30 septembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A LA BAULE ! II
Mardi, Pascal, gérant de société et chasseur. L’éternelle complainte du chasseur qui aime les animaux, qui va en forêt pour être plus près de la nature. Pour un peu je pleure. C’est comme les corridas, c’est de l’art, putain, moi je suis un éleveur de bananes. J’élève ces petites bêtes par régimes, je les soigne, je les détache délicatement de leur mère, je leur parle et tellement je les aime, que je les mange ! Alors, il y a les bons chasseurs qui vont à la chasse pour tirer sur le gibier, accessoirement, en fait ils vont faire pisser leur chien. Si par hasard, une bête croise leur chemin, ils tirent et, accessoirement, ils ramènent le trophée à la maison pour le manger, accessoirement. Les mauvais chasseurs, eux, tirent sur tout ce qui bouge, même sur leur chien s’il ne leur a pas dit avant qu’il allait pisser, c’est pour cela que certains chiens pissent juste devant.
Le bon chasseur régule le nombre des animaux. Il élimine les plus faibles. C’est un peu dieu sur terre, avec un fusil. Tac, tac, tac, et hop ! Il est en osmose avec son chien ! Putain, c’est beau en os…. mose avec son chien, ça ne s’invente pas, c’est une influence réciproque, lui quand il voit une tasse de thé, il l’aboie, merde c’est beau l’homme et la bête réunis pour un même idéal, vers un même but, vers leurs besoins naturels. C’est la chasse écolo, la communication avec le chien. Bon, là, j’en fais trop ! tac, tac, hop à la maison !
Chez lui, le salon ; ‘pièce de vie’ et la salle à manger ; ‘pièce des morts’ avec des hures sur les murs. Il y a même des bécasses naturalisées et des fleurs fausses. Le paradis de la contrefaçon ! Dans le jardin, ses chiens ; de futurs trophées pour un taxidermiste en goguette ! La cuisine, hop vous allez voir comment il va, on va dire, préparer le menu.
Les courses rapides, et rac, tac, pour les légumes et les cuisses de grenouilles et les anguilles et tac tac ! Putain, il est usant ! Il répète dix fois les mêmes, comment dire, les mêmes choses ! Putain, s’il est dans l’intimité comme il parle, madame doit être, comment dire, heureuse. C’est une mitraillette. C’est pas le genre de mec qui tire un seul coup, on le voit avec les oiseaux, il tire à répétition, remarquez, quelquefois il vaut mieux prendre son temps pour, comment dirais-je, viser tranquillement, armer ensuite et lâcher doucement la détente quitte à faire durer ce plaisir plus longtemps. Il n’y a que les chasseurs pour comprendre ce moment de jouissance exacerbée où l’on sent que la proie va tomber sous le coup de votre arme, qui prend son temps avant de lâcher son projectile qui va faire mouche. Enfin, c’est une question personnelle, il y a des chasseurs qui préfèrent les coups rapprochés, dans la hâte, quitte à manquer leur cible !
« Bon, les écrevisses y sont cuits ! » amis de la culture, bonsoir, je rappelle quand même qu’on dit une écrevisse. Pascal doit s’en foutre complètement puisqu’elles ont un belle couleur, mais je dois quand même dire, comment dirais-je, que c’est du féminin. Je le regarde en rigolant, il nous avait parlé de sa cuisine fonctionnelle, de son plan de travail très pratique, et il prépare ses plats… sur la table !
Après le doigt pour goûter on en revient à la classique cuillère, et on remet le reste dans la casserole après l’avoir égouttée consciencieusement.
Décoration de table. Pas de nappe, deux chandeliers sans style, des sets en osier, assiette blanche, les couverts posés à la va vite et tac, tac. Une petite course pour aller couper quelques branches dans son jardin. Le chien le regarde interloqué, il n’en croit pas ses yeux, il ne lui a pas jeté de morceau de bois, merde son maître est fou ! Et il balance cette verdure sur la table, avec des brins fleuris pour les femmes, qui aiment les fleurs, enfin, normalement, enfin les femmes doivent aimer les fleurs ! C’est de la déco pour pique-nique rapide. Pour être sobre, c’est sobre, rien à dire !
