Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

09 octobre 2008

AUSSI !

J’en parlerais aussi.

Dessus mon écran, une grande photo, la photo ! CE cliché classique de Leloir, avec Brel, et Brassens qui entourent Ferré. Brel est un fumeur de gitanes, les deux autres ont aussi amené leurs munitions. Canettes pour tous. 6 janvier 69 !

Trente ans déjà, jour pour jour, il avait 49 ans.

Une de mes idoles : le grand Brel. Bien sûr, j’ai tous ces CD, ‘d’Amsterdam’ à ‘Ne me quitte pas’, mais il est une de ses chansons, moins connue peut-être, qui me bouleverse toujours c’est : ‘Voir un ami pleurer.’

Ecoutez les paroles, il n’y a plus rien à dire.

PS. Vous comprenez la raison pour laquelle Pagny me gonfle!

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24 août 2008

PLAY. JEUX !

Les jeux du play-back !

Les athlètes se défoncent et foncent vers les records. Les spectateurs hurlent et crient pour les porter vers ces records, symboles de félicité et de gloire éternelle pour quatre ans. Record de spectateurs, de disciplines, de médias. Agglutinés dans ces enceintes, tassés dans ces arènes dédiées aux sports, les témoins de ces jeux regardent sans voir le spectacle des idoles des stades.

Des écrans géants tapissent les angles morts, des caméras enregistrent et des appareils numérisent. Ils ont fait un voyage, quelquefois éprouvant pour venir assister à cet évènement planétaire. Arrivés à l’intérieur de ces temples laïques, ils vissent leurs yeux sur des machines démoniaques qui les ont énucléés pour  remplacer leurs globes inutiles par des CD ou des films pour les gaver d’images à se repasser. On se demande s’il a des spectateurs qui regardent vraiment le spectacle sur la pelouse.

Souvent ils sont assez loin, alors, les images des écrans géants, rendent mieux compte de ce qui se passe. Occupés à vérifier leurs objectifs et à cadrer leur image, ils oublient de regarder ‘live’. Alors il ne leur reste plus qu’à examiner sur un play-back instantané ou sur un enregistrement pour ‘après’, que la clameur du stade est bien justifiée et que l’exploit qu’ils n’ont pas vu, est bien dans la boîte !

Les jeux de la vidéo aussi, puisque dans quelques sports, on s’aperçoit de l’incompétence (dans le meilleur des cas) et de la partialité de certains arbitres. Lors des compétitions de boxe ou de taekwondo, les manquements à l’éthique sportive ont éclaboussés les rediffusions neutres des évènements. Les infractions à l’esprit olympique ont peut-être enlevé tout crédit à ces disciplines. (Ceci dit, sans chauvinisme, puisque d’autres nations ont eu à se plaindre de ce manque de justice)

Témoins aveugles de ces évènements extraordinaires, ils vont rentrer chez eux pour vérifier si leurs documents correspondent à ce qu’ils ont vu à la télé.

Ils sont venus, ils n’ont rien vus, ils repartent contents, ils ont promené leurs numériques qui ont vus du pays…. Ils verront ce que la terre entière a vu, sur leurs écrans de télé, à la maison!

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LES JEUX DES LARMES ET DU FEU !

Les JO des larmes.

Larmes de joie des vainqueurs, larmes de déception des perdants, larmes de tristesse de ceux qui pensaient avoir gagné mais qui ont été battus, larmes de découragement de ceux qui pensent avoir été lésés.

Larmes de rire lorsque j’écoute les commentaires de ceux qui se disent spécialistes du sport. Larmes simplement, lorsqu’on me dit qu’en plus, ils sont payés. Quelquefois ils se mettent à plusieurs, deux ou trois, quatre même, pour savoir qui va sortir la plus grosse connerie, la faute de goût la plus débile, la bourde la plus ‘bétisable’, la faute de français qui va figurer dans le livre d’or des perles des commentateurs. A ce sujet, le livre doit être vide, personne ne c’est encore aperçu que certains commettaient des barbarismes ou des violations caractérisées de la syntaxe.

Aux JO, les larmes attirent les applaudissements, les foules se lèvent, émues, compatissantes pour ces athlètes qui donnent leur sueur pour garnir quelques appareils enregistreurs avides, pour quelques clichés qui rapporteront la preuve qu’ils y étaient.

En d’autres lieux, des larmes coulent aussi, parce qu’une terre vient d’être volée, souillée par le sang des victimes sans médaille, alors les caméras filment, les objectifs traquent les regards hagards des martyrs innocents pour les immortaliser sur des supports insensibles qui leur rappelleront qu’ils n’y étaient pas.

