30 avril 2009
UN LIVRE !
J’ai pratiquement fini. J’ai le titre, il ne me reste plus qu’à fignoler le texte.
Inspiration fortement autobiographique ; une succession de petites histoires, de ce qui est arrivé à un petit garçon qui passait son temps entre l’orphelinat, avec les sœurs, et à l’école avec les prêtres. J’ai encore quelques réticences, quelques peurs. Un manque de confiance en mon écriture, sûrement.
Mercredi : 692 lecteurs. Merci !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A NICE ! III
Mercredi : Romain, gérant d’une société de plomberie ou plombier ? Nissarte estampillé et joueur de boules. Un diner autour de la méditerranée.
Déjà une remarque. A la lecture du menu, notre cher professeur, quel bien grand mot pour un mec qui a du travailler dans quelques restos , avant d’obtenir ce poste dans ce lycée hôtelier, est déjà très négatif. « J’espère qu’on ne va pas avoir…. j’espère que cela ne sera pas…. Sinon, faute de goût… c’est un registre ; copains autour d’une table…. moi, j’étais au dessus….. » Putain, ça part bien ! L’acteur principal est en forme, ce soir ! Lui il va jouer et moi je vais critiquer !
Chez lui, salon moderne, beaucoup de photos, un écran plat dans son coin salon ; Romain en est visiblement très fier. Le coin repas est plus restreint, des bambous dans un vase. Cuisine ouverte, dans les tons de rouge, encore des photos. On a droit à sa salle de bains ouverte sur sa chambre, avec baignoire et douche.
Normal c’est qui ? C’est le plombier !
Chambre de sa fille et toujours les mains dans les poches, j’espère qu’il les sort au boulot ! Il nous fait admirer sa vue sur Nice ouest, on devine Cannes dans le lointain, je déconne, je ne vois que son beaucarnéa rachitique qui s’étiole.
Les courses, chez son copain Pascal, le poissonnier. Une bise, con, c’est son pote, chez nous on se fait des bises ! Il fait même l’article. Putain, vous avez vu les poissons comme ils sont beaux. J’espère que ces belles daurades bien calibrées ne sont pas des daurades d’élevage.
Retour à la maison. « Où elle m’a mis le fouet ma femme ? » Ses orientations sexuelles ne nous intéressent pas, merde, un peu de discrétion ! Un peu de pub pour le sucre en poudre ! Et que je me touche les cheveux et que je m’essuie les mains sur mon pantalon et que je recommence.
« Il est beau le thon, on dirait une côte de bœuf ! » Merde, c’est un compliment pour qui ?
Et que je me gratte la tête et que j’essuie ma sueur, vache de pute, le mec !
Déco de table. Table rouge un peu étroite. Centre de table en forme de bateau avec des boules de mousse (fleuriste) des ‘first red’ roses rouges piquées, des pétales de ces mêmes roses (ça c’est mortel de chez plouc !) le nom des invités écrit sur l’assiette (ça c’est une bonne idée !) des têtes de roses rouges sur les assiettes avec les serviettes. putain, mais j’ai bien vu ? on dirait qu’il perd les brailles !
Des petites remarques : pourquoi des couverts à viande, alors qu’il n’y en a pas, et le verre à eau est mal placé.
Pas le temps de se changer. Les invités arrivent John avec un cadeau et les autres les mains vides, je pense qu’ils ont réalisé que Romain était toujours arrivé les mains dans les poches.
Apéritif sur une table base assez petite et pas pratique. Un morito (rhum, citron vert, sucre de canne, feuille de menthe et limonade) les herbes de Provence collent aux dents ! Le rouleau d’essuie-tout trône au milieu des légumes de la bagna cauda, John est toujours tactile, sans sa perle noire mais avec des plaisanteries qui frôlent le scabreux et avec un rire assez bof.
Une poutine (je vous en avais déjà parlé, il n’y a pas longtemps) visiblement mal préparée qui ne fait pas l’unanimité. John n’aime pas et cricri la classe trouve qu’il y a trop d’omelette (c’est peut-être vrai !) et Romain toujours aussi classe « ouheu ! Goutez le, ouah ma bagna cauda ouah ! » Ma traduction n’est pas littérale ! Et la guerre de cette spécialité niçoise n’aura pas lieu !
Animation. Celle là, elle est nouvelle ! Découverte de la chute libre au sol ! Putain c’est le carnaval ; lunettes, combi ! Merde, le regard de cricri épouvanté, il n’y croit pas ! Des épouvantails pour Michelin, boudinés pour une pub pour une marque de saucisson. Planche à roulettes, allongés sur le sol, il ne manque que les ventilateurs et la sono pour faire le bruit du vent ! John n’ouvre pas son dorsal, il va s’écraser, alors ils se tiennent la main ! Putain, c’est beau la connerie à ce stade !
