31 mai 2009
GLOIRE !
J’adore aussi entendre tous ces acteurs ou actrices dirent qu’ils n’iront pas à Cannes, avec une moue dédaigneuse, comme si on voulait les empoisonner.
Monter les marches, quelle vulgarité ! Faire comme tous les autres, me galvauder, m’abaisser ! Me mêler à la masse de ces stars adulées qui vont se fendre d’un sourire ou d’un signe auguste en accédant au podium, moi, j’ai horreur de la populace !
Et s’ils avouaient qu’on ne leur a pas dit de venir !
Ils me font penser à ceux, qui au creux de la vague, justifient leur absence forcée par quelques tournées obscures dans des villes inconnues de notre grand monde, ou à des retraites métaphysiques pour faire le point en toute tranquillité.
Quand on pense que même leur coiffeuse dans leurs bagages amenée, peut gagner en une journée plus du smic d’un obscur employé !
Venir s’emmerder à Cannes devant cette mer au bleu irréel, dans ces palaces qui la bordent, se faire applaudir et encenser par des ploucs qui ne connaissent même pas votre lieu de naissance. Quelle compromission, quel avilissement !
Mais en faisant ce métier c’est justement ce qu’ils cherchaient, c’est ce vers quoi ils tendaient.
Alors maintenant, s’ils crachent dans cette soupe, personne n’est dupe, c’est parce qu’ils ont peur de se brûler sur les spots de la renommée bien trop puissants pour leur faible notoriété !
Mais il y a aussi ceux qui sont là et à qui on a rien demandé. Celles qui s’incrustent en se la jouant réclamées. Ils viennent ramasser des miettes de cette gloire qui les refuse, elles viennent tenter de s’abreuver à cette célébrité qui les fuit. Ils se hasardent à des apparitions improbables, elles osent des rôles aléatoires, elles font comme si on les sollicitait.
La gloire est versatile et bizarre à la fois. Elle s’offre quand vous ne l’attendez pas et se dérobe lorsque vous croyez la saisir.
Alors, ne venez pas me dire, que lorsque les sirènes des marches du palais viennent vous annoncer que vous être pressenti, pour venir devant les caméras mondiales, tester vos gambettes, vous allez vous refugier derrière quelques maladies avilissantes qui vous priveraient de scintiller comme une étoile éclatante !
J’en veux pour preuve la déclaration d’Isabelle Adjani, le dimanche soir, qui disait avoir toujours une émotion extraordinaire, avant de monter les marches de ce festival planétaire !
30 mai 2009
UN DÎNER PREQUE PARFAIT, A PARIS ENCORE, AVEC LES VOISINS ! V
Vendredi, Pilar, orthophoniste, son dîner ; tour du monde ….des saveurs, des épices des différences culturelles des joueurs de foot, des religions etc…..
Elle n’est pas depuis longtemps dans sa nouvelle maison, cependant elle va avoir une équipe de trois copines voisines. Corinne pour la décoration de table, Isabelle et Catherine aussi pour la cuisine.
Les courses avec Corinne qui connaît bien le quartier. Enfin, nous sommes en hiver et je trouve qu’elles font un peu touristes, en plus des courgettes, remarquez, Pilar est d’origine espagnole et les courgettes rondes de Nice, à cette époque de l’année, en viennent sûrement. Je le signale toujours, mais je me demande à quoi rime cette petite escapade pour aller acheter deux légumes, peut-être à nous faire voir la marque de la voiture.
Très grande cuisine. Elle commence par la préparation des cucurbitacées niçoises, mais des verrines sont déjà prêtes sur la table de cette cuisine fortement encombrée, tout est dehors. Et puis, hop, il y en a plus !
Nouveauté dans l’émission, l’hôtesse cuisine assise, ça même pas Dominique ne l’avait fait !
La préposée à la décoration attaque par la table. Branchages de tortuosa sur lesquels sont disposés des gerberas jaunes et orange dans des tubes à orchidées, des bougies, noms des invités sur les chaises.
Un petit feu de cheminée, et elle attend les invités.
Je constate que Dominique arrive les mains vides, Brissoukisaitout ne l’a pas briffée.
Présentation des voisines. Merde, sept femmes pour Andréa ! on voit bien que ce n’est qu’un jeu télévisé, qu’une fiction. Qui a touché la cuisse à la voisineeuu ?
Apéritif ; sangria blanche, gaspacho de melon. Dominique est encore surprise. Elle s’attendait à le prendre avec une petite cuillère ! Merde, imaginez sa stupeur teintée de surprise non feinte, c’est un pléonasme ? non, je ne crois pas, en effet la surprise n’est pas systématiquement mauvaise, alors que la stupeur est un étonnement profond, et puis, je m’en fous, c’était pour dire que dans un verre, il faut boire ! Elle s’était déjà fait son cinéma avec une petite cuillère et il lui faut imaginer une autre scène, un autre fantasme. Putain, du melon dans un verre, mais que va dire Brissoukiladrive quand il va savoir tout ça ? Et en plus on dirait du melon de Cavaillon, mais imaginez un peu son désarroi, total cette fois, s’il y avait eu du melon espagnol dans le verre, un melon blanc par exemple, un melon d’hiver, quoi ! Putain, elle téléphonait de suite à Brissoukidevenaitdenice ! Pourquoi ? merde, il était cassé, le mec, cassé !
Et Déa qui en rajoute en disant que chez elle le melon c’est un dessert ! Jamais entendu parler du melon parme, du melon d’Israël en entrée, en Angleterre, où dans beaucoup d’autres pays puisque ce fruit serait plus digeste en début de repas.
Animation sur les épices qui doivent être devinées par les candidats masqués.
« Coco, ça va commencer ! » Coco est à Pilar ce qu’est Brissou à Dominique ;
Dominique est nulle. Elle pose une question très intéressante, je suis gentil, en se demandant « Comment peut-on reconnaître quelque chose d’inodore ? »
Si, pour elle, de l’orange, même en poudre, n’a pas d’odeur, je me pose de sérieuses questions, à mon tour, sur ses capacités à juger certains plats et certaines saveurs !