La flamme des jeux va s’éteindre, d’autres flammes vont continuer de brûler et de consommer les faibles espoirs de cette trêve rachitique voulue jadis pour les jeux. D’autres pleurs et d’autres larmes vont continuer de pleuvoir sur les armes de ceux qui sont sûrs d’agir au nom du bon droit.

On se rappellera des idoles qui ont allumé des ferveurs chauvines.

On oubliera les lieux qui ont brûlés, victimes des passions dominatrices.

Et la terre, entre deux jeux, continuera de saigner de pleurer et de flamber et aucune larme ne pourra éteindre ces feux de la passion humaine.

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22 août 2008

C’EST ECRIT !

« Je crois en ce qui est écrit : si je gagne c’est que dieu l’a voulu, si je perds c’est qu’il y a un autre destin pour moi ! »

« C’est écrit » pour moi, c’est la négation de tout crédit à une quelconque religion. Si c’est écrit, cela veut dire qu’il n’y a plus de libre arbitre pour ce pauvre être solitaire devenu le jouet des décisions arbitraires des dieux. Il n’est plus qu’un pantin baladé par un destin qui, non seulement ne lui appartient pas, mais qui, en plus, lui est imposé. En extrapolant, on peut dire qu’il n’est qu’un zombie, qu’un pion sur l’échiquier de la vie. Son seul rôle ; obéir au joueur tout puissant qui le déplace en fonction de son plan hermétique. On peut aussi comprendre que le destin de cette figurine impuissante est pipé depuis le départ ! Il est créé pour exécuter le plan divin. Il sera élu et sauvé ou judas pour l’éternité.

Refuser un libre arbitre en se retranchant derrière le ‘c’est écrit’, équivaut à ramener la création de l’homme à une création littéraire où le héros n’aurait pas plus de pouvoir que celui d’un personnage d’un roman, écrit par un auteur céleste.

Se considérer comme une figurine désarmée, un pantin sans âme, en acceptant ce précepte, c’est aussi accepter la non puissance d’un dieu créateur qui refuse toute liberté à sa créature, pour augmenter sa puissance !

Si c’est écrit, c’est que je ne suis rien. Si je ne suis rien, c’est que celui qui m’a créé n’est pas tout puissant, c’est qu’il n’a pas tous les pouvoirs ! Le si ‘c’est écrit’ est une négation  de la religion !

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21 août 2008

C’EST MON POINT DE VUE !

Très juste. La tolérance, c’est accepter la différence de l’autre, non seulement, bien sûr, tant qu’il ne vous l’impose pas, (il ne manquerait plus que ça !) mais aussi, tant qu’il ne vous gène pas.

C’est pour cette raison que la laïcité est une barrière contre les religions envahissantes (port du voile exagéré, voire provoquant, signes religieux ostentatoires et prosélytisme énervant)

On peut, effectivement être croyant et s’inscrire dans la laïcité de son pays. Mais là, c’est une croyance ‘intelligente’ sensée, non dogmatique. Le croyant s’est affranchi de la religion, il l’a dépassé, il n’est plus un fanatique primaire. La religion est devenue une philosophie sacrée. Il a fait la part des choses (exemple pour un catholique : mettre un préservatif, en désobéissant à Rome mais en respectant les autres.). Il a aussi compris la différence entre la religion qu’on peut sentir, ce besoin de ‘sacré’ qui peut nous aider à vivre, et celle qui est prônée par le clergé, une religion construite sur les dogmes et sur des préceptes qui ont évolués, changés, à travers les âges, et toujours au détriment du plus petit. Oui la religion est l’opium du peuple, mais surtout dans le sens où elle l’endort. Elle lui enlève son énergie en l’empêchant de réfléchir.

Je revendique également le droit à la liberté pour toutes les croyances, même les plus farfelues, sans donner une quelconque légalité à l’une d’entre elles et sans ressentir de haine à l’encontre de ceux qui les pratiquent. Je peux donc être tolérant en considérant que la religion est une béquille qui aide certains à vivre en leur donnant un but et une aide, et un carcan pour d’autres qui la subissent, mais en disant aussi que pour moi, les religions sont une connerie et un avilissement de l’homme par l’homme, et pire, un asservissement de la femme par l’homme pour l’homme.

Aucune religion ne doit imposer sa vision des évènements historiques humains au nom d’une prétendue intervention ‘divine’ improbable et surtout invérifiable !

