31 janvier 2009
PRECISION ! III
Pourquoi Schubert et Gounod n’aimaient-ils pas Verdi ?
Parce qu’ils voulaient laver maria et que Verdi voulait ôter l’eau !
Facile et connue, sauf pour les footeux qui ne la comprendront jamais, même en leur donnant des cours accélérés de musicologie. Putain, je suis vache !
Une dernière remarque sur cette semaine, pour la route.
J’attends avec impatience le jour où quelqu’un va nous pondre une thèse sur cette émission. Peut-être que….
Tout y est. Cette semaine en particulier où les archétypes de la comédie humaine étaient représentés.
Une râleuse épouvantable, andouille de surcroit, qui effectivement n’est pas aussi méchante qu’elle veut le laisser croire.
Un cool, zen qui se révèle être un vrai râleur sournois, toujours avec une manière de s’en foutre (les plus terribles).
Un plouc gentillet qui sous l’excuse fallacieuse de dire ce qu’il pense n’arrive plus à très bien penser à ce qu’il dit, qui joue la simplicité et l’ironie pour masquer ses lacunes.
Une fausse calme et gentille qui balance des vannes en aparté, qui cache une certaine méchanceté sous des allures de sainte nitouche persécutée.
Un chanteur déçu, fleuriste passionnel au cœur tendre, esthète et précieux, toujours en retrait, qui aime les belles choses et tente de les faire partager.
Casting parfait ! Bravo à la production !
HUMOUR !
J’aime bien cette blague.
Au sujet de la grève de jeudi.
Il y a deux passants qui parlent « merde, c’est terrible, plus d’école, plus de service public, plus d’hôpital, plus de fonctionnaires ! »
Et Nico qui regarde son premier ministre effondré « c’est pas une grève, c’est notre programme ! »
PRECISION SUR UN DINER A CAEN ! II
La salle de bains de la six, c’est le fauteuil de la star’ac ! (putain, elle est bonne, je la note !)
C’est dans ce lieu magique où l’on vient, loin des oreilles des autres candidats, dire une certaine vérité
On visite tous les appartements, du sol au plafond comme un produit de nettoyage. Il fallait un truc pour voir les gogs. Pour la star’ac, je ne veux pas être mauvaise langue, mais assis sur les chiottes, c’était mieux qu’un fauteuil, putain pour sortir les merdes qu’ils vomissaient ! Oui, je sais, ce n’est pas le même orifice.
Ah ? Je suis un peu médisant ! C’est vrai que je n’ai jamais pu regarder ce genre de truc en entier.
Ça-y-est ! Le cabinet intime, un nouveau confessionnal. C’est marrant d’avoir choisi la salle de bain pour faire parler les concurrents. On peut s’apercevoir que certains disent une chose pendant le diner, nous en racontent une autre, assis dans la salle de bains et ensuite, notent complètement différemment !
Cette semaine, il faut l’avouer, ce n’était pas terrible. Il faudrait un peu oublier le foie gras et obliger, quand même, les candidats à inclure dans leur menu, au moins un plat local.
Une andouille râleuse et vindicative, un raseur pinailleur qui taille les cheveux en quatre pour chercher des poux à tous les plats (facile), un moine déguisé qui se lâche dès qu’il n’entend plus le bruit de ses clochettes, une adepte de Carrie, sans pouvoir, heureusement, car sinon le fleuriste devait nous faire des couronnes pour l’enterrement de Valérie, (pour les cinéphiles qui ont vu ce film de Brian de Palma.), et un designer chanteur qui tombe dans un pathos d’opérette en dédiant sa victoire à son papa.
J’espère, qu’un jour, les candidats qui gagnent ne vont pas se signer comme les guignols du foot le font, lorsqu’ils marquent un but !
PRECISION SUR UN DINER A CAEN ! I
*Tout fleuriste, qui aime son travail, est aussi un designer floral !
Une distinction avec le marchand de fleurs qui peut exercer son activité en dehors d’une boutique. Son but premier étant de vendre, sans se préoccuper de la marchandise, même des clous ferraient l’affaire, bien sûr, il ne serait plus marchand de fleurs à ce moment là ! Attention, j’aime beaucoup les clous aussi, qui peuvent être artistiques, lorsqu’ils servent à maintenir une toile sur son cadre !
Designer vient du latin ‘designare’ qui veut dire, ‘marquer d’un signe distinctif’. (Mélange de dessein et dessin, entre ‘l’idée et sa représentation’ !)
Le design floral est l’art de l’utilisation des matières végétales et des fleurs, pour créer une composition agréable et équilibrée (ex : l’ikebana) !
Le fait d’avoir des fleurs tropicales est uniquement une question d’approvisionnement, ensuite tout dépend de la sensibilité du fleuriste qui recherchera les variétés de roses et de liliums, les orchidées les plus rares (vanda, catleya) ainsi que les autres fleurs de catégorie ‘extra’.
Attention aussi à tous ces termes pompeux qui attirent le chaland. N’oubliez jamais que la qualité des fleurs est indépendante de renommée de la vitrine de la boutique. Vous pouvez trouver de très belles fleurs chez un ambulant, voire chez un marchand de fleurs et vous faire ‘avoir’ dans un magasin ‘coté’ !
