30 juin 2009
UN DÎNER PRESQUE PARFAIT A NÎMES ! I
Lundi, Cédrick, cadre commercial, un menu ‘basque hollandais dans la reine’. Putain, j’y comprends rien. Serait-ce un basque voyageur qui joue aux échecs ou un hollandais champion de dames ? Non, je ne rigole pas, les hollandais sont très forts aux dames ! Quoi ? Ah ! ‘basco-landais dans l’arène.’ Merde, il faut faire attention. Remarquez que c’est très intéressant cette précision géographique pour des candidats qui sont souvent nuls en plats régionaux. Ensuite, il nous précise qu’il est un mélange basque, landais, gersois, béarnais et pied-noir. Un français quoi ! D’un autre côté, il ouvre son éventail culinaire et peut tout présenter.
Je crois qu’il prend un risque avec sa tauromachie.
Il y a énormément de personnes qui détestent cet art admirable magnifié par Ernest Hemingway dans ‘Mort dans l’après midi’. Ce que je n’arrive pas à comprendre. Cette bête extraordinaire va livrer un combat héroïque contre un homme qui respecte sa force et son courage. Cet animal est glorifié par le décorum mis en place pour lui montrer toute la place qu’il occupe dans la mythologie des peuples qui ont choisi de le célébrer. Il va faire le sacrifice de sa vie au prix d’une résistance épique contre cet homme qui le considère comme un dieu. Cet homme va se costumer dignement pour l’affronter, des habits de lumière pour combattre celui qui est a été élevé au rang de constellation dont l’étoile principale, aldébaran, est une des plus lumineuses du ciel. Cet homme qui va tester son courage ainsi paré de vêtements qui le font ressembler à un guignols comme ses cousins qui défilent aux bras de benoite en tentant de nous faire croire qu’ils font tous ce cinéma par amour. Putain, il y en a même qui parlent de traditions séculaires, de la beauté du spectacle, de la magnificence des passes, des cris des spectateurs. Merde, les chrétiens dans les arènes, putain le mot est le même, livraient aussi un combat épique contre les lions qui voulaient les bouffer. Ils n’étaient pas armés, les lions gagnaient.
Parlez-moi de la noblesse de ce qui n’est qu’une mise à mort sanguinaire, parlez moi de ces guignols emberlificotés qui n’arrivent que pour donner l’estocade, quand les poseurs de banderilles ont bien fait saigner ce noble animal pour l’affaiblir, parlez-moi des chevaux caparaçonnés qui permettent à ces faux-culs de lanciers de venir agacer cette bête qui ne demandait qu’à procréer librement, parlez-moi de cette foule sanguinaire qui hurle et qui bave et défèque sa haine après s’être remplie de bière en nous faisant croire qu’elle n’aime pas le sang, et parlez moi enfin de cette autopsie ridicule qui redistribue aux vainqueurs endimanchés des morceaux d’anatomie de cette bête suppliciée. Et vous voulez que je croie à la SPA ?
« Les valeurs véhiculées par la tauromachie ». A part ollé…………..
Putain, j’en étais où, ah oui, un diner presque parfait, j’ai du m’égarer !
Chez lui, la maison doit être neuve, l’extérieur n’a pas l’air fini. Très grande pièce salon avec cuisine ouverte. Poutres apparentes peintes, appliques marocaines, les chaises en fer forgé et la table, je pense aussi, un pot d’Anduze rouge avec un marginata qui agonise. Des tableaux sur la corrida.
On a droit à la piscine et à la cabane au fond du jardin, celle que ses filles aiment bien, avec le taureau, c’est la totale.
Bon, c’est pas tout, mais un petit café ça fait du bien, même un deuxième, dans un bar tauromachique !
La fleuriste, Virginie, qui a déjà tout préparé. Feuillage, pétales de roses rouges, et lisianthus blanc ; beau travail.
Pour parfumer les œufs à la truffe, c’est très bien pour une omelette, sinon, c’est léger. Je note aussi que tout ce dont il a besoin me semble déjà préparé ; les raisins, pesés, sous cellophane, le sucre aussi préparé et pesé…..je vois qu’il mélange le tout avec une fourchette et je constate qu’il sort les flans du four…. au pif, et qu’il s’étonne qu’ils soient ratés. Putain, ensuite pause café, normal il a travaillé avec ses mains, merde, s’il veut prendre un restaurant, ou il va devoir s’acheter un grosse machine à café ou il n’est pas sorti de l’auberge (humour) !
Je note enfin, que son four n’est pas vidé des autres plats inutiles lorsqu’il enfourne une deuxième fois !
Déco de table. Nappe basque ? Croix basque (svastikas) tête de taureau en pain, les banderilles de fleurs très mal mises en évidence. La fleuriste a du s’emmerder et lui il les pose n’importe comment sur la table. Sous assiette rouge, assiette blanche avec du piment en décoration. Petite cuillère à l’envers. Une muleta ; ce chiffon rouge qu’on agite aussi pour attraper les poulpes, une macarena, la vierge qui protège les bourreaux, un habit de lumière auquel personne ne prêtera attention. Le sac du quel sont sortis tous les ustensiles restera par terre toute la soirée.
Les invités arrivent. Les recevoir avec ce tablier cintré dessous la poitrine est d’une classe à tomber par terre ; il a revêtu son habit pour faire plaisir à maman qui va le gronder s’il fait une tache sur son pantalon du dimanche qui va servir à l’émission, mais elle ne dira rien s’il nappe ses toast avec les doigts.
Marie, rien. Bernadette, discrète, rien. Danielle un petit cadeau. Alexis rien. Bravo !
« Je ne suis pas du tout chauvin, mais je suis content de n’être pas seul ! » s’exclame notre hôte en voyant un autre homme. Encore une expression, sans doute particulière à un mélange de culture, ou à un manque….
Apéritif. Pousse rapière avec du champagne (liqueur d’armagnac mais pourquoi gâcher du champagne, du mousseux fait aussi bien l’affaire.) enfin l’hôte dit que c’est bon en bouche, pourquoi, il veut laver par terre avec ? Putain, ces expressions toutes faites !
Pégoulade du verger et de notre mer. Verrine brandade, pas maison. Toast tapenade, poivron, rouget et rouille. Des couleurs mais pas de présentation. Je critique rarement, oui, un peu, mais là ! Bon, le rouget de méditerranée à un goût fortement iodé qui va très bien avec une bonne tapenade, pas maison, malheureusement, des poivrons, à la limite, mais badigeonner le tout de rouille qui n’est non plus pas maison, c’est un sacrilège. Une bonne rouille relevée va tuer tous autres les parfums.
Ah, c’est pour la couleur ! Alors, du ketchup faisait aussi très déco ! Remarquez aussi que ce ne sont pas des rougets frais, mais des filets qui viennent de je ne sais où, m’enfin, le rouget de méditerranée est assez cher ! Enfin, pour terminer, l’ail, avant de manger une entrée avec de la truffe et du foie gras, salut ! Ce n’est pas très conseillé ! Préparation live de la verrine, et comme le dit si bien Bernadette, il a fait le flambage devant nous, ce qui prouve que c’est lui qui la fait ! Putain cet esprit de déduction et d’observation !
Avec son tablier et debout, il a vraiment l’air un tantinet comme ses idoles les toreros : ridicule !
Animation ; parodie encore plus ridicule que la parodie de combat originale. Et ce n’est pas un pléonasme ! Merde, une parodie n’est pas forcement ridicule. Sarcastique, satirique, oui !
Alors ils ont tous une nappe rose, et ils balayent le sol du jardin en tentant d’esquiver les cornes made in china de l’hôte de la soirée qui tente de les initier à ce déconnage morbide.
Je note que l’animation, et les notes des hôtes durent un peu trop longtemps !
