28 février 2009
LE TUEUR A ASSASSINE LA BILOUTE !
Les césars ont rendu leur verdict. Sans faire de polémique, on préfère honorer des rôles de tueurs que ceux d’amuseurs !
On monte en épingle la vie du celui qui reste un tueur de flic. On va le chercher dans cet anonymat dans lequel il devait rester. Je comprends très bien qu’il faille trouver des sujets nouveaux. Je comprends aussi que nous avons mangé des biloutes et des frites, et du Bergues pendant pas mal de temps, jusqu’à l’indigestion. Mais le message de ceux qui sélectionnent les films pour les césars est très clair. Le populaire n’est pas très classe, et reste mal noté, pas assez intello, nullement représentatif de ce que doit être le cinéma, ou tout au moins pour ceux qui le contrôlent. Oui je sais, il y a déjà eu des césars pour des amuseurs, ce n’est pas cela que je voulais souligner. Je voudrais insister sur le mépris qu’on les gens du cinéma pour tout ce qui est grand public.
Mesrine est devenu un dieu et a fait chuter de son piédestal gênant ces acteurs aimés par un public non initié. Mais où serait peut-être le cinéma sans ces spectateurs qui viennent voir leurs vedettes ?
Je comprends aussi que certains tentent de faire découvrir une autre façon de filmer ce qu’ils voient, une autre façon de décrire ce qu’ils ressentent dans une vision moins grand public, plus élitiste, mais sans pour cela renier ce qui a fait le charme du cinéma.
UN DINER PRESQUE PARFAIT À NANCY ! V
Vendredi : Christophe, agent d’exploitation. Le roi de l’almanach Vermot, le dieu du calembour, l’empereur des rébus. Merde, ne prenez pas cet air bête, c’est vrai, putain !
Moto, bricolo, autodidacte, cuisinier contrarié. Rien qu’à penser à sa mémé qui lui a inspiré cette vocation non accomplie, ses yeux se remplissent de larmes. Ce soir, c’est une soirée bouleversante, psychologique, pathétique, sortez vos mouchoirs ! Mesdames et messieurs, nous allons atteindre le paroxysme de la métaphysique dans la télé réalité.
Chez le poissonnier qu’il a l’air de bien connaître, puisqu’il le tutoie, il achète une douzaine d’huitres. C’est bizarre le commerçant le vouvoie, bassesse d’un petit devant un maître queue ?
Ensuite, nous le retrouvons chez son fleuriste, je fais mon JPP, cela fera plaisir à ses fans, mais pardonnez moi Seigneur, j’avoue ma faiblesse envers ce petit boulot par quelques glams décrié. Artiste qui travaille ce que la nature a crée en lui rajoutant ce que son art a inventé.
Chez lui, avec ses chats. Chaises en fer forgé, grand salon aux canapés bleus, à moins que ce ne soit ma télé qui déconne. Sa salle de bain, avec une baignoire à bulles, sa chambre qu’il a faite, les meubles qu’il a retapés, ses objets qu’il a chinés. »
Çà c’est moi qui l’ai fait, et ça aussi, que je suis fort, que je sais tout faire, putain, ça me rappelle quelqu’un !
Grande cuisine avec un piano pas très académique, pour un cuisinier j’entends. Il sort sa mandoline magique pour peler les légumes, non je n’en dirais rien, et avec ce gadget extraordinaire il nous livre sa partition « j’aurais voulu être un artiste, faire la cuisine sur mon fourneau, comme mémé sur son réchaud, mais la vie est trop injuste et m’a privé de ce cadeau, alors comme un ouvrier je travaille, dans un salon de barbier, putain, même pas de Séville, mais je m’en fous j’suis un prolo ! »
Je ne sais pas si j’ai bien vu mais sur son pense bête était écrit « kelkes feuilles de salade » pas de commentaire !
La déco de table : sous l’assiette de chaque invité, la photo du bouquet qu’il lui avait apporté, merci le fleuriste, avec sa carte sûrement ! Assiettes blanches, pas de nappe, couverts à l’anglaise. Pour la voix off, ce ne sont pas des pétales de fleurs mais des fleurons de phalaenopsis, merde ! Une super composition feuilles de philodendron monstera, gossipium (coton), feuille d’aspidistra, branchages, décos de noël, et tillandsia tectorum et des avalanches (roses blanches). Le pain est en bout de table, en décoration, et à droite des assiettes (ça c’est très mal, merde, le pain on le met à gauche, j’ai l’air de quoi, moi, après à défendre les boulangers, si un mec y casse leur boulot, putain !)