Je constate l’étrangeté, également, de cette réflexion d’Andréa « les épices ne font pas partie de la culture italienne ! »Notre brave italien deviendrait-il mauvais joueur ?
Entrée : zucchine al mantello di lardo. Après correction par ‘il professeur’ devenu tatillon, et même plus, en faisant un véritable caca culinaire après nous avoir fait remarquer le superflu du citron dans cette recette italienne, et qué c’était presqué oun sacrilèzé et qu’il allait sans doute en référer, illico, à papa benoite sensa limone ma non troppo !
Je note que les assiettes sont chaudes !
Plat principal :dahl de patates douces d’Inde. À ce moment du repas, je signale que des porte-couteaux étaient les bienvenus, en effet, l’hôtesse laisse les couverts sur la table.
Cette semaine, sans Dominique, eut été bien fade !
Elle part en Inde, cet été ! Une question, hors sujet, me taraude ; Brissoukisuit sera-t-il du voyage en tant que bagage accompagné ?
« Voyons voir si c’est bon ! »
« Y a-t-il du lait de coco en Inde ? » Et la voilà partie sur un exposé basé sur ses connaissances culinaires, c’est-à-dire sur pas grand-chose.
« Je pensais qu’il y avait de la viande ! »
« Est-ce un plat végétarien ? »
Alors, elle commence à s’angoisser et à se faire un film sur la présence du lait de coco en Inde.
Au début je croyais qu’elle parlait de Coco, c’est-à-dire de Corinne la voisine. Mais, je me suis vite aperçu de toutes ses idées préconçues sur ce pays, surtout que Corinne avait passé l’âge d’être mère. Non, je ne suis pas plus lourd que Dominique avec son lait. Je suis sûr qu’elle va nous faire une jaunisse en s’apercevant de la multitude des plats indiens avec du lait de coco.
« Et en plus, j’attends le dessert ! » pour clore ce débat à sens unique.
Y a t il un samovar sur la table pour ce dessert de son frère ? Son frère ? Oui je la fais, quand même , elle est lourde mais difficile à placer. Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ! S’il se nettoie, c’est qu’il se lave, et s’il s’lave c’est le dessert watrouchka en écume d’agrumes, un gâteau au fromage. Bon, c’est peut-être l’air de Paris qui me dérange, et je fais attention à mon teint de jeune fille ! Vous, qui passez samovar, putain, je m’enfonce….
Les notes : 22 pour Sophie-Caroline qui est restée la plus équitable, impartiale et juste de cette semaine, 21 pour Déa et 20 pour Dominique qui mettent chacune un 5 en ambiance parce qu’elles n’ont pas d’odorat, curieuse façon de pénaliser l’autre en fonction de ses propres tares ! Enfin Andréa saque,18 limite, et 5 en cuisine, son orthodoxie italienne ayant été bafouée. Susceptible, frôlant le mauvais joueur, c’est le syndrome classique du gentil qui après sa prestation devient légèrement pinailleur et perd de son charisme qui en faisait sa force.
Donc, c’est Pilar qui gagne cette semaine encore parisienne. Ils vont devoir changer le titre de l’émission, un dîner presque parfait à Paris, serait plus juste.
Bon niveau des candidats, la présence des voisins est une variante complètement inutile, sauf bien sûr pour Dominique qui n’a fait que glander ! je lui signale, quand même, qu’une petite éducation sur les épices lui ferait le plus grand bien, surtout s’il elle part en inde, pays dans lequel elles n’existent que très peu, comme chacun le sait. Remarquez, elle pourra toujours faire une petite place à son factotum ou plus si affinité !
29 mai 2009
UN DINER PREQUE PARFAIT, A PARIS ENCORE, AVEC LES VOISINS ! IV
Jeudi, Sophie-Caroline, gestionnaire, et son dîner ; pierre au porte du désert.
Ses aides, Séverine pour la cuisine et Elisabeth pour la partie décoration.
On ne perd pas e temps et on part aux courses chez le poissonnier d’une grande surface. Ce n’est pas la peine de nous faire entendre les cris des mouettes chaque fois qu’on parle de poisson ! merde, ou alors il avait un bruit de fond à placer, parce que les courses, on s’en fout.
La cuisine à deux c’est un peu casse gueule, surtout lorsque cette pièce est fort étroite, merde on dirait un couloir. Je comprends, c’est la crise du logement à paris, tout le monde ne peut pas avoir cinq chiottes. Bon, en partant du principe qu’à deux, c’est toujours mieux, je pensais que tout allait être extraordinaire. Cependant, lorsque je regarde l’experte en cuisine dévisager un œuf avec désespoir en se demandant comment séparer le blanc du jaune, je me dis que ce n’est pas gagné, quand je revois l’hôtesse soulever le plat pour savoir si les blancs sont bien collés, je regarde avec tristesse ma peau de banane orpheline de sa chair érotique et je me dis que ça faisait longtemps ! Caro devient plutôt la surveillante d’une apprentie aide voisine.
Putain, la cuisine est de plus encombrée. La préposée à la décoration de table fait son entrée triomphale avec tout ce que l’hôtesse avait oublié.
Où est la nappe ? pas repassée ! les sets de table sont aussi froissés, mais on les met quand même. Le nom des invités, au feutre rouge, pas très bien écrit, fait un peu amateur. Le pliage des serviettes, pas très au point. La table est un peu étroite pour tout ce qu’il y a dessus, ces grosses bougies, le cadeau pour les invités, la composition en bout de table est de ce fait mal mise en valeur ; tulipes perroquets, gerberas rouges, feuilles de philo et surtout des lysianthus qui tournent ,déjà, de l’oeil !
En cuisine, séverine a toujours des problèmes , maintenant c’est avec les appareils. Merde, on ne lui a pas dit qu’il faut appuyer sur le bouton marche arrêt ? merde, où il est Fabriice. Oui je sais, sa vie sexuelle ne me …..regarde pas !