A table, les invités remarquent quand même les fleurs. Cette décoration de ‘cimetière’, d’après Danielle, sera appréciée par la fleuriste ! Entrée. Harmonie gardo-landaise. Flan de foie gras et une émulsion d’oignons qui doit réchauffer son flan, enfin, je veux bien, mais là aussi des oignons sur des truffes ! il ne manquait plus que l’harissa sur le dessus et la boucle était bouclée !
Plat principal lous guits, un Parmentier de canard. A la lecture du menu, j’avais vachement été content d’apprendre que le loup, oui, ce poisson, avec des nageoires, s’écrivait avec un ‘p’ comme le félin. C’est mon chat qui va être content aussi d’apprendre ça. On a eu la période verrines, on sent un peu le déclin, nous sommes dans les Parmentiers. Sa présentation est nulle et en plus, il amène chaque petite marmite avec des manicles. La mettre sur une assiette était pourtant très simple et plus logique et plus présentable, merde ! je marque aussi qu’il porte la marmite avec sa manicle et la pose sur l’assiette avec sa main nue !
Dessert. Symphonie folle blanche (le cépage de l’armagnac) sur brioche de garigue. Glace raisin armagnac (maison) sur une brioche. Pain sur la table.
Les notes 21 pour marie. 18 pour Alexis. 17 pour Danielle et 15 pour Bernadette qui n’est pas très chouette avec un 4 en décoration qui ne se justifie pas et un 5 en ambiance qui me semble sévère. Elle aime les couleurs, et ça se voit, elle n’aime pas la corrida et c’est son droit mais il faut quand même respecter un adversaire qui a fait des efforts, en ne pas donner de note sur un seul critère !
29 juin 2009
QUE C’EST TRISTE VENISE !
Une maison prêtée par un ami. Près d’Udine. Dans le Frioul, chargé d’histoire.
Une heure trente de train et arrivée au pied du grand canal, en plein centre de la ville des Doges. Passer son anniversaire à Venise. Putain, ça fait classe. La tour de Pise, le Colisée ! Romantique. (Jeu de mot.) Putain, c’est comme l’Amérique du nord, tout se mélange. J’ai même rencontré un mec qui croyait que le colisée était à Roubaix et le capitole à Toulouse. Non, ce n’était pas dans un dîner, quoique certain du nord ait pu le penser !
Je ne connaissais pas Venise. Bon, je vous passe tous les poncifs et les phrases dithyrambiques déjà écrits sur cette ville dont tout le monde connait, via internet les mille splendeurs.
Ce qui m’impressionne toujours c’est de voir maintenant cette nouvelle transformation des touristes. Remarquez, le monde a changé. Je ne voudrais pas paraitre vieux con, mais la plus petite once d’aventure et d’originalité a complètement disparu. Médiatisation et rentabilité obligent. On peut trouver de la nourriture de tous les pays du monde, les menus sont internationaux et même les pizzas de certains endroits très populaires sont congelées. Oui, je sais, il faut sortir des sentiers battus, à Venise, vous me direz, c’est très difficile.
Seulement en dehors de ces routes peu fréquentées, il n’y a rien à voir, et donc peu de restaurants.
Bon, mais je voulais en venir à ces spectacles surréalistes que l’on peut voir sur le grand canal. Des vaporetti ou autres gondoles dégoulinant de touristes excités qui doivent absolument se faire Venise dans la journée et l’Italie le reste de la semaine, comme on se tape une bière le soir au bord d’un lieu magnifique pour dire ‘j’y étais’, fendent les vagues du grand canal encombré.
Et que voit-on ? Des centaines de portables, d’appareils photos de caméras ou de numériques levés vers le ciel pour ne rien perdre de ces images extraordinaires que les yeux ne regardent pas ! Le sage montre la beauté du doigt et les numériques se lèvent ! Nouvelle version corrigée !
L’homme moderne a perdu un de ses sens ; celui de la vue. Ce plaisir de s’en prendre plein les pupilles, shooté par les couleurs, enivré d’images, surexposé par les jeux du soleil sur les taches de couleur qui changent au gré des variations des rayons. Non, il fait confiance à ces appareils modernes qui ne vont rien perdre du spectacle et le restitueront servilement, sans chaleur, comme les photos de ces guides touristiques, comme les cartes postales qu’on envoie moins ou comme les images qu’on va aimer sur la toile. Eh oui, l’homo erectus est devenu l’homo opticus !
Eh oui, l’homme moderne a oublié que ses yeux pouvaient servir à autres chose qu’à fixer désespérément un monde réduit qui va devoir entrer le plus rapidement possible dans cette boîte noire des voyageurs, nouvelle génération. On ne regarde plus, on ne sent plus, on vit par procuration en regardant un poste de télévision. Merde, j’ai déjà entendu ça quelque part.
J’en ai même vu avec des écouteurs sur les oreilles, refuser ce partage devant des sites incroyables, enfermés, cloisonnés dans leur monde égoïste qui se targue d’être celui de la communication mais refuse le partage de la conversation. Alors, perdu dans leur trip personnel, ils font confiance à leur machine, barricadés dans leur scaphandre imperméable, et déclinent leur part de ces moments de communion humaine face à un monde exubérant. Le beau est encore plus beau lorsqu’il se colore d’altruisme !
Alors plus tard, chez eux, ils tenteront de retrouver ce qu’ils n’ont pas su trouver et prendre, ils se repasseront en boucle ces moments privilégiés qui n’auront cependant pas la magie du vécu, puisque leurs images se mélangeront avec d’autres tout aussi belles mais presque impersonnelles ! On ne peut retrouver que ce qui nous appartient !
28 juin 2009
DERNIERS INSTANTS !
Direct live. Les derniers instants de la star mondiale.
Après un petit pipi, très rapide, la star pisse souvent mais peu, comme nous l’a confirmé son valet de chambre chargé de nettoyer les gogues. Oui, nous l’avons retrouvé, d’ailleurs il va écrire un livre « j’ai eu du pot »
Ensuite son docteur est arrivé pour sa piqûre habituelle, comme indiqué par tous les médias. Il se faisait suivre comme Armstrong, uniquement pour la forme, Virenque appréciera.
Ensuite un caca, c’est incroyable comme il allait souvent à la selle remarque aussi Armstrong et son valet confirme. « Oh, ce n’était pas des grosses merdes, mais ce qui était étrange c’est que les toilettes devaient être changées tous les mois, incroyable ! Complètement usées ! »
« D’ailleurs, hier, les matières étaient un peu rouges ! » Un nouveau mystère plane sur les chiottes !
On reste confondu devant de telles révélations. Saura-t-on un jour la marque du papier employé ? Que de mystères ! Ensuite juste une vérification de son état général ; son nez toujours en place, ses dents nickel, les cheveux, impeccables !
« C’est vrai qu’il était un peu pâle ! » nous a déclaré un passant qui connaissait très bien un ami de la femme de son valet de chambre.
Et puis, son cœur s’est arrêté, il n’a pas été assassiné. On n’était pas sûr qu’il était mort assurait l’agent de police venu regarder l’hélicoptère qui emportait le corps vers la morgue, on pensait qu’il jouait la suite de thriller. Mais il ne bougeait plus, comme lorsqu’il se mettait dans son scaphandre, nous a révélé O. Winter qui en connait un rayon depuis qu’elle a vu Prince et qu’elle a lu qu’il connaissait l’idole. On a même eu la confirmation de L.Renaud qui se rappelle très bien de lui lorsqu’il était petit et qu’il était aveugle, mais je crois qu’elle le confond avec S.Wonder, le cousin de Montagné, qui est persuadé d’être noir et qui l’a perdu de vu.
Putain, vous vous rappelez la somptueuse Brooke Shields ? On ne saura jamais s’il s’en est servi, enfin maintenant, il y a prescription…pour elle !
C’est vrai, aujourd’hui tout le monde l’a connu, admiré et était son ami.