Tous les invités arrivent en noir et blanc. On a frôlé l’incident diplomatique ! Imaginez un instant qu’il eut aimé le rouge et le blanc, avec caprin c’était fini, oui, je l’ai déjà faite, mais ‘haec decies repetita placebit !’ N’allez pas chercher une connotation sexuelle, je dis ça comme ça ? Puisque je sais qu’il n’y a pas que des footballeurs qui lisent, enfin, qui essayent !
Putain, ce soir Sébastien a fait un effort vestimentaire, ne manquait que la cravate à damiers !
Le chapeau de Marie-Pierre était posé sur la table basse, en face de la cheminée moderne, sur la quelle l’apéritif allait être servi.
Un mollusque dans la bouche ! C’est la dernière de l’inénarrable pompier qui se force pour avaler cette limace qui bouge encore. Cette pauvre bête recherche sa coquille désespérément. Où va-t-elle coucher ce soir ? Y avez-vous pensé, prédateurs infâmes, qui privez ces bestioles de leur abri nocturne. Que c’est triste une huitre qui crie dans le noir pour rechercher son gite, ô rage, ô désespoir ! Sortez vos pics pour les empaler, hôtes cyniques qui jouez du cure dent comme Christophe jouait de la mandoline, pour lacérer les aliments !
Et pendant qu’ils finissent leur punch à la mirabelle, sûrement celles que lui avait apportées Capri, il sort son tableau pour une animation jeux de mots laids qui font les gambettes. Oui je sais, mais ça vaut les siens !
« Je vais voir s’ils ont autant d’esprit que moi ! » putain, il ne se prend pas pour une merde, Christophe !
Ensuite des rebus malabar et jeux de mots carambar. On nage en plein dans l’amour des mots, dans la sémantique et la philologie, Christophe a trouvé la pierre philosophale qui permet d’épater Sébastien qui n’entrave déjà rien, mais qui là, en plus, y en perd le latin qu’il ne peut pas comprendre, puisqu’il ne savait même pas que les marennes étaient des huitres.
En entrée, nouveau jeu de mots à peine caché ; mi figue mi raisin. Sébastien n’y comprend toujours rien ! Capri n’est pas la dernière pour la déconne et pour faire des remarques et des réflexions.
Plat principal : médaillon de veau aux amandes. Christophe est décidément un gros sentimental, il a la larme facile. Il casse comme un malade, donne son avis et pleure comme une brelle.
Dessert. Sur une assiette blanche, une pyramide de framboises (d’hiver) ce sont les meilleures, elles viennent du Tanganyika ! À cette époque de l’année, c’est la grande migration. La framboise adulte quitte les grands plateaux africains pour venir se reposer en Espagne à l’ombre des corridas en fleurs. Dès qu’elle a franchi les colonnes, elle se croit en sécurité, grisée par cette fraicheur hivernale qui fait grossir son cœur et rougir sa peau, elle devient plus fragile et se laisse prendre par les Espagos .
Ce n’est pas la saison, les framboises espagnoles c’est de la merde, on vous l’a dit, il vous l’a répété, merde. Enfin il pouvait enlever le pain, quand même !
Une verrine contient du coulis de framboise. Et notre saint Christophe, pourfendeur du mensonge, ennemi de toute mystification, se la joue hypocrite en racontant l’histoire du coulis fait maison. Et lui de continuer, sans pleurer, l’histoire de ce coulis qu’il détenait peut-être de sa mémé ! Et moi pendant ce temps, je me demande toujours où est bien passé cette botte de gypsophile achetée chez son copain le fleuriste ! Capri aussi est en pleine médiation, aurait-il menti, le pépère ? « Ce coulis n’est pas trop sucré, il n’est pas maison ! »
Sébastien vient de comprendre que les chicons d’hier étaient en fait des endives, putain, il a la révélation !
Catherine fausse encore tout en donnant les meilleures notes (27) avec un 10 en cuisine.
Caprice ne donne que 17, c’est normal, n’avait-elle pas déclaré que Christophe voulait gagner, pourquoi, elle était venue en touriste ?
Marie Pierre a le mot de fin, elle trouve que dans sa décoration, il y avait trop de noir et pas assez de blanc.
Christophe gagne et le diner se termine par les pleurs de ce grand sentimental quand ça l’arrange !
Merde, et le gypso, il est où ?
27 février 2009
SEULS !
On est toujours seul. Du début à la fin. Au milieu des autres, parmi ceux qui nous détestent, parmi ceux qui nous ignorent et même avec ceux qui nous aiment.
Ce n’est pas un constat d’échec mais simplement une observation.