Les invités arrivent et doivent inscrire une marque de leur passage au dos de la porte d’entrée sur un petit tableau noir. Un peu comme les chiens qui pisent pour marquer leur territoire ou comme les footeux qui crachent sur la pelouse en sachant que dans quelques instants ils vont s’y rouler avec délices, en espérant faire siffler un penalty par un arbitre bidon qui mordrait à leur hameçon de pacotille.
Sœur Dominique y va de sa petite phrase assassine « j’espère que tu ne vas pas trop stresser ! » putain, si tu veux mettre la pression à quelqu’un, c’est la phrase type ! je note que Déa amène une belle phalaenopsis que l’on aperçoit très furtivement. On dit une orchidée, comme une banane. Deux mots au sommet de l’érotisme. Bon, pour le fruit, tout le monde a compris, mais pour l’orchidée, il faudrait aller chercher du côté de l’avocat, question étymologie. Merde, ça c’est de l’humour pour initiés qui suivent donc !
Donc Pilar écrit en espagnol, Déa en roumain et Andréa en italien, avec un bouquet de tulipes.
On en revient un peu au dîner des étrangers à Paris, sauf que cette fois, ils ont des aides.
Je regrette que Sophie ne se serve pas d’un plateau pour apporter les verres de l’apéritif.
Je voudrais bien savoir si son champagne a retardement est toujours pétillant.
Je note que le cri de guerre de l’équipe de cette soirée fait un peu‘footballesque’, ou ‘guignolistique’ c’est une ‘certitudeté’ ! putain, l’air de la capitale, ça vous change ! je parle pour moi, bien sûr, enfin, j’ai pu me débrouiller pour poster ! quelle aventure !
La cuisine est de plus en plus bordélique.
Animation : tours de magie. Saharaté pour Andréa ! après ce jeu de mot très osé, je me jette sur une tablette de chocolat pour me remettre.
Apéritif : carpaccio de lieu jaune, verrines mousse tricolore.
Pour l’entrée, le tartare de dorade à la mangue ne fait pas l’unanimité, mais cependant, je note cette phrase très intéressante de Dominique « je m’attendais à ce que cela soit plus sucré avec la mangue !
Ses appréciations sont fonction de ses attentes. Si elle s’attend a un bon plat, elle notera bien, donc il suffit de lui dire que le repas va être excellent, et le tour est joué ! l’intitulé aurait dû être : excellent tartare de daurade avec des mangues venues spécialement du golfe du Mexique et cueillies uniquement pour Dominique !
Nous assistons ensuite à une première dans ce jeu, une revendication en direct du personnel subalterne qui demande une compensation pour ses services rendus.
Plat principal. Fleur de mer lovée dans son magret de canard fumé.
Je regrette cette assiette rectangulaire, bien présentée, ma fois, posée sur l’assiette ronde transparente. C’est beau la déco, mais il ne faut pas que cela vienne empiéter sur la fonctionnalité. J’apprécie l’usage du sel hawaïen, une innovation !( Le Sel Hawaï Perle noire provient de l'Océan Pacifique. Récolté sur lîle de Molokaï , sa couleur est due au charbon présent dans sa composition.)
Dominique nique, enfin essaye, ce n’est pas la sœur de Tita pour rien, elle étaient sur le même bateau qui revenait de l’île où l’hôtesse était allé chercher le sel, fait remarquer la ressemblance avec le plat que son Brissoulenègre avait préparé que pour elle qui roulait les mécaniques en disant que c’est elle qui l’avait fait, et que même le sien il était bien meilleur parce que Fabriiice il est plus fort que sa molasse de Séverine deux qui la tienne et Brissou qui cuisine !
Je rigole quand même sur l’intitulé : ‘fleur de mer lovée’ ou on va jusqu’au bout avec la suite, ou on dit carrément ‘noix de Compostelle’ qui n’est pas un gros mot !
Au fait, la cuisine déborde. Il y en a même par terre.
Tricolore de douceurs et ses brochettes surprises.
J’apprécie que les brochettes plaisent à Dominique en me disant que du moment que c’est facile à faire, elle peut juger ! cependant elle ne peut pas s’empêcher de faire remarquer que le chocolat fond, comme disait un de mes maîtres, pas comme l’hostie qui fond dans la bouche et pas dans la main. Oui je sais certaines d’entre vous pouvaient penser à autre chose ! le pain est sur la table.
J’adore l’expression de Déa, qui sert quand même à quelque chose, oui, oui, « mourir de plaisir ! » pour intituler le dessert, prouvant une nouvelle fois, que même s’il fond dans la main, c’est bon !
Donc, je rigole avec la phrase de fin de Dominique « Je ne peux pas finir ! » et je me dis ironiquement, employé intentionnellement, que Fabriice ne va pas être content !
Les notes 24 pour Déa qui note large et n’est pas vache. 20 pour dominique qui ne l’est pas ! 18 pour Pilar et 17 pour andréa qui joue le syndrome du gentil qui note tactique .
28 mai 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT, A PARIS ENCORE, AVEC LES VOISINS ! III
Mercredi : Andréa, cadre commercial. Petite virée en Italie. Hommage à sa maman, celle qui lui faisait des gâteaux aux pommes qu’il détestait, l’italien n’est pas rancunier.
Bonsoir, aque c’est moi, Andrea, que je suis passé par Cannes, que c’est una ville magnifique, ma que on n’a pas gagné la palme cette année mais que ce soir ze vais vous faire une diner exceptionnelle parce que ze souis très content de pouvoir vous présenter une cuisina italiana que tout le monde il aime. Et que je suis aussi très content d’être aidé par des amis qu’ils sont les meilleurs et les plus forts comme la squadra azzura de l’équipe de football qui est championne du monde et que les français ont les a eu, et que Zidane il l’a eu dans le cul, avec sa tête dans notre très gentil joueur qui a été bléssé, ma que malheur, aalors je vous rémércie tous de regarder ce soir un diner qué ze vais vous faire, et que zé vous embrasse et que zé vous aime, que vous êtes beaux, c’est magnifiqué !
Un petit café avec la vespa derrière, et présentation de son équipe. Fanny ma qu’elle va l’aider pour faire la cuisinationn.
Gaïa qu’elle va faire lé décorationn de la tablé, et Médhi qu’il est là pour l’ambiancé.
