Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

08 novembre 2009

SECRET DEFENSE !

Le neveu d’un tonton qui, au nom de la défense de la culture, se mouille précipitamment pour un crime indéfendable et se balance dans une polémique nauséabonde qui fait remonter à la surfaces des écrits anodins qui vont le marquer au fer rouge.  Le fils d’un autre papa accepte puis refuse, sous les conseils d’un spécialiste de la danse d’un pas en avant et d’un autre en arrière. Le sang qui contamine ceux qui l’ont reçu sans affecter ceux qui l’ont conseillé, le vaccin acheté sans savoir, sans visibilité pour ceux qui vont le recevoir, sans éclairage public pour ceux qui le recommandent. Les banques qui pleurent, qui agonisent et reçoivent nos perfusions salvatrices et engrangent nos économies, puis se permettent outrageusement de nous avouer qu’elles font de nouveau des bénéfices en ne nous prêtant plus l’argent dont nous avons besoin. Un ex premier ministre, martyre par raison d’état qui se présente au bûcher, innocent et tourmenté par quelques complots occultes. Les révélations déballages de Pasqua qui au bord de la prison nous annonce maintenant qu’il a des confidences fracassantes à faire mais qui depuis des années s’est pourtant montré étrangement muet.

Les diamants oubliés, l’hormone de croissance, les frégates, la cours des comptes qui se paye notre tête en annonçant des gabegies qui resteront lettres mortes. Et Treiber, toujours en cavale depuis le huit septembre.

Les emplois fictifs, les malversations, les délits d’initiés, les sondages, les trafics d’influence, j’en passe.

Secret défense….pour qui ?

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29 octobre 2009

GENIAL !

38 000 euros la nuit ! Putain, la classe pour les nouvelles constructions de ce palace cannois ! Sans la piscine, seulement 30000 euros !

450 mètres carrés, une terrasse de13O mètres, une piscine de 11mètres.

On refuse des choses simples pour les petits, alors qu’il n’y a pas de limite pour satisfaire les caprices  des riches !

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12 octobre 2009

PANEM ET CIRCENSES !

Les paris en ligne bientôt légalisés.

On surveille le crédit, mais on lâche les jeux !

Du pain et des jeux, les pépettes pour eux !

Le monde est en train de devenir une piste de jeux.

On introduit un loup dans la bergerie pour mieux surveiller le troupeau.

L’argent est roi, il peut tout. Dieu est mon droit et in God we trust !

Il n’y a plus rien à ajouter. On va même payer les petits qui vont à l’école.

Alors, il a bien fait son devoir le toutou ? Une place pour le stade, pour voir ce que deviennent ceux qui n’étudient pas !

Tu vois, si tu glandes en classe pas, tu vas devenir joueur de foot.

Ah, mais il est venu en classe, ce matin. Un petit billet récompense, comme celle que l’on donne à un animal qui a bien réussi son tour dans un cirque, comme une croquette pour toutou au cochon qui vient de trouver la truffe.

Plus tard ça fera des braves citoyens, conscients de leurs devoirs, mais surtout attentifs à leurs droits. Ils seront bien gentils pour avoir leur susucre. Ils seront d’accord avec tout ce qu’on va leur dire et ne râleront jamais, puisqu’ils seront incapables de le comprendre !

Une génération de moutons est en construction. Pour quelques billets ils feront ce qu’on va leur dire. Ils feront leur devoir, enfin leur nouveau devoir, celui de se taire puisqu’on les aura payés !

Panem et circences ; est-ce que l’histoire serait un éternel recommencement ?

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05 octobre 2009

DUR, DUR !

Pauvres petits, maintenant, il faut les payer pour qu’ils ne sèchent plus les cours.

Jeunesses assistée depuis la maternelle. Ils vont tenter de devenir intelligent à coup de monnaie sonnante. Certains avaient acquis la leur à coup de pieds au cul.

Parle à mon cul ma tête est malade ! Les euros pour une tête qu’on tente de remplir vont remplacer les coups de pied bien placés pour faire entrer d’autres informations.

Une excuse toute trouvée pour les mauvais qui ne voudront pas travailler et qui n’auront pas eu de salaire conséquent.