A table, pour l’entrée. Merde, il apporte le vin, qui est déjà ouvert, et entamé !
Une petite critique de cricriquipartauquartdetour « la déco est plus en rapport avec l’appartement qu’avec le thème du menu » Mais il ne dit rien sur les verres et les couverts !
Une autre première, je fais encore un vœu ; critique du pain par John ! Ils trouvent tous le tartare fade, rien au sujet du saumon roulé !
Plat principal. Le sparidé à reflets dorés et sa farandole de pays. Merde une daurade royale ça faisait plus classe ! Le poisson est présenté avec la tête et ouvert en deux, sans sa ‘carcasse’ enfin sans l’arête centrale ! la tête de Géraldine devant la tête de la daurade qui la regarde avec ses yeux tristes de bête décapitée sur l’autel du sacrifice culinaire ! Encore une chochotte, mon dieu et en plus ils mangent les joues, merde le meilleur morceau ! L’idée de la préparation est bonne, mais il restera toujours les arêtes dorsales !
Putain, mais John drague, merde, des plaisanteries assez…., disons un peu….aurait-il bu ?
Et cricritudéconnes nous fait un débat sur la présence des carottes autour de la méditerranée alors que c’est impossible parce que ce sont des légumes du nord. C’est là qu’on peut se rendre compte que sa culture est très scolaire, car sa culture du terrain, n’est déplaise à un certain ‘Emanie’ est assez rudimentaire, où alors mon jardin, à Cannes est vraiment dans le 59 et alors, mes notions de géographie sont sérieusement aussi perturbées, que ses notions de français !
Enfin je pense que Christophe n’a pas intérêt à faire une partie de boules avec Romain !
Je note qu’après l’essuie-tout de l’apéro, la bouteille jaune de citron qui se balade nonchalamment sur la table, fait assez tache, mais ne gène absolument pas notre censeur qui critique ce qui l’arrange !
Dessert : crème brûlée live par le plombier pas polonais qui sort son attirail de sa mallette pour l’autodafé finale de cette pauvre crème qui n’avait fait de mal à personne.
Le regard ironique de qui vous savez qui cherche une alliance dans les yeux de John qui en rajoute avec son rire discret et ses blagues très distinguées et on s’approche d’un diner de supporters après la victoire du Gym sur ces salauds d’ennemis qui viennent au Ray que pour gagner !
A côté de la crème brûlée, avec de la fleur d’oranger, une pomme, avec encore son étiquette, sur la quelle est plantée une brochette branlante de fruits qui ne sont pas de saison (Cricri a raison, halleluia, alléluia !, vite une bougie pour faire plaisir à Nathalie !) il était si simple de couper le cul de la pomme pour la faire tenir en équilibre !
Les notes : 20 pour John. 19 pour la réservée Géraldine. 17 pour Christophe qui pense que les fruits n’étaient pas de la région (autour de la méditerranée, c’est possible !) avec un 5 en déco car la composition de table n’était pas de Romain ! Et la sienne ? Et un 16 pour Nathalie parce qu’il n’y avait pas de bougies ; putain c’est tout ce qu’elle a retenu du repas.
Belle semaine, ce sont tous des planqués, critiqueurs masqués, sourires en façades, et que je te tape dans les mains et que je rigole, on est tous copains…..
29 avril 2009
NOUVELLE STAR 2009 !
Virginie est très classe ce soir, Lio ébouriffée est un peu plus sage que la semaine dernière.
Mahdi : ‘always on the road’ .C’est bon, sans plus. Il déroule, il ne me donne pas envie d’acheter son CD, s’il en fait un. C’est gnangnan.
Sinclair donne un rouge. Je ne suis pas d’accord avec le jury.
Déjà une coupure. Les états d’âme du jury, la semaine dernière.
Thomas : ‘maniac’. Démarre un peu mou. Maman le soutient du regard. Il ne se lâche pas trop.
Je le trouve plus sauteur que danseur.
Un bleu pour Lio qui défend son chouchou bec et ongles. Philippe pense que c’est un bon karaoké. André le compare au pire des années 80 « je n’aime pas penser à reculons comme les écrevisses ?» une vanne acide et perverse ? Sinclair « tu es passé à côté ! »
Nouvelle séquence sur les porte-bonheur des candidats.