Et je ne vous raconte pas, il y a quelques années, je me baladais vers le haut de la rue d’Antibes, pour ceux qui connaissent, une voiture s’arrête devant un magasin, sur le coup, je n’y ai pas cru, enfin, je n’y pensais pas, je savais qu’il était à Cannes, mais c’est comme pendant le festival, chaque fois qu’il mettait un pied dehors, c’était avec une armée de gorilles, et là je le vois sortir de la limousine et entrer dans la boutique. Putain, personne n’a bougé, quelques passants l’ont reconnu, il est ressorti est s’en engouffré dans sa voiture sous les yeux des clients et du personnel de l’enseigne presque tous au bord de l’apoplexie, peut-être écœurés qu’il n’y ait pas eu de photographes pour une pub inespérée et immortaliser cet événement extraordinaire, enfin pour eux. J’ai gardé un peu de terre. Conditionnée en petits pots au prix incroyable de dix euros, frais de livraison en plus !
Hier, un employé d’air France a téléphoné pour nous signaler qu’il tenait de source sûre qu’un ami de son cuisinier de pizza n’avait pas pu prendre le fameux vol 447 parce que sa femme avait été retardée à l’aéroport, car elle n’avait pas pu se procurer en temps voulu la version originale, made in china, de son dernier spectacle à Londres. Un miracle ! Rome est déjà au courant et benoite a mis une robe neuve pour y aller d’une petite prière en vue d’une béatification. Celui qui aime les enfants ne peut pas être mauvais comme disent certains prêtres irlandais ! En faire un saint ; à étudier et puisqu’on demande une seconde autopsie, avec tous les morceaux qui vont rester on pourrait remplir des reliquaires comme au moyen âge. Putain, à N-Y son nez, à Rome ses oreilles, à Madrid son premier nez, à Jérusalem des morceaux de sa peau quand il était encore noir, à Tokyo son crâne quand il avait cinq ans, garanti d’origine, c’est ça la mondialisation !
Je déconne, je déconne mais tous les médias du monde sont sur les dents, la moindre information fait la une de n’importe quelle télé qui lui consacre une sur une, si ça continue……
Quoi ? Allô ! Oui, son cuisinier, pas possible ! Mais bien sûr, nous écouterons la déclaration de Nicolatsar, aux Antilles, un peu plus tard.
Donc vous confirmez, il a bien mangé une pizza hier matin !
Quoi à la napolitaine ! Aux tomates….Tout s’éclaire !
L’explication de la couleur rouge de sa dernière merde.
Nous tenons la une de demain !
27 juin 2009
E PUR, SI MUOVE !
Putain, on va bouffer du Jackson pendant une quinzaine.
En ce moment, c’est : de quoi est-il mort ? Merde, le mec il est rafistolé de tous les côté, même qu’en haut ils vont avoir du mal à remettre tout en place. Putain, le jour de la résurrection, y va y avoir des morceaux qui ne vont pas savoir où aller. La question est grave ! Est-il mort ? Je suis sûr qu’un de ces jours quelqu’un va nous sortir une histoire à la Kennedy ou à la Elvis. On cherche le médecin responsable qui lui a vendu ses doses quotidiennes, putain, le lampiste, il est mal !
Bon, c’était un grand, il faut le reconnaitre, c’était un précurseur d’Obama ! Une autre vedette mondiale.
Je pense à la chanson d’un autre disparu « je voudrais être noir ! ». Il voulait devenir le chaînon manquant, l’évolution dans un autre sens.
J’ai déjà connu ce genre de débordement populaire à la mort d’une star mondiale. Je me rappelle qu’à la mort d’Aznavour, les gens pleuraient dans les rues, c’était horrible. Quoi, il n’est pas mort ? Putain, la gaffe, non, je voulais dire le jour où le coup de tête de Zidane a tué la France.
Je regarde les gens faire la fête dans les rues à Paris et je me dis qu’on est vraiment dans la merde, putain, le monstre de la pop est mort et on danse, histoire d’oublier. Les occasions sont tellement rares pour s’éclater ! J’ai souri aussi en voyant les passants, photographier à New-York, les annonces lumineuses qui avertissaient de la mort de la star. J’ai regardé bouche bée ceux qui pleuraient en apprenant sa disparition. J’ai pouffé de rire, j’ai failli rouler sous la table, m’étouffer avec une banane, en voyant que la une interviewait O.Winter pour avoir ses impressions sur la une de la journée. Ils ne devaient avoir personne sous la main, ni même Enrico qui était sans doute en vacances, ni M. Mathieu qui était occupée !
Le Fred Astaire ou le Gene Kelly de nos grands-mères s’en est allé, le monde tourne, mais je hais toujours autant les camions !
On dirait que ça va manquer, et certains se précipitent sur les cd, un peu comme sur les bouteilles d’huile ou le sucre lorsqu’on dit qu’il va y avoir une grève. Vite, vite un Jackson pour la route, enfin, pas pour la sienne, lui en ce moment il doit bien rigoler avec Elvis et James Dean ; les idoles ne meurent jamais !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A AMIENS ! V
Vendredi, Gaël, caviste, son menu : le chemin de halage.
A la lecture du menu, la même mimique de Nathalie chaque fois qu’on prononce le mot poisson, ça commence à me donner des allergies, et celle de Nadège quand on dit agneau commence à me courir sur le popotin, comme on dit chez nous. Putain, ne dirait-on pas qu’on veut les empoisonner. Mais Nadège qui prend chaque fois le caméraman, sans doute, à témoin, commence à m’exaspérer au plus haut point ! Et que je te minaude et que je fais des yeux de gazelle effarouchée, ça fait lourd ! Mais quand elle s’attend à avoir un plat de remplacement, la coupe déborde, je voudrais intervenir et lui dire que ça commence à saouler ces petites comédies de gamine mal élevée. Putain, elle n’avait qu’à pas venir si la plus petite contrariété l’agaçait à ce point. Et l’autre black and white qui habite Amiens et qui ne sait pas ce qu’est la passe-pierre, ni la Juliette ! Putain, c’est vrai que dans sa grande surface rien ne vaut les conserves comme elle nous l’avouait hier ! (admirez le fin clin d’œil à M.J !, avec black and white, oui…ça y est ? putain, c’est dur !)
Chez lui, on entre directement par la cuisine qui est très grande. La table de travail est aussi grande que la table à manger, le frigo est très grand, le four est de dernière génération, il descend automatiquement, et un tiroir à gadgets assez intéressant. Beaucoup de place pour travailler. Une cuisine pensée !
Salon pour l’apéritif, des canapés cernant une table basse en verre.
Pendant qu’il va voir son ami le boucher, je suggère une fiche technique pour chaque candidat. En effet ceux qui passent en dernier sont avantagés car ils connaissent les points d’achoppement des autres candidats. Cependant, on pourrait peut être se rendre compte qu’il est impossible de faire ce genre d’émission, tant certains sont vraiment des emmerdeurs nés. J’aime la courgette sauf quand elle sent le chou, je n’aime pas les crevettes sauf quand elles sont décortiquées, si le poisson sent le poulet j’aime et quand la mangue que je n’arrive pas à différencier de la pêche est jaune, je la confonds avec un citron vert que je préfère au jaune même si je n’en ai jamais mangé !
Les courses. Juste une question. Pourquoi Stéphane, le boucher, alors qu’on voit bien qu’il est revenu avec plusieurs cagettes ?
Dans sa cuisine ; pourquoi la marque de la crème n’est pas flockée ?
Je note qu’il mixe le foie gras sans mettre une serviette dessus ! Putain, maintenant Nadège va avoir l’air con avec son truc ! (voir le mardi 23/06)
Enfin, un mec qui a l’habitude de cuisiner. Il laisse les verrines dans le carton d’origine pour les mettre au frigo, sans risque ! Je me désespérais de voir un candidat le faire un jour.