Quand je les vois sécher à certaines questions posées sur l’histoire et répondre presque fièrement que c’est trop dur, que ce n’est pas de leur époque et qu’ils n’étaient pas nés, je me dis que cette excuse toute faite pourra satisfaire leur bêtise d’exploités par des profs qui ne les payaient pas assez.   

La classe va devenir un quitte ou double. Le jeu a envahi notre société et certains vont croire que plus tard, il en sera ainsi pour tout.

Société qui est en train de partir en live. On refuse des augmentations aux profs et on réduit leur nombre et on veut enseigner l’instruction à coup de billets de dupes.

L’expression de notre jeunesse, légèrement transformée va devenir monnaie courante, seules, les espèces auront changé : « T’as pas cent balles ? » devenu  « T’as pas deux euros ? » 

Et si on leur refuse, resteront-ils des tarés ?

Et ceux qui se prêtent à ce jeu sont-ils des croupiers contrariés ?

On va les payer pour devenir moins cons, c’est dire si la tache s’annonce ardue !

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04 octobre 2009

C’EST NOUVEAU !

Interdiction de manger avant la communion ! Il faut être à jeun. Sinon, c’est l’enfer et que si tu meurs, tu y vas ! Putain, la trouille. Alors le matin, en se lavant les dents, rapidement, nous faisions attention à ne pas avaler de dentifrice, enfin ceux qui en avaient. Enfer et damnation, le feu pour l’éternité, une marmite éternelle dont l’ébullition permanente, de cette soupe damnable, accueillait comme des croutons tout ce que la terre pouvait contenir de pécheurs morts sans confession. Cette menace implacable qui pesait sur nos têtes, nous rappelait que dieu était bon, mais qu’il ne rigolait pas.

Alors, des générations de minots obéissants, sont arrivées le ventre vide, pour tirer la langue au curé, moment de béatitude inoubliable, afin de recevoir de ses mains tremblantes, cette petite rondelle qui devait les rassasier.  Enfin, quand j’emploi ce terme culinaire ce n’est que pour parler de nourritures célestes et non pas de celles, terrestres, beaucoup moins nutritives pour les âmes en construction. Les yeux presque clos, pour observer le prêtre, qui marmonnait entre ses dents des phrases latines incompréhensibles, tout en sortant une à une, ces galettes que personne ne devait mâcher et que notre langue au début malhabile, devait gober sans la laisser se coller sur le palais. Il était bien sûr aussi interdit, sous peine du même châtiment, de toucher à cette hostie avec nos doigts d’enfant. Dieu n’aime pas la masse. Il n’aimait pas être touché, même par des mimines enfantines. Les yeux clos, nous retournions à notre place, en file indienne, dans un semblant de recueillement qui aurait amené au septième ciel quelque moine tibétain exilé dans une église ou personne n’avait le crane rasé.

Et puis les temps ont changé. Les curés ont perdu leur robe. Leur tonsure a disparu, nos cheveux ont grisonné. Et que dire de toutes ces règles qui nous avaient emmerdés ? L’église, pour faire face à ses chapelles désertées, a du mettre de l’eau dans son vin de messe classé. La messe dominicale, obligatoire et abandonnée a du se replier sur un samedi plus en soirée. L’interdiction de manger et de boire, avant de pouvoir recevoir le corps christique sous les saintes espèces, avait été négociée, et puis, ce sacrilège mortel, de toucher cette image du symbolisme consacré, avait été supprimé, puisque maintenant dans les églises modernes où le prêtre fait face à ses brebis rangées, et où le latin a laissé sa place à une langue plus compréhensible mais toujours indéchiffrable, on venait quémander cette puissance céleste avec ses propres mimines pas toujours lavées. Ave et pater se succèdent mais les paroles ont aussi changé, je ne reconnais plus ces bancs sur les quels je m’agenouillais. Les missels bien rangés se sont francisés, des tags, à côtés des idoles anciennes qui se dressaient sur des piédestaux parsemés, hantent ces églises étranges où mes rêves d’enfant ne trouvent plus de repères.