Damien : ‘elle a les yeux revolver’. Stressé, sans plus, un peu juste.
Deux rouges. Philippe : mauvaise interprétation. André : je n’ai pas eu d’émotion, « une Ferrari embourbée dans un champ de maïs. »
Séquence choc de la soirée. Lio toujours aussi classe, « je suis une gonzesse, il me prenait quand il voulait ! » atténuant ensuite ses propos, en ajoutant « par le cœur d’abord ! » encore plus classe.
On nage en plein romantisme. Sinclair avec humour « pas autant pris que Lio, mais c’est ta meilleure prestation ! »
Leïla : ‘wannabe’. Déjantée, un look sans en être un, fringuée chez un brocanteur, mais une façon de bouger que j’aime. Toujours ma ‘chouchou’ !
Deux rouges sinclair « T’as perdu l’émotion ! » Philippe est gêné par son ‘essoufflement’. André la trouve très bonne, puisqu’elle a remplacé avantageusement les quatre filles à elle toute seule. Lio la défend aussi, car elle a personnalisé ce morceau de bimbos !
Un peu de pub vaseuse façon ‘un diner presque parfait’.
Larry : ‘l’encre de tes yeux’. Un autre chouchou. Nouvelle coupe de cheveux, cela lui va mieux. Au début c’est du Cabrel, s’en écarte ensuite, mais je préfère, et de loin, l’original.
Un rouge de Philippe qui n’a pas été sensible à son interprétation. Sinclair « tu y a mis de la soul ! ». Lio , visiblement Cabrel l’emmerde, et moi Lio me les casse ; je suis un Cabrelmaniaque !
André « j’étais en face d’un nègre albinos, un grand sorcier » Attention, Dédé, on les tue, ces mecs là !
Camélia : ‘ womanizer’. L’autre chouchou ! Je ne suis pas convaincu, je trouve ça même nul ! Il n’y a rien, elle bouge comme une bassine et chante comme une sardine en rut !
Quatre bleus. Putain, je ne suis plus dans le coup ! Depuis la semaine dernière elle n’est pas dans son registre. Personnel ! Envoutant pour sinclair. « Ce que j’attendais » Philippe.
Et encore F.Dubosc, putain, tu le vois de partout, c’est le frère de Nico !
Soan : ‘les mots bleus’. Il se lâche d’entrée. J’adore ! Je le préfère à la version originale, je ne suis pas un fan de Christophe. Après ‘un diner parfait’ de ce soir, je dois faire un rejet !c’est le meilleur de la soirée, et de loin ! un personnage, une présence ! bravo !
Quatre bleus. Lio « bravo ». Philippe « il nous fait rêver ». André « magnétisme ».
Sinclair « je suis content de m’être trompé à ton sujet ! » la classe !
Dalé : ‘what’d I Say’. il est très facile. Il se donne. L’orchestre s’éclate et lui aussi. Très bon !
Quatre bleus. Ils aiment tous.
Juste une remarque pour cette soirée placée sous le signe de la chanson qui ‘bouge’, vu les titres c’était plutôt soirée slow !
J’ai remarqué, mais peut-être me trompe-je, que les candidats utilisent un anglais un peu….approximatif ?
Franchement je n’ai pas aimé ni Camélia, ni Mahdi !
Restent : Soan, Dalé, Camélia, Thomas, Damien, Lary, Leïla.
Mahdi part ! bien vu riton ! Leïla a encore eu très chaud !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A NICE ! II
Mardi : Nathalie. D’île en île. Voyage dans les îles qui comptent pour elle et où elle est bien sûr allée.
Après le live-cooking, ce soir c’est l’ancienne working girl, fan de putain, qu'es acò ?
Présentation de la belle maison sur les hauteurs est de Nice, vue sur la mer. Piscine, jardin avec des cyprès pas florentins du tout.
Non, de vulgaires cyprès de Provence, le cupressus sempervirens.
Ses trois enfants, ses trois chiens, accessoirement un mari qu’on ne verra pas.
Petit jogging avec sa copine Edith. Re ses enfants, les poissons, grande cuisine avec une sorte de bar américain qui le sépare du très grand salon.
Fan de chichourlo ! La gonzesse ! Fan da petan, le salon, béton teinté par terre, la cheminée que tu l’allumes aque la télécommande, merde, elle n’a qu’une chaîne. Putain, au fond, on revient à la cuisine, aussi grande que mon garage. A l’étage, visite des chambres, c’est normal quoua, de sa fille Lilas, d’Hugo et d’Adam, les garçons. Bon c’est pas l’Ariane ! Les niçois comprendront !
