30 octobre 2009
IDENTITE NATIONALE !
Un salut furtif au brancardier, un grand brésilien mulâtre, beau mec sympathique. De la chambre au bloc, à travers le labyrinthe des couloirs et des salles, il zigzague tel un pro. On m’installe au centre, les bras en croix, des tuyaux, des pinces. La tension qui monte. L’anesthésiste balance quelques vannes ; encore vous ! Putain, c’est la quatrième fois ! Je ne vous présente pas Mercedes, l’infirmière du bloc ! Un sourire réciproque, rapide. Le chirurgien arrive, j’ai confiance en lui. De toute manière…..
Petit, lunettes, il est peu exubérant, comme tout les asiatiques !
Merde, je pensais que tout allait bien, enfin, mieux !
Il m’est très difficile d’écrire régulièrement à l’ordinateur. Allongé dans le salon, je tape sur un portable à la vitesse d’un escargot lancé au galop ! Les idées se bousculent dans ma tête mais mon corps ne suit pas.
Jeudi, une visite de contrôle et on m’annonce une nouvelle intervention, bénigne, certes, mais je dois encore passer par la case admission ! Je ne vais pas voir un dîner presque parfait.
Et me voila de nouveau dans cette position christique. J’attends l’injection qui va me faire tout oublier. Cette fois encore, je me dis que je vais lutter et que je vais contrôler ce départ.
Elle me parle doucement, elle me dit que tout s’est bien passé. Je l’entends vaguement, sa silhouette devient visage. Dans mon lit, elle branche mes perfusions et j’apprends qu’elle est tchétchène.
Les infirmières de nuit prennent leur service. Tiens, elle est de Toulon, elle vient faire des excursions cannoises, comme elle dit !
Une belle africaine vient me prendre la température et la tension, toutes dents dehors et tresses en bataille, elle ondule mais elle est en pantalon. Bon, le fantasme des infirmières nues sous leur blouse n’excite pas ma libido !
La nuit est longue. Le bip-bip des appareils de contrôle, le va et vient fantomatique des infirmières appelées par quelques patients inquiets, putain, c’est long ! Pas de repaires, le craquement de mes poutres, les bruits familiers de mon quartier, des lumières étranges, des objets inconnus, et ces aiguilles qui ne bougent pas !
Presque sept heures. Depuis une heure, les services s’éveillent lentement. Une magrébine m’apporte le thé, pain et beurre. Merde, elle est belle, jeune. Enfin, pour moi… elle ne m’a pas remarqué. Il y a quelques années….. Putain, mais tu t’es vu ? Avec les tubes qui pendouillent et s’enroulent autour de ton bras, tes cheveux mal peignés, ta tenue érotique de cuisinier libidineux, ce corps de sportif privé d’anabolisants !
Elle est sûrement timide !
Cannois de père en fils, depuis quatorze générations, je suis un pur français de souche. Dans la merde ! Et que serais-je, sans ces hommes et femmes d’origine étrangère, venus un jour, pour des raisons inconnues, se mêler à cette terre dans la quelle, un jour aussi, nous serons tous réunis ?
26 octobre 2009
DIMINUTIFS !
Les petits mots gentils qu’on se donne tout au long de sa vie. Ces petits mots qui font qu’on est plus proche de l’autre, parce qu’ils ne s’adressent qu’à celui qui les entend, d’une autre oreille, différemment.
Ces surnoms, ces diminutifs, ces abréviations gentilles, réservés presque à l’intimité.
Depuis combien de temps est-ce que j’entends cette voix qui m’appelle, qui m’invective ? Depuis combien de temps ces mots sont-ils hurlés, mélangés aux pleurs, ponctués de gifles, de plaintes et de détresse ?
L’ambulance me ramène où j’étais sorti la veille. Le bloc m’attend pour la troisième fois.
C’est la faute à pas de chance, je pensais que tout allait bien, et puis, un point qui lâche, une hémorragie, le sol qui se dérobe, le plafond qui disparaît et se confond avec les murs qui s’étiolent, et ce vide qui vous entraîne et mange votre mémoire…..