Alors je ris, et je me dis que tous ceux qui avaient faillis à ces règles puériles et stériles et inutiles, doivent bien s’éclater eux aussi, en voyant que maintenant, il est même interdit de fumer !      

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03 octobre 2009

OUI, MAIS !

Ces femmes qu’on a tondu parce qu’avec un ennemi elles avaient fricoté. Ces résistants de la dernière heure qui ont réclamé une justice expéditive inversement proportionnelle à leur entrée dans la rébellion. Ces héros tardifs qui ont choisi leur camp, quand le sort avait penché. Ces donneurs de leçon au passé douteux. Ces héros du premier jour, ces martyres des causes grandioses, ces hommes et ces femmes pétris d’une volonté remarquable au service du droit à la liberté. 

Qu’aurions nous fait à leur place. Je me le suis souvent demandé. Aurais-je rejoint le grand de Gaulle, aurais-je résisté devant cet envahisseur barbare, aurais-je tourné casaque pour sauver ce qu’il restait de vie, aurais-je trouvé des excuses pour ne rien changer à mon train-train ?

Oh, oui, j’en entends dire, qu’ils auraient sacrifié leur vie, qu’ils auraient combattu au péril de la leur,  au mépris des représailles, abandonnant femme et enfants pour un idéal héroïque, une entrée en résistance, une vocation suprême, offrir sa vie pour une cause éternelle ; celle de la liberté. On fustige ceux qui ont trahi, on voue aux gémonies ceux qui ont manqué à leur devoir patriotique. On porte aux nues les sentiments de noblesse, de sacrifice, du don de sa vie pour que perdurent ces idées qui ont fait notre pays. Maintenant c’est facile, bien au chaud derrière mon écran plat, bien calfeutré en lisant ces bouquins d’un autre siècle, on peut prendre parti et fustiger ceux qui ont failli. On peut polémiquer sans crainte des vengeances, on peut donner son avis sans craindre pour sa vie. On peut approuver ces coiffeurs éphémères, on peut les rejoindre dans leur vengeance animale. On peut s’offusquer de leurs gestes stupides, on peut ne regarder que l’amour qui habitait ces femmes tondues qui ne voyaient qu’un homme dépouillé de tout uniforme.

Mais, c’était un autre temps, celui où la liberté de pensée était muselée par celle des corps, celui où la place pour la philosophie laissait la sienne au désir de manger. Des temps où l’avenir était tout aussi incertain et où seulement comptait le temps présent. Il fallait vivre rapidement, survivre au delà des jugements et surtout des critères qui sont devenus notre bible de bien-pensants !   

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29 septembre 2009

VERSION THRILLING !

J’ai une autre version de l’affaire Polanski.

La Suisse est, pardon, n’est plus enfin, ne veut plus être un paradis fiscal.

J’ai donc mon explication toute personnelle pour cette histoire.

En juillet 2008, Le quatrième fils du colonel Kadhafi et son épouse ont passé deux nuits en détention en Suisse pour violences envers des domestiques.

Le couple a été inculpé et libéré sur caution. Selon le quotidien ‘Le Temps’, Berne cherche à éviter que l'arrestation du fils du n°1 libyen ne dégénère en incident diplomatique, Tripoli étant le premier fournisseur de pétrole du pays.

Hannibal Kadhafi avait déjà été poursuivi en 2005 à Paris pour des violences sur sa compagne, à la suite d'incidents dans deux grands hôtels qui avaient entraîné l'intervention de la police. Il s'était rendu célèbre en 2004 en dévalant les Champs-Elysées à 140 km/h, avant une interpellation mouvementée par la police

Ils avaient été arrêtés mardi à l'Hôtel Président Wilson, un cinq étoiles de Genève. Ils ont finalement été libérés jeudi après versement d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros), a annoncé un de leurs avocats. Hannibal Kadhafi, 32 ans, et son épouse nient catégoriquement les accusations portées contre eux, selon un autre avocat du couple.