Il est des jardins secrets à jamais impénétrables, il est des jardins jamais cultivés, aux secrets inaccessibles et jamais défrichés.
Nous sommes même une énigme pour nous même, nous cherchons le pourquoi de ces questionnements. Nous nous penchons à droite ou à gauche, en regardant le ciel, en pestant vers cette terre.
On arrive sans parler, on part, en ne pouvant rien dire.
On écoute les conseils sans comprendre ce qu’ils veulent dire, mais il est quelquefois trop tard lorsqu’on déchiffre les messages qui nous avertissaient et que nous prenions pour des bavardages inutiles. A notre tour, nous donnerons des recommandations stériles à ceux qui comme nous se croient les plus forts. On croit tout savoir, et on veut le proclamer et à la fin lorsqu’on avoue qu’on ne sait rien, personne ne veut plus nous écouter.
À la recherche de la religion perdue. À la recherche de ce dieu oublié qui nous a laissé, perdu sur ce monde qu’il est censé avoir crée.
Philosophie, sagesse, élévation spirituelle à la recherche de ce bonheur enfui qui nous fuit. Recherche éternelle de ce pourquoi. Questions récurrentes qui nous hantent.
Recherches noyées par notre vie qui nous enserre, par cet âge qui avance et nous fait oublier toutes les résolutions et dégrade la fougue de notre jeunesse. Nous serions différents, on allait voir ce qu’on allait voir. Nous devions tout changer. Nous devions être les plus forts.
Et puis nous nous rendons compte que nous avons fait comme ceux qui nous ont précédés.
La vie progresse, suce nos résolutions et nous laisse tout seuls comme des cons !
UN DINER PRESQUE PARFAIT À NANCY ! IV
Jeudi : Caprine, assistante de direction.
Elle s’aime, mon dieu comme s’aime, elle s’adore !
Chez elle, grand salon, moderne, du bois, des fauteuils design, branches de tortuosa et des phalaenopsis (orchidées) qui se la pètent aussi, mais de soif et du manque de lumière et qui perdent leur fleurs et tendent vers le ciel, enfin vers le plafond, des branchent dégarnies en criant « coupez moi la tige, coupez moi la tige. »
Mais, non, merde depuis que j’appartiens à cette nouvelle association, je me refuse à émasculer ces pauvres plantes. Amis de la culture bonsoir, je vous signale que l’étymologie d’orchidée est orkhis (glande) d’où testicule, et orchite (inflammation des testicules).
Émerveillez vous devant ce rapport avec la castration, merde, quel enchaînement extraordinaire, putain, moi aussi je suis glam quouâ, merde !
Une petite visite à l’étage pour la chambre de son fils et la suite parentale, merde, elle n’y va pas avec le dos de la cuillère pour une chambre mansardée dans laquelle il n’y a même pas de placard puisque ses fringues sont entassées par terre. Ça c’est pas glam, merde !
Chez le sponsor sans doute, le traiteur du coin où Vanessa lui remplit son panier avec du foie gras, des terrines et de la bergamote de Nancy. Et que je frime encore !
Dans sa cuisine américaine, moderne et bien agencée, elle se la joue chef avec une toque glam !
Et puis la chaleur commençant, elle la retire, passe sa main dans les cheveux avant de couper le chocolat, pour le graisser sans doute, avant de le faire fondre.
Séquence émouvante : hier, cela avait déjà été terrible après les tortures sauvages perpétrées contre ces légumes innocents, mais ce soir c’était horrible ! Oui, je n’ai pas peur des mots, des sanglots étreignent ma voix, ma femme me regarde, sans comprendre, je suis tétanisé devant mon clavier, c’est insupportable. D’abord, froidement, elle noie ses spéculoos comme des chats, en les trempant dans du lait sans se soucier de leurs cris qui demandent grâce, puis sans doute émue de ne pas les voir se débattre, tant ils semblent résignés, elle les écrase, sans un regard compatissant pour ces corps désarticulés. Quelle horreur. Et dire que les Belges les mangent !
Déco de table : nappe blanche, assiettes blanches, argenterie, les couverts sont à l’anglaise, perles et paillètes, serviettes grises. Trois jacinthes fermées, dommage, en centre de table. Trois bougeoirs en bout de table avec un pot d’hellébores (ou roses de Noël.)
Elle est prête, alors, séance de maquillage, histoire de se faire un petit plaisir narcissique. Je ris de me voir si belle devant ce miroir ! Le miroir de la salle de bain est en effet très beau !
Un petit coup de parfum et elle accueille ses invités.
Beau ligustrum devant la porte !
