Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

31 mars 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A STRASBOURG ! I

Lundi : Sandrine bibliothécaire, et un menu terroir.

Bricoleuse, dans son atelier, elle dessine et joue du saxo !

On entre chez elle par une grande porte encastrée dans une porte cochère, ce qui avait du être un garage est qui est maintenant une cour intérieure.  Cuisine et salon au rez-de-chaussée et à l’étage un autre salon.

On va chez julien, un viticulteur, avec son ami qui sert de chauffeur puisqu’elle n’a pas de permis. Voila, voila, on s’en fout. Ensuite une séance de dégustation de vins. Promotion du riesling. C’était vraiment le jour et le moment pour faire une étude sur ce vignoble de la Moselle !

De nouveau chez elle dans sa grande cuisine, bois et carrelages rouges. Une amaryllis rouge sur le plan de travail. Elle prépare ses kouglofs, une main dans les cheveux, puis en se grattant la bouche, puis en pétrissant la pâte, la laisser deux heures reposer, les préparer et 25 minutes de cuisson, putain, pour l’apéritif !

Déco de table : nappe marron, chemin de table crème, sets en branches de noisetiers, cigogne sur les serviettes qui ne sont pas dans le même sens, des choux (kraut)décoratifs devant chaque convive, un centre de table légèrement rococo, voire cucu, un contenant rectangle en bois rouge rempli de mousse dans laquelle sont piquées des anémones rouges avec des silhouettes de maisons et les noms de villages qui ont un rapport avec le menu ! Un lustre de branchages et de laurier nobilis.

Un spathiphyllum, et malheureusement, des fleurs fausses sur les murs.

Une petite réflexion ; ne confondent-ils pas décoration merdique et table bien dressée. Les verres bien placés, les couverts, pas forcément de l’argenterie, posés convenablement à leur place, des serviettes agréables, une assiette à pain à sa place, un centre de table sobre et classe, des sous assiettes sobres et de la vaisselle appropriée, des carafes à eau et à vin discrètes mais de bon goût, bref le raffinement dans la simplicité !

Les invités arrivent, très bien habillés, je le signale, car ce n’est pas souvent le cas. Fabrice avec un cadeau, Philippe avec une bouteille, Yolande avec un cadeau et Paola sans rien.

En apéritif, pas de champagne, mais du crémant d’alsace, les hommes en premier. Elle justifie cette préséance étrange en jouant sur la décontraction du diner, mais il me semble que Yolande marque le coup sans l’avouer cependant. L’intitulé était ‘ballade de la route des vins’, une référence à sa balade en voiture pour aller faire un petit tour œnologique, enfin je l’espère !

Le bretzel est une pâtisserie salée qui est le symbole des boulangeries en Allemagne.

En animation, elle organise un lancer de bretzels qui doivent être jetés et rester accrochés sur un support en porte manteau. Remise d’un trophée, fabriqué par ses soins, au vainqueur.

Entrée : je traduis, foie gras et cerises. Très belle présentation ! Fabrice est surpris par cette association qui est en fait très classique. Du pain grillé était le bien venu, et dommage d’utiliser du congelé alors qu’on parle du ‘fait maison’, du frais etc. Je veux bien pour les fruits de son jardin, mais le foie gras…..

Plat principal : éclaté de Krautergersheim (capitale de la choucroute). Belle présentation, mais trop chargée. Grande assiette, la choucroute est dans une feuille de brick, du munster qui est flambé à table, des filets de truites.

Les hôtes émettent des réserves sur le munster et le trop grand nombre de goûts ! Fabrice mange très mal, un coude sur la table et une main dessous !

Dessert : hiver de Gertwiller (spécialité : le pain d’épice). Assiette ronde avec de la glace au pain d’épice, une décoration de sapin, un mélange de poires, clémentines et mirabelles et un verre de vin chaud.

Les notes : Philippe donne 21, Fabrice et Paola 19 et Yolande 17 avec un 5 en déco.

Pas grand chose à dire pour cette soirée, Yolande a l’air un peu coincée et reste sur la réserve.

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30 mars 2009

CRISE !

Logique !

Le journal Nice-Matin augmente aujourd’hui de cinq centimes.