Déco de table. Nappe rouge, soliflores aimantés avec des hellébores verts, vaisselle blanche, galets en chocolat et pétales de violettes, de soucis, de physalis et de pensées.
La barque des hortillonnages garnie de carottes, poireaux, navets oignons et radis, en centre de table. Trois verres, malheureusement celui à eau est mal placé, merde, pour un caviste ! Assiette à pain.
Les invités reconnaitront leur place grâce à la vue aérienne de leur maison posée sur leur assiette respective.
Les invités arrivent. Nadège, retour vers l’adolescence, avec chapeau, ciré et panier garni. Et Gaël qui en regarde le contenu et qui se dit que s’il avait su il ne serrait pas allé acheter tous les légumes pour la déco.
Hyper Caroline avec son hyper manteau rouge et un hyper bouquet de gerberas felini et de chrysanthèmes jaunes. Elle trouve la cuisine hyper belle et elle est hyper super contente d’être là !
Nathalie avec son dernier pot de bulbes de narcisses, y en a un qui commence à fleurir, en ciré avec bottes et cane à pêche. Je note ; « je suis arrivée avec mon petit ciré, mais il a pas adhéré à mon arrivée ! ». Putain, un autre message codé !
Alain avec un bouquet.
Apéritif. Trois champagnes différents, ultra brut, millésimé et rosé. Verrine en glace de tartare de veau, saupoudré de violettes, crème brûlée de foie gras recouverte d’espuma de pomme verte. Je note le commentaire très recherché, comme toujours, de Caroline, avec son vocabulaire si travaillé, ces tournures de phrase qui donneraient le tournis à un prix Nobel de littérature même pas derviche, tant son français est riche en allégories et comparaisons si raffinées et exaltées qui me font comprendre que quelquefois il vaut mieux lire Télé sept jours que Télérama !
« L’apéritif, c’est hyper bon, c’était bon, c’était super ! »
Merde et Nadège qui n’est pas fan du tartare, MJ ou le tartare, il faut choisir ! Je note que la deuxième bouteille est ouverte !
« Le tartare était super bon, je me suis dit whaou, pour la suite ça va dépoter ! » mais c’est un livre qu’il va falloir pour noter toutes les riches expressions colorées de Caro !
Et on attaque la troisième bouteille !
A table, pendant qu’il parle en leur demandant de deviner leur place, encore une erreur de montage puisqu’on voit très bien que les verres de champagne rosé sont déjà à leur place.
Nathalie avec son verre de rosé, Caroline le millésimé, Alain rosé également.
Entrée ; retour de la marée à la plancha et son risotto de noisettes. Et Nadège qui veut encore se montrer à la caméra ou au caméraman, qui vient proposer son aide.
Ah, il n’y a plus que trois vases sur la table !
Bon, Nathalie, les saints Jacques….Nadège qui se la joue experte en critiquant le risotto, sans y mettre les formes… et Caroline qui trouve un petit pois. Gaël, calme-toi !
Plat principal. Agneau de la baie, passe-pierre et juliette de nos rivages. Agneau de sept heures.
Caroline ne connaissait pas, normal et Nadège n’aime pas ! Gaël, fous les dehors ! S’il te plait !
Alors il oublie ses invité quelques instants pour faire cuire un morceau de bœuf à l’emmerdeuse, sur la plancha et Nathalie va râler par ce qu’il est absent.
Et Nadège repart avec son cinéma, tout à l’heure on dirait que ce sont les autres qui mangent un truc à part, alors elle fait bien voir qu’elle essaye de manger de l’agneau mais que c’est au dessus de ses forces, chochotte ! Bouffe ta viande et écrase-toi ! Et elle en rajoute en se faisant sarcastique, en balançant sa tête de gauche à droite, tel un chien de plastique à l’arrière de certaines voitures. Très beau rôle de composition ? Quelle embarrassière !
Nathalie n’aime pas ce type de cuisson ! Putain, ça veut dire quoi ?
Pour Caroline ça goûte bon, c’est hyper tendre, mais c’est de la viande basique, oui un peu comme son gigot, qu’elle a été incapable de faire cuire ! Quelquefois il vaut mieux la fermer !
Merde, il n’y a plus que deux vases sur la table ! Et la barque a coulé !
Animation casino, miser sur des odeurs. Et Nadège qui se la joue gamine et saute et hurle. Peut-être l’apéritif ! Devant un magnifique bouquet de renoncules rouges, ils doivent reconnaitre des épices (une épice pour Gaël)
Premier test. Putain la tête de Nathalie qui vient de sentir des clous de girofle. Le cinéma ! Un pas en arrière, la tête renversée, les yeux fermés, on dirait qu’une odeur atroce vient de la terrasser. Et ça veut faire de la cuisine !
Deuxième épice. La coriandre trouvée uniquement par Caroline, je dirais au pif, suis-je drôle, puisqu’elle a peu misé. Et Nadège qui se fait encore remarquer par une allergie subite !
« Oui l’animation, c’était bien, un peu enfantin, mais sympathique ! » Nadège, avec ce sourire de sainte nitouche et sa langue sortie entre ses dents, qui commence à m’énerver.
Dessert. Barque des hortillonnages accompagnée de sa brume des marais.
Barque en nougatine, sur une tuile, avec macaron, ananas poêlé, glace au caramel dans une verrine, tuiles au caramel.
« Au niveau visuel c’est hyper beau ! » De Caro, et sa traduction « très beau à voir ! » de Nathalie !
Pain sur la table, le beurre aussi, je regrette les verres de champagne également !
« Le macaron était bon mais c’était pas la texture du macaron, la glace au caramel n’avait pas le goût de caramel, donc je l’ai pas mangé et pourtant j’adore les desserts.» Dixit l’experte Nadège, en minaudant avec ce sourire crispant et une voix très douce qui casse tout ce qui bouge avec l’air de ne pas y toucher. Détestable !
Les notes. 24 pour Alain. 19 pour caroline et Nadège et 17 pour Nathalie avec un 5 en ambiance ; c’est vrai que l’odeur du clou de girofle est beaucoup plus forte que celle d’un œuf pas frais écrasé par une boule !
Gaël et Alain ont gagnés et c’est normal ! Je retiens la parfaite sportivité d’Alain qui est toujours resté réservé et sympathique. J’ai admiré la parfaite prestation de la chieuse de la semaine, on s’y serait cru !
26 juin 2009
VOLÉE !
Quand rien ne va, rien ne va ! Mourir c’est terrible. Star du petit écran. Cette drôle de dame s’est éteinte elle aussi le jeudi 25 juin. Putain, la guigne, le même jour que celui qui salue la nomination de Fred en lui donnant l’occasion pouvoir commencer à faire des déclarations. Putain, se faire voler sa gloire posthume !
Farrah Fawcett et sa crinière blonde, merde, passée sous silence pour l’éternité, comme quoi on n’est jamais sûr de rien. Je ne me rappelle plus qui est mort le même jour que lady Dy, voyez, la preuve, et pourtant je crois que c’était quelqu’un de très important, enfin de son vivant.
Enfin quand je lis la première oraison funèbre de Fredo, je me dis qu’il faudrait changer de parolier. « On a tous un peu de MJ en nous est un peu excessif. »
Bon, à part ce don inné pour la danse qui nous rapproche, je ne me sens pas totalement en harmonie avec sa conception de l’amour des enfants qui est beaucoup plus proche de celle des armées ensoutanées de benoite que de mon amour paternel et protecteur !
Lorsque je lis le mot de solitude, je souris doucement. On est toujours seul dans ces moments là, mais lui, il s’y était préparé !