Mini Austin, on va faire les courses, épicerie fine, normal, l’épicier casquette, cravate d’un beau rose discret. Il va la conseiller sur le choix des vins et des épices. « Tu connais ma connaissance en matière d’œnologie ? »
Séquence du choix des épices : on est chez les nez. Grasse n’est pas très loin, n’est ce pas ?
En cuisine, grand frigo, plan de travail fonctionnel. Elle cuisine même aque des baguettes comme là bas, dit, enfin, dans ses îles.
Déco de table. Fibre de coco en longueur. Set de table en feuille de philodendron monstera (déjà vu plusieurs fois). Grande assiette de déco avec un papillon bleu sur le coin supérieur gauche. Un porte couteau petit poisson en céramique, des bougies bleues, des coquillages, le nom des invités sur des galets…de Nice, con. Un centre de table feuilles de philo et dendrobium Berry, de chaque côté dans des vases boules d’eau bleue, des tiges de ces mêmes orchidées. En bout de table l’aquarium des petits, aque des poissons dedans et des bougies bleues dessus.
Fausses notes : le verre à eau à droite, et des fourchettes dans tous les sens !
Face à la cheminée automatique, des tables gigognes habillées de blanc, décorées d’ours dans des aquariums pour justifier le titre de son apéritif : Ice bar latitude 22°, clin d’œil à l’Islande !
Les invités arrivent : les deux mains dans les poches, il doit faire froid, Romain, baskets du dimanche, il s’enlève le pull, putain, il fait chaud dedans ! La classe brut de décoffrage.
John, très tactile, cadeau, fais moi voir ta perle noire, je te montre mon collier, c’est beau Tahiti ! Christophe avec des fleurs et Géraldine en tenue très discrète avec aussi un cadeau.
« T’as pas enlevé ta déco de noël, encore ? » Christophe attaque et met la pression en disant qu’il n’aime pas la cuisine exotique.
Le cocktail est sur la table, on dirait du curaçao, Christophe sent dédaigneusement et balance que pour lui si pas champagne, pas bon ! Ben voyons ! Dans les livres on dit qu’en début de repas c’est du champagne merde, le cocktail même si c’est bon, c’est l’après midi ! C’est marqué !
« C’est une faute de goût ! » Enfin, du sien !
Ouf, le verre en glace trouve grâce à ses yeux ! Et le reste de l’apéritif qui sort de derrière les fagots, enfin de derrière la latitude 22°.
A ce sujet, je me demande à quoi sert de faire un menu si personne ne peut le comprendre !
A force de devenir hermétique et trop symbolique on en devient incompréhensible !
Animation, jeu avec des instruments de musique, des îles, avec les quels on joue lorsqu’on a trouvé le nom.
Entrée : trio des latitudes 16,22,23. Christophe continue dans son rôle en ouvrant la bouteille et en servant le vin. Trois verrines avec poisson cru, avocat et carottes au cumin.
« Ça arrache ça, bah, bah, bah ! » cricri lefin toujours très discret ! Putain, il se croit dans son école ! Il va mettre un mauvais point ! « Too much garlicque » en plus il veut faire du style, avec son anglais, lui aussi scolaire !
Je vais vous dire que moi, non plus, je n’aime pas trop les épices, j’aime retrouver le goût authentique de chaque produit, retrouver les saveurs, je ne fais jamais flamber par exemple, un loup au pastis, mais quand je vais chez les gens je ferme ma gueule ! Il était si simple, de ne rien dire et ensuite en aparté de justifier ses notes en disant qu’il n’aimait pas. Son problème, c’est qu’il a le goût absolu, c’est ce qu’il croit. Il en est persuadé, c’est la référence, puisqu’il a une culture littéraire. Sa connaissance du plat avec ses garnitures, ce que les grands chefs ont dit, passe avant son expérience du vécu qui doit être inexistante ! Et puis il est sclérosé derrière ce qu’il apprend. Il ne peut pas en être autrement. En apéritif c’est du champagne, Nathalie lui a avoué hier, qu’elle ne buvait pas d’alcool, alors aujourd’hui, il sanctionne. Hier elle n’avait pas aimé oursin et tout ce qui était orange, alors aujourd’hui, ce sont les représailles !
Pour tenter une justification, il annonce que sa femme est créole, mais il repart sur une défense théorique de sa façon de définir le goût, et c’est chiant ! Il est évident que dans certains pays on mange une cuisine assez relevée, ce que je n’aime pas non plus, mais j’ai au moins le savoir vivre, ou la décence, de ne pas élever ce genre de débat avec des personnes que je ne connais pas.