Tu m’avais dit d’aller ailleurs pour râler plus loin. Il ne fallait pas que je dorme, on me demandait de parler, un comble, à moi qui ne sais pas me taire. Je voulais dormir, j’étais fatigué, je voulais partir et puis, ces petits mots ont raisonné….c’est toi qui râlait !
Mais si je suis revenu, c’est parce que tu m’as rappelé !
19 octobre 2009
RETOUR !
Vous m’avez manqué aussi.
Acte I ! Lundi 12. Je pense trois à quatre journées d’hospitalisation. Avant de passer sur le bloc je connais tous le monde, les anesthésistes, les infirmières, sauf le chirurgien.
Acte II. Je passe sur les détails mais complication le vendredi et re-bloc en soirée. Putain, ce n’est plus pareil. J’avais prévu des messages que ma fille devait poster, mais là, j’étais dans la merde.
Obligé de re-tester cette bouffe pas très parfaite pour esthète plus très parfait non plus.
Un chirurgien extraordinaire qui ne doit pas dormir ! Des cachetons, une pompe à morphine qui ne me fait plus rien. Le cirage qui me laisse entrevoir des images d’une télé qui ne m’attire pas, des amis qui parlent et que je n’entends pas, des goûts qui n’existent plus. Putain, Riton, bouge !
On ne se refait pas, un dîner presque parfait, mes yeux s’ouvrent, putain, je suis mort ! Mais non, c’est l’école des fans revisitée ! J’insiste, merde, c’est la garderie revue et corrigée.
Il y en a qui valent leur pesant de caricature, putain, mais ils mordent en plus.
Le vendredi j’étais tellement dans le coletard que je n’ai pas pu regarder qui avait gagné.
J’ai fais des posts dans ma tête, il ne me reste plus qu’à les écrire, ils ne seront peut-être plus d’actualité, mais j’ai raté beaucoup de choses.
Pendant la crise Riton continue !
À demain, en vous remerciant encore pour vos messages !
17 septembre 2009
ODE AU DOCTEUR !
Merde, mais toute notre vie on joue au docteur. Rappelle toi, quand tu étais petite, et qu’on jouait à la dinette et que l’autre était malade et que c’était toujours moi le docteur et que j’allais voir sous tes jupes pour écouter si ton cœur ne s’était pas arrêté.
Plus tard, à la pré adolescence, je me préoccupais de savoir qu’elle était cette excroissance qui provoquaient cet œdème que je n’arrivais pas à faire dégonfler
Et à l’adolescence quand je voulais à tout pris vérifier si mes doigts pouvaient pénétrer derrière cette protection agaçante qui m’empêchait de comparer la force de mes pectoraux avec la fragilité des tiens.
Plus tard, le docteur devenait gynécologue, lorsque tu acceptais mes tâtonnements.
Avec les enfants nous sommes devenus des docteurs à plein temps.
Et lorsque la vieillesse arrivera, j’espère que l’autre serra toujours là pour jouer à l’infirmier pour celui qui serra diminué…..
19 août 2009
L’HISTOIRE D’UN BLOG !
Mercredi 19 août 2009
1345ème message ! 20 mois et quelques jours !
Faire un blog.
Pourquoi ?
Pour se faire plaisir, pour écrire, afin de tenter d’évacuer quelques réflexions lancinantes et récurrentes qui finissent par faire penser qu’on est un râleur invétéré, un sauvage, un con.
Pour tenter de faire partager des sentiments, en espérant être lu par quelques personnes qui vont vous sortir de votre coquille en vous montrant que vous n’êtes pas seul ?
Pour établir un dialogue, pour partager des idées, pour confronter des opinions différentes ?
Pour s’enrichir par de nouvelles rencontres ?
Pour rire et pour pleurer ?
Pour penser qu’on peut rire de tout avec des gens qui vous comprennent ?
Au début, vous écrivez sans savoir même pourquoi vous le faites. Ce présentateur est nul, cette télé m’emmerde. Suis-je un incompris ? Suis-je un imbécile qui n’arrive pas à se fondre dans ce moule bien pensant ?