Les invités arrivent. Nicolas, les mains vides. Florence avec un petit quelque chose. Jeanne Chantal Goya qui minaude mamie mimique minette maniériste. Eric avec un bouquet comme hier.
Apéritif. Petite soupe de chasse aux agrumes. Cocktail à base d’écorce d’orange, je dirais de peau d’agrume, tac je dirais une rutacée, rutacée, oui, de jus de citron, ou du citron pressé, comment dire, tu prends le fruit du citrus limonum, tu le presse dans, je dirais, un presse agrume et tu recueilles son jus, comment dire, oui, tu le verses dans un verre, enfin dans un récipient, je dirais, et tu attends de l’ajouter aux griottes, je dirais au cerises, parce que la griotte est une cerise à courte queue, mais on sait que la taille ça ne compte pas, enfin ce n’est pas ce que dit Siffredi, ce serait plutôt les autres, enfin, sauf moi, parce que j’ai toujours cru que c’était un os, mais non la griotte n’en a pas, de queue, mais non, une petite, mais on s’en sert pas, c’est pour faire un cocktail, tac, tac ! Donc, chacun va agiter son shaker personnel, c’est une séquence d’onanisme en groupe. Orangina, secouez-moi, secouez-moi ! Ça lui permet de rentrer en osmose !? Jeanne s’éclate, Nicolas est un peu en retrait, Éric plus technique et Florence appliquée. Ensuite, une noix de saint jacques, juste cuit, il a des problèmes avec le féminin, bon, c’était la première chose, la deuxième, c’est la seconde, une omelette à la salicorne.
Deuxième tournée du cocktail, Jeanne y prend goût, elle aime ces secousses.
Les cors sonnent, c’est l’appel de la convialité, c’est un nouveau mot, Pascal adore, oui, il aime.
Une meute de chiens et des cors sans pieds, Jeanne est en transe, l’appel du corps au fond des bois, elle est émue, elle va pleurer.
Pascal est transi et fier, « c’est l’aboutissement du réussissement ! » Putain, on ferme les guillemets et on va se coucher !
Entrée. Saveurs de la Brière arrosées de sauce écrevisse. Même s’il y a des anguilles, Jeanne les mangera avec amour. Je n’invente rien ! C’est pas beau ça ? Y-a pas d’os dans les anguilles ? Pas de pain ! il n’y a pas de pain, remarquez, souvent je n’en vois pas.
Cependant je remarque, avec plaisir, qu’il a mis des rince-doigts.
Nouvel épisode du ‘je vais le faire’.
Éric est crucifié, la même entrée qu’il se proposait de faire ! c’est Jésus Éric ! Putain, c’est la semaine des copieurs à l’envers. Qu’allons-nous devenir ?
Plat principal. Tajine de grands gibiers à poil. Jeanne se demande toujours ce qu’il peut y avoir comme grand gibier à poil. Pourquoi tajine ? Parce que ça faisait joli ! Il n’y a plus rien à dire !
Moi, si je faisais un menu, j’aurais marqué ‘langoustes fourrées au foie gras, enveloppées dans des truffes de bananes’ putain c’était classe pour un ragout ! je note qu’il amène ses tajines sans assiette dessous, mais on avait remarqué qu’il n’était pas trop comment dirais-je attentionné, oui soucieux de ce genre de détail. Lui il fait dans la masse, dans le terroir, c’est un besogneux, un chasseur qui promène son chien et fait pisser son fusil. Et le pain ? Quand tout est consommé, on s’aperçoit de son absence. Alors il amène un magnifique pain et je me demande comment il a pu faire pour l’oublier, putain, c’est impossible ! Je note aussi qu’il avoue candidement que son plat a mariné pendant quarante huit heures dans du très bon vin ! Ensuite, il commence une phrase, comme d’habitude, il se lance dans des explications qu’il n’arrive pas, comment dire, à terminer ! Je note enfin, qu’il n’a pas enlevé le rince doigts de Nicolas.