L’excuse vaut son pesant de remontoir à Rolex : « Face à la crise économique qui le touche fortement, notamment dans ses recettes publicitaires, le groupe veut continuer de se donner tous les moyens pour vous proposer un journal à la hauteur de vos exigences. »

C’est la crise donc on doit payer pour compenser leurs pertes.

Suit ensuite, un baratin pour nous monter tout ce que le journal fait pour nous, en oubliant de nous préciser qu’il est bien sûr le seul sur la côte, en temps que régional, j’entends, mais surtout en omettant de nous dire, que le propre d’un journal qui veut être lu, est d’être intéressant, avant tout, par la qualité de son contenu. Je fais un rapprochement avec les pantins footeux qui se plaignent d’être sifflés par leurs supporters. Merde si on va au stade en payant la place très chère et qu’en plus il n’y a pas de spectacle parce que les divas joueurs de baballe plus portés à nous faire voir leur coupe de cheveux ou celle de leurs fringues qu’à laisser extérioriser leurs dons parait-il, footballistiques, nous font des caprices en se la jouant top modèle, alors, pourquoi, ne nous priverions nous pas de le leur faire savoir en usant du seul moyen à notre disposition, celui de siffler ?

Ensuite, pour en revenir au journal, chaque semaine, le samedi et le dimanche, augmentation également à cause des suppléments télé et Femina qui sont pour moi, une vente forcée. Merde, tous les jours dans le journal, il y a les programmes télé alors pourquoi devrais-je les repayer obligatoirement le samedi ? Certains peuvent penser que je suis un pinailleur ? Mais c’est un peu comme si on nous faisait aussi payer le vendredi pour les prévisions astrologiques !

Les presses ferment, soit disant à cause de la concurrence d’internet, mais le papier sera toujours le papier. La télé n’a pas tué les publications. Par contre, certains magazines utilisent des moyens peu recommandables comme arguments de vente. Il doit vous arriver de recevoir dans votre boite aux lettres des conditions d’abonnement avantageuses qui feraient passer les libraires pour des voleurs patentés.

« Au lieu de 150 euros à l’année, recevez cette publication pour 90 euros seulement avec en plus un cadeau, et un stylo, etc… ! » L’art de se planter soi-même un clou dans la chaussure ! Scier la branche sur laquelle on se trouve, attaquer les libraires qui vous aident tous les jours, tu parles d’une politique de vente !

Enfin, j’attends de voir la fin de cette crise, qui ne devrait être que passagère, d’après certains, pour voir, avec délice, quelques publications abaisser leur prix de vente, uniquement parce que tout va bien !

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REMUNERATION !

Un décret au lieu d’une loi !

D’après le gouvernement, c’est pour aller plus vite, sans passer par le parlement.

Mais peut-être, est-ce tout simplement pour éviter des discussions et une loi qui serait beaucoup plus stricte et sévère pour ces chers grands patrons que le gouvernement ne veut pas trop ‘accabler’.

Selon le quotidien Les Echos, le texte interdira jusqu'à fin 2010 la distribution de stock-options et d'actions gratuites aux dirigeants et mandataires sociaux des banques et constructeurs automobiles soutenus financièrement par l'Etat. Pourquoi, après la crise sera finie, alors on pourra recommencer comme avant ? Certains veulent limiter la rémunération des patrons à 30 fois le smic, au lieu des presque 100 fois aujourd’hui.

En 2007, en millions d’euros, salaire, avantages en nature et plus-values sur les stocks-options :

J.Philippe Thierry (AGF Allianz) 23.2, P.Verluca (Valurec) 12.4, et G.Mestrallet (Suez) 12.2

Il faut aussi remarquer que ce décret ne sera pas appliqué à Valeo!

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29 mars 2009

INCROYABLE !

La légende veut qu'un noble revenant de Palestine ait été envoyé par un pape, avec des reliques de la croix, dans une région boisée, pour y fonder une ville sur une colline. Située sur la Baïse, incroyable, mais vrai, Condom est la ville principale de la Ténarèze ou Condomois. Il y a même un boulevard Monplaisir. Un qui doit bien rigoler c’est G.Brassens, qui a aussi la sienne ….de rue.

Putain, le comble serrait que la municipalité inaugure maintenant une place benoit XVI dédiée à un de ses admirateurs !