J’ai même l’impression que le cacou nissarte a, pendant un moment fugace, l’envie de se lever et de lui mettre une pelle.
Plat principal. Bami latitude 8°. Très belle présentation dans une assiette décorée une petite boite en bois contenant le poulet mariné, coriandre ail gingembre, whisky.
Et c’est reparti avec le choix du vin, chassez la théorie… et ça continue avec un débat sur le goût. C’est plus un diner, c’est un tribunal, avec un réquisitoire sur l’utilisation des épices et le choix des vins avec les plats. Nathalie souligne le manque de tolérance de Christophe alors qu’elle n’était pas exempte de tout reproche la veille. Mais Philippe est plutôt obtus, muré derrière ses dogmes inattaquables, c’est un docteur fanatique de l’orthodoxie culinaire, c’est un adorateur des livres, c’est un ayatollah, c’est un pape, c’est un emmerdeur !
Il se contredit même ensuite en disant qu’il n’y a pas de règle. Putain il ne va pas en faire un plat ? Je lis l’énervement dans les yeux de Nathalie qui se demande ce que fait son mari, elle pourrait l’appeler pour vérifier la cheminée, John se dit qu’il a eu tort de dire qu’il était proche de lui. Romain, en arrière sur sa chaise, commence à être gonflé, il s’interroge toujours pour savoir s’il l’attend à la sortie.
Seigneur pardonne leur, ils ne savent pas qu’ils ont tort ! Putain c’est pas la peine d’aller plus loin !
L’hôtesse prépare le dessert sous l’œil inquisiteur du censeur de service qui minute son temps en cuisine. Belle assiette avec trois verrines, un maracuja, un physalis, un litchi en décoration, et une meringue
Merde, il faut des fruits frais, c’est incontournable ! Amen ! La messe est dite, c’est une hérésie pour notre persécuteur culinaire.
« Ce serait prétentieux de ma part de dire que j’ai été meilleur qu’elle.. » même si je le pense parce que ce soir c’était franchement dégueulasse…..la dernière partie était uniquement pensée !
Les notes : 23 pour John, 21 pour Géraldine, 20 pour romain, et 14 pour fifi la censure qui assassine l’hôtesse avec 4 en cuisine et deux 5 en déco et ambiance !
Heureusement que ce n’est qu’un jeu, entre personnes de bonne compagnie, sinon……
28 avril 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A NICE ! I
Lundi : Christophe, professeur à l’école hôtelière de Nice.
Le titre de son diner : live cooking.
Permettez-moi de planter la merde.
Ce genre de service avec un guéridon, qui sert à préparer les plats, entre autre les flambages, les découpages, s’appelle le service à la Russe. Dans son menu, il va apporter les plats sur des assiettes, mais a partir du moment où il se sert d’un guéridon, comme il va le faire pour le dessert, le terme : live cooking est un peu prétentieux et hors sujet !
On le voit sur son lieu de travail ; garde chiourme de son élevage de loufiats. Il annonce les grands principes de son ordre : tenue, accueil, qualité des plats ; contenants et contenus !
Chez lui : grand salon, cheminée, un beau kumquat sur un guéridon, table ronde, chaises en fer forgé. Sa chambre, ça faisait longtemps. Et dans la partie ouest, putain, le frimeur, la cuisine. Toute en longueur, étroite avec un plot de boucher. Cherchez l’erreur, j’adore. Quand on entre, il n’y a rien sur le plot, sur la petite table au premier plan, il y a l’appareil à barbe à papa. La caméra fait le tour de la cuisine et hop, le plot est occupé par une assiette, et sur la table, l’appareil est remplacé par un portable. Putain, on se croirait dans un film série C, peut-être que sur le plan suivant, il va avoir des moustaches.
Ouf, on n’a droit qu’aux photos de ses filles, avec cette phrase maladroite : « on veut toujours ce qu’on n’a pas ! » Putain, c’est sympa pour sa progéniture féminine ! Enfin, il s’est mal exprimé ! J’espère.
Et de nouveau dans la cuisine, où tout est redevenu comme aux premiers plans !
Il commence directement par la déco de table. Nappe blanche et napperon à motifs jaunes et orange. Il chipote légèrement en mettant des couverts à poisson pour son ‘rizotto scampi’. Assiette à pain à gauche et bonne place des verres, c’est un pro ! Menu sur l’assiette blanche. Des petites bouteilles de Grand-Marnier.