Dessert. Millefeuille de la saint Hubert au chocolat. Bof. Pourquoi saint Hubert ? Parce que ! Ah bon ! Le pain est sur la table, mais ce n’est qu’un détail ! Le petit biscuit qui coule dans la verrine de chocolat ressemble à l’ombrelle d’hier !
Les notes. 21 pour Éric. 20 pour Florence. 19 pour Nicolas, son 5 en cuisine parce qu’il ne supporte pas l’ail est totalement injustifié. 17 pour la gentille Jeanne Goya en façade qui avec 5 en décoration montre qu’elle ne l’est pas trop ….car, que dire de sa note, 6, en ambiance, alors qu’elle s’était extasiée devant le son des cors !
Usant, fatiguant, putain, et encore nous ne sommes que des téléspectateurs !
LETTRE OUVERTE A BENOITE !
Je te vois, je te vois !
D’en haut je te regarde. C’est pas bien beau tout ça.
Depuis que je t’ai fourgué ton infaillibilité, tu déconnes complètement. Tu es en train de ruiner mon fond de commerce.
Première religion mondiale, les caisses pleines, la vente des bougies en pleine bourre, je ne te parle pas des statues de maman, ni celles des copains. Merde remue-toi un peu, benoite. Merde il a raison Riton, de t’affubler de ce sobriquet ridicule. Et puis, Marie, Joseph, pardon papa et maman, rallonge moi un peu ces tenues grotesques. Aurais-tu pu m’imaginer en kilt en train de me faire crucifier ? Comment aurais-je pu bâtir cet empire, ailleurs qu’en Ecosse, et encore ? Tu me ridiculises, mince, réveille toi ! Et puis merde, laisse-les un peu s’éclater. Je ne te fais pas tant d’histoire quand tes petits copains se lâchent avec leurs petits goupillons dans des bénitiers pas toujours règlementaires.
Tu sais que je vois tout, alors quand passent les novices de la béatitude et que tu regardes leur bure froufrouter, je ne dis rien quand des pensées impures viennent troubler la ferveur que tu devrais avoir pour moi.
Bon, il va falloir me remonter tout ça, l’éternité ne dure pas toujours. J’ai besoin de chair fraîche pour remplir mon Eden, alors si tu les refoules en bas, il n’y aura plus personne pour chanter mes louanges, en haut. Si l’examen de passage est trop dur, il n’y aura bientôt plus d’élus. Je ne sais pas moi, c’est toi l’infaillible.
Merde, pardon, Marie, maman, invente des séries. Regarde, comme au bac, avec des options. Laisse les homos tranquilles, je n’ai pas assez d’anges, puisque personne ne connait leur sexe. Arrête de les emmerder avec les préservatifs, sponsorise des usines de latex et le tour est joué. Tu pourras financer des séminaires en Amérique du sud. Et puis laisse les prêtres se marier, ils pourront faire des petits et l’avenir sera assuré. Tu te rends compte, curés de pères en fils ! Et l’autre con qui fait des romans et des films sur ton nom, sur ma réputation, sur ta ville, sur mon tombeau, sur nos églises. Même qu’on raconte sur moi et Marie Madeleine des trucs pas très catholiques, mais c’est du ciné sur ma vie privée. Il serait temps de lui réclamer un peu de pépettes. Et ces ricains qui font de la pub avec ma confiance sur leur billet vert, ils t’en refilent des royalties ? ‘Ange et démon’, merde, il vient jouer dans mes plates-bandes. Benoite, fonce ! Colle-leur un procès. Et regarde un peu l’ex barman, avec la scientologie, il se sert d’un appareil à détecter les pêchés, mince, c’est de la contrefaçon, un détournement de confessionnal, fais lui un procès pour plagiat et fais payer les absolutions ; un pater deux ave et cinq euros ! Dieu vous le rendra ! Qu’est ce qu’ils en feront en haut ?