Destin croisé, pour en revenir à celle qui valait plusieurs milliards de dollars et qui est morte, presque en direct live devant les yeux de spectateurs avides et curieux, spectacle médiatisé pour finir en beauté. Elle est partie tout aussi seule sans l’avoir voulu, et restera sans doute ignorée dans l’ombre de celui qui va éclipser ses derniers instants terrestres qu’elle voulait dramatiser !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A AMIENS ! IV
Jeudi, Nathalie, sœur sourire, responsable d’équipe dans une grande surface, avec un diner « Entre mer noire et terre blanche » !
Putain, elle s’amuse avec sa famille à la dinette et elle gagne à tous les coups, parce que son tonton et sa tataouine, ils ne lui mettent que des dix !
Même qu’elle a des preuves, avec la vidéo, on voit que tout le monde il est content et tout le monde y dit que c’est la plus forte et que c’était super bon. En plus, elle a deux passions, la cuisine et la télé, putain, attention, mesdames et messieurs, ça va commencer !
Chez elle, salon, télé toujours allumée comment qu’elle dit, je note que le bonzaï sur le meuble est en train de crever, avec ses petits bras déplumés, il m’a demandé de dire à la responsable de le sortir, voila, c’est fait ! La cuisine, avec une autre télé, très moderne, (la cuisine) bien agencée, décorée par Damidot, oui, oui, j’ai reconnu sa signature. Ces espèces de roses collées sur le mur. Je signale que son Clivia est en train de battre de l’aile. On retourne visiter la chambre, parcours initiatique qui revient en force depuis quelques temps. On note la présence originale d’un lit, et de nouveau la signature de la prêtresse des décalcomanies avec ces somptueuses tiges de bambous qui donne un air champêtre à cette pièce, ce dont nous nous foutons complètement, et même, aussi, d’ailleurs, de ses créations. Je ne peux pas m’empêcher de noter également le penchant plutôt sarcastique des commentaires de la voix off qui a l’air de se foutre carrément de notre pauvre hôtesse !
Institut de beauté, avant de cuisiner, passage obligé, le saumon est dragueur et le poulet est toujours charmeur ! ‘pretty woman’ de R.Orbison est à mon avis un peu osé, ou provocateur.
Donc séance de relookage ; laisser reposer, dégraisser, laisser mijoter à feu doux, enlever tout ce qui coule, sur un lit de verdure pour la présentation, pinceau et glace, c’est bon, enfin, il faut goûter !
Déco de table. Nappe blanche, chemin de table noir avec des ronds blancs. Assiette de présentation blanche avec motifs géométriques noirs, assiette plate blanche avec dessins noirs, couteaux avec la lame du mauvais côté, verres noirs, serviettes en papier pliées façon lotus, comme le papier Q, avec le pain dedans, (dans la serviette), un bougeoir en verre avec des fleurs fausses, bougies, excellent pour la veillée funèbre, plumes d’autruche, boa noir et blanc, rond de serviette en imitation de pierre précieuse, des papillons de lumière, putain elle a invité Cindy, le nom des invités sur des petits chevalets. Bon, à peine chargé ! Merde, des étoiles noires, et une descente de papillons qui part du lustre Ikea pour arriver sur la table en une magnifique cascade digne des plus grandes tables des séries Z du cinéma guatémaltèque des années quarante cinq.
Je n’ai rien contre le Guatemala, mais comme personne ne sait où il se trouve….
« Et si les invités étaient partis pour jouer le jeu, ils arriveraient en noir et blanc ! »
Et voila-t-y pas que certains vont jouer le jeu !
Gaël avec des gants jaunes et un verre pour deux poissons, un noir et un blanc, il risque toujours la déconne ! Nadège avec un cadeau et tenue adéquate. Caroline, avec l’uniforme aussi. Alain avec des fleurs, mais pas la tenue idoine !
Table basse pour l’apéritif avec une composition d’amaryllis blancs, gerberas white grizzly, lysianthus.
Champagne, gin, curaçao et ananas. (Si j’ai bien entendu avec du gin) putain, ça doit chauffer !
Je note que les amuse-gueule et les verrines sont présentés dans une assiette individuelle …rouge ! Mais pas de serviette….blanche !
« Bon, mais basique, ouvrir un pot de foie gras et de confiture…. ! » putain, Caroline ne doute de rien, encore à critiquer après ses merdes ridicules d’hier !
Animation garage, foire à neu neu. Kermesse. Des ballons à crever avec des fléchettes. Des œufs à écraser avec une boule, droit au but de Marseille. Tu parles d’un jeu, esquinter un œuf qui t’a rien fait ! Après, t’as plus qu’à nettoyer les boules et le support et la planche.
Entrée ; déclinaison de saumon. Belle présentation. Je note qu’il n’y avait pas d’ouvre boîte pour l’aumônière.
Plat principal : cuisse de poulet farcie appelée pompeusement ‘sorti aux hortillonnages en robe de chambre’. Putain que d’imagination !
Je note que le bougeoir central a disparu et que les papillons de lumière se sont fait la malle sans prévenir avec les plumes d’autruche.
Je pense qu’elle aurait pu mettre des couverts à poisson pour l’entrée.
Putain, ils nous gonflent avec les replay de son diner, ça fait lourdingue. Je n’ai même plus envie d’être sarcastique, ou alors juste un peu. Ça tourne au remake d’un dîner de cons.
Dessert : noir ou blanc, toujours délicieux. Verrine aux trois chocolats et fondant et biscuits.
Le pain sur la table.
Les notes, 21 pour Gaël, qui est sympathique, 19 pour les autres. Alain trouve que l’ambiance n’était pas assez explosive, il manquait de pétards, et Caroline pensait que sa décoration était simpliste, c’est vrai que la sienne avait ce chic de NY qui a ce petit truc qui fait dire ‘plouououc’ au de lieu ‘pitaing, on est où, là ?’
Enfin, pour terminer, je n’ai pas très bien compris le rapport du titre du menu avec sa composition.
Je regrette que la télé ne soit pas restée allumée, je pense quand même qu'il devait y avoir une petite caméra cachée, mais de toute façon, je suis sûr qu'elle va se passer cette soirée en boucle, putain comme à la télé! Black is black.........
A part la déco de table, le petit tas d’œufs de lumps, bon, mais en ce moment il ne faut pas trop chercher d’explications !
25 juin 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A AMIENS ! III
Mercredi, Caroline, consultante en ressources humaines. Autour du monde, le titre de son dîner, je comprends un peu mieux ses remarques du premier soir, le tour du monde en quatre vingts jours lui avait donné des sueurs.
Les courses chez le petit primeur super sympa pour acheter un citron vert et les conseils, qu’elle n’écoutera pas, pour en tirer le jus.
_ Bon, on dira que je m’en fous !
En cuisine, chez, elle, on n’a pas eu droit à la visite, putain, mais qu’est-ce il se passe t-il ? Il n’y a pas d’agent immobilier qui a une maison à faire découvrir ?
Moment d’anthologie. Caro devant son gigot, la bête regardait le drôle d’animal. Mettre ses doigts dans de la chair fraîche, mon dieu, quelle horreur. Toucher ces morceaux bizarres, vite, des gants, c’est quoi, son boulot ? Ah, ressources humaines ! Ouf, elle ne fait que consulter ! Ah, elle donne des conseils…aussi….putain.
Bon, elle suit à la lettre la recette d’un plat qu’elle n’a jamais fait. On dirait même qu’elle se bat contre le livre, puisqu’elle modifie systématiquement lorsqu’il y a un problème. J’avoue que cela arrive, on se lance dans des trucs innovants, mais avant tout on maitrise, et surtout, on aime cuisiner, faire plaisir. Bon, je ne voudrais pas trop dire, mais je ne ressens pas tout ça, surtout lorsqu’il est indiqué qu’il faut arroser ce tas de barbaque répugnant.
Allô, maman, bobo, Caro est à l’eau. Il faut l’arroser ! Avec de l’eau ? Ah, c’est avec la sauce, avec son jus, et c’est moi que je dois le faire, en plus ? Mais c’est pas hyper super tout ça ! Vite, un masque des fois que ce gigot ait attrapé la grippe en faisant le tour du monde. Je me suis même demandé si elle avait déjà vu un gigot avant ?