Catherine avec un cadeau. Et Capri dans un élan de bien-faire qui rejoint souvent un assassinat en règle. « J’espère être comme toi dans vingt ans ! » vlan, dans les gencives. Putain, je te fais remarquer que t’as vingt ans de plus que moi, le pompier t’a assaisonné hier, alors tu remontes ton pull, tu caches tes seins, et tu retournes dans ta cuisine jouer avec tes poupées russes qu’on appelle des matriochkas mais qui sont des babouchkas !
Christophe avec un super bouquet, comme d’habitude ; anthurium choco (mon favori), proteas, Nelumbo, hypericum et sedum. Marie-Pierre chapeau nouveau et Sébastien sans rien !
Pendant l’apéritif, Capri parle de ses pommes, de son jus de pommes et de sa confiture de pommes, qu’elle étale sur les fleurs qu’elle se lance ! Sébastien, toujours très fin et vachement connaisseur demande si les feuilles dans le jus de pommes sont des épinards. Putain, c’est pas de la soupe c’est l’apéro ! Remarquez Christophe trouve la couleur répugnante.
Animation ; trouvez l’odeur ! Nouvelle sortie du pompier de marseilleu « t’es pas chié toi ! »
J’attendais avec impatience un nouveau, putain, con, mais non, merde, l’accent se perd !
Les goûts et les couleurs, bon, passons !
Entrée : une remarque : pourquoi apporter l’assiette creuse seule, alors qu’il est facile de mettre une assiette plate dessous ! Et puis ça fait de suite plus classe, enfin, plus glam ! Merde !
Découverte pour Sebaspinpon qui comprend enfin ce que sont les chicons, et qui fait son coming’out sur la vérité de l’appartement qui n’était pas le sien, putain, que c’est grave même que Christophe alias Thomas ne lui pardonne pas ce pêché mortel, et qu’il va écrire immédiatement une lettre à tata benoîte et papamobile, ma non troupeau, pour lui demander de faire excommunier ce mécréant de menteur, putain, c’est terrible !
Mais l’autre, les coude sur la table a déjà commencé de manger sa soupe même que les moules qui flottent à l’intérieur, ça le répugne. Putain, s’il avait vu la moule avant qu’on la déshabille ! Même qu’elle faisait beaucoup plus sexy avec sa robe noire, vu que le noir ça fait habillé, mais que maintenant une moule dans la soupe ça fait pas classe, enfin, chacun ses goûts !
Orage, ode des espoirs, aux moules sexies, n’ai-je donc tant vécu que pour ce diner ? Et me voir blanchie puis dans la farine roulée, pour finir un jour cuite avec des lauriers ?
Non, non, Christophe bougon, râle dans son coin.
Même les cartes postales, sous les assiettes déposées, n’arrivent pas à radoucir son courroux rancunier, il faut qu’une nouvelle vanne, il balance au pompier ! Il remercie sans détour les amis mécènes et plaisants, qui dans un désintéressement glorieux prêtèrent leur appart à pin-pon peu sincère et pas franc.
Le plat principal fait son entrée sans que Christophe n’enlève ses coudes de la table. J’aime les fettuccini ! (réflexion personnelle). Capri telle un capricorne capricieux savoure qu’on puisse l’aimer et comme un caprin à la recherche de caprifoliacées se délecte des compliments qu’on peut lui adresser ! Même les mirabelles sont fières d’être de son jardin !
Et puis, pour parodier quelqu’un, je dirais qu’elle est tellement belle, qu’elle est tellement belge, qu’elle ne l’a pas dit, qu’elle a de beaux cheveux, de belles fringues, et qu’elle fait tellement bien la cuisine sur une table qu’elle est tellement bien décorée que ça me fait mal aux yeux et que pour regarder la télé, je mets des lunettes !
Enfin, moi elle me gonfle un peu. Son côté glam fait un peu confiture ; ça ‘pègue’ !
Dessert : Christophe n’aime pas les spéculoos, ni Sébastien, ni Capri ! On se demande ce qu’il aime ! Sébastien n’aime pas trop le chocolat et Marie Pierre attendait une gaufre et moi j’attendais l’autobus, et comme il n’est pas venu, je vais donner une mauvaise note ! Putain, Zola, à côté, c’est de la gnognote !
Les notes sont comme les montagnes russes ; chaotiques ! Marie-Pierre (16) la plus vache avec un 5, en cuisine et ambiance, Sébastien (18) Christophe (20) et Catherine (24) avec un 9 en cuisine et un 8 en ambiance qui sentent le favoritisme.
26 février 2009
TU QUOQUE ?