Ma c’est une squadra azzura qu’elle est importante ! En plus on va jouer sur deux cuisines, dont une, celle de la voisine va servir d’office. Chez lui, quand il ouvre le placard de sa cuisine j’ai une drôle d’impression. Sur une étagère, des paquets de pâtes et sur l’autre, quelques verres bien visibles, en décoration.
Il confie les travaux de découpage et d’épluchage à sa voisine qui semble assez lente.
Porca….faren…..espèce de……tu commences à me casser les ……menu, menu !
Innovation ce soir avec des bips pour masquer certaines expressions propres à une langue et sans doute intraduisibles en français. Enfin, je pense !
Les calamars dégoutent un peu son aide qui a également de la difficulté pour les découper. Voyant le stress monter, son joker étant un peu largué, il décide d’utiliser le téléphone à un ami.
La tension monte. Le public halète. Jean-Pierre dodeline la tête, son doigt sur la bouche.
Est-ce qu’Andréa va passer pour un con ?
Non, il étudie la situation et c’est le coup de fil, il appelle Gaïa à la rescousse. Elle n’était prévue que pour la décoration de table, mais elle va l’aider.
« Allô, Gaïa, jé souis dans le caca ! »
Il lui rappelle l’énoncé du problème. Fanny se la joue faignasse, il n’y a pas d’autre alternative. Il y avait bien la possibilité d’échanger une Fanny molasse contre un Fabriiice extra, mais il n’était pas sûr du vote du public. Fanny, faignasse, Fabrice ! C’était le tiercé, mais il a choisi Gaïa ! C’est son droit, c’est son choix, mais Evelyne Thomas était dans les choux. Merde, ma banane écrasée a un drôle de goût ! Putain, qui c’est qui m’a mis du persil dedans ?
Déco de table classique. Nappe blanche. Un vase rouge de tulipes maureen, des blanches. À mon avis c’est trop haut, il faut toujours éviter ce genre de décoration qui bouche la vue des invités.
Si ça vous fait plaisir, pour ceux qui sont intéressés, les autres sautez quelques lignes, je vais vous raconter des trucs sur les tulipes. La tulipe est une fleur d’hiver. Elle continue de pousser dans l’eau du vase. Il ne faut plus jamais la sortir de l’eau que vous ne devez jamais changer. Toujours en rajouter pour maintenir un niveau constant. Vos tulipes resteront droites, sans baisser la tête et dureront plus longtemps.
Les invités arrivent, il présente ses aides. A ce sujet, pourquoi ne pas faire participer une pléiade de voisins. Est-ce interdit par le règlement ?
Apéritif classique avec bruschetas, j’aurais aimé connaitre la composition de la boisson.
Avec l’aide de son voisin copain, karaoké italien et danse si affinité, visiblement pas du goût de Déa qui se la joue un peu hypocrite. Je note que Dominique est très détendue. Elle, du moment qu’elle ne bosse pas !
Entrée : voyage des abysses au sommet. Des paniers de parmesan comme supports de calamars pour la mer et de girolles pour la terre.
Je note la réflexion de Pilar. Est-ce du troisième degré ? Je l’espère, sinon ! « Des edelweiss farcis ! »
Je remarque qu’à l’office, ils sont quatre à préparer, c’est ce dont je voulais parler plus haut en me demandant quelle était la limite pour les aides.
Pour Dominique, la seiche, c’est sans saveur. Alors, justement, si ça n’a pas de goût, mange, merde !
Je constate que le vase de tulipes a été enlevé ! Tiens, il y a le même chez la voisine !
Plat principal. Risotto à la scarmosa . Salade de Trévise. D’où son intitulé ; carnaval de Venise.
« Je ne vois pas le carnaval de Venise vert, cela ne représentait pas le carnaval ! » Enlève ton masque, Dominique je t’ai reconnue.
La tête qu’elle fait en regardant ce risotto qui la fixe ! Elle ne reconnait pas Venise ! Eh, tu sais ce qu’elle te dit la gondole ? Elle ondule !
Elle voulait que je m’appelle Venise. Vous me voyez, dans une assiette, la voix soumise, en gondolier...entouré de trévise, pour faire plaisir à Dominique. Elle voulait qu'on l'appelle Venise
Qu’elle drôle d'idée, un qui la tient et trois qui la ….Merde, un autre bip ! On ne connaitra jamais la fin de la chanson de Juju.
Dessert : tsunami de plaisir. Tiramisu et mousse de café. Dommage le pain est resté sur la table.
Dominique est toujours dans son délire sémantique, nique nique. Il lui manque son Fabriiice pour la driver. « Je ne comprends pas pourquoi tsunami ? » Mais qui c’est qui va lui balancer un verre d’eau pour lui la faire fermer sa tête de carnaval de …. Venise ?
La vague de plaisir s’est transformée en une vague idée de noyade !
Les notes. 22 pour Sophie-Caroline qui me semble correcte. 21 pour Dominique qui malgré tout note bien. 20 pour Pilar, et 17 pour Déa qui note toujours vache (tactique ?) avec deux 5 en déco et ambiance parce qu’elle n’aime pas danser ! Excuse navrante de bêtise.
PS. Vous avez vu l’heure à la quelle j’ai posté ?
27 mai 2009
EN VRAC !
A propos de l’émission d’un diner à Paris avec Flavio cet italien un peu sûr de lui.
Il avait servi un vin rouge pétillant du piémont. Le Braquetto d’Acqui.
Comme je suis curieux, je me suis procuré ce vin.
Très étonnant. C’est un vin assez doux, à servir en apéritif. Il est rouge presque rosé.
6.5 °, donc pas très fort. Il a un arrière goût de framboise, donc fruité. Servir très frais!
Tout le monde a aimé !
A partir de vendredi, il pourrait y avoir quelques retards sur mon blog. En effet je monte à la capitale pour quelques jours. J’espère trouver un ordi pour envoyer mes messages sur un diner. Merci de patienter, s’il y avait quelques problèmes.