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QUESTIONS !

Ce qui est terrible, dans toutes les religions, c’est le fanatisme.

Ce fanatisme qui tend à rendre l’homme esclave de la religion, enfin de ceux qui s’en réclament comme les messagers. S’il existe un dieu, ne pensez vous pas qu’il a d’autres chats à fouetter que de s’occuper des goûts alimentaires de ses créatures ? Si ce dieu créateur existe croyez vous qu’il a besoin de ces réceptacles à prières que sont toutes ces constructions vers lui élevées pour lire dans le cœur de ceux qui ont besoin de lui parler ? Si cet être extraordinaire est, croyez-vous, qu’il a besoin de tous ces pantins qui défilent emberlificotés dans leurs tenues plus proches d’un carnaval de Venise que de vêtements plus ordinaires qui marqueraient leur soumission et leur humilité ? Mais pour qui prennent-ils leur dieu vénéré, tous ces bigots fanatiques ? Pour une marionnette plus sensible à la beauté de leur langage, à la qualité de leurs fringues et à la richesse de leurs apparats qu’à la sincérité de leurs prières ?

Dans quelques années, vous rappellerez vous toujours le numéro de ce pape avide de provocations inutiles ? Dans quelques années aurez-vous oublié le prénom de cet humble prêtre qui passa sa vie à aider les autres dans le plus simple dépouillement ?

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28 mars 2009

UN DINER PRESQUE PARFAIT A MARSEILLE ! V

Vendredi : Alexandre architecte infographiste,

Dans son atelier, enfin, devant l’écran de son ordi, il tape sur des touches, putain, il fait ça bien, et il nous fait voir une maquette de maison, merde, elle est belle, et puis il dessine, whaou, il dessine bien !

Chez un boucher de ses copains, Alexandre le bluffeur s’en était allé chercher un gigot qu’il devait désosser, mais comme Alexandre était manchot il demanda à l’homme de l’art de le faire, et ensuite il devait avouer l’avoir lui-même gigoté ! Et putain, même ça il ne l’a pas fait.

Même cette maison n’est pas la sienne. Cette émission devrait s’appeler ‘un diner presque pas fait dans une maison prêtée’.  Donc c’est la maison de sa marraine. (Une autre fée ?) Maison froide, des tableaux impersonnels, une décoration basique, on dirait une piaule de location.

En cuisine, toute neuve également, très bien décorée, avec des casseroles et des poêles et tout et tout, très bien rangé, d’ailleurs, il ne trouve rien ! Bon, il est venu la veille, comme il nous le dit, un petit repérage pour payer la caution, il ne sait pas très bien où se trouve le matériel, je comprends le stress du mec qui se la joue perdu. Cependant, merde, ne pas se rappeler où il a mis son sac à provisions, il essaye de nous faire prendre lui aussi la vierge pour une fée. Ensuite le grand chef ne fait pas la différence entre une courgette et un concombre, putain, j’espère qu’il ne confond pas un chiot avec un puits, sinon l’eau va avoir un drôle de goût !

La comédie continue avec l’épluchage des poires, visiblement il n’a jamais vu d’économe, il doit confondre avec un sabre. Quand on se rappelle de sa comparaison avec le jus de chaussettes on se dit que peut-être, il avait raison ! Enfin, qu’il se faisait des infusions de jus de chaussettes !

Déco de table. Nappe noire, un led, sous un socle transparent, éclaire une assiette en verre de Murano, dessinée par ses soins. On va aussi le croire ! De toute manière je doute de tout ! 

Des pastilles de couleur désignent le convive qui est censé lui ressembler. Des bougies de couleur qui resteront éteintes. Des verres mal placés. On nage dans l’à peu près.

Les invités arrivent. Sa guitare dans la main, il gratte deux cordes en balbutiant quelques paroles qui se veulent rythmées pour souhaiter la bienvenue personnalisée à chaque invité.

Séverine ; comme la fée Mélusine, quand je te vois je pense à Goya qui de ses tableaux a excité ma …satisfaction. Avec un petit cadeau, le magnifique set de fée, complet avec baguette et couronne.

Paule ; on est parti sur de mauvaises bases, toi aussi tu n’étais pas chez toi, et comme moi, tu l’auras dans le baba ! Un cadeau aussi.

