinq fraises ?

Posté par ritondecannes à 09:21 - Télévision - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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