Lettre ouverte à J-M .A !
Merde, Jean-Michel, deviendrais-tu un râleur névrosé avec la meute de ceux qui ne peuvent pas le blairer ?
La prose de Stéphane te gène et t’indispose toi aussi ?
Tu trouves ses phrases méchantes, serais-tu un copain caché de ce ministre outragé ?
Comme cette blague sur les copains et les copines, partagerais-tu autre chose, outre cet amour du pain, un dégoût pour la pine ?
Tu dis que ses mots sont des balles, putain, les tiens pour l’attaquer ne valent que dalle.
Tes parts de marché politico-médiatique perdraient-elles de la vigueur devant l’empiètement comico- satyrique de celui qui vient te faire ombrage dans ton jardin didactique ?
Tu trouves de la violence et de la misogynie dans les propos de Stéphane contre les emportements physico-clintonesque de Dominique ?
Ne confondrais-tu point férocité avec lucidité ?
Il est des bouffons plus lucides que des flagorneurs. Regrettes-tu d’avoir quitté cette radio où il s’éclate ? Un peu de jalousie ne viendrait-elle pas polluer tes réactions acides ? Ne fait-il pas ce que tu fais sur canal, le soir, avec, peut-être moins de brio ?
C’est vrai aussi que cette chaîne, depuis le départ de pas mal de ses déconneurs, est devenue un peu bon chic bon genre, un peu comme certains chroniqueurs qui tombent dans le consensuel de bas étage !
Enfin je ne t’embrasserais pas, comme un copain à toi le fit, et rendit ce geste célèbre !
UN DINER PRESQUE PARFAIT À NANCY ! III
Mercredi : Sébastien, responsable commercial. Va-t-il faire un menu pompier ?
Madame et les enfants. « Je leur apprends euh à tout aimer euh » beau discours sur la tolérance, immédiatement tempéré par un « je n’aimeu pas les champignons euh ! » logique ! Des paroles flamboyantes !
Et nous voila chez, enfin, pas chez lui, chez des amis à lui parce qu’il habite loin. Explication fumeuse, putain, je ne comprends pas très bien !
Super cuisine moderne, plan de travail épuré en marbre, super frigo grand salon impersonnel et froid avec un grand miroir qui accentue encore plus cet effet dépouillé, sans chaleur. On dirait une maison neuve. Un bonzaï par terre, des plantes éparses, un sapin de noël dans un coin, ils aiment les marginatas, un dans l’entrée et un derrière la table. Une petite remarque sur des plantes en plastique, mais on ne les voit pas trop, et puis ces jacinthes sur le plan de travail sont nases ! Merde.
Un petit tour chez l’épicier pour acheter ses champignons des bois, qu’il n’aime pas. Merde, il n’avait qu’à acheter des champignons de mer ou des algues. Là, il se la joue spécialiste en montrant des girolles qu’il appelle des pieds de mouton, style je m’y connais. Et il prend aussi des pleurotes délaissant les chanterelles, qui sont excellentes pour les sauces.
Il me les gonfle en se la jouant Maité en assassinant des patates, sans écouter leurs cris de douleur encore plus accentués lorsque cette machine horrible mais récalcitrante refuse de les débiter en tranches. On n’insistera jamais assez sur les souffrances terribles endurées par ces légumes qu’on écorche sans anesthésie, sans un mot gentil, avant de les dénuder, sans une parole compatissante avant de les disséquer pour leur enlever toutes les parties non comestibles et sans un remord avant de les tremper, quelquefois encore vivants, dans une eau bouillante et salée. Putain, dire qu’on en a fait des plats et qu’on a écrit des livres lorsque les mecs jetaient des baquets d’huile bouillante sur les barbares qui venaient les attaquer, moi, je vous le dit à vous autres, les végétariens sont des barbares comme les uns !
Déco de table en rouge et noir ; putain, c’est un pompier ! C’est une table qui va mettre le feu à Capri ! Je suis sûr qu’il fait ça que pour l’emmerder (c’est un tuyau, mais ne le dites à personne !). Pas de nappe, la table est surmontée d’une sorte de podium sur lequel est posé une composition de gerberas rouges, hypericum, bergrass travaillés, et une belle feuille de formium.
Serviettes rouges, pétales de roses à la plouqueh, et une rose blanche pour le mâle (aque l’accent circonflexe, pour ceux qui lisent les commentaires !) et des rouges pour les femelles ! C’est normal, la femmeuh, c’est la sienne, putaing !
Les invités arrivent. Marie pierre chapeauté aux feuilles mortes, ‘puisque c’est la saison’, dit-elle.