Votre tête est pleine d’idées, vous allez écrire sur la toile tout ce qui bouillonne en vous. Facile à penser, plus difficile à faire. Pourtant les mots s’échappent très vite de votre clavier. Ils s’enfuient trop vite, vos mains, malhabiles, n’arrivent plus à les attraper pour les figer sur ces posts qui se veulent refléter vos pensées intimes.
Et si personne n’allait être intéressé par vos opinions futiles, par vos états d’âme insignifiants, par vos réflexions personnelles ?
Votre premier message est lancé. Le blog est né.
Le lundi trois décembre 2007 ! Putain, 4 visiteurs ! Des égarés de la toile, un de votre famille, à qui vous en avez parlé ?
Et puis les premiers commentaires apparaissent. Surprise, on a lu, on répond. On fait connaissance. Ils ne savent pas qui vous êtes, vous ne les connaissez pas.
De plus en plus vous vous dévoilez, pas trop sérieux, sans prétention, ce n’est pas un blog élitiste.
D’entrée cependant, vous avez annoncé quelques préférences, quelques sujets qui vous taquinaient, en restant toutefois sur le ton de l’ironie.
Le blog ronronne. Vous attaquez des thèmes où vous vous éclatez, vous avez l’impression d’avoir été bon, d’avoir dit des choses d’une manière humoristique, vous êtes content de vous. Putain, pas de commentaire, quinze visiteurs !
Un texte par jour. Une vingtaine de visiteurs qui lisent toutes vos pages. Des réponses sur ‘contactez l’auteur’ plus que sur les commentaires des textes.
Petit coup de blues.
Un an arrive, vous n’avez eu qu’un peu plus de 7000 visiteurs. Le doute s’installe, je n’intéresse personne. Putain, je suis content, mais ça fait à peine un peu plus de 580 par mois.
Et puis, une émission qui m’interpelle, comme on dit, je n’aime pas trop l’employer mais je n’ai rien trouvé d’autre. Je n’arrête pas de parler, de faire des réflexions à haute voix. Les sujets m’intéressent ; les plantes, la cuisine, les gens. Et si j’écrivais ?
Je me fais plaisir, mais visiblement personne ne me suit, de suite.
A la longue, cependant, je constate que le nombre des visiteurs augmente, que mes pages sont plus regardées. La moyenne des lecteurs passe à cinquante puis à cent, puis à deux cents puis à six cents, des pics à huit cents ! Merde, je désespère, mais certains jours il y a plus de 2700 pages lues.
Il faut tenir la cadence. Des lecteurs apparaissent, vous laissent des commentaires, pertinents, vous appréciez leurs interventions, vous avez l’impression qu’ils vous ont adopté, et puis, un jour, ils disparaissent aussi soudainement qu’ils étaient arrivés.
Il y a les fidèles, certains depuis le début, dont je me surprends à attendre les réactions, les touristes, les égarés, attirés par quelques phrases alléchantes que Google sait concocter.
Mes déconnages peuvent en agacer certains. Mes prises de position anti cléricale peuvent froisser certains esprits bigots qui ne voient pas plus loin que le bout de la soutane de benoite, certains sportifs dérangés par mes opinions footballistiques et sur leur coiffeur en chef, certains pro-tsariste énervés parce que je penche plutôt du coté opposé où le vent ambiant souffle. Quelques uns voient de la méchanceté dans certains de mes propos alors qu’ils ne sont qu’une tentative, maladroite peut-être, pour essayer de dédramatiser certains évènements qui nous dépassent. Certains aperçoivent dans mes quelques ponctuations provençales de l’impolitesse caractérisée qui frôle peur eux de la vulgarité.
Mon style n’est pas très académique, j’en conviens, et je ne prétends pas être un écrivain, mais j’essaye d’être assez explicite, sans toutefois tomber dans le pédant ou l’improbable pour tenter d’expliquer clairement, avec mes mots, ce que j’arrive difficilement à appréhender.
Il est évident que je ne peux pas plaire à tout le monde. Je reçois d’ailleurs des messages de réprobations, voire d’insultes. Je me fais traiter de con, ce à quoi je réponds qu’on est toujours le con de quelqu’un d’autre !
J’ai appris des nouveaux mots.