Carole ; putain de décolleté, ils regardent tes yeux et je ne vois que tes …cheveux, comment vais-je faire sans toi ? Avec le trophée.

Christian ; dans la campagne, bucolique, tu es allé chercher des arbrisseaux, il ne manquait que mon pipeau, onirique, pour te saluer je joue de la guitare, mythomanie, pour vous faire plaisir je cuisine, démagogie !

Apéritif : sur un tas d’aluminium, des olives, des tomates, de la mozzarella, sur des bâtonnets piqués, le tout à tremper dans un pesto d’occasion. Composition ! Un grand verre avec du cointrau et de la liqueur de melon, rempli de champagne. Ensuite il fait croire à tous le monde que sous l’aluminium se trouve une statue en poterie sculptée par lui-même. Après l’autre qui voit les fées, je crois que réellement, il a vu la vierge ! Exaltation !

Lorsqu’il parle en aparté, même la phalaenopsis qui est derrière lui est minable. Constatation !

Entrée : trois verrines ! Oui, je sais, ils critiquent, mais ils ont tous fait la même chose !

Animation : en plus il se prend pour un musicien, il ne manquait plus qu’il nous joue ‘jeux interdits’! Trop jeune, ou trop difficile pour lui ! Toujours les deux ou trois accords connus, pour essayer de leur faire trouver des trucs inintéressants ayant avec un lien avec les Beatles ou les Gipsy Kings, dont on se fout complètement parce que cela n’amène absolument rien au repas ! L’équipe gagnante remporte le droit de mettre de magnifiques perruques noires ! Affliction !

Plat principal : le temps de servir très lentement, un plat à l’intitulé aussi pompeux que simple puisqu’il n’avait plus qu’à le faire cuire. La rencontre du pâturage et des ouvrières. La lutte finale ! Une bière, mon agneau ! Putain, ça me soûle ! Aussi con que le titre de l’apéro : rondeur à piller ! Enfin tout était froid, pour la bière c’était bon ! pour l’agneau, c’est couillon !

Dessert : couleur différente pour chaque assiette. Le pain et les gressins sont restés sur la table.

Le titre tout aussi emphatique : ‘architecture fruitée de douceurs et de couleurs’.

Un tas de merde infâme où la glace se mélange et fond sur ce qui devait être des poires dont on ne devine même plus la queue qui devait être gardée comme garniture, on dirait du chocolat qui tente de prendre le dessus sur la vanille qui envahit les biscuits complètement écroulés par le manque de précision du pseudo architecte qui tenta dans un moment très bref de lucidité de construire un monument à la douceur ! 

Un dernier bœuf avant de se quitter : Ils tapent sur des bambous et ça leur fait du bien, le diner était merdique, mais ils n’y comprennent rien. Dommage, à les voir, je m’amusais bien ! 

Le roi du pipeau, faisait des ronds dans l’eau, et baratinait comme un malade, je pensais que s’il cuisinait aussi bien qu’il jouait de sa guitare, demain tout le monde à l’hosto allait se retrouver.  

Les notes vont du 17 de Paule au 22 de Christian en passant par les 19 de Carole et Séverine.

A noter le 4 de séverine en cuisine !

C’était la soirée du bluff ! Fanfaron, comédien, je me demande même s’il était déjà entré tout seul dans une cuisine !

Mais le pire, c’est que le gagnant de la semaine est Séverine. Putain, même les fées sont malades ! Un tiers d’animation, un tiers de décoration, un tiers de conneries et un saupoudrage de cuisine !

Semaine totalement à l’image de leur trophée, beaucoup d’esbroufe pour pas grand-chose !

Que des fausses notes, à tous les degrés ! Viens chez moi j’habite pas là !

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27 mars 2009

HORREUR !

Un franciscain belge, ancien enseignant, déjà condamné en mai 2003 à Rennes pour agressions sexuelles à un an de prison dont neuf avec sursis, a été condamné à 13 ans de réclusion pour avoir violé son neveu depuis qu’il avait huit ans, pendant près de dix ans.

Jusque là, nous restons dans le banal. Du déjà vu, un curé un enfant, un classique, quoi !