A peine étaient-ils dehors que deux touristes suisses étaient placés en garde à vue à Tripoli, sur des motifs futiles. Et ce n’était que le début d’une longue liste de représailles. Les bureaux des deux grandes multinationales Nestlé et ABB ont été placés sous scellés, et leurs directeurs arrêtés. Deux liaisons aériennes sur trois ont été supprimées, et des menaces de boycott des banques et de retraits des fonds libyens en Suisse proférées. Une suspension des livraisons de pétrole est aussi envisagée : or la Suisse achète 50% de ses besoins de brut à Tripoli. (Le Monde)

Le 21août  « J’exprime mes excuses au peuple libyen pour l’arrestation injuste de diplomates libyens par la police de Genève », a déclaré le président suisse lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre libyen Al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi.

Donc, la suisse se cherche des alliés pour dénouer cette crise qui emmerde ses finances.

Un petit léchage avec les ricains et l’allié était tout trouvé.

Putain, il y a de quoi faite un film d’espionnage. Bon, après, Polanski, on s’en fout. C’est l’excuse, vient à Genève voir comme les suissesses sont bonnes, Genève vaut une Rolex, etc……

Regardez, chers amis d’Amérique, comme les suisses, ils sont gentils, ils vous amènent sur un plateau ce manant qui voulait fuir votre justice.

Enfin, ceci n’est que ma façon de voir, sans tenir compte des personnalités de l’accusé et de l’ex accusatrice.

Je sais, je suis parano, c’est de la fiction…….

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28 septembre 2009

BIAISER !

Vous criez à la faillite. Vous en appelez à l’état. Par un jeu de dominos, le monde pourrait s’écrouler. Les banques vacillent, le monde tremble, l’ordre est en passe d’exploser. Vous pleurez. L’état c’est nous, donne. Vous promettez de rendre cet argent salvateur ! Et l’état qui est toujours nous, attend de ces mêmes banques une restitution de cet argent ‘holographique’. Les états réunis crient au scandale de la spéculation. Le G20est magnifique, redresseur de tort, Zorro de l’ordre moral. Leurs voix réunies contre ce scandale à l’unisson ensoleillent le ciel de la morale. Il faut sortir du capitalisme colonialiste ! Les traders sont regardés comme des parias. Ils sont brûlés en pensée pour rétablir cet ordre bafoué ! Et comment vont faire les banques pour rendre cet argent qu’on leur a prêté et redonner à l’état des bénéfices escomptés ? Et bien, elles re-spéculent en toute impunité, et nous sommes deux fois baisés !

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22 septembre 2009

ROMAN !

C’est un beau roman, qui va bientôt sortir, c’est une belle histoire d’amour entre un mec de 54 ans qui occupe une fonction politique importante et une nana de 19 ans qui est promise à un destin romanesque. On voit immédiatement que c’est de la fiction, enfin peut-être, enfin on essaye de le faire croire, sans trop forcer, cela pourrait être une histoire vraie ! Putain, les fantasmes ça usent ! Tout y est ; la France et la perfide Albion. Les mines anti-personnelles et le sida, la description des salons de Rambouillet.  C’est un peu comme dans les filmes où le héros flétri et usé, mais avec un nom blindé et renommé, se drague une minette au mépris du détournement de mineure. Je me demande si quelqu’un peut accepter les années qui les séparent, sans cligner des yeux. Il pourrait être son grand père et le scenario nous fait admettre ces incongruités débiles. On est proche du cynisme. Les désirs se mélangent à la fiction, la vérité voulue, souhaitée et rêvée est devenue réalité. L’imagination débordante de l’auteur arrive à lui faire croire que tout est devenu tangible, que tout s’est passé ailleurs que sur le papier. Je me rappelle ces histoires avec des grands noms du cinéma, on les faisait embarquer dans des romances improbables avec des jeunettes qui avaient l’âge de leur petite fille. Mais ce n’était que des romans !

Il y a pensé si fort que les draps s’en étaient souvenus ! Ont-ils eu une fille qui s’appelait Richelieuse ? Veut-il faire concurrence à B.Cartland, on est dans le même créneau ?  Le pipeau c’est un bel instrument, aussi ! Je déconne, mais c’est madame qui va être contente !   

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20 septembre 2009

PROVOCATIONS !

Je reçois beaucoup de vidéos et de messages, malheureusement dans la boîte ‘contactez l’auteur’.