Le Troll. Plante-merde qui s’infiltre dans un blog et commence par agresser tout ce qui bouge. Au départ, une faute d’orthographe, une phrase anodine qui appelle une réponse. Entré dans la place, il critique tout sans fondement allant même jusqu’aux grossièretés. Il peut se cacher sous plusieurs noms, attaquer isolé ou en formation. Il peut même devenir gentil, formuler quelques politesses dont il se sert aussitôt comme arme à double tranchants.
Son plaisir ? Ses raisons ? L’oisiveté, la bêtise, il a perdu des points au permis, il pleut, son conjoint est parti, il a passé le bac trop tôt, il a perdu son liquide vaisselle, son Iphone a explosé, il déteste ceux qui aiment les bananes, avec du chocolat dessus, et de la vanille et que putain, c’est vachement bon !
J’ai appris qu’il ne fallait pas le nourrir. J’avoue que je m’y suis laissé prendre, mais je ne le ferais plus…. jusqu’à la prochaine fois. Pourtant, répondre systématiquement, et c’est le début d’une polémique stérile et inutile, ce qui n’est pas le but de ce blog, mais pour quelques rigolades…….
Le point Godwin. Intéressant! C’est quand, tout simplement, face à une argumentation construire, on vous répond par l'absurde, l'irrationnel pour vous faire taire. C’est le syndrome du looser ! C’est le point G gagné par le ‘god’, pour être trivial ! (il fallait la faire !)
Je n’ai jamais effacé de commentaires me concernant, même agressifs. Deux fois depuis la création de ce blog, lorsque des propos hostiles étaient à l’encontre de certains de ses intervenants, je me suis permis de le faire pour éviter tous débats stériles et haineux.
Et moi qui pensais me soulager en allant chercher un autre exutoire, je ne pensais pas me trouver confronté à ce genre de situation.
Je pensais que mon blog allait devenir un lieu d’échanges enrichissants, sans prise de tête, comme on dit, lucide, décapant et déconneur, sans être méchant, autour d’un thème central, chacun apportant des idées, mais…..
Enfin, merci à vous tous qui me lisez et qui intervenez.
Aujourd’hui la barre des 100000 visiteurs a été franchie, et plus de 250000 pages on été lues.
Le 100000ème visiteur s’est connecté vers 11h 25 de Clermont-Ferrand, il se reconnaitra !
Cartagène, banane et chocolat !
Merci à tous !
21 juin 2009
C’EST FINI !
À l’instant, je rentre d’un voyage en Italie. Petite virée de vacance mais aussi studieuse.
En arrivant, je me précipite pour avoir de vos nouvelles.
Très grande surprise ; le message de ma fille la plus jeune, du 16 juin, qui m’a énormément touché.
Ensuite, tous vos messages. Je vous en remercie également profondément.
Pas de journaux, pas de télé. Un autre monde.
Merci encore, à demain !
26 mai 2009
POUR RIRE !
Si vous aimez M.Cymes, allez faire un tour pour écouter sa réaction après les déclarations du gynécologue de Rachida Dati.
Amusant !
http://www.jeanmarcmorandini.com/article-26818-michel-cymes-allume-le-gyneco-de-rachida-dati-regardez.html
25 mai 2009
DÉÇU !
Je suis aussi déçu pour Almodovar, jamais ‘palmisé’, qui me remue les tripes. J'en ai souvent discuté avec des amis et je crois ressentir dans 'La mauvaise éducation' un message personnel. Pour des raisons qui me sont propres, j’avais l’impression que ce film m’était dédicacé, que je pouvais lire entre les lignes, deviner ce qu’il ne disait pas, savoir ce qu’il voulait dire et comprendre ce qu’il suggérait.
Comble de l’orgueil, je pensais même, que seules quelques personnes pouvaient sentir au fond de leurs entrailles ce qu’il avait crié à travers cette œuvre cinématographique, destinée à quelques initiés !
Je le suis aussi pour Looking for the king !
Cantare, canto, chantre, foot et cinéma. Le chanteur a joué dans un film nul à chier, le footeux s’est éclaté dans un film émouvant à souhait. Entre Johnnie To et Ken Loach il n’y a pas photo. Entre la star française et l’idole mondiale, il n’y en a pas non plus !