On peut chercher à travers les religions une aide pour surmonter les injustices et les vicissitudes de la vie en se disant que les souffrances d’ici bas seront récompensées, grandes idées qui rendent, peut-être, ces épreuves plus supportables, plus nobles, mais rien ne pourra aussi m’empêcher de penser que nous ne sommes là, à titre individuel, que pour perpétuer la race.

On peut être fier d’appartenir à une religion, ou d’être athée, ou agnostique. Mais jamais je ne me battrais pour imposer à l’autre, ma vision des choses, et malheureusement c’est ce que font, depuis des siècles, tous les ‘croyants’ du monde.

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20 août 2008

BOLTATTITUDE !

Ce Bolt, extraméricain, j’ai beaucoup aimé au risque d’être déçu, très déçu.

Il n’exprime pas la puissance ‘chevaline’ des sprinters ricains.  Tous leurs muscles dégueulaient de puissance.  Tels des monstres, ils avaient l’air d’écraser la piste de leurs foulées de sept lieues, ils avalaient les mètres comme des pelles mécaniques, comme des bulldozers gargantuesques.

Puis est arrivé ce jamaïcain gigantesque. Il domine tout le monde de la tête et des épaules. Sans forcer il se qualifie pour les finales. Les autres ont l’air de courir, lui, il s’amuse à les surveiller du coin de l’œil, il arrête son effort à la mi-course et emporté par son élan, déroule jusqu’à la ligne finale. Il réinvente le sprint, les autres courent, lui vole. 41 foulées au cent mètres, on dirait qu’il ne fait pas appel à sa puissance mais qu’il se sert de sa félinité. Il effleure la piste, survole le sol, ne daignant y poser ses pieds que pour rebondir jusqu’au prochain contact.

Et en plus, il ne fait pas trop de cinéma hautain, bien sur, il se pavane, mais simplement, tant il a l’air de s’amuser.                           

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16 août 2008

HISTOIRE D’AMOUR !

Je fais partie de cette génération de garçons élevés pour ne pas montrer leurs sentiments. Ne pas trop laisser éclater sa joie, et surtout ne jamais montrer sa tristesse. Au fil du temps une carapace s’est tramée. À chaque moment triste, les larmes refoulées et toutes les autres sensations de chagrin se trouvaient bloquées à l’intérieur de cette armure hermétique pour donner une impression de force et de sérénité, pour ne pas laisser voir qu’un homme peut aussi avoir des faiblesses ‘féminines’ coupables.

L'Ironman* est le plus long format de triathlon, consistant à enchainer 3,8 km de natation, 180 km de cyclisme puis un marathon (42,2 km) en course à pied.

C’est l’histoire d’un père de 62 ans et de son fils paralysé. C’est l’histoire de seize heures d’efforts extrêmes, c’est l’histoire d’un amour paternel, c’est l’histoire d’une conquête de l’inutile qui devient un chemin de croix d’un amour infini. C’est l’histoire d’un homme qui partage sa passion avec ce fils handicapé, pour le faire communier avec lui à cette souffrance et à ce bonheur que procure le sport extrême.

Imaginez chaque épreuve avec une charge handicapante. Imaginez d’abord la nage avec un canoë sur le quel a pris place son fils et qu’il va falloir tirer pendant presque quatre kilomètres. Imaginez une course en vélo avec un poids inerte, figé, fixé sur un siège aménagé sur la roue avant. Imaginez ces 180 kilomètres de souffrances, ces côtes et même ces plats devenus autant de difficultés inhumaines. Et ce marathon masochiste, épreuve moderne au passé ressuscité par quelques sadiques au plaisir voyeuriste. Et ce fils inerte sur cette chaise qu’il va falloir pousser. Ce poids immobile, attaché, qu’il va falloir amener vers cette ligne d’arrivée.

Pas de médaille, pas de record. Un défi inutile, impossible, impensable, incompréhensible. Motivé par l’amour, pour prouver peut-être que tout est possible.

Sévices modernes, autopunition, châtiment corporel ou cilice religieux pour expier quelques fautes obscures, hymne au sport ou dépassement de soi pour apporter un bonheur incommensurable à ce fils désavantagé par cette nature que le père veut dominer. Revanche vaine et sans contre partie.

Et je sentais quelque chose m’émouvoir. Un sentiment étrange devant la force et l’abnégation, le courage et l’obstination de ce père qui portait son fils au delà de sa propre force pour lui insuffler l’impression qu’il allait devenir lui-même un surhomme.