Mais enfin, elle cuisine au feeling ! Traduction : comme ça l’arrange !
_Bon, on dira que c’est le bordel !
Bon, on dira aussi, que la cuisine ressemble à un foutoir, l’évier dégueule, tout est encombré !
Mais je ne peux pas m’empêcher de relever son regard méchant, pendant qu’elle cuisine. Jamais vu avant !
J’en rajoute mais je me pose des questions sur la présence de ce magnifique piano, dans la cuisine de quelqu’un qui n’a aucune prédisposition, ni amour, pour la musique !
N’avoue-t-elle pas « C’est la première fois que je cuis un truc pareil ! »
Déco de table. Là, elle nous fait l’article. Elle va nous faire un truc très tendance, à la super mode, comme à New-York, là bas, dit ! Très chic ! Sarkonissimeblingblingrolexissime ! Dans les blancs et gris, même que ça fait très ‘in’.
Sets argentés sur une nappe marron beige, des bandes de photos avec des sites remarquables ‘in the world, un bougeoir babali doré chicos tardivement allumé, petite cuillère à l’envers, des boules dorées de chez plouc-plouc, des gerberas. Ah, j’oubliais la lumière avec des bouts de papier attrape mouche collé dessus !
Bon, on dira que tout est mauvais goût très chic ! Putain, je ne retourne plus à NY !
Les invités arrivent. Alain, avec des fleurs ; amaryllis, alstro, tokio. J’adore sa façon de le faire entrer, style, bon, dégage ! Nathalie avec ses bulbes qui commencent à fleurir, déguisée en magrébin aque sonrouel, merde, en français on dit pas sarouel, même qu’elle l’a acheté à Tataouine, si c’est sa tata qui lui a vendu, c’est qu’il est d’occasion, putain, elle aurait pu en mettre un neuf pour venir. Merde, je m’enfonce !
De toute manière, elle nous le répète en boucle, qu’elle l’a acheté à Tataouine, histoire de nous montrer qu’elle aussi à voyagé et que c’est pô paqu’on habite à Amiens qu’on ne sait pas que sa tante est en Tunisie. Brin ! Gaël, toujours le premier pour sa prise de risque à la déconne, se cache dans une malle (des Indes, ouf, ouf !) Nadège, déguisée en indienne, avec un sari, putain, elle aurait du arriver avec Gaël, dans la malle des indes (et de deux, faut pas gâcher ! bouh, bouh.) Bon, il la gare dans le couloir (sa malle) à côté de la planche.
Apéritif. Mondial des mises en bouche et pétillant surprise. Je note que ce doit être très tendance dans les milieux branchés, voire interlopes, même, où quelque fois la mode se crée en secret, de servir des amuse-gueule de cette façon si primaire faussement détachée, mais, enfin, je dois le dire, elle ne s’est pas cassé ! Vous remarquerez également cet emploi d’interlope, sciemment intégré dans ce texte culinaire, je me suis évidemment aperçu que, comme c’était les vacances, beaucoup de footeux avaient déserté ces pages consacrées aux préparations gastronomiques, alors, j’utilise plein de mots qui leurs sont étrangers. Sinon, j’aurais écrit : putain, comment elle se la pète celle la !
Moins deux, elle avait oublié sa soupe, enfin d’enlever le bouchon, d’ailleurs ce dernier est susceptible, avec tout ce qu’elle avait dit sur ses copains, des braves morceaux de liège qui n’avaient rien demandé à personne, alors ce dernier par solidarité, il résiste. C’est beau l’union de ces petites bestioles coincées entre un morceau de verre et un autre de barbelé dont la vie commence et s’arrête par une expulsion. Putain, là j’arrête, la tête me tourne, et je n’ai pas encore bu cette expulsion orgasmique ! Malade, je suis complètement malade, de…..
Je remets encore le couvert, mais putain, son mondial est plutôt maigrichon, elle n’a pas du trop voyager.
_Bon, on dira que c’était un petit voyage.
Sur un plat, doré, quelques amuse-gueule rachitiques et cinq verrines mal essuyées, putain ce n’est pas la première classe comme l’indiquait la notice, on est plutôt sur un cargo charter.
Donc dans sa soupe de champagne ! Putain, je m’égare encore mais pourquoi rebaptiser péjorativement ce divin nectar en une soupe, parce qu’on y verse un autre liquide, ici, du curaçao ? En plus, elle y trempe des framboises pour les laver ! Tout a un air de déjà vu ! C’est pour cela qu’elle était assez critique sur le bouchon. Je note qu’elle n’avait même pas prévu de récipient, tu parles d’une organisation !
Je ne parlerai pas du tout, mais alors pas du tout, de sa façon très personnelle et non moins érotique, certains connaisseurs apprécieront les gestes, d’enlever le bouchon de la bouteille, et de son cri final (pas de la bouteille), ponctué par un « je n’ai plus de main » tout aussi significatif.
J’adore aussi sa façon de prendre la caméra à témoin, chaque fois qu’elle fait une chose, on dira improbable ! Et même pas de serviette pour s’essuyer ! On dira qu’ils n’en avaient pas besoin, vu que l’apéro était ‘ristretto’, et en plus il en est resté !
Putain, j’allais oublier l’handicapé du poisson qui se met à confondre la pêche avec la mangue comme le biologiste de l’autre semaine. Vite une banane, je ne vais plus tenir.
A table. On voit très bien qu’elle ne sait pas recevoir. Pourquoi une troisième assiette ?
Tartare norvégien. En entrée. Toi, ta gueule, t’aimes pas le poisson, y-a rien d’autre, moi j’ai rien prévu en remplacement ! Putain, tu vas bouffer, oui ! Heureusement qu’il restait des amuse-gueule, avec les courgettes, ça ira !
J’adore la remarque de Gaël en regardant le tartare. « Ça amenait une note de fraicheur ! »
Je note aussi la présence de crème ? Dans ce tartare !
Attaque à contre temps de Nadège, qui annonce pendant l’entrée sa réticence envers l’agneau. A mon avis c’est une stratégie de vengeance envers celle qui avait été critique chez elle. On le voit à ses petits sourires.
Je remarque aussi, que Nathalie amène toujours à table son verre d’apéritif !
Et je déteste la bouteille d’eau minérale posée par terre !
Le plat principal. Hop, plus d’assiettes. Escale au Maghreb. Vous le voulez comment votre gigot carbonisé ? Saignant ou à point ? Sans se démonter, et oui, elle a des ressources (humour) !
Comment peut-on demander, sans rire, le degré de la cuisson d’un gigot qui est déjà cuit ? On peut demander si certains le préfère plus cuit, à la limite !
Et que j’enlève pas la ficelle, et que je découpe dans le plat, et donc que je n’arrive pas à faire des tranches correctes ! On dirait du Pierre-Yves d’Angers ! Est-ce sa sœur ? Est-ce sa femme ?
Il faut organiser les présentations !
Et Nadège poursuit son attaque, le centre est enfoncé. « Ton légume, c’est du chou ? »
« A l’aspect et à l’odeur, pour moi, ça évoquait du chou ! » Putain, elle la veut sa victoire !
Remarquez, Alain confirme l’odeur, alors il y a un problème, ou son four est mal lavé ou ils ont les narines complètement esquintées par la cuisson des dattes !
« J’aime les courgettes, mais mélangées avec l’agneau elles avaient le goût de chou, alors je n’ai pas pu ! » l’estocade finale, écrasement total ! Nadège twelve points !
Le verre de l’apéro de Nath est toujours là !
Animation. La même que celle d’Amiens (se reporter au post du jour, sur cette ville) avec une nouvelle précision pour la voix off qui place maintenant le Mexique en Amérique centrale. Putain, ces pays d’Amérique latine y font rien que de bouger !