Merde, les saisons ne sont plus ce qu’elles étaient, ou alors les mecs qui lui ont prêté l’appartement ont oublié d’enlever le sapin dans le salon, ou alors c’est un sapin en plastique, ou alors c’est un Norman qui ne perd pas ses aiguilles, mais visiblement tout le monde s’en fout.
Christophe avec un bouquet ; papyrus, chocolats et décorations de noël, c’est normal on est en automne ! Catherine et puis après, Capri et c’est fini, ils sont tous là !
La voix off qui ajoute, pour justifier le fait que Capri était sûre d’aller chez Sébastien, ce soir.
« Caprine avait le moins de chances de se tromper ! » Traduction en français pour ceux qui lisent se blog et qui, maintenant ont les oreilles complètement dépolluées de tous ces barbarismes :
« Caprine avait le moins de risques de se tromper ! »
L’apéritif : verrines et cuillère ; belle présentation !
Animation : comment éteindre un feu de friteuse dans une cuisine, en combinaison, avec des gants, avec un protège tête et avec une estrasse qui va empêcher les dernières flammèches de venir chatouiller les restes du corps qui sont pas protégés. Putain, quand tu as le feu dans la cuisine, le temps de te fringuer, de mettre ton chapeau (parlez en à Marie-Pierre) de te regarder une dernière fois dans le miroir du salon pour voir si t’es bien couvert (parlez en à Dechavanne) et merde t’as plus qu’à aller faire tes frites chez le roi de la frite sur la place Stanislas !
Et les hôtes applaudissent et se gèlent et se mouillent parce qu’il pleut, en plus ! Je lis dans leur bulle (effacée au montage) « Putain, mais qu’est ce qu’il nous emmerde le pompier avec son feu de merde ! »
Noisettes de veau aux senteurs des bois. Et Capri « où sont les amandes ? » Et le macho râleur de service « normal, c’est une blonde ! » Et les autres « c’est froid » Et le pompier, dans une dernière connerie suprême « je n’aime pas manger chaud euh ! » Et dans sa bulle (toujours effacée au montage) « et si les autres aiment ça, merde, alors euh ! »
Il me brûle de vous dire que le pompier, même volontaire, m’agace un tantinet !
Dessert : avec un intitulé assez navrant. ‘Douceur de colossum Atonium ou Tiramisu aux speculos’. plusieurs remarques : lorsqu’on veut faire prétentieux et pédant on a intérêt à ne pas se planter sur l’orthographe, merde ! je suppose que Colossum veut dire Colisée et que Atonium doit signifier Atomium, ensuite je préfère Spéculoos, c’est une question, d’orthodoxie.
Et Catherine, une autre blonde comme dirait Christophe ! « Je n’aime pas les speculums ! »
Je ne pense pas qu’elle soit enceinte, avec ce que lui a dit Sébastien hier soir, dons à mon avis elle doit avoir des hémorroïdes, ce qui a du lui imprimer des souvenirs pénibles dont son subconscient se souvient malgré lui !
Christophe a plus que le syndrome de saint Thomas ! Je me consume à l’idée de dire que c’est un emmerdeur. Pour lui, si c’est bien, c’est que cela n’a pas été fait maison ! Ce soir il pense que le pompier n’a pas plié ses serviettes lui-même ! Putain ! Le pinailleur !
Les notes sont presque les mêmes. Les râleurs C2 (Capri et Christophe : 17) les autres 19.
Je m’interroge sur cette phobie éprouvée par Capri avec le rouge et le noir. A mon avis elle doit souffrir du même mal qui avait touché notre très cher président lors de ses études. Rappelez-vous de son aversion pour la princesse de Clèves, ce qui le poussait à mal noter ses professeurs.
Putain, j’espère que ce n’est pas contagieux, merde, si Christophe ne pouvait plus lire un magazine télé sans se mettre à douter de toutes les notes données pour le film du dimanche soir, la tuile !
25 février 2009
SECTE !
Le ministre argentin de l'Intérieur avait sommé, jeudi, le prélat de la Fraternité Saint-Pie-X de quitter le pays, où il réside depuis 2003. Il lui avait donné dix jours pour le faire. Mgr Williamson n'a pas attendu ce délai et s'est donc envolé pour Londres. Mais l'évêque intégriste ne s'est toujours pas rétracté.
Putain, ces argentins font du zèle maintenant. Ils n’avaient pourtant pas fait tant d’histoires pour recueillir sur leur sol tous les réfugiés nazis, qui, désertant leur pays, étaient venus dans ce nouveau purgatoire où on ne leur demandait pas trop de précisions sur leurs aspirations à passer leur retraite sur ces terres du nouveau monde.