Bon, benoite, je plaisante, mais, il faut me galvaniser ces petites ouailles qui s’encroutent.
Je sais, c’est la crise…. de foi !
Moi !
29 septembre 2009
VERSION THRILLING !
J’ai une autre version de l’affaire Polanski.
La Suisse est, pardon, n’est plus enfin, ne veut plus être un paradis fiscal.
J’ai donc mon explication toute personnelle pour cette histoire.
En juillet 2008, Le quatrième fils du colonel Kadhafi et son épouse ont passé deux nuits en détention en Suisse pour violences envers des domestiques.
Le couple a été inculpé et libéré sur caution. Selon le quotidien ‘Le Temps’, Berne cherche à éviter que l'arrestation du fils du n°1 libyen ne dégénère en incident diplomatique, Tripoli étant le premier fournisseur de pétrole du pays.
Hannibal Kadhafi avait déjà été poursuivi en 2005 à Paris pour des violences sur sa compagne, à la suite d'incidents dans deux grands hôtels qui avaient entraîné l'intervention de la police. Il s'était rendu célèbre en 2004 en dévalant les Champs-Elysées à 140 km/h, avant une interpellation mouvementée par la police
Ils avaient été arrêtés mardi à l'Hôtel Président Wilson, un cinq étoiles de Genève. Ils ont finalement été libérés jeudi après versement d'une caution d'un demi-million de francs suisses (312.500 euros), a annoncé un de leurs avocats. Hannibal Kadhafi, 32 ans, et son épouse nient catégoriquement les accusations portées contre eux, selon un autre avocat du couple.
A peine étaient-ils dehors que deux touristes suisses étaient placés en garde à vue à Tripoli, sur des motifs futiles. Et ce n’était que le début d’une longue liste de représailles. Les bureaux des deux grandes multinationales Nestlé et ABB ont été placés sous scellés, et leurs directeurs arrêtés. Deux liaisons aériennes sur trois ont été supprimées, et des menaces de boycott des banques et de retraits des fonds libyens en Suisse proférées. Une suspension des livraisons de pétrole est aussi envisagée : or la Suisse achète 50% de ses besoins de brut à Tripoli. (Le Monde)
Le 21août « J’exprime mes excuses au peuple libyen pour l’arrestation injuste de diplomates libyens par la police de Genève », a déclaré le président suisse lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre libyen Al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi.
Donc, la suisse se cherche des alliés pour dénouer cette crise qui emmerde ses finances.
Un petit léchage avec les ricains et l’allié était tout trouvé.
Putain, il y a de quoi faite un film d’espionnage. Bon, après, Polanski, on s’en fout. C’est l’excuse, vient à Genève voir comme les suissesses sont bonnes, Genève vaut une Rolex, etc……
Regardez, chers amis d’Amérique, comme les suisses, ils sont gentils, ils vous amènent sur un plateau ce manant qui voulait fuir votre justice.
Enfin, ceci n’est que ma façon de voir, sans tenir compte des personnalités de l’accusé et de l’ex accusatrice.
Je sais, je suis parano, c’est de la fiction…….
PROVOC !
En dix huit mois : Télécom 24 - H1N1 6 !
La faute aux mutations !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A LA BAULE ! I
Ville des pays de la Loire dans le département de Loire-Atlantique, en Bretagne, bien sûr! Remarquez, c’est normal, pour nous, du sud, la Bretagne c’est le nord, et pour un cannois, il commence à Grasse ! À quoi ça sert qu’on fasse des régions et des départements, sinon pour permettre à quelques nostalgiques de mettre le petit numéro sur leur plaque de voiture pour indiquer leur provenance. Je viens du sud…….en plus, l’hôtesse nous dit qu’elle a gardé son cœur à Marseille, putain, c’est à l’ouest ça.