UN DINER PRESQUE PARFAIT, A PARIS ENCORE, AVEC LES VOISINS ! II
Mardi, Dominique, mère au foyer. Ce soir, nouvelle escalade dans la connerie. Une balourde qui ne sait rien faire, organise un diner avec l’aide de ses voisins. Marie-Laure pour la partie décoration et ambiance et Fabrice pour la partie cuisine. On comprend très vite que c’est une empotée de première et que Brissou va tout prendre en main, heureusement !
C’est elle qui organise la fête des voisins dans son immeuble.
Comme on dit chez nous : c’est moi que je fais tout. En l’occurrence, elle fait beaucoup de vent. Fabriiiice ?
Cela me fait penser à une émission télé, dans la quelle un célèbre animateur qui parlait beaucoup, oui, je sais il y en a pas mal, mais celui-ci était facilement reconnaissable avec sa hyène à ses côté, chez les guignols, et avec son appel à l’aide caractéristique Guyyyyyyy , pour demander à son acolyte qui est devenu maintenant gros niqueur sportif, eh oui, je sais, il faut manger, de lui donner un coup de main euuh, afin d’emmerder un invité, euuh, les ancêtres de Zemour-Naulleau ! (devinez qui est la hyène ?)
Je pense que si elle obtient la moyenne, c’est que le jeu part en live !
Sa phrase favorite « on y va ! » je m’assois, tu travailles, je regarde, c’est crevant !
On s’aperçoit très vite qu’elle ne fait absolument rien.
Quoi ? En plus il faut toucher ces choses ? Avec les doigts, alors c’est ça cuisiner, mon dieu, comme c’est drôle, n’est-ce pas Brissounet ?
Côté coulisses nous avons vu qu’elle ne sait rien faire, qu’elle n’a rien fait. Côté scène les invités n’ont aucun mal à s’apercevoir très rapidement qu’elle n’y comprend rien. Même lorsque l’extra esclave signale que Dominique a confectionné elle-même le plat, personne n’est dupe. Dès qu’un hôte pose une question embarrassante ; « Fabriice, c’est quoi, qui-a-t-il dedans, quelle est cette sauce ? »
Séquence retro : « bon Catherine, vous prenez les œufs et vous les battez ! »
« Pourquoi, ils ont fait des bêtises ? » C’était le temps où la couleur n’existait pas !
Catherine était-elle un proto exemplaire de Dominique ?
Bon, en reprenant depuis le début, elle part à dos de scooter derrière Brissou. Les nobles ne sont plus ce qu’ils étaient, merde, j’espère qu’elle va payer l’essence. Donc, le larbin de service consentant, dans cette relation sado-maso, choisit et prend d’autorité ce dont il a besoin, et ce dont elle ne connait pas !
Il monte à l’étage supérieur, avec le matériel de cuisine, le tablier, les notes et les recettes.
Et l’autre Domi, sœur de Tita, qui ne sait même pas battre des œufs qui n’avaient rien fait à Catherine, enfin leurs petits enfants, putain, en plus elle fatigue, ses petites mains sont douloureuses. Elle ne doute de rien « c’est la première fois de ma vie que je vais réussir un dessert » en plus elle est balourde ! Mais non, c’est la première fois que Brissouquifaitout te le fait ! Il la laisse deux secondes pour faire la vaisselle, Brissoubonneaupair vaut bien une machine à laver, qu’elle se coupe ! Merde elle ne devait pas savoir à quoi servait un couteau !
On fait appel à la voisine qui va s’occuper de sa partie déco-ambiance.
Déco de table. Chaque candidat est représenté par une couleur qui lui était attribuée sur son menu particulier. L’assiette et les couverts complètent cette disposition. Pas de fleurs, elle a juste dressé la table, la décoratrice ne s’est pas foulée.
On sonne, rôle de composition pour Brissou cuistot exvoisin qui devient figurant. Celui du mort lui est attribué, allongé par terre, il est criant de vérité !
Casquette et foulard, sans pipe, elle reçoit ses invités, enfin, ceux de Brissoukibosse.
Carosophie avec une bouteille, elle n’a pas la couleur demandée !
Andréea, en violine et avec une bouteille.
Pilar en vert et Andréa, cravate, et un bouquet de chrysanthèmes jaunes.
Présentation rapide des voisins larbins et cassez vous !
On passe au jeu autour de la table basse avec l’autre Brissoukifaitlemort, allongé par terre. Je ne veux pas entrer dans ce genre d’animation, longue, inutile, pesante, chiante, emmerdante, tirée par les cheveux et qui ne sert à rien sauf à donner un peu de repos à ce pauvre Fabrisoukidoitenavoirmarre !
D’ailleurs, pendant qu’elle parle, la Roumaine est en train de se compter les doigts pour voir s’il ne lui en manque pas un, c’est dire tout son intérêt !
Fabriiiice où sont les amuse-gueules ? « Va les chercher je prépare le champagne. »
Et l’autre qui court comme un dératé pour aller dans son frigo et remonter les apéritifs pendant que l’autre gourdasse a tout juste amené la bouteille. Fabriiice, ouvre la bouteille et sert. C’est un extra très classe à un prix défiant toute concurrence !
De retour en cuisine, elle parle, il prépare, elle parade, il travaille, elle commande, mais il ne l’écoute pas car il voit très bien qu’elle n’y comprend rien !
« Elle vous plait ma table ! » je suis sûr qu’elle est persuadée que c’est elle qui a tout fait. Merde, c’est vrai, il faut commander au personnel, ce petit peuple n’a aucune initiative si on ne le dirige pas énergiquement ! Alors elle s’assoit oubliant presque qu’elle est l’hôtesse, puisque Brissoukifaitout s’occupe de tout. Et l’autre en cuisine qui l’appelle, merde, il ne va pas tout se taper ? Dominique, tu me niques, pense t-il en son fort intérieur.
_ Comment il s’appelle ce vinaigre que tu as préparé et avec le quel tu as assaisonné ce plat que J’ai apporté ? Quoi ? Ah, oui, c’est ça, nous avons mis du vinaigre de figues dans cette salade que j’ai apportée toute seule sur la table, je l’ai posée route seule, sans rien renverser, mon dieu comme je suis forte, et même que j’ai bien centré le plat au milieu de la table sans que Fabrice ne me fasse un signe. Fais-moi un signe si ce que j’ai dit est bien ! Flute, Briiisouuuu, tu me regardes quand je parle. Mais tu es insupportable….