L’emballage n’est pas le produit, il contribue à le mettre en valeur.
Tata, je suis bon ! Tu vois, tata, pour faire une composition, il faut couper la queue des fleurs et les planter dans la mousse !
Amis curieux, j’espère ne vous avoir pas trop emmerdé ! Pour les autres, cela ne changera rien à votre vie, sachez seulement, qu’on les met dans un vase (les tiges), avec de l’eau (dans le vase).
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CAEN ! V
Vendredi : Pierre-Alexandre, designer floral*(voir précision I), annonce un diner prestige. Putain, la classe. Plus chanteur d’opérettes que fleuriste, il nous fait grâce de la visite de sa boutique.
Avec la Toccata en fond sonore (il faut rentabiliser, on l’avait déjà entendue chez le coiffeur), on monte à son appartement par un escalier tapissé de feuilles mortes et de bougies.
On pénètre dans un salon Napoléon III, très belle fresque au plafond, parquet, beaux meubles. On entre dans la cuisine avec ‘happy together’ des Turtles ( n’y voyez aucune allusion) et pendant qu’il cuisine en chantant ‘méditerranée’, c’est N.Sinatra qui nous parle de ses bottes (‘for walkin’), et on finit par les Jackson five. Putain on aime les années 60 à la programmation. Super cuisine moderne, bien agencée.
Sa déco de table est somptueuse : grande nappe, chemin de table en lierre, parsemé de fleurs de phalaenopsis blanches (orchidées) s’enroulant autour de deux chandeliers en ferronnerie à cinq branches avec des bougies dorées. Autour du lustre qui surplombe la table même décoration dans le même esprit, très moderne. C’est une orgie de phalaenos. Merde, la classe. Assiettes à pain, à gauche, bien placées, verres noir, et les serviettes noires également entourées de feuilles d’aspidistra.
Je remarque l’air dédaigneux des hôtes qui découvrent le menu. Ils critiquent déjà sans avoir rien vu, ni goûté.
Pomponné et fringué, il les reçoit du perron qui surplombe l’entrée, en poussant la chansonnette.
Les invités surpris, gravissent les marchent, la bouche ouverte pour Valérie, toujours avec un grand sac, des fois qu’il y ait des restes, elle a des enfants, et qui doit se demander pourquoi il veut laver maria, Katia qui se dit qu’il faut encore monter et que son putain de décolleté va s’ouvrir encore plus et que d’en haut P.Alexandre va se rincer l’œil, le coiffeur qui se barbe parce qu’il ne doit aimer que Mickael, pas Jackson mais Franck, et Didier qui a l’air de s’en foutre complètement , vu que c’est pas de la musique asiatique et que les clochettes zen, y-en a pas et qu’il ne va pas pouvoir faire un hummm, comme au mandarumm de Castellane !
Apéritif dans le salon. On pourrait croire que la soirée prestige part en gros déconnage, quand il leur dit, sans rire, que tout a été acheté au rayon VIP d’une grande surface ! Oui mais style Super U, quand même ! (merde, pas un U normal, non un super !) ah, bon ! Et avec du champagne, ah, alors !
Et ensuite, c’est la scène principale ! Un paravent masque la décoration de la salle à manger !
Frétillant, il attend que tous soient en condition pour dévoiler son décorum, je suis sûr qu’il a une petite érection, mais comme c’est un gentleman, il n’en laissera rien paraitre. Il n’entend même pas Valérie qui tente de le déstabiliser en criant 'on a faim'. Elle tente tout ! (humour)
Ils s’assoient et critiquent, le coiffeur se dévoile totalement, c’est un plouc râleur, et de mauvaise foi, il critique sûrement parce qu’il n’y a pas de dessins d’enfants sous les assiettes, la zen attitude devient zen ‘criticude’, tout y passe, le noir, le lierre, la soupe est fade, les fleurs forment une croix sur la table. Et l’autre coiffeur qui préfère de la soupe paysanne, chaude au moins, c’est meilleur que de la glace aux pigeons !
Une petite remarque cependant. Il sert la crème de légumes dans un bol posé sur une assiette, c’est très bien, mais le pain grillé pour le foie gras, n’a rien à y faire ! On doit le présenter à l’intérieur d’une serviette qui le garde au chaud.
Et je regarde Valérie manger, les coudes sur la table, comme Alain aussi, Didier tient mal ses couverts, et moi je pleure et je pense à ce pauvre Alexandre qui donne de la confiture à des cochons. (Pas de la confiture de figues, parce que Valérie n’aime pas !)
Le plat principal est un émincé de veau rôti, aux truffes, purée de patates douces à la muscade et timbale de morilles.
« Je n’aime pas la muscadeuh et trop de morilleuh tue la morilleuh ! ». Ça y est, Valérie a fait son caca critique, il faut qu’elle balance, sans connaître. Putain la morille, ce dieu des champignons, trop de morilles, merde, mais il n’y en a jamais trop de morilles, putain elle m’énerve, mais elle n’en a jamais mangé des morilles, merde, avec sa crème anglaise, c’est sûr qu’il n’y en a pas des morilles. (Je n’ai pas trop mis de ponctuation, là ?)