Lundi, Jeanne, secrétaire. Un menu sans titre.
Chez elle, la petite maison dans la prairie, on dirait une maison neuve. Youpi. Salon, salle à manger, tout est propre et bien rangé. Un bémol avec la phalaenopsis qui va rendre l’âme si on la laisse dans ce coin sans lumière. Cuisine moderne bien agencée avec des tiroirs qui s’ouvrent, sublime raffinement ! La véranda avec des fleurs synthétiques. La chambre des petits enfants, qu’ils ont voulu spécialement pour leur bonheur, donc c’est une maison neuve, sinon, c’était l’ancienne chambre de leur enfant.
Déco de table. Table en verre, chaises de même. Set en ardoise, vous avez dit original ? Assiette de présentation blanche, assiette beige. Verres mal placés, une fourchette du mauvais côté ; pourquoi, une ? Un panier avec des fruits du jardin comme le dit Pascal qui a de la chance d’avoir des ananas et des mangues dans le sien, de jardin. Le panier de fruits qu’elle a fait faire chez son fleuriste ne vaut pas le détour, pas de quoi s’extasier ou sauter comme une gamine, à part les branchages et des bergrass ; trois bananes, une mangue, un kiwi, elle aurait pu faire ce truc elle-même et prendre des fleurs dans cette boutique, il y en avait de très belles ! Le prénom des invités sur une mini ardoise ? Un panier de trucs séchés ; fleurs de lotus, graines, complète cette déco inexistante.
Les invités arrivent. Eric avec un bouquet rikiki, on dirait des renoncules ‘friandine’. Florence avec un cadeau. Nicolas, les bras ballants, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais il a les mêmes attitudes que Lindon. Je pense aussi à quelqu’un d’autre, mais je ne peux pas citer son nom. La publicité est en effet interdite sur ce bloc, avec le même prénom, et d’autres façons à la Lindon, mais pas sur la figure.
Pascal, cravate, cadeau et déçu quand il a vu la dame qui recevait et qui était moins jeune, bref plus vieille, que la personne qu’il s’attendait à voir. Merde, mais c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes et puis la date de péremption n’est pas dépassée. Oui ce n’est pas une petite poêle pour faire des crêpes, que tu retournes assez vite quand tu la fait sauter, bon, mais une marmite bien ferme, avec des anses bien amples que tu peux bien tenir quand tu la remue, enfin, pas trop, sinon tout déborde. Bon, il y en a certaines qui ont été rétamées, un petit coup sur le fond pour éviter les fuites, mais elles tiennent bien la chaleur, enfin, il faut pas chauffer d’un coup, trop brusque, quoi que les brûleurs du four, eux aussi sont d’époque, et qu’ils ne chauffent plus très bien, et qui en a même qui s’éteignent en cours de route. Enfin, à manipuler avec précaution, mais peut encore rendre des services. D’ailleurs, Éric, il dit que la marmite était à tomber !
Apéritif. Flute enchantée champagne. Les amuse-gueules apportés sur un échiquier. Crevettes huile d’olive, saumon fumé ciboulette, langoustine sauce cocktail. Trop classique pour Flo.
Animation. Atelier de peinture les yeux fermés. On est à la maternelle, les enfants ont les yeux bandés, ils doivent tenter de dessiner sur un tableau, un personnage grâce aux conseils des autres. Et ça les amuse. Et en plus ils doivent donner des notes qui vont compter. Moi aussi quelquefois le soir je me fais un banana split, putain j’ai horreur de dire un, je préfère une banana split, tant pis pour les puristes, ensuite je me bande les yeux et je dois deviner ce qu’il y a dans la cuillère. Putain, c’est vachement excitant. Je suis très bon, je trouve toujours tout, sans tricher, sauf à la fin quand l’assiette est presque vide, mais je le dis à personne. Ça ne vous intéresse pas, et bien moi, leur jeu à la con, ça m’énerve. Mais la maîtresse, elle est contente, ils vont tous avoir des bons points.