Mais depuis, l’opus dei est en train d’y faire son nid, une mouvance en chasse une autre.
Dans un entretien au Monde daté d'aujourd'hui, le théologien allemand Hans Küng estime que l'Église « risque de devenir une secte », une Église « élitiste » réunissant un petit nombre de « vrais » catholiques accrochés aux traditions. Mais, c’est ce qu’elle était au début !
Et puis qu’on arrête de donner une connotation quasi péjorative au mot ‘secte’.
Secte ; mouvement mystique n’ayant pas assez d’adhérents pour devenir une religion ! Je préfère, et de loin, cette définition !
EMANATION !
La connerie médiatique ; un autre moyen de se faire remarquer.
Un évêque négationniste qui va pouvoir le dire en latin, un DSK qui s’émeut pace qu’un humoriste l’égratigne, un Le Pen qui ne sait plus trouver d’évènement historique ambigu pour pouvoir se lâcher, un Séguéla qui déraisonne sur ses signes extérieurs de connerie, un Dieudonné qui débloque en pensant peut-être que jésus était un mormon, un entraineur qui ironise sur sa demande en mariage en croyant faire de l’humour, un Zidane qui n’en avait pas besoin, sa tête était déjà assez grosse, un Delarue qui s’y croyait sûrement (dans la rue), putain, le dérapage médiatique rejoint le débordement stomacal !
Sortir une connerie bien lourde est peut-être le coup de bluff de certains personnages pour qui le jeu est devenu flou.
Remonter au sommet des tabloïdes par quelques phrases qui vont être relayées par tous les médias avides est peut-être un moyen rapide de retrouver quelque notoriété ?
Jadis une tentative de suicide bien organisée avait aussi un impact médiatique avec de bonnes retombées, et puis devant ce syndrome galvaudé, les médias se lassèrent et se désintéressèrent de ce ratage banalisé.
Cruelle connerie, vouloir perdre sa vie pour une renommée post mortem improbable du fait de sa participation énigmatique : un suicide réussi ne laissant que peu de place pour une gloire non posthume est donc parfaitement inutile pour son auteur.
Le dérapage intellectuel devient donc un moyen plus sûr de se faire remarquer.
Mais il faut aussi qu’il ne soit pas trop cérébral, sinon il rate sa cible et chute dans le cliché.
‘Fraternité’, message papal, n’a pas la même ‘portitude’ par quelqu’un d’autre proclamé.
‘Aimez-vous les uns les autres’, n’aboutit pas aux mêmes résultats dans la bouche d’un certain marquis !
Il est des conneries qui sont comme des merdes, faciles à éjecter mais leur émanation est tenace et elles continuent par leur odeur de nous empester !
UN DINER PRESQUE PARFAIT À NANCY ! II
Mardi : Catherine coiffeuse présente un menu d’Europe centrale.
Un peu de publicité pour son salon familial, avec ses filles, il n’y a pas de mal à se faire du bien ! On la voit chez elle, grand salon beaucoup de bois, avec une collection de casquettes, dont une de l’armée rouge, sur son canapé, poupées russes, beaucoup de tableaux, de bibelots. Un aquarium coiffé de plantes ; tradescantia fluminensis, yucca chlorosé et ficus repens panaché. Un poinsettia (hollandais) un peu fatigué, on doit être aux alentours de noël, avec la couronne sur la porte d’entrée. A l’étage sa chambre avec un lit à baldaquin du plus bel effet kitch.
La cuisine américaine est assez fonctionnelle avec beaucoup de rangements.
Pub pour un autre commerçant, son boucher qui lui refile des os à moelle.
Déco de table ; nappe noire, assiettes rouges, des boules de noël, un serpentin en perles, deux bougies, des petits aquariums pour poissons en quarantaine avant d’être jetés dans une poubelle ou refilés à un gamin de la famille. Qu’est ce que tu veux foutre d’un poisson qui cague de partout ?
Hier, elle râlait parce qu’il n’y avait pas de verre à eau, aujourd’hui, il est mal placé ; ‘nobody’s perfect !’Au milieu de la table un pot de capsicum annuum (piment rouge, putain, mais en latin ça fait de suite plus classe !)
Elle reçoit ses invités avec un beau décolleté.
Christophe avec un magnifique bouquet ; feuilles de philodendron monstera, poireau, coloquinte, et autres légumes. Caprine, c’est pas fini (facile) avec un petit paquet. Sébastien avec son jeans et un cadeau. Marie-pierre chapeau cadeau pour l’hôtesse.