Mais nous rentrons dans la folie, lorsque pour se justifier, enfin comment peut-on justifier de tels actes, le prêtre a évoqué la passivité de son neveu. Qui ne dit mot consent ! bien voyons !

Comble du comble, les faits se sont produits pendant les vacances familiales, lors d’un pèlerinage sur les chemins de saint Jacques de Compostelle.

Mais comme tous les chemins mènent aussi, parait-il, à Rome…. 

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A MARSEILLE ! IV

Jeudi : Carole directrice commerciale et son menu Marseille et l’Europe.

En pleine méditation. Ça y est, on y arrive. Comme les footeux qui nous emmerdent à embrasser la pelouse, à faire des appels du coude à leur dieu pour demander la victoire, comme tous les malades qui se signent et se résignent et baisent leur médaille et montrent le ciel pour le remercier par avance de cette victoire promise, putain, maintenant même avant de préparer un diner, on fait du prosélytisme qui commence à me gonfler. Bouddha fiche nous la paix, aussi. Facile ! 

Séance déco, partie promo et maintenant bientôt la messe, ou une petite prière pour réussir ses patates ; je te salue marmite pleine de frites, je prie pour celles qui ne sont pas cuites !

Une petite visite à son frère boulanger qui lui fait un super pain, avec de super étoiles, super contente de ces super créations.

Grande cuisine, est-ce que j’ai rêvé, il m’a semblé voir une chaise haute de bébé ? Je devais être en méditation, aussi ! On a le droit de voir sa chambre avec son autel et son petit ersatz de tabernacle en imitation placard à pharmacie, et un griffonnage hiéroglyphique à l’intérieur en remplacement d’une croix enfuie sur une grille de sodoku et quelques bâtonnets d’encens qui fument telles des brochettes en sacrifice élevées vers un éveillé qui se prend pour un dieu !

Et une collection de coquillages, enfin une poubelle de souvenirs de vacances. Vachement agréable quand tu les trouves sur la plage, et après quand tu reviens chez toi, tu ne sais plus quoi en foutre, tu ne les jettes pas à la poubelle, mais un jour ou l’autre tu sais que c’est là qu’ils finiront, ou dans une brocante, avec les instruments que tu as acheté pour faire du sport avant de partir…. en vacances !

Elle cuisine. Les desserts des cannelés. Je l’avais déjà expliqué, on sait que les cannelés viennent de bordeaux, lorsqu’on les achète, parce qu’alors ils s’écrivent canelés avec un seul ‘n’ ! eh oui !

Une petite pose thé pour se déstresser, merde 20 minutes ! C’est vrai que faire un diner c’est tuant ! J’ai remarqué aussi que son jambon était sous cellophane. Sacrilège lorsqu’on sait que plus il est coupé fin et plus il a de goût !

Déco de table : très belles chaises, nappe blanche, sous assiettes de couleurs différentes, argenterie, même remarque pour la position des fourchettes, par contre pour les couteaux, le tranchant doit toujours être à l’intérieur ! Les verres sont encore mal placés. Des petits drapeaux en remplacement des perles, et le super pain en étoile, beaucoup de tsoin-tsoin pour pas grand-chose, mais un peu de pub pour le frérot. Porte serviette avec une feuille de formium et un très beau centre de table. Élégant, quelques feuilles d’aspidistra, des petits branchages et quelques fleurons de cymbidium jaune (légèrement parfumée). Simplicité dans la classe !

Dans une très belle robe au charmant décolleté, elle reçoit ses invités. Alexandre avec un cadeau. Séverine aussi, elle était sûre de l’identité de la personne qui recevait, son diagnostic était bon ! Putain, voila autre chose, après la fée clochette, elle se prend pour mimie Mathy dans Joséphine ange gardien lorsqu’elle revient sur terre déguisée en docteur ! Christian avec le trophée et Paule, qui parle toujours beaucoup, pour donner des explications sur ce qu’on ne lui demande pas, avec une affiche sur Marseille, capitale de la culture. Je n’ai rien contre les marseillais, ni contre les parisiens, ni contre les niçois, mais quand on va au stade pour voir jouer les fadas, on peut se rendre compte du niveau culturel d’une bonne partie d’une certaine population qui en manque totalement, de culture. Quand on les entend hurler, en parlant de l’adversaire, je cite : on t’encule, je me dis que décidément le verbe sodomiser est rarement employé !