Le foot m’emmerde, mais Canto m’intéresse. Un homme à part. Un joueur atypique. Un touche à tout doué. Un petit quelque chose pour ce film m’aurait comblé !
Déçu enfin par la froideur ‘huppertesque’. On la sentait lointaine, hautaine, souveraine. Presque dédaigneuse de son jury oublié, contraint, muet d’assister à ses déclarations, autoritaire, prétentieuse et sûre de ses choix.
Sa patte apparaissait tyrannique, elle semblait imposer sa sélection, ses aspirations.
Sourire figé énigmatique, aucune place aux débordements. Ta gueule Baer, semblait-elle crier, les yeux sévères, pour marquer son autorité !
Hommages à son Resnais, palme à Haneke qu’elle enserre comme sa chose, qu’elle adoube, qu’elle remercie, peut-être, on ne saura jamais……
DESTINÉE !
Barbra Streisand ….je suis un inconditionnel de cette femme depuis ….que je l’ai entendue.
Je la revois, elle devait avoir un peu plus de vingt ans. Que de chemin parcouru ! Combien de fois ai-je passé en boucle ‘Woman in love’, ‘Memory’ ou autres morceaux de ‘Yentl’ ?
Quand je l’écoutais, elle devenait sublime, j’oubliais son nez, sa grosse bouche et ses yeux à la Dalida. Quel charme ! Elle était belle, transfigurée.
Pour quelle raison est-ce que je vous raconte tout ça ?
Parce qu’elle arrive sur scène et que son titre est Memory.
Parce qu’ils l’ont arrangé, elle est mieux coiffée, son maintien est corrigé, elle a une robe qui lui va mieux.
Bien sûr, il y a quelques fausses notes, bien sûr tout n’est pas parfait.
Parce que Susan a gagné sa place en finale de ce qui n’est qu’un jeu, parce que cela marque sa naissance, aux yeux de ceux qui ne voulaient pas l’écouter, pour les directeurs artistiques qui ne faisaient que la regarder.
Que de temps perdu, est-ce de sa faute, le hasard, les circonstances, le pas de chance ?
23 mai 2009
YES WE CANNES !
Certains voudraient le dénigrer.
C’est surfait, ce n’est plus ça, c’est du cinéma, c’est pour l’élite, c’est snob, il n’y a plus de vedettes, c’est du chiqué, ce n’est pas le cinéma, il y a moins de monde, c’est la crise !
Et pourtant, tous les ans, le festival, c’est la folie !
La ville est prise d’assaut ! Par avions, par bateaux, ils arrivent des quatre coins du monde.
Nouveaux plans de circulation, les restaurants sont sur le pied de guerre, les plages sont prêtes, les salles maquillées, les jardins poudrés, les statues liftées…
Loin de moi de critiquer cet engouement. Loin de moi l’idée de mettre tous les corses dans le même sac que celui des imbéciles d’un diner presque parfait. Ils ont joués un rôle ; le même peut-être, que viennent y jouer tous ceux qui se précipitent vers ces palmes de la renommée.
Je suis cannois, devrais-je m’en glorifier, depuis des générations tous les miens y sont nés, devrais-je culpabiliser ?
J’ai pu y côtoyer les stars du monde entier, j’étais aux premières loges pour voir la naissance de BB, j’ai porté les paparazzi sur les fond baptismaux quand la dolce vita les a institutionnalisés. J’ai rencontré Picasso, les Brel et Polnareff et autres célébrités. Depardieu m’a servi un coca quand j’en buvais encore, pourtant je ne pense pas avoir changé.
Ceux qui s’y précipitent seraient sans doute les mêmes que ceux qui se feraient bronzer au bord du Sahara, s’il était de bon ton de s’y trouver.
Bien sûr, il y a le snobisme, l’effet de mode, qui perdure, cependant, depuis de longues années.
Mais il y a aussi les purs, ceux qui aiment le cinéma, ceux qui le vivent.
Bien sûr, les marchands sont entrés dans le temple.
Pourrait-on en vouloir à cette ville si belle d’en être le creuset ?
On aime, on déteste, je n’y suis pour rien !
C’est ma ville, je l’aime, et ce n’est-ce ma faute, si j’y suis né ?
