Râleur

21 mai 2020

ASCENSION !

 Ascension sans condition !

Je dis, c'est l'ascension....jeudi toujours....la même chose, avant de monter, il faut descendre, et on le sait jésus est descendu parmi nous, j'adore cette blague, allez encore une fois tant qu'on est vivant, jésus est descendu par minou, j'appelle ma femme minou, c'est pour cela que lorsque je lui fais une surprise, elle dit 'oh mon dieu' et moi modeste je lui réponds tu peux m'appeler chéri nous sommes entre nous.

Oui, c'est le deconfinement, enfin il paraît.... rien n'a changé, mais maintenant le soir les oiseaux ne sont plus dérangés par les gens qui hurlent parce que le JT a deux minutes d'avance et que le commentateur prend une tête de croque mort pour nous présenter les nouvelles et nous annoncer le pays gagnant du nombre de morts et celui des contaminations . Puis après il nous parle des nouveaux clusters pour entretenir la peur....et la sanction si nous transgressons les avertissements de big father. Et enfin nous avons droit à toutes les histoires de ceux qui s'emmerdent et passent le temps comme ils peuvent en nous faisant croire que c'est génial. Mais devenir un manchot cul de jatte ce n'est pas le pied, suis-je drôle ….

Putain, l'ascension est un gros mot maintenant, la religion s'adapte au déconfinement pour ramener ses fidèles au bercail, je deviens nostalgique et j'ai une pensée tragique pour les aficionados de Lourdes, et le sanctuaire commercial sans la queue qui n'existe plus c'est comme un fouteux qui ne crache plus ! Que c'est triste Lourdes sans les cierges, que c'est triste Lourdes sans les miracles, on cherche encore des chariots mais le covid les emporte, on voudrait bien chialer, mais on ne le peut plus, que c'est triste Lourdes lorsque les processions se passent sous des silences creux, et que le cœur se serre en voyant les curetons se signer pour leur dieu, que c'est triste Lourdes quand il n'y a plus de flotte, que c'est triste Lourdes quand personne n'y barbote, putain, ça y est voilà que j'ai attrapé la mélancolie virale en regardant le sable sur lequel on ne peut plus s'allonger et ces parasols piqués défigurés, tristes à mourir qu'une serviette s'y est pendue d'attendre un produit contre les coups de ce soleil qui s'est caché, et ses restaurants qui pleurent comme mon cœur saigne de voir notre monde arrêté parce qu'il faut nous protéger de la vie en voulant continuer de pouvoir payer nos impôts et vivre dans un monde qui est en train de nous détruire, putain, tu parles d'une ascension, même mon vélo est fatigué pour les monter, ce n'est plus l'ascension, mais une descente vers le gouffre de l'inconnu, alors à ce jeudi, je dis merde !

 

Posté par ritondecannes à 09:06 - Coup de gueule - Commentaires [0] - Permalien [#]
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