Sur une table base, une très belle bougie ronde décorée d’une branche de formium, derrière un benjamina hawai dans un pot d’Anduze, un marantha, un chevalet avec un tableau,  les verrines déjà dressées, et un champagne genre de cocktail avec des morceaux de pommes, de la cannelle, des épices, de la badiane. Merde, c’est de la sangria au champagne ! Paule pinaille parce que tout était déjà sur la table, et Séverine déclare ne pas trop aimer le champagne alors qu’elle en avait servi elle aussi, mais elle appelait ça de l’élixir enchanté, et oui, les fées ça montent à la tête !

Animation : il faut trouver à quel pays appartient l’hymne national que l’on entend. Séverine trouve celui de l’Autriche parce que cela fait princesse Sissi, et celui de l’Angleterre parce qu’il y a une reine ! Putain, j’ai trouvé, c’est pas Séverine la fée, c’est Stéphanie de Monac !

Enfin, il va falloir qu’elle se calme, sinon après un diner elle va faire l’émission de Dumas, pas Alexandre, mais Mireille ! Séverine la fée de Monaco gagne un billet pour aller voir Van Gogh, l’exposition ! Et voila-t-y pas que Paule nous fait une petite crise. Il n’y avait qu’un seul billet, et qu’il était plus normal d’en faire profiter tout le monde et bla bla et je râle et c’est pas normal et tu nous gonfles ! Pas de pot elle n’ira pas chez Gogh ! (facile)

Entrée : sablés à l’italienne. La dolche vita en habit de fraicheur. Sorbet à la tomate. Trop de parmesan pour Christian, la fée goyademonac n’aime pas la déco, avec cette feuille de bananier autour des serviettes, la banane ce n’est pas l’Europe, oui, sauf que c’est pas une feuille de bananier.  Une petite remarque. Je ne pense pas que le vin servi soit un très ‘vieux’ vin, donc l’opération qui consiste à transvaser le vin dans une carafe s’appelle le ‘carafage’. Bien que certains pense que ce soit inutile, l’important est de laisser ensuite reposer le vin... un certain temps. En règle générale, 1 heure convient à la plupart des cas. Pourquoi reste-il des couverts sur la table quand elle a débarrassé l’entrée ?

Plat principal : échassier de Varsovie. (J’avoue mon ignorance sur cet intitulé, j’espère qu’elle ne confond pas avec les cigognes qui amènent les petits garçons dans des choux, ce qui expliquerait la garniture. En effet il ya un passage de cigognes en Pologne le soir quand le brouillard descend sur le château de la belle Chantal qui va à la chasse au lapin qui est un prédateur de l’échassier !) Steak d’autruche et chou rouge aux abricots. Je n’aime pas cette espèce de plume de verdure, piquée sur le pavé. J’avoue aussi, qu’à part cette prise de risque, ce n’est pas génial !

Paul demande des explications sur l’allusion à la Pologne, elle attendait sûrement une traduction, j’imagine qu’elle doit parler le polak, con !

Dessert : Saveurs subtiles et érotiques à la française. (Là aussi, je n’ai pas saisi complètement la subtilité du titre évocateur !)Assiette dentelée avec un canelé, une verrine avec de la crème au whisky, gingembre confis, physalis.

Grand moment de déconne. Pour Paule, c’est trop simple et pour Séverine ce n’est pas assez coquin. Non, à quoi s’attendaient-elles ? Une petite partouze avec barbouillage au Nutella ? Dis-moi à quoi tu te parfumes ? Et tu la veux où ma banane ?

Une banana-split, érotique ? Putain, ma pauvre Paule, tes fantasmes sexuels me rendent triste. Encore si elle avait parlé d’un tramway chantilly nommé désir, de la brouette des Balkans au grand Marnier, du trolley tchécoslovaque avec fondant au chocolat, et de la salade de fruits exotiques et son reviens-y avec sa crème anglaise, putain ça c’est de la gastronomie pour initiés, mais une banana split, merde, quel manque d’imagination !   Ils ont du mélanger aphrodisiaque, érotique et pornographie !