Je dis malheureusement parce que certains messages pourraient intéresser les autres lecteurs du blog.

Il y a quelques temps, une série sur la cuisine, un peu spéciale, en Chine. D’après ce que j’ai compris, ce genre de cuisine a l’air d’intéresser beaucoup de personnes et donne lieu à de nombreux concours. Il s’agit de préparer le plus rapidement possible un plat avec un animal qui est encore vivant à la présentation finale.

Première préparation. On dirait une carpe. Il faut bien envelopper la tête du poisson dans un tissu isolant, c’est surtout pour se protéger les mains, puisqu’on va tremper le poisson vivant dans la friture après l’avoir, au préalable, rapidement nettoyé en surface pour lui enlever les quelques écailles qui pourraient nuire à la présentation. Ensuite il s’agit de le vider rapidement, de le déposer sur le plat, artistiquement sur son dos, et de finir avec l’accompagnement qui va embellir cette œuvre gastronomique. Au coup de sifflet, le temps du chronomètre est arrêté, le juge arbitre arrive et vient constater que le cahier des charge est respecté. Magnifique présentation, le poisson allongé sur son lit de verdure, l’accompagnement savamment dressé sur son dos, quelques décorations égayent l’ensemble. L’arbitre s’approche, la foule retient son souffle ; les yeux bougent, les ouïes s’ouvrent et se ferment, le règlement est parfaitement observé, l’esprit de la règle est total, le drapeau blanc se lève, bravo, les spectateurs exultent !

Deuxième préparation. C’est un serpent. Personne n’aime les serpents, pour de multiples raisons. On s’en fout. Il faut aller très vite. La dextérité à son paroxysme. Réaliser un tartare de serpent vivant. L’écorcher très rapidement. La bête se tortille, mais vit toujours. C’est un animal à sang froid. Le vider très rondement, la technique est impressionnante. Le reptile ne se rend même pas compte de cet exercice, il continue de se tordre. La partie la plus périlleuse de la préparation. Tout doit être déjà prêt. La mise en place est importante ! Le plat, la garniture et les décorations. La virtuosité du cuisinier est à son apogée, c’est beau, c’est un virtuose du scalpel, un maître de la découpe, quatre mille ans de civilisation pour en arriver à cette finalité, des siècles de culture, de philosophie, qui nous démontrent la supériorité de l’orient sur le barbarisme occidental. Dans un geste précis et rapide, il découpe la bête en rondelles presque symétriques, à la vitesse de l’éclair il dispose les tranches encore vibrantes de ce gaspacho vivant sur un pat magnifiquement décoré, son acolyte appelle l’arbitre qui se précipite pour venir constater ce chef d’œuvre. Tel des spaghettis vivants, le plat bouge et vibre, un mouvement général semble animer cette œuvre abstraite. C’est énorme, c’est beau. 

Il est applaudi !

Dans un tribunal en France. Elle a brûlé son chien. Tous les défenseurs des animaux sont dans la salle. Le chien n’est pas mort. Il est présent. L’assistance est nombreuse. Tout le monde a un chien. Entassés dans des appartements, ils pissent sur les balcons, aboient toute la journée, sont sortis rapidement pour faire hâtivement leurs besoin pendant que leurs maîtres grillent une clope. Ils disent aimer les animaux, mais s’en servent comme décoration, on n’aime pas quelqu’un qu’on laisse en cage ! Putain, qui est cette salope qui a martyrisé un être vivant ? elle l’a brûlé, oui, mais que dire de ceux qui les font crever à petit feu, de ces mémères qui les regardent caguer dans les bacs à sable des jardins publics, en restant dans leur voiture, de ceux qui les laissent enfermés des journées entières.

Ces zoos domestiques de ceux qui disent aimer les animaux. Elle a été condamnée, la salope, elle va payer pour le mal qu’elle a fait, la foule crie vengeance, elle applaudit à l’énoncé, la justice est respectée pour ces êtres sans défense, nous sommes dans un pays civilisé, merde !

Un peu plus loin, dans une autre salle, austère, grise. Une femme est présente pour violence conjugale, il n’y a personne……. Civilisé……..merde……… !

Posté par ritondecannes à 09:44 - Société - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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