Dessert. Délice de Miami. Elle débarrasse les assiettes et commence une discussion assez intéressante avec le gigot pour lui dire que Nadège a détesté son plat. Le gigot s’en fout, du moment qu’elle ne le fourre plus de dattes avec ses gants, il n’a aucun problème ‘proctologique’, merde ! Tarte au citron vert ! Le pain est resté à côté du verre à apéro de Nathalie, les verres sont toujours placés dans le plus grand désordre. Putain, moi, je vous fais une tarte spéciale du pâté de maison à gauche du palais, extraordinaire ! Là c’est le quai ouest ! Putain, la classe, à l’est ils font le même mais sans sucre, c’est dégueux !
Nathalie nous ressort le même couplet « j’avais plus faim, j’ai pas terminé mon assiette mais c’était très bon ! » c’est la même chanson……………
Nadège est fair play, elle sait qu’elle a gagné, que son adversaire est à terre, alors elle lui avoue que son dessert est très bon !
On n’achève pas l’ennemi au sol ! On fait ami-ami, putain je suis trop bon !
Les notes. 21 pour Alain qui me semble trop complaisant avec l’hôtesse. 18 pour Nathalie et Nadège. 16 pour Gaël qui a la vue juste !
Je suis à bout de souffle, épuisé!
UN DINER PRESQUE PARFAIT A ANGERS ! V
Vendredi 19 juin, dernière Maine (humour), Pascal, responsable d’un bar à cocktail. Son menu fortement teinté de recettes d’Amérique latine.
Comme le dit la voix off, d’Amérique du sud. Cependant, jusqu’à preuve du contraire, le Guatemala se trouve en Amérique centrale.
Le titre : ‘Comida guatemalteca’, n’éveille en eux aucun rapprochement avec ce très beau pays voisin du Mexique. Je ne note même qu’ils ont des difficultés à lire convenablement, cependant, je suis effaré de leur manque de….concentration, pour être gentil. Même Brigitte s’enfonce en nous parlant du Mexique ou du Brésil.
Visite de sa maison avec le salon pour l’apéritif et la célèbre ‘piñata’ pendue au plafond.
Amis de la culture juste quelques instant. L’origine de cet étrange objet semble être européenne. Italienne plus précisément, cependant, on pense que c’est le fameux Marco, qui l’aurait ramenée de ses non moins fameux voyages. On peut en effet trouver quelques précisions en lisant attentivement les premières lettres de sa correspondance avec l’encore plus fameux Kūbilaï Khan. Mes connaissances en chinois de cette époque (1280) sont assez réduites, je ne suis un expert que dans celui du siècle suivant et je vous prie de m’excuser pour ces petites erreurs d’interprétation. Cependant il est évident que les curés se servirent de cet instrument de jeu pour tenter de convertir de façon ludique ces aztèques grugés par la similitude avec une de leur coutume.
Donc, ensuite, entrée au Mexique, elle a débordé sur les autres pays, emmenée par ces colonisateurs philanthropes et religieux qui avançaient derrière la croix et l’épée ! Et la voila dans ce salon.
Et juste pour emmerder je dirais que cette tradition vient du Mexique, donc….de l’Amérique du nord !
La salle à manger, avec un dieu maya, on dirait Tlaloc qui trône sur le buffet.
La cuisine, petite et les chambres, oui, oui, on avait oublié, donc les chambres des petits.
« Y faut y aller, je ne suis pas en avance ! » variante de « je suis à la bourre ! » phrases incontournables dans cette émission.
Les courses : il va acheter quelques souvenirs sud-américains pour ses hôtes. Des soleils…mexicains ! Bon j’arrête ….
En cuisine, je goûte, je suce la cuillère, et j’égoutte bien le reste de ma salive dans le plat ; il ne faut rien perdre. Pour les tortillas, il rajoute de la Worcestershire sauce. Je signale à la voix off, puisqu’elle nous signale sa prononciation avec l’accent, qu’on prononce ‘Worstershire sauce’ et encore mieux, on dit simplement la ‘worster’ ! avec ou sans accent.
Madame arrive. Au rapport ! Et madame goûte et égoutte à son tour, consciencieusement sa fourchette au dessus du plat. Bon, le Guatemala qui est en Amérique du sud est loin du Mexique qui est en Amérique du nord, à cause de la grippe, mais il se trouve qu’il est enrubé, pas le Mexique, mais Pascal, et qu’il a embrassé sa femme qui a, à son tour, balancé ses microbe dans la marmite, nous sommes donc en présence d’un bouillon de culture ! Putain, suis-je drôle ! Dernière bise, histoire d’être sûr, et madame s’en va contaminer les environs, pendant que monsieur va s’occuper de le refiler (son rhube) aux invités.
Déco de table. Nappe dessus de lit mexicain. Assiettes colorées, chandelier qui vient d’être acheté, fausses fleurs, cactées, objets d’artisanat, coussins sur les chaises assortis au dessus de lit, j’aurais aimé des ponchos sur le dos des fauteuils, dommage, l’empilage de trois assiettes, aussi !
Toukan équatorien sur le lustre.
Les invités arrivent. Pierre-Yves avec une bouteille. Delphine avec une bouteille de vin espagnol d’Afrique puisque tout le monde sait que ce pays se trouve dans ce continent ! Putain, je suis lourd !
« Pour quel pays penchez-vous, au sujet du menu ? » Espagne, chili (con carne, je suis très drôle !) Putain, ils ont de la merde dans les yeux !
Stéphane, cravate, bouteille berceau. Merde, Delphine sait lire ! Voila une bonne soirée qui s’annonce. Brigitte avec ses fleurs, de la vanille et de la cannelle, son étoile de mer toujours accrochée à ses cheveux et des bigorneaux autour du cou.
Séquence émotion. L’histoire de l’enfant adopté au Guatemala. Il gagne des points. On se croirait chez Delarue. Est-ce que votre enfant sud américain du Guatemala, préfère les tortillas sans ketchup ?
Ensuite, séquence démonstracion : immitacion du suppôt de la scientologie dans son rôle du barman équilibriste. Admirez le bras droit avec le coude relevé, les yeux de Delphine qui ne sait toujours pas où se trouve le Guatemala, en Russie, Stéphane qui observe le tequila qui refuse de se mélanger au citron vert, le geste auguste de l’agitateur de noisette qui fait penser à Brigitte qu’il ne reste presque plus de fleurs dans son jardin et que heureusement, c’est la dernière soirée, et Pierre-Yves qui trouve que les pailles rouges faisaient beaucoup plus flashy.
Je note que « Au niveau des tortillas (au bœuf), il y avait du poisson, mais on le la pas beaucoup senti puisque le guacamole a masqué le goût du poisson, donc ça m’a pas gêné ! » Il est bon Steph.
Putain, j’ai du rater un épisode. Je ne me rappelle pas avoir vu du poisson, ni du poulet d’ailleurs, puisque cela a le même goût ! Merde, depuis que le bourge a essayé le poisson, il en voit de partout ! Ce qui me gène c’est qu’il ne pourra plus dire que dans sa famille on ne mange pas de poisson ! Putain, ça faisait classe ! Non, monsieur, pas de ça chez moi, depuis des générations, merde, c’est une tradition dans la famille !
C’est comme à Rome, ils sont évêques de père en fils !
Animation : voir les explications données plus haut.
Et on passe à table, pour l’entrée. Ceviche con espuma de aguacate. En principe dans tout les pays sud américains et même du nord, et du centre aussi, on rajoute de la coriandre. (Les célèbres crevettes d’équateur et de Guayaquil, la perle du pacifique !)
Je note la remarque de Delphine sur la déco de table. « Ce sont tous des objets typiques du pays. » Pays dont elle n’arrivait même pas à lire le nom, il y a quelques minutes !