Les notes. 23 pour Sophie-Caroline, 8 en cuisine ! 20 pour Pilar, 8 également pour la cuisine. 19 pour Andréa son 6 dénote sa vision du manège de Fabrice et la roumaine 16 avec 4 en décoration 5 en ambiance et 7 en cuisine. De la merde dans leurs notes.
Ceci dit, le diner de Fabrice était excellent, et je trouve qu’il a eu beaucoup de mal à le réaliser avec une aide organisatrice si peu motivée et si maladroite !
NOUVELLE STAR 2009 !
Ils ne sont plus que quatre. Thomas, Camélia, Leïla et Soan.
C’est l’élimination annoncée pour Thomas ou Leïla. Je suis mauvaise langue.
A moins que Soan ne se fasse saquer à cause de ses déclarations polémiques dans la presse !
Il faut aussi avouer que l’on est aussi spectateur pour ce jury décapant. Manœuvre est une bible de la musique, un catalogue dans le quel il y a tout ce qu’il faut. On aime ou on déteste Lio, mais je dois reconnaitre la justesse de ses jugements, elle casse celui qu’elle aime, s’il commet une faute, et le défend, si elle pense qu’il est attaqué sans fondement. André est un peu attendu pour ses déclarations fracassantes, sarcastiques, ironiques et amusantes. Sinclair est légèrement en retrait, cependant plus direct dans ses réponses, cassant et sec, sans fioritures.
Pour dire une banalité, je pense que cette année il n’y a pas de candidat qui éclabousse les autres par sa présence et sa classe.
Camélia semble la chouchoute du jury. Merde je suis en train de réaliser que chouchou va véhiculer maintenant une connotation péjorative, voire ironique. Soan est plutôt celui des téléspectateurs et des spectateurs. Thomas s’est déclaré le chantre d’une tendance sexuelle dont il use et abuse un peu trop, aidé en plus par les remarques de certains membres du jury. Reste le cas Leïla, capable de tout, de l’émotion, grâce à un phrasé surprenant, à la perte de rythme qui frôle la catastrophe.
Un petit morceau à quatre, assez nul.
Virginie arrive, belle robe !
Leïla. Girl just want to have fun. Robe de grand-mère. Pas toujours juste. Jeu de scène moyen. Elle se tient mal.
Deux rouges Lio et Sinclair. Lio « tu n’es pas dedans, tu rates le début ! »
Sinclair « inintéressant ! » Philippe « pas très en voix mais tu t’es battue ! » André « spectacle total ! »
Thomas. Après sa visite home. Grande kermesse pour voir le retour de l’idole du village. Retrouvailles avec son copain, mémé, maman, la patronne du salon de coiffure.
New-York avec toi. Sans plus. Pas de comparaison avec Téléphone.
Deux rouge Lio et Philippe. Lio « chanson de variétés, pas dedans ! » Philippe « monoprix disco, le King of variét ! » Sinclair « tu as chanté juste sans faire des caisses ! » André « bien, tout ce que tu touches tu le transformes en chamalow ! »
Duo. Soan et Thomas. Mon frère. Thomas fait du Sevran et Soan pose sa voix. Maman est aux anges. C’est à chier, on se croirait à l’école des fans. Gnangnan à souhait. Soan tire un peu son épingle du jeu.
Camélia. Retour chez elle. La Londe. Accueil familial. Papa pleure aussi distribution de kleenex. A la mairie, l’écharpe tricolore est galvaudée. Putain, c’est qui ? Trois chansonnettes à la télé et t’es la star du village. Briquets allumés bras qui tanguent, je râle, je suis un con sans doute, je prends une banane, en plus elle chante du madame à chouchou.
Killing me softly. Molasse. Est-ce juste, c’est mauvais, on se croirait au ‘balleti’ d’un village de montagne, avec la batterie qui fait boum, boum, et les gens qui tapent dans les mains. barbant !
Quatre bleus ! Merde, je suis nul. André : « classe au dessus » Sinclair « j’aurais pu mettre un rouge, j’avoue ma faiblesse, c’est un bleu de séduction ! » Philippe « j’ai failli aussi mettre un rouge, j’attends autre chose ! » Lio « énorme fraicheur. »
Ritondecannes « ça pue le chouchoutisme ! »
Duo. Leïla et camélia. Laissons entrer le soleil. Je préfère Leïla, meilleur registre, de loin. Camélia a toujours cette même intonation avec ce petit décroché en fin de mot, lassant.
Soan. La mauvaise réputation. Son univers. J’aime bien. Il oublie les paroles. Au dessus du lot.
Quatre bleus. Lio « énergie, même si tu as oublié les paroles ! » Sinclair « on te redécouvre, énergie festive, je suis ravi. » André « pirate à l’assaut d’une chanson, merci ! » Philippe « tu seras en finale, tu fais du Soan, tu sais qui tu es ! »
Leila chez elle. Rennes. Les copines. Petits gâteaux et thé : j’ai tout compris !! Bus décoré. Tout le village est là. Chant et dédicaces. Famille.
Mon amie la rose. Bien photographiée. J’aime ce genre de chanson, orientalisée. Et les gagas, autour, qui tapent dans les mains. C’est très bon, j’adore son phrasé !
Quatre bleus Lio « émotion incroyable. Impeccable. Sinclair « touché, super ! » André « un premier degré super, dramaturgie et phrasé que j’adore. » Philippe « tu as interprété la chanson, frisson d’authenticité, magie pure, bravo ! »
Duo. Camélia et Soan. I feel good. Camélia a le rythme d’un poisson rouge qui cuit dans un poêle sans huile, ou d’une clef à molette en train de couler dans une piscine sans eau.
Soan, chauffe ! Camélia est jeune !
