Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

27 juillet 2009

AMBIGUITE !

Vélo, pédale, dopage, ambiguïté !

Je regardais machinalement la télé, samedi, pendant l’ascension du mont Ventoux.

La chaleur était intenable, que faire, l’effort devait être insupportable dans ces conditions, je ne savais plus que choisir, une banane ou une boisson glacée ? Et eux, sur leur bécane, ils me narguaient en pédalant. Je tirais la langue, en plus il y a des moustiques, merde, jamais comme cette année, on ne peut plus être tranquille.

En plus il faut que je me lève pour aller chercher des glaçons. Il y a des porteurs d’eau qui vont alimenter toute l’équipe de bidons d’eau froide. Bon, il faut y aller. Putain, mais il n’y a personne qui va attaquer ! Et l’autre, cet Andy Schleck qui dit qu’il veut devenir une légende, merde, il arrête un peu de se retourner. Feignant ! Putain, il fait lourd, je ne vais pas prendre de banane, il faut mâcher !

Et ces malades qui courent à côté des bicyclettes, au risque de les faire tomber de leur piédestal. Ils agitent des banderoles, des lambeaux de drapeaux, ils hurlent et tapent dans le dos de ces pauvres galériens qui rament sur ces pentes, écrasés par l’effort. Ils les aspergent d’eau et les exhortent en s’excitant et en espérant se voir, le soir à la télé ; des abrutis médiatiques !

Et ces appareils brandis pour immortaliser des images d’athlètes grimaçants qui finiront dans les poubelles des PC ou dans celles moins poétiques des tris sélectifs, lorsqu’on aura oublié le nom de ces forçats qui, l’espace d’un après midi de juillet, auront fait vibrer des foules excitées, promptes à se saisir des publicités répandues avant leur passage pour exacerber leur attente forcée.

Et ces journalistes qui n’arrêtent pas de me gonfler avec cet américain qui veut se refaire une popularité. Merde, c’est que les spectateurs l’applaudissent. Merde, le français est bizarre, maintenant qu’il est fini, il est acclamé ! Et les commentaires deviennent dithyrambiques alors que personne n’attaque. Merde je m’emmerde. Je crois que je vais oser une banane, s’il ne faisait pas si chaud. Allez, merde, pédalez, putain, le Lance, il va continuer jusqu’à cent douze ans avec ce train là !

Enfin, sur la route il y a une stèle élevée au premier coureur mort parce qu’il s’était dopé. Curieux, quand même, c’est un peu comme au foot. On avait appelé la main de dieu, cette tricherie éhontée.

C’est peut-être aussi pour cela que les sportifs se signent ; comme pour demander à leur dieu de les pardonner pour ce qu’ils font!

Le sport adore les ambiguïtés !

Posté par ritondecannes à 13:23 - sport - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 juillet 2009

PLUS BLANC QUE BLANC !

Armstrong va-t-il gagner le tour qui est parti de Monaco via Andorre et la Suisse ? Un tour propre !

Avec un tel parcours, visite des paradis autour de l’hexagone ! En parlant de paradis, ce coureur n’y a jamais touché. Il est propre aussi.

Je suis le mal aimé des tours éprouvette. Alors il revient blanc comme les neige éternelles. Je suis propre, je suis contre le dopage et je me bats contre le cancer ! Putain, les étiquettes ! Il veut tout faire.

Le tour accepte ! Pas de tête de gondole, plus de vedette médiatique ! Que ne ferait-on pas pour de la pub ?

Jamais attrapé, pas coupable, toujours en avance, il peut se targuer d’être plus blanc que blanc comme le disait le père des restos.

Putain, s’il gagne, il faudra associer le maillot jaune à une substance bizarre. De l’anthésite super vitaminée !

Il parait qu’il cherche une popularité qui le fuyait sur les routes françaises. Il aime la France, parait-il et les français l’aiment, comme je l’ai lu dans une feuille de chou ! Il faut faire monter la sauce.

De toutes manières, tous les sportifs qui ont été accusés de s’être dopés sont innocents. Personne n’a touché à ces substances illicites de son plein grès. Le monde est plein de gens médisants et jaloux, prêts à vous tendre des pièges. Le monde est une jungle dans la quelle les sportifs candides tentent de se frayer un passage. T.Boonen, contrôlé positif à la cocaïne, mais en dehors d’une compétition, prend le départ.

Quel crédit accorder aux contrôles ? Pourquoi ne pas laisser chacun faire ce qu’il veut ? Pourquoi ne pas ‘légaliser’ un dopage unique ; le même pour tous ?

Pourquoi nous prendre pour des cons en nous faisant croire que tout le monde il est propre ?

Posté par ritondecannes à 08:25 - sport - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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