Entrée marmites. Non, c’est une redif ? Putain, la tête de Florence on lui a volé l’idée éculée, qu’elle allait avoir quand elle devait recevoir. Oh putain, la note va s’en ressentir, je suis sûr qu’elle va trouver quelque chose pour saquer la copieuse de ce qu’elle voulait faire. Ah, les mouillettes ne sont pas croquantes ! Ça commence ! Oh la bonne idée, merde, qu’elle aurait du avoir ! Elle a vu la vierge. Les ardoises, même les toits n’en veulent plus. Ah non, pas ça, comme dans un dîner presque parfait, mettez nous des tuiles ! Et des marmites, des cocottes, des verrines, c’est marrant personne n’y avait pensé, oh lala ! On lui a volé l’idée qu’elle est bonne ! Donc des œufs cocotte sur fondue de poireaux et lardons.
Plat principal. Filet mignon en croute. Son duo de tendresse, petite jardinière de légumes.
La cuisine est dans un bordel indescriptible. Elle qui nous avait bassiné avec l’ordre, même que les tiroirs s’en souviennent ! Elle n’a même plus de place pour dresser ses assiettes. J’adore sa manière élégante pour tester la chaleur des plats. Je n’ai pas besoin de thermomètre puisque j’ai mon doigt. Une honte m’étreint en pensant à son mari, lorsqu’il est malade, enfin, ce sont les aléas de la vie. Enfin, je suis sûr que certains en serraient contents ! Elle pouvait aussi mettre la langue au lieu d’essuyer ses assiettes avec son doigt baveux, merde, un peu d’organisation, putain ces amateurs !
Dessert. Coupe brambasia et sa douceur maya. Fraises et framboises. Amis de la culture, juste un petit bonsoir, en passant, j’ai toujours pensé que brambasia voulait dire mûre, j’ai donc des doutes. Gâteaux au chocolat. Pain, sel et poivre sur la table. Des ombrelles comme chez Tata Monique, le resto de la cantine, qui elle, rajoute des petits feux d’artifices qui font beaucoup de fumée quand tu les allumes et qui balancent plein de saleté sur les fruits. C’est d’une classe folle on se croirait aussi dans un restoroute !
Les notes. 21 pour Pascal et Éric, 20 pour Florence avec 5 en cuisine, oh la vilaine, manque d’originalité, oh la vilaine ! 18 pour Nicolas !
Enfin, il faudra retenir cet adage : Les assiettes carrées ne tournent pas !
RENAULT
Renault a blasphémé ! Renault est sanctionné. Renault doit payer. Ce sacrilège commis impunément contre l’éthique du sport mérite une sanction. Merde, sacrifier une machine de plusieurs millions d’euros en la jetant sans vergogne contre une balustrade innocente qui n’avait rien demandé. Immoler ainsi une bagnole bourrée d’électronique, même pas à Imola, un concentré de technologie, pour servir de barbecue à un parapet iconoclaste. Et tout ça pour fausser une course qui échappait à son contrôle. Action machiavélique devenue grosse bourde aux yeux des initiés.
Cependant une question me taraude. Chaque fois que je porte à mes lèvres avides, mais bien dessinées, une cuillère de mon doping favori mais sucré, un doute m’étreint, une énigme récurrente me fait réfléchir sur la provenance des bananes.
Ce scandale est arrivé par les révélations d’un des acteurs principaux ; le conducteur du bolide. Je sens donc le doute monter en moi à chaque déglutition de mon pêché mignon. J’en arrive presque à regretter, oh, très fugitivement, cette violation de l’interdit de gourmandise.
Donc, c’est un repenti qui dévoile l’arnaque. Pourtant il est partie prenante de ce complot. C’est un coupable, la présomption d’innocence a disparu avec son aveu de pêcheur qui se rachète.