Thomas. Starman. Bowie, au secours, reviens. Il a un peu le look, c’est tout ! C’est pas son genre de chanson, un peu emprunté, pas assez de voix, ni de puissance. J’ai peur pour lui !
Maman est comme un automate qui tape dans ses mains. Elle est dans le coltard !
Un rouge pour Sinclair « englué d’ennui, c’était à côté. » Lio « complètement bon, impeccable » André « refrain raté, attention à l’accent autrichien » Manœuvre « tu t’es bien battu, j’ai bien aimé ! »
Camélia. La madrague. On dirait Carla. Robe longue, elle est lassante. Elle me donne envie de zapper. Je n’y crois pas. Quelques fausses notes. Aucune prise de risque. J’arrête, on va croire que je ne l’aime pas. En plus c’est vrai. On dirait la fille de Nana Mouskouri.
Merde, c’est mièvre. Qui va acheter un CD de cette nana, même pas Mouskouri ?
Lio un rouge « tu t’es pas foulée, c’était mou ; quand on se fait chier, on se fait chier et là c’est ce que j’ai fait ! » Sinclair « c’était bon ! » Philippe « gros effort, pas le truc super ! » André « aucun effort, tu as survolé le truc, alchimiste qui transforme la bouse en or. »
C’est bien ce que je comprends, c’était pas super, mais ils ont mis un bleu sur sa réputation !
Duo. Leïla et Thomas. Voyage en Italie. Lio, sourit. Meilleur duo.
Soan. Retour à son souk nettoyé par ses copains. Emission couplée avec celle des deux snobinardes qui nettoient les appartements en sentant les chaussettes et en reniflant les amas de pourritures nauséabondes. Concert dans son quartier, le bar des copains. Sa famille.
« Arrête de filmer ! » pudeur, sa vie….
One. J’aime. Je suis dans son trip. Et j’aime bien le mec.
Deux rouges Philippe « pas sensible à l’émotion, à la ramasse, pas à l’aise. » et André « il était maladroit, je n’ai pas eu de réaction capillaire, tu l’as pas transformée ! » Lio « avec toi à fond ! » Sinclair « t’étais, dedans, c’était super ! »
Ça va être dur. André « Soan m’a déçu, Leïla somptueux !» Lio « la moins bonne était Camélia »
Les deux autres ne se mouillent pas !
Restent : Soan, Leïla, Camélia ! C’était écrit ! Thomas s’en va !
Et Lio va toujours voir le perdant pour le consoler !
26 mai 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT, A PARIS ENCORE, AVEC LES VOISINS ! I
Lundi, andréea, roumaine depuis 7 ans en France. Son diner : voyage vers l’est. Ses voisines ; Nathalie, pour la cuisine et Marie pour la partie déco et ambiance.
Chez elle, son salon en longueur, froid, pas de décoration à part quelques tableaux, un écran plat, banal, home cinéma, un canapé. On dirait un appartement témoin. Cuisine vert pâle, en longueur aussi.
Et on embarque Marie pour faire les courses. Oui, parce qu’on va dans une boutique pour les arts créatifs, normal, sa copine est prof d’arts plastiques. Putain, là aussi c’est le moment, il devrait faire une émission avec Damido qui pourrait aller chez l’épicier faire ses courses ….pour les peintres qui mangent aussi, merde !
Non rassurez vous, ce n’est pas elle qui vient de sonner chez vous, elle ne viendra pas vous coller ses décalcomanies sur les murs ni vous refourguer des gadgets Ikea dont vous avez rien à faire, vu que ceux que vous avez chiné vous ne savez plus où les mettre.
Alors, l’autre décoratrice de chez casto, style « vous avez un plastique pour faire de la pâte….à modeler ? » Elle va pas nous emmerder, alors qu’une toile cirée faisait l’affaire !
Top les courses !
« Un pour tous, toutes pour moi » en effet elle n’a pas de saladier, pas de tire bouchon. A la corvée de pommes, la voisine qui doit éplucher et râper avec des instruments archaïques. La voisine faignasse qui s’endort sur les épluchures ! On dirait qu’elle a fait un boulot surhumain ! Enfin la roumaine, elle commande bien ! « Quand c’est fini tu écrase les noix » merde, avec un pilon dans un mortier minuscule. Et l’autre faignasse qui n’a jamais vu de pilon ni de mortier. « Mais qu’est ce que c’est ! »
Ma grand-mère qui faisait l’aïoli doit se retourner dans sa tombe devant ce gadget !
Elle cuisine comme elle respecte les proportions ; comme elle veut, au pif !
Là, elle nous fait voir sa viande de veau, pas grasse, pour nous faire des boulettes de poulet. Bon, je ne cherche pas à comprendre !
Ça y est, t’as fini avec les noix ? Bon, va te reposer tranquillou (c’est du roumain !)
Et l’autre qui lui fait la déco de table. Nappe rouge, set de table bleu, étoiles dorées, composition au centre de table avec des roses rouges first red, des jaunes ilios et des bleues, en fait des blanches, avalanches, teintées, puisque chacun sait que les roses bleues n’existent pas !
Une rose jaune sur l’assiette, avec la serviette.
Les voisines se cassent, les invités arrivent.
Andréa le premier, un homme, avec une rose jaune.
« T’es italien ? » interrogative, et l’autre « oui ! » affirmatif, et la roumaine « oh, c’est génial ! »
Merde ? On croirait un remake de la pièce chez femme actuelle avec Carlita et chouchou : génial !
« Moi, je suis roumaine, mais je ne voulais pas le dire ! » Normal !
Pilar, avec un cadeau.
Dominique nique nique, « comme elle était jeune je me suis dit qu’on n’est pas de la même génération ! » putain, si on fait des diners avec les voisins et philosophiques en plus !
Sophie-caroline. Merde, avec une bouteille, mon dieu !
Sur la table basse nappée du drapeau roumain, assiette avec des amuse- gueules saucisson, bidon.
Présentation des aides bidon aussi ! Émotion de Sophie-Caro qui a chaud au cœur, mais qui ne boit pas d’alcool, alors, sa ‘griotine’ elle peut se la …..