Il place ensuite la composition florale de sa copine, la fleuriste Béatrice. Des oranges surmontées de bougies avec, piquées dans des tubes à orchidées, des renoncules blanches, friandine, et du bergrass. Cette composition est beaucoup trop haute. Il se la joue un peu frime en nous disant qu’il l’a dessinée ! Merde, il a pris des cours d’art floral. Putain, ça veut dire quoi ? Il devrait, aussi, pourtant savoir qu’on ne doit jamais mettre des fleurs trop en hauteur, car elles empêchent les invités de se voir !
Je n’aime pas la serviette sur l’assiette à pain avec le pain sur le dessus !
Il a changé de robe de chambre et il reçoit les invités qui arrivent.
Géraldine avec un petit paquet. Romain, ‘en cacou nissarte’, look de supporter des ultras du Ray, chaîne à vélo autour du cou, la Djamel attitude, la main gauche dans la poche, baskets du dimanche, arrive en touriste. Nathalie avec un cadeau et John avec un beau panier de fruits.
L’apéritif : fier comme bar tabac, il annonce le champagne et vlan, Nathalie ne boit pas d’alcool. Ça aussi, ça faisait longtemps ! Le grandiose devient jus de fruits !
Purée à la truffe, inconnue de Géraldine et pauvre en truffe pour John. Merde, c’est un amuse gueule, et puis, ce n’est pas de la truffe à la purée !
On attaque rapidement par une animation : petites histoires de l’histoire de la cuisine sous forme de mots croisés. Vattel, l’artificier de louis XIV selon Romain !
« Eh oui, il y a des choses que je sais, pas évidentes pour le commun des mortels ! »
Putain, le mec, pas prétentieux ! Tu sais ce qu’il te dit le commun des mortels ?
Pendant qu’ils remplissent leur grille, on le voit débarrasser la table de coquillages qu’on n’avait pas vu arriver et on ne saura jamais ce que c’était !
Tout le monde à table pour la fin de l’apéritif ; l’oursinade.
Un petit point de détail. Chez nous, une oursinade c’est lorsqu’on se réunit tous, au bord de la mer pour se faire une plâtrée d’oursins. On les ouvre avec la pince adéquate, on les nettoie dans l’eau de mer et avec du pain en guise de cuillère, on se régale, tout simplement ! Une oursinade est aussi une sauce à base de corail d'oursins pour accompagner un plat de poisson.
Nathalie n’aime pas la couleur orange, voila autre chose, en plus de l’alcool, elle nous fait un petit rejet chromatique. Une allergie de chromatopsie.
On n’est pas dans la merde, enfin, surtout Christophe !
Se rendant compte que la décoration qu’il avait dessinée sur la table, elle lui plaisait, mais elle est bien trop grosse, alors il a crié, crié, je l’enlève, car elle nous gène, pour manger. Il avait trop de peine, et il a pleuré pour qu’elle revienne…. merde je déconne
Il amène son trolley pour servir à la russe son truc minable avec un oursin mal ouvert, rempli d’une brouillade d’œufs. Beaucoup de cinéma pour pas grand-chose, c’était un apéritif qui ne méritait pas cette pompe. Putain, et en plus Nathalie n’aime pas l’oursin !
Oh romain ! C’est l’apéro, c’est pas le plat. Le mec y voulait des bulots, des huitres chaudes, des scampis, merde, une langouste aussi….
Bagna cauda, en entrée. Très belle présentation !
Amis de la culture bonsoir. Etymologiquement, sauce chaude. Historiquement et culinairement, sauce à base d’anchois, d’ail et d’huile d’olive dans la quelle les invités trempent des légumes, un peu comme dans la fondue. En suite on sort du classique.
Du thon malheur, avec des anchois, putain ! Critiques sémantiques de la part des invités, sauf de Géraldine qui n’a pas l’air de connaitre grand-chose.
Plat principal : rizotto aux scampis avec copeaux de truffe et tuile de parmesan. Belle assiette professionnelle. Ça doit plaire à Romain qui en a plein le nez !
Dessert : crêpes Suzette. Géraldine et romain n’en ont jamais entendu parler ! Putain, que des connaisseurs. Une de mes spécialités. Retour du trolley, et préparation et flambage devant ses invités. Une petite remarque, il a oublié la cuillère à dessert !
Amis de la culture, rebonsoir. Son histoire des Suzette à Monaco est un délire total. Je veux bien que Monaco soit proche de Nice, putain, mais ne pas attribuer cette création à Auguste Escoffier (chef aussi du grand hôtel de Monaco) est un sacrilège pire que celui de mettre du thon dans la bagna cauda ! Qu’il soit guillotiné sur le cours Saleya un jour de marché aux fleurs (les niçois m’approuveront !)