Emotion toujours contenue, toujours intériorisée, grâce, ou à cause de cette éducation qui voulait qu’un garçon ne pleure jamais, même lorsque son cœur saigne.

Aujourd’hui, cependant, les garçons pleurent. On se lâche. Nouvelle tendance, nouvelle mode. Quelque fois un peu trop, pour un rien, des larmes coulent, les garçons sont devenus des femmes comme les autres.

*Retrouvez les images de cette aventure sur Dailymotion (bien sûr).

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22 juillet 2008

VICTIME COLLATERALE !

Juste un petit entrefilet, on en a très peu parlé. Discrétion, émotion contenue, je m’en ‘foutisme’, manque de sensationnel, oubli ?

J’ai trouvé ça horrible. Terrible !

Entre la naissance des jumeaux et les dopages, et après le phagocytage médiatique de l’otage, même les voitures brûlées et la prime gouvernementale à un ancien ministredirecteursportif  n’ont pu se frayer un passage dans les médias somnolents et passifs. Alors, ce petit ‘fait divers’ ….

Dans les colonnes ‘en bref’ : Accident du bus : le prof organisateur de la sortie, se suicide.

On passe à autre chose. Vous avez lu le dernier magazine ?

Le journaliste ‘d’Auto plus’, les dernières photos de notre duo présidentiels ?

Que ce prof de 42 ans, marié, père de deux enfants, en soit arrivé à cette terrible extrémité, intéresse-t-il la masse ?  Pourtant, sa vie s’était déjà arrêtée sur ce passage à niveau d’Allinges qui avait vu sept collégiens périr.

« Il avait été très affecté par cet accident, avec un sentiment de culpabilité lié au fait qu’il était à l’initiative de cette sortie » notait l’inspection académique. Epitaphe succincte, on aurait dit une remarque pontificale ; l’église regrette, nous déplorons. Alors il est allé se pendre à un arbre tel un judas culpabilisant.

Les cellules psychologiques se sont occupées des blessés et des parents d’enfants disparus, mais lui, devait être seul face aux conséquences de ce drame. Organisateur d’une sortie pour des enfants, le drame survint à ce passage fatal, et il se croyait responsable de cette tragique destinée.

Lui a-t-on dit qu’il n’était en rien responsable de cet accident, a-t-il voulu seulement l’entendre et le comprendre ? C’était un homme qui n’a pas pu admettre que son choix ai pu avoir de telles conséquences. Et j’ai eu de la peine pour les siens et une grande tristesse à la suite de cet évènement qui a fait une nouvelle ‘victime collatérale’.

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13 juillet 2008

500 !

C’est le cinq centième. En un peu plus de sept mois.

Je râle pour le plaisir. Suis-je quelques fois de mauvaise foi ? Joker !

Au début, je pensais écrire uniquement  de temps en temps sur quelques sujets ponctuels ; le journal de la une, les religions, le pape, les curés, ceux qui se la pètent, les sportifs, et puis j’ai laissé mon côté iconoclaste prendre le dessus.

Nostalgique des années ‘Hara-Kiri’, orphelin de Desproges, je suis persuadé qu’on peut et même qu’on doit rire de tout. A commencer par soi-même !

Est-ce le seul luxe qui nous reste ? Au train où vont les choses, profitons-en, c’est encore gratuit !

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12 juillet 2008

MERDE !

Entre Opio et Valbonne.

Une petite stèle dans un virage, abritée du soleil d’été qui cuit tout ce qui n’est pas protégé, commémore le nom de celui qui s’est tué quelques centaines de mètres plus loin.

Ce monument a été déplacé pour permettre à ceux qui se rappellent, de s’arrêter un instant sans danger. Des motards, des fans, des hommes et des femmes qui voient en lui celui qui restera, malheureusement encore longtemps d’actualité, grâce à ses restos. Humble oratoire à la mémoire d’un ‘saint civil’.

Sur qui son ombre posthume peut-elle porter un préjudice d’outre tombe ? Qui veut vouloir cet effacement ? Quelle haine tenace peut encore se manifester sur ce morceau de souvenir intemporel ? Quel comique inconnu, déçu de n’avoir pu l’égaler, quelle vengeance entêtée peut survivre à toutes ces années d’absence ?

La petite stèle a été saccagée. Démolies, toutes les petites inscriptions qui fleurissaient sur des galets tels des ex-voto de remerciements sur les murs des églises. Des petits vases aux bouquets éphémères, qui ne duraient que l’espace d’une évaporation, des fleurs artificielles aux aromes du souvenir …….

Merde ! Que fait la sainte vierge ? Toujours en Colombie ?

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