Je note la vanne de Pierre-Yves à l’adresse de Brigitte : « elle est bonne en pipeau mais pas en flûte ! » Putain, personne ne relève !
Stéphane devant la crevette. La crevette est surprise mais ne le laisse pas paraitre, la crevette est réservée.
_Mais je les mange comment ? _Tu enlèves la queue. _Comment ? _Tu la tires !
Putain, discussion surréaliste. Et en plus Stéphane aime ça, on dirait de l’ananas ! Non, je déconne, quoi que….
Bon, on passe au plat principal. Frijoles con carne. Le haricot de ce plat est assez petit et typique du Mexique. Il goûte une dernière fois et sert ses assiettes. Je chipote mais elles sont mal présentées. Ils me gonflent, ils n’ont jamais mangé le plat qu’ils n’aiment pas !
Je note aussi la façon très primaire de manger de Pierre-Yves qui va presque lécher son assiette.
Dessert, kiwi, tranches de mangues et d’ananas, crumble, glace à l’ananas, et chocolat équatorien dans un verre pas nettoyé ! La fourchette posée sur l’assiette fait un peu léger.
Stéphane sent l’ananas en croyant que c’est de la crevette, je suis bon !
Je remarque qu’ils aiment tous. Le même dessert déjà présenté avait attiré les remarques négatives des convives qui le trouvaient trop simpliste. Putain, ce ne sont que des fruits.
Stéphane est toujours au top « le dessert n’était pas assez frais et je n’ai pas aimé la pêche ! »
Putain, la biologie, ça use ! M’enfin, il n’avait pas révisé le menu. L’hôte aurait du mettre un crumble glacé et un esquimau glacé du canada ! En fait, Stéfounet n’aime pas la mangue qui lui rappelle trop le goût du poisson qu’il n’aimait pas avant en croyant que c’était des crevettes !
Animation finale : danse bretonne avec pantoufle, blouse et perruque ! Youpi, ils aiment, enfin, on dirait qu’ils aiment, mais comme ils ont des goûts bizarres…………..
Les notes. 22 pour Pierre-Yves et Delphine. 20 pour Brigitte qui donne 6 en cuisine parce qu’elle pense que tout n’était pas du Guatemala ! Ça c’est faux-cul ! Pays où l’on parle le brésilien, sans doute…… et Stéphane, qui ne doute de rien, 17 avec 5 en ambiance parce qu’il voulait voir le Guatemala plus en profondeur, c’est vrai que lui il est très léger en surface.
Semaine bizarre. C’est Pascal qui gagne. Pierre-Yves a été sur-noté grâce à son ambiance et Pascal gagne sûrement grâce à son capital violon, influencé par son histoire d’adoption, les autres candidats se sont lâchés sur les notes. Le repas de Brigitte était, sans doute, le plus abouti !
24 juin 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A ANGERS ! IV
Jeudi, Pierre-Yves, dirigeant de cabinet immobilier, et son diner ; remise en forme.
On s’aperçoit très vite que l’esthétique a beaucoup d’importance pour lui, et que le paraitre, le contenant, va primer sur le contenu !
Chez lui, maison ancienne relookée moderne. Dendrorium, objets déco. Sous sol boîte de nuit. Entrée avec ligustrum boules et lauriers tiges, la classe !
D’ailleurs, il nous emmène chez un copain à lui, viticulteur et œnologue (on ne prononce pas onologue ; pour la voix off)
Chez lui. Encore un qui ne ferme jamais la porte du frigo. Là, c’est un peu la débandade, enfin, c’est carrément le bordel. Sur la table de travail, le pain recouvre la prise de courant qui se balade dangereusement. Le frigo, ouvert, rafraichit les fraises qui doivent chauffer sous les spots de la télé. Il les équeute en les guillotinant avec un couteau sous le regard désapprobateur des bouteilles qui commencent à se réchauffer. Les flutes de pain ne peuvent plus s’écarter des fraises écrasées qui tentent de les chevaucher. Il aplatit les pauvres spéculoos innocents qui viennent répandre leurs restes meurtries au milieu de la bouillie des têtes de fraises décapitées. Et la porte du frigo désespérément ouverte et son moteur qui halète et vient couvrir mes pleurs. Putain, c’est Zola à la cuisine, le frère de Gorgon qui fond au frigo !
Déco de table très ‘fly-fly’. Nappe noire peinte à la main et ça ne va pas sécher, mais il s’en fout, c’est beau, c’est l’essentiel. Assiettes transparentes, des lignes géométriques pour styliser le tout. Des boules avec le nom des invités, et des asclépias, communément appelés les couilles du pape ; ce sont ces trucs qui ressemblent à des citrons poilus, légèrement verdâtres et transparents, très décoratifs. La place des verres à eau, du pain ? On s’en fout !
Je rentre presque dans son délire parce que je le trouve très sympa, déconneur, sans prétention.
Je ne pense pas qu’il ait un jour fait la cuisine. Tout pour le look, le reste….. Les vitelottes péruviennes ne sont là que pour la couleur.
D’ailleurs, il l’avoue : « ce sera plus beau que bon ! » Il s’amuse, c’est le principal.
Les invités arrivent. Stéphane, dandin, avec une bouteille berceau. Brigitte avec une de ses compositions florale dont elle a le secret. Putain, qu’elle le garde ! Pascal avec une bouteille, flûte de pain et Delphine ravie. Je note que l’hôte est très accueillant, qu’il débarrasse les invités et qu’il est prévenant.
Il fait chauffer dans le four ses amuse-gueule maison qu’il sort de la boîte d’un….traiteur, si je ne m’abuse. Dégustation des vins de Loire dans des vases soliflor. (Pour Delphine qui reste sur des solifleurs !)
Stéphane y va toujours d’une remarque pour faire du courant d’air. « À la base, je n’aime pas l’anguille, mais ça m’a réconcilié avec le poisson. J’avais l’impression de manger du poulet ! »
Putain, pourquoi, n’aimait-il pas le poisson, alors, puisque ça a le goût du poulet ?
Pour le plat principal, tout est brûlé ! Les saints Jacques finissent de se caraméliser et son éclaté de poivron est plus qu’écarlate. Mais lui est zen et rigole, il improvise et tente un rafistolage. Stéphane, lui stoïque, n’y comprend rien ! A-t-il déjà mangé du foie gras chez pôpa et môman ?
Dessert. La porte ouverte du frigo me supplie du regard. Cette brave machine s’essouffle, elle est en train de s’asphyxier lentement. Les vapeurs des coquilles lui embuent son moteur qui toussote, ses palettes s’atrophient et n’arrivent plus à rafraichir les relents des poivrons qui deviennent de la confiture. Il voudrait bien fermer sa porte, sa lampe intérieure lance des SOS qui restent sans réponse. Il expulse bien quelques gouttes de sueur mais n’arrive qu’à refroidir la table de travail. L’évier déborde, tout est raté ! Mais notre brave hôte, s’éclate. Les vapeurs du frigo serraient-elles excitantes ? Il tente de noyer son dessert dans un aquarium, il en renverse par terre, rien n’arrive à troubler sa bonne humeur.
L’esthétisme doit primer. S’il y en a qui mangent, en plus, c’est mieux ! Mais, est-ce le but ?
Ensuite, perruque, blouses, pots de peintures. Et au sous-sol. Lasers, musique et déconne : délire total ! Même Brigitte est lâchée.
Les notes. 21 pour Pascal et Delphine. 18 pour les deux autres. Je note le 6 en ambiance de Brigitte qui a du rester coincée dans sa tête et surtout le magnifique 5 de Stéphane en décoration parce que ce n’était pas assez sophistiqué et qu’il s’attendait à quelque chose de plus extravagant. Putain, moi je pense qu’au lieu de dire des conneries on ferait mieux de la fermer !
C’était un dîner plus déconnage que culinaire et plus déco que gustatif !