Ensuite, il n’y a pas assez de sauce, il a trop fait réduire son appareil avant le flambage !
Il parle trop, et il ne fait pas assez de cinéma pour le service ! Je ne veux pas faire puriste, mais il n’a pas la classe et j’ai la prétention de penser, (pour le parodier) qu’il est scolaire !
La barbe à papa qui devait suivre est ratée et je n’ai pas très bien compris le ‘à la rose’ pour qualifier ses crêpes !
Les notes : 21 pour Géraldine qui est en retrait et a l’air discrète. 19 pour John et romain et 16 pour Nathalie avec un 6 en ambiance et deux 5 en déco et cuisine ! Elle se place pour le rôle de l’emmerdeuse de service.
Ce soir Christophe a plus été dans le rôle du maitre d’hôtel que dans celui d’hôte !
27 avril 2009
ETONNANT, NON ?
Un premier cas de grippe porcine détecté aujourd’hui en Espagne !
Sans commentaire !
SCANDALE !
Pas la gaine, mais la combinaison des nageurs. Ce nouvel objet du scandale.
Non, ce n’est pas ce que vous croyez.
Ce n’est pas cette mise en exergue de certaines parties de la carrosserie de participants qui choque, enfin, qui pourrait troubler certaines personnes qui ont oublié ce à quoi cela pouvait encore servir, non, c’est uniquement que les nageurs qui s’en servent, battent des records en nageant plus vite.
Cette combinaison, esthétique ma fois, est comparable à la jupe des bolides qui en son temps défraya la chronique. J’ai employé intentionnellement le mot chronique, ne cherchez aucune allusion à un autre mot dont la musique en serait voisine, c’est une façon de parler, enfin, d’écrire. Je ne voulais pas faire de répétition discordante avec ‘temps’ employé juste avant.
On est en train de chercher la petite bête à ces nageurs. C’est toujours une façon de parler ! Comment une combinaison si fine, pourrait-elle améliorer leurs performances ?
Alors je me gausse !
On parle de sport automobile ! Putain, vous savez ce que j’en pense de ça ! Oser appeler ça un sport. Putain, je m’énerve, dès que ces mots sont prononcés, avec religion et foot, je ressens un état de crise. Est-ce grave docteur ? Il me faut déjà une barre, et fourrée encore, pour me faire reprendre l’équilibre. Putain, je m’égare ! Merde ! Avec voiture, ‘je m’égare’ c’est bon !
Je poursuis donc. Je disais, avant d’être interrompu par ce chocolat, je dois l’avouer délicieux, surtout cette partie à l’intérieur qui coule doucement dans ma gorge en provoquant des sensations étranges et à chaque fois différentes. Putain, v’là autre chose. C’est plus de l’égarement c’est une folie passagère. Bon, je m’interromps un instant. Le temps d’une douche et je reviens.
Je reprends. Si la voiture est au pilote, ce que la combinaison est au nageur, alors ce dernier est un con. Il se fatigue pour rien. En nageant, j’entends !
En effet, ce qui fait gagner un conducteur c’est la puissance de son engin, la voiture, j’entends !
Mettez un super conducteur dans un tacot, il ne gagnera jamais, même s’il est baraqué comme un nageur, sans sa combinaison ! Mettez une nouvelle jupe révolutionnaire, en son temps, comme la mini, au notre, un tacot sera toujours un tacot, comme un thon l’est resté !
Il est évident que l’habit ne fait pas le moine ! La carrosserie ne fait pas le moteur ! Putain, je m’égare encore.
Ce que je voulais dire, avant d’être perturbé par ce chocolat démoniaque, c’est qu’on ne se préoccupe pas de la puissance des voitures ni de leur carrosserie évocatrice, alors que la taille des pilotes est inversement proportionnelle à celle de leur engin, mais qu’on va pinailler sur celle des nageurs en minimisant la taille du leur !
PAROLE, PAROLE !
Putain, ça existe la précarité, putain il y a des SDF ? Merde, en France, des gens ont faim ?
Devenus pauvres pour une émission de télé, médiatisés pour la cause des ‘sans domicile’.
Déguisés en mendiants, Fabian, Fiona et les autres, devenus malheureux pour deux heures seulement.
Des vieilles godasses de six ans, fraîchement sales, faussement pauvres ; une expérience bouleversante, mais pas trop longue. Ils ont joué le rôle de la vie des indigents pendant quelques heures sous les spots.