Et Alexandre qui nous sort des explications dont il a le secret, en mélangeant chaussettes et une étude approfondie, en surface, sur la différence fondamentale des caractères des hôtes par rapport à leurs intérêts respectifs sur la façon dont certains se comportent devant un dessert annoncé érotique et qui en fait n’est que calorifique. Car, en vertu du théorème de Ritonus qui dit qu’au lit, lorsque le poids remplace la chaleur, l’amour s’est enfui, il vaut mieux éviter de manger relevé et rester couché. Il est évident de constater que ce soir l’érotisme a été confondu avec la pornographie par certains candidats. Une belle banane, avec crème anglaise d’un côté et sauce au chocolat de l’autre, aurait sûrement régalé quelques esprits scabreux !

Les notes sont un peu basses. Séverine 16 avec deux 5 en ambiance et décoration. C’est petit ! Pour les trois autres c’est 18 et deux 19.

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26 mars 2009

CEINTURE, ENCORE ET ENCORE !

Le déplacement à saint Quentin a couté environ 400000 euros !

Le député R.Dosière a additionné le coût du déplacement des 1300 policiers, CRS et gendarmes (300000 euros) à celui des frais annexes : invitations envoyées à plus d’un millier de militants UMP de la région, cocktail.

Et maintenant une visite éclair en Afrique, là, pas de famille pour un petit week-end prolongé !

Lui, c’est la ceinture des avions, qu’il serre !

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UN DINER PRESQUE PARFAIT A MARSEILLE ! III

Mercredi : Christian, fonctionnaire. Directement chez lui avec l’avant d’une voiture de course construite par ses soins. Ensuite dans sa maison, une petite paillote construite avec quelques planches, sur un terrain vague, au bord d’une flaque polluée, et un pan bagnat avec un peu d’huile de vidange de sa voiture pour faire les courses, non, je déconne, c’est pas un diner aux restos du cœur, merde. Comme d’habitude, super piaule, blabla, bla ! Grand jardin avec pergola, auvent, et un caoutchouc, un verger avec des actinidias,(kiwi) des bananiers, comme dans le mien, quouah ! Ah oui, et un acacia dealbata, un mimosa quouah, mais non, un mimosa du brésil, j’ai aussi le même, un pudica ou sensitive, merde c’est le top en mimosa, dès que tu touches ses feuilles, il a peur et elles se rétractent, c’est la thigmonastie, putain, ce mot, ça fait de suite classe, mais c’est très difficile à placer, par contre ses fleurs roses mauves sont fantastiques.

Il quitte sa maison, sans fermer la porte pour aller glaner quelques plantes et branchages, sur les collines les plus proches pour peaufiner sa déco bucolique, putain c’est un poète de Provence, au fait, les boules des genévriers, des juniperus quoua, ça s’appelle des baies, merde !

Dans sa grande cuisine en longueur, sur une table il nous prépare son chapon farci, très bonne idée.

Donc, Catherine, vous vérifiez que c’est bien un chapon !

C’est un galus galus domesticus qui n’a plus de testicule.

_ Maïté rappelez moi la procédure de castration.

_Alors, je vous explique. Les choses de la vie de ce mâle, sont à l’intérieur du corps. Alors on prend une pince spéciale et on arrache tout, à vif, merde, on ne va pas s’emmerder avec des couilles, putain, comme les castrats de l’église ou comme les eunuques dans les harems.

Qu’en pensez-vous docteur house ? _Vous auriez du faire sortir les poules !

Déco de table : alors avec les pierres ramassées, il construit une petite montagne, décorée de lavande, de romarin, de pignes, de champignons, (avec Séverine, on a du leur faire un prix de gros) il y a même des santons sous le papier de noël, imitation rocaille, qui descendent sur la table pour voir si la fée clochette ne s’est pas cachée sur une mousse des bois.

Le verre à eau est mal placé, et tous les lecteurs savent, puisqu’il y a déjà longtemps que je l’ai expliqué, que les fourchettes sont les pointes en bas en France ou en haut en Angleterre, uniquement pour les armoiries qui s’y trouvaient.

Il est en train de couper son chapon, et il va recevoir ses invités sans se laver les mains.