Je ne discute pas sur ses convictions personnelles, mais je me pose des questions d’éthique. Doit-on obéir à un ordre avilissant pour sa conscience mais peut-être arrangeant pour son porte-monnaie ? Devait-il refuser d’obéir à l’injonction d’accident ? Pouvait-il ensuite se blanchir en dénonçant la manœuvre osée ?
Comment un type est assez bête pour obéir à un ordre aussi débile, qui de plus peut mettre sa vie en jeu ? Comment un type est-il aussi stupide pour ensuite dénoncer cet ordre inqualifiable et son geste sans excuse, à part, peut-être, celle de la somme versée en échange de cet ‘erreur’ de pilotage ? N’a-t-il pas reçu de compensation assez équitable pour ce manquement à l’étique ? Alors a-t-il voulu soulager sa conscience, tout d’un coup devenue pesante, et rechercher dans ses aveux un pardon espéré ? Ce n’est pas un lampiste ordinaire, mais pour moi, il est aussi coupable que la tête pensante.
De toutes manières le grand fautif a été sanctionné ; exclusion à vie. Et Renault dans l’histoire ?
La crise aidant, l’excuse était toute prête, un châtiment exemplaire, une condamnation définitive ne rentrait pas dans les voies de la régression. Une sanction de pacotille, un avertissement banal ! Attention, si vous recommencez dans les deux ans qui suivent, on va sévir !
The show must go on !
28 septembre 2009
AVEU POSTHUME !
" BB. I want to phoque you ! "
S. Gainsbourg !
BIAISER !
Vous criez à la faillite. Vous en appelez à l’état. Par un jeu de dominos, le monde pourrait s’écrouler. Les banques vacillent, le monde tremble, l’ordre est en passe d’exploser. Vous pleurez. L’état c’est nous, donne. Vous promettez de rendre cet argent salvateur ! Et l’état qui est toujours nous, attend de ces mêmes banques une restitution de cet argent ‘holographique’. Les états réunis crient au scandale de la spéculation. Le G20est magnifique, redresseur de tort, Zorro de l’ordre moral. Leurs voix réunies contre ce scandale à l’unisson ensoleillent le ciel de la morale. Il faut sortir du capitalisme colonialiste ! Les traders sont regardés comme des parias. Ils sont brûlés en pensée pour rétablir cet ordre bafoué ! Et comment vont faire les banques pour rendre cet argent qu’on leur a prêté et redonner à l’état des bénéfices escomptés ? Et bien, elles re-spéculent en toute impunité, et nous sommes deux fois baisés !
LETTRE OUVERTE !
Chère Vasela.
C’est votre prénom, je pense, et souligné, cela veut dire que vous avez un blog. Enfin, je suis désolé d’avoir heurté votre sensibilité à fleur de peau. Vous m’insultâtes d’une manière discourtoise, et vous m’en vîtes fort mari. Sachez, chère âme sensible, que je poste pour la gloire et que mes méchancetés ne me rapportent que des nèfles, je le fais uniquement pour me soulager comme vous-même le fîtes en m’écrivant de manière désintéressée. Nous sommes donc deux râleurs gratuits. Je ne pourrais en aucun cas participer à ce genre d’émission qui mettrait mon intégrité et ma discrétion en jeu. De plus certains pourraient me reconnaître et mon goût immodéré pour la modestie me contraint à refuser toute publicité médiatique, ce qui serait, vous en convenez, une entorse à toute déontologie. On ne peut être juge et parti ou acteur et critique.
Je vous demanderais cependant, de mettre à jour votre adresse qui est inaccessible, je pourrais juger, par moi-même de la qualité et de la pertinence de vos écrits pour prendre des notes et m’inspirer de votre littérature, sûrement hautement éducative et sans parti pris.
Votre con dévoué.
27 septembre 2009
SOUVENIRS !
Je me rappelle que lorsque j’avais raconté à lady Di sa prétendue romance avec Giscard, elle avait tellement ri qu’elle était tombée du lit !