Merde, ça existe çà ? Ils venaient de se rendre compte que derrière les sunlights de la renommée existe aussi la précarité. Qu’espéraient-ils ? Un césar pour cette apparition peopolisée ?
Démaquillés ensuite de ce qui les rendait ‘peuple’, ils ont repris leur ‘habit de star’, la hauteur qui éloigne, et évite ensuite de replonger ses mains dans la saleté du réel.
Se la jouer mendiant pour attirer les regards des autres sur ce qui se passe dans des endroits où ils ne vont jamais, sauf, le temps d’une publicité un peu douteuse !
Une expérience pour un prochain rôle ?
Il faut faire quelque chose, mais je ne pense pas que cette manière de procéder soit la plus appropriée, c’est un peu comme si pour comprendre les intoxiqués, il suffisait de se biturer pendant deux heures !
ATCHOUM !
Mexico est en alerte. La grippe porcine arrive.
Attention à tous ceux qui reviennent de ce pays !
Putain, le prochain conseil des ministres ne va pas être triste !
Dans les pays arabophones c’est l’affolement, mourir pour des idées, mais, de la grippe porcine…. !
Seul avantage pour certains, le port du masque !
Roselyne précise que nous n’avons aucun souci à nous faire. Ça c’est le plus dangereux !
26 avril 2009
MEA CULPA !
Je culpabilise, je me couvre de cendres, je me roule par terre, je bats ma coulpe et je demande pénitence.
Tel ce pénitent qui chez Wight Watcher renie les fautes commises par ses yeux trop gros, je m’autoroyalise !
Ma première pensée ira à ‘Y a bon banania.’ Ce brave tirailleur sénégalais des Antilles qui est au chocolat ce que Popeye est à l’épinard. On l’a exploité sans se demander si ce brave homme ne préférait pas le vulgaire cappuccino ou le perfide thé.
J’aurais une pensée furtive pour monsieur propre ignominieusement berné par des années de persécution anti chauve et xénophobe due à sa couleur jaunâtre.
Je me mettrais à la place de cette vache, obligée de sourire et de rire, affublée de ces boucles d’oreilles ridicules, tenue en captivité dans cette boîte ronde, et je me flagellerais consciencieusement rien qu’en avouant avoir ri moi aussi surtout de sa couleur grotesque.
Je demande l’indulgence aux derniers gaulois, en ayant une pensée profonde pour Astérix et Obélix derniers défenseur de ce peuple oublié et massacré par les terribles légions romaines qui préfiguraient déjà les légions papales prêtes à tout censurer pour supprimer notre brin de gui et le remplacer par ces rameaux d’oliviers de pâques. Les cloches déjà sur les chènes, se faisaient entendre.
Je m’agenouille et demande pardon à cette Rolex d’avoir été maltraitée par quelques esprits rétrogrades qui voyaient en elle la représentation d’une réussite sociale tardive épargnée par un dérangement prostatique ou à des égarements consécutifs à l’apparition d’une sénilité précoce.
Je pardonnerais les tergiversations papales sur sa méconnaissance totale de ce bout de latex, barrière contre ces maladies transmises par ces sexes que l’église se refuse toujours à reconnaitre. Mais, je conseillerais aussi son emploi pour les régions buccales de ses généraux toujours aussi prompts à s’en servir comme d’un méat lorsqu’ils défèquent des conneries inavouables.
J’aurai une larme fugace pour Cindy, privée prématurément de ses lumières, sacrifiée sur l’autel de la popularité au nom de quelques papillons hystériques venus s’écraser sur sa carrosserie cabossée !
Je n’oublierais pas le ballon, rond, maso, peut-être, enfin, je l’espère, condamné à se faire taper dessus par tous ces brutes ignares, qui croient défendre nos sillons contre quelques menaces étrangères alors qu’ils ne sont que des mercenaires. Pauvre bête perdu sur ce prés cherchant désespérément un bonheur qui la fui, espérant l’avoir trouvé dans ce but adoré, mais immédiatement redonnée en pâture à ces pantins inassouvis.
Enfin je demanderais pardon pour les excès de culpabilisation de celle qui veut sans doute créer une nouvelle religion, en prenant sur elle tous les péchés des autres. Orgueil démesuré ou inconscience dangereuse, car je n’aurais alors qu’une simple phrase d’avertissements :
Regarde comment il a fini, celui qui voulait prendre tous les péchés du monde !
PS. Cette liste n’est pas exhaustive, mais nous sommes dimanche, et je me dois d’aller accomplir quelques travaux obscurs réservés à la gent masculine.