A quoi sert-il de vouloir cacher sa nationalité ? Mais le schmilblick il est roumain ! Merde, non, elle ne l’a pas dit, enfin, elle ne voulait pas le dire !
Et revoilà la voisine qui revient ! Pourquoi qu‘elle était partie, je vous le demande ?
On sent très bien que cet atelier est là, parce que la voisine touche à la pâte. Bon, elle est mignonne, bon, on peut voir qu’elle a une belle poitrine, bon celle de Déa, n’est pas mal non plus, mais je cherche toujours le rapport avec le diner, il y a bien un relation avec la Roumanie , lointaine, avec l’œuvre de Brancusi, enfin, c’est l’école des fans, mais appeler ‘atelier sculpture’ ce pétrissage merdique de pâte à modeler qu’ils peuvent ramener chez eux …bon, tout le monde a gagné. Marie, à la niche !
A table ; et Pilar qui n’a jamais vu de roses bleues ! Puisqu’on te dit que ça n’existe pas ! Merde !
En entrée, des boulettes de veau qui devaient être en poulet, explication vaseuse pour ce contre emploi ! Comme service et comme présentation, on se croirait dans un resto d’entreprise : boulettes de poulet ou croquettes de poisson, ou l’inverse !
Retour chez la voisine pour un tire bouchon et l’autre qui n’arrive pas à déboucher la bouteille, merde lève toi !
Plat principal : Sarmale et leur polenta arrosées de leur vin . Plat sur la table. L’italien n’aime pas le chou.
Pilar « elle est authentique ! » ça cache des vannes !
« La crème casse le goût du chou. » c’est marrant comme conseil de l’hôtesse ! Pourquoi manger le chou, alors, si on n’aime pas le chou, il n’y a qu’à manger la crème… seule, qui ne cassera rien, c’est chou ! Donc, en principe ce sont des choux farcis avec du porc, mais ce soir, c’est du veau, vu qu’elle en avait déjà acheté pour remplacer le poulet de son entrée et qu’il lui en restait encore et qu’elle ne savait pas quoi en faire, elle s’est dit, mais oui, c’est bien sûr, je vais marquer sur le menu ‘porc’ et je vais leur refiler du veau, ni vue ni connue, je tambouille !
Comme dit Pilar : « c’est authentique ! » mais ensuite elle balance « la polenta était dégueulasse ! » ça c’est classe, authentique, mais classe ! Mais elle modère « j’ai horreur de ça, c’est du plâtre ! »
On sonne ! Nouvelle apparition de la faignasse qui s’inquiète et vient aux informations, putain, ça devient nul !
En dessert, feuilleté de Dobrogea et sa vieille prune. Pas un ne connait sa géo.
L’italien nous rejoue un épisode de la Mama. Quand il était petit elle lui faisait des gâteaux aux pommes qu’il ne mangeait pas, parce qu’il n’aimait pas. J’y vais de ma larme, ces histoires d’enfants martyres me feront toujours pleurer, c’est horrible, je vais téléphoner à Delarue pour qu’il vienne faire une enquête sur cette émission, parce que forcer des personnes, étrangères en plus, à ingurgiter des desserts qui leur rappellent leur enfance est totalement démoniaque, surtout avec du chou à la crème en entrée. Pilar qui a l’air d’être incisive trouve ce dessert insipide ! Une petite remarque quand même, cette petite cuillère fait un peu ridicule, des couverts à dessert étaient les bienvenus, mais la préposée à la décoration était bien trop préoccupée avec sa pâte à modeler pour mettre sa main à la pâte dans les couverts.
Les notes : 21 pour Carosophie, 20 pour Dominique qui donne un 9 en ambiance parce qu’elle adore faire de la poterie, on te dit que c’était de la sculpture, merde ! 18 pour Andréa et 16 pour Pilar qui a une manière très particulière de noter l’authenticité ; 4 en décoration, et 5 en cuisine !
Je me demande à quoi servaient les voisines ? Se mettre à trois pour commettre ce diner !
POUR RIRE !
Si vous aimez M.Cymes, allez faire un tour pour écouter sa réaction après les déclarations du gynécologue de Rachida Dati.
Amusant !
http://www.jeanmarcmorandini.com/article-26818-michel-cymes-allume-le-gyneco-de-rachida-dati-regardez.html
25 mai 2009
DÉÇU !
Je suis aussi déçu pour Almodovar, jamais ‘palmisé’, qui me remue les tripes. J'en ai souvent discuté avec des amis et je crois ressentir dans 'La mauvaise éducation' un message personnel. Pour des raisons qui me sont propres, j’avais l’impression que ce film m’était dédicacé, que je pouvais lire entre les lignes, deviner ce qu’il ne disait pas, savoir ce qu’il voulait dire et comprendre ce qu’il suggérait.
Comble de l’orgueil, je pensais même, que seules quelques personnes pouvaient sentir au fond de leurs entrailles ce qu’il avait crié à travers cette œuvre cinématographique, destinée à quelques initiés !
Je le suis aussi pour Looking for the king !
Cantare, canto, chantre, foot et cinéma. Le chanteur a joué dans un film nul à chier, le footeux s’est éclaté dans un film émouvant à souhait. Entre Johnnie To et Ken Loach il n’y a pas photo. Entre la star française et l’idole mondiale, il n’y en a pas non plus !
Le foot m’emmerde, mais Canto m’intéresse. Un homme à part. Un joueur atypique. Un touche à tout doué. Un petit quelque chose pour ce film m’aurait comblé !
Déçu enfin par la froideur ‘huppertesque’. On la sentait lointaine, hautaine, souveraine. Presque dédaigneuse de son jury oublié, contraint, muet d’assister à ses déclarations, autoritaire, prétentieuse et sûre de ses choix.
Sa patte apparaissait tyrannique, elle semblait imposer sa sélection, ses aspirations.
Sourire figé énigmatique, aucune place aux débordements. Ta gueule Baer, semblait-elle crier, les yeux sévères, pour marquer son autorité !
Hommages à son Resnais, palme à Haneke qu’elle enserre comme sa chose, qu’elle adoube, qu’elle remercie, peut-être, on ne saura jamais……