Après s’être versé de la sangria sur ses doigts en servant avec sa louche, animation pittoresque.
Chapeaux pour les hommes et coiffes pour les femmes.
Ensuite, c’est vachement intéressant. Pour eux peut-être, pour moi, je m’en fous, comprenez le !
Lecture avec accent et sous-titres de menus locaux ! Putain, déjà qu’on n’arrive pas à suivre les miettes du menu de la soirée, on nous en sert un autre qu’on ne comprend pas !
Bof, y-a mieux.
Entrée : pâté salade. Mais la salade dans une feuille de choux vert. Merde ! Ah bon ! dans une belle assiette dentelée, putain, oui, mais c’est du pâté…lorrain…ah bon,bon !
D’ailleurs, Caprine trouve que ce n’est pas délicat. Et Christophe se la joue Sherlock en émettant des doutes sur la fabrication du pâté (d’un traiteur ?)
Plat principal : goulasch à la hongroise (non, je ne dirais pas que ‘c’est ce qu’on croit’, non !) ragoût avec spätzle alémaniques. (Petite connotation sexuelle puisque la traduction de ces pâtes est petit moineau, petit oiseau donc zizi !) Je sais, c’est lourd, mais il fallait que je le place. (Non, pas mon zizi, c’est déjà fait.)
Dommage, elle apporte deux petites poteries branlantes, sur une assiette (putain, après le zizi, je déconne !) qu’ils doivent renverser eux même dans leur auge personnelle. Christophe oublie sa cuillère pour commencer ‘sa soupe’ avec la cuillère à dessert, putain !
Capri c’est fini y va de la phrase du soir « Je ne comprends pas pourquoi, ils disent que c’est pimenté, moi je ne trouve pas ! » Exemple flagrant de tolérance et de sureté de soi. Nous sommes en présence d’une personne qui à l’instar d’un mélomane qui a l’oreille absolue, possède le goût fondamental ; tout ce qu’elle aime est bon, tout ce qu’elle déteste est mauvais, et tout ce qu’elle dit est parole d’évangile. Putain, voila que je parle comme un curé du haut de son perchoir le jour où toutes les brebis sont réunies pour écouter les nouvelles de benoite. Sébastien nous avoue que le ragoût n’est pas son for, même intérieur !
Là un grand moment d’émotion au dix septième degré. Toujours par le pompier de service qui met le feu aux sentiments du déconnage (les miens) s’adressant à la coiffeuse :
« Il y a une chaleur familiale, dans ce repas, tu aurais pu être ma mère ! »
Putain, l’hôtesse, avec son putain de décolleté, des seins à faire se redresser des épis avachis sur un crane de centenaire qui a oublié de prendre sa dose de viagra avant d’honorer ou de tenter de le faire, sa maitresse plus jeune que lui de cinq ans, vu que c’est leur anniversaire de mariage et que c’est un mardi, et qu’ils attendent cette occasion depuis deux ans car l’année dernière il avait bu et il avait renversé du bleu de méthylène sur ses cachets d’aspirine et qu’il les avait confondu avec son excitant et qu’il n’y avait pas eu d’effet positif !
Merde, la gueule de la coiffeuse, décolorée, elle avale sa teinture !
Et Christophe qui en rajoute en parlant de sa tante, et ‘s’enfangue’ dans une explication pire que la précédente. Enfin tout va bien puisqu’il arrive à tirer quelques larmes dans les yeux de Catherine ce qui sauve les apparences.
Dessert : mélange sur une assiette dentelée. Christophe a le syndrome de saint thomas. C’est nouveau, je viens de l’inventer. Admirez mes connaissances religieuses, putain ! Donc, il doute de tout comme celui qui faisait partie de la bande à JC.
Dommage pour le sel et poivre toujours ‘on the table’ !
Les notes sont meilleures que celles de lundi. Je note cependant un cinq de Caprine qui nous fait un petit caprice parce qu’elle n’aime pas le rouge et le noir, merde, de plus en plus mal embouchée !
24 février 2009
A LA RECHERCHE DE LA NOUVELLE STAR !
Même équipe.
Sinclair : le râleur.
Lio : la chanteuse de mon hymne national : banana split, elle ne peut pas être mauvaise ! P.Manoeuvre : mon encyclopédie sur la musique.
A.Manoukian : le déconneur pseudo-philosophe harakiesque !
Des casseurs programmés à la recherche d’une perle rare. Des déconneurs qui veulent sortir le plus vite la meilleure vanne.
A bientôt, sur ce blog ! Putain, je fais ma pub !