Paule avec des cigales porte couteau. Alexandre avec un cadeau, Séverine sans ses ailes mais avec le truc infâme, et Carole avec un cadeau.

Et c’est la Christian rengaine : Je suis malade, complètement estrassé, surtout quand j’ai cuisiné, je suis malade, complètement stressé, surtout que de travailler, je ne suis pas habitué. Quand je dois préparer un diner, pour tous les hôtes affamés, et lorsqu’en plus je dois courir, si je veux arriver à vite les servir, putain je suis encore plus cuit que l’été lorsque je me fais bronzer !

Apéritif : merde, encore du champagne ! Putain, rien d’autre, quouah ! C’est d’une monotonie.

Ah, des abricots secs fourrés au foie gras ! Je fais remarquer que c’est un classique !

Des olives de son jardin et des aubergines frites fourrées au basilic.

Animation : tours de prestidigitation. Vachement télévisuel. La fée clochette est ébahie.

Petite visite guidée de ses étagères, son père était brocanteur ; collection de lampes à pétrole, sculptures, tableaux, céramiques, et des poteries de l’époque de la grande peste, pendant qu’en fond sonore, serait-ce fait exprès, on entend une musique de M.Jackson ?

Alexandre se mêle à la conversation, pour faire voir qu’il ne dit pas que des conneries et se lâche d’un compliment sur une œuvre qu’il attribue à l’hôte de la soirée. Merde, c’était la seule qui n’était pas de lui ! Alexandre, c’est chaussette la gaffe !

Entrée : panier des bois en robe du soir. Putain, elle est loin la cuisine !

Assiette octogonale blanche, avec, dans un fond d’artichaut, morilles lyophilisées et crème de foie gras, décoration avec une fleur de chrysanthème.

Alexandre chaussette n’est pas un fan de foie gras. Il est fan de quoi, lui ?

Plat principal : une œuvre d’art, seulement on ne flambe pas de cette façon qui enlève tout le décorum nécessaire à cette préparation, il tombe dans le commun, dommage. Merde, une cuillère et un briquet ! Il aurait pu, aussi, faire chauffer ses assiettes.

Carole se fait un peu ramasser, toujours sûre d’elle. Hier sur un ton péremptoire elle affirmait que le poulet était du chapon, et ce soir elle était également certaine que la plante était du genet !

Alexandre et carole salent comme des chèvres. Je n’aime pas ce ramequin posé sur une assiette trop petite, à côté c’était mieux !

Là, une petite parenthèse. Les truffes chinoises sont de la merde ! Je ne veux pas paraitre snob, bien sûr, si on n’a jamais mangé de truffes, on ne peut pas savoir, mais je peux vous assurer que les truffes chinoises ont un goût plus proche de celui du carton mâché que du champignon, un peu comme la poutargue pour Alexandre qu’il compare au jus de chaussettes qu’il suce tous les jours et qui ne peut pas faire la différence avec une bonne vraie décoction de kindy à rayures . Et je ne vous parle pas des truffes blanches d’alba que Rossini appelait le ‘Mozart des champignons’ !

Putain, maintenant, les hôtes pourraient un peu faire attention pour servir et desservir en faisant un ou deux pas de plus au lieu de passer par dessus la tête des convives !

Dessert : brochette des fruits du verger nappée de chocolat, croissant et verrine tiramisu de framboises.  Le pain est resté sur la table. J’ai bien aimé la parabole de la crème chantilly.

Du moment qu’elle n’est pas très belle, que le verre est un peu éclaboussé, qu’elle n’est pas très froide, que la présentation n’est pas parfaite, il ne fait aucun doute pour les convives qu’elle soit maison !

L’habit ne fait pas le moine, il fait le gogo !

S’il avait mis la chantilly en dernier, tous auraient crié à la bombe !

Le suceur de chaussettes donne un 21, Paule 19, et Carole et Séverine 17, avec un 5 en décoration. Oh la jalouse. La fée est jalouse des santons et Carole est tactique, deux fois cinq en cuisine et ambiance !

Enfin, il est temps que la soirée se termine Christian allait exploser, demain il ne fera que manger.  Il ne joue pas au football, au moins ? Travailler un soir par semaine, putain, c’est épuisant !

Posté par ritondecannes à 09:02 - Télévision - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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