Tata pardonne lui, elle ne sait pas ce qu’elle dit l’andouille.
On passe à l’atelier floral, ça va me calmer !
Il tente de leur faire exécuter des compositions florales. Des roses blanches (avalanche), des feuilles de galax et d’aspidistra (je rectifie pour la voix off qui dit n’importe quoi !), des fleurs d’anthurium vert et des fleurons de cymbidium (orchidée classique). Le zen est chiant, lui, sans ses clochettes et son centre de thalasso, il s’en cague !
Il apporte le dessert et leur raconte l’histoire des sœurs Tatin pour justifier l’appellation ‘bêtise’.
Que des ploucs qui se veulent gastronomes et qui ignorent tout, putain, la honte, même quand j’étais à l’école et que mes notes ne frisaient pas la moyenne, (humour pour ceux qui lisent les commentaires.), je le savais déjà. Ce soir, c’était le diner pour des nuls.
Valérie trouve le caramel trop cuit, et en profite pour se faire encore de la pub pour une de ses recettes, putain elle ne doute de rien, elle me gonfle. Le coiffeur en demande une autre assiette en avouant qu’il n’aime pas, le comble de la goujaterie, en somme il n’est là que pour bouffer. C’est vrai que ce soir il n’y avait pas de pigeon !
Valérie lui donne le maximum (24). Le ‘zenman’ devient ‘bougonman’ en lui mettant un 5 en ambiance.
On découvre les résultats. Il a gagné, et la soirée se termine dans les pleurs, les siens.
Son papa serra fier de lui, là, c’est trop, je me jette sur la première banane qui n’a pas eu le temps de se planquer, je la déshabille, parce que je suis excité, et je la mange rageusement comme si c’était la crème anglaise de Valérie.
Enfin, il faut reconnaitre qu’à Caen, non seulement il était le meilleur, mais surtout, il avait ce que les autres n’avaient pas, cette envie de faire plaisir et cette chaleur de recevoir !
30 janvier 2009
FICTION, DEMI-FICTION !
Avant le JT de 13 heures, sur la une, lundi 19 janvier.
Une recette de saison : le lapin tagliatelles.
Le plus difficile est de trouver des tagliatelles d’hiver.
L’été, c’est normal, c’est la saison, mais en janvier, c’est très laborieux !
Depuis décembre, après la saison des amours, la tagliatelle femelle se cache. En effet, pour cette recette, il nous faut une femelle, car le mâle n’est jamais consommable, sa chair est trop ferme et surtout sa texture est incompatible avec celle du lapin de janvier. Donc, il faut être très patient. Trouver le terrier où elle se cache, poser des pièges et espérer que la faim la fera sortir de son abri.
La tagliatelle d’hiver est tellement meilleure.
Et puis, c’est un vrai plat de saison !
Etonnant, non ?
Pour gagner un voyage aux Seychelles. Quelle période est la plus difficile pour trouver des tagliatelles ? A) mars B) juin C) janvier
En question subsidiaire, histoire de corser la difficulté, il n’avait qu’à demander en quelle année nous étions !
Si on faisait, à la limite, appel à quelques notions de culture, histoire de chercher dans un dico, comme par exemple : Janvier est un mois : A) d’été B) d’hiver C) de printemps
Et la masse des appels surtaxés grossit leur petite cagnotte, pour accorder un petit voyage largement remboursé par tous les gogos qui se laissent piéger.
Et vous pensez qu’on ne nous prend pas pour des cons ?
*Toute ressemblance avec une émission existante est une pure coïncidence. Ce texte n’est qu’une fiction !
VARIATION !
M. Jackson doit maintenant regretter de s’être fait décolorer. Il était noir, il voulait éclaircir.
Mais la mode a changé, il s’est mis à pâlir. S’il avait su, qu’un jour, un président de couleur allait régner sur cet empire, je suis sûr qu’il n’aurait pas voulu changer son apparence initiale, comme le disait Ferrer en chantant : Je voudrais être noir ! Mais, maintenant, il n’est pas trop tard pour reprendre sa couleur d’origine. Comme quoi, il ne faut jamais dire à la fontaine qu’on ne boira pas de son eau. Seulement, sur sa figure, tellement de choses se sont modifiées, qu’il ne peut même plus dire que seuls les imbéciles, d’idée ne changent pas.
Son masque blanc ne fait plus rire, de son esthétisme douteux il est revenu mutilé, ses cicatrices intérieures sont les plus dures à cacher. Pauvre Michael, son piédestal s’est écroulé, il patauge et tente de s’agripper, il n’est plus que l’ombre de lui-même, que le souvenir de ce qu’il a été. Une ombre triste, dénaturée, sur un mur pâli. Il veut se relancer, chanter et danser, mais il a perdu de sa superbe, il est traqué, attaqué, trainé en justice.
Un zombie décati, qui voudrait revenir à sa couleur première, parce que le noir fait toujours plus habillé !
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CAEN ! IV
Jeudi : Katia, mère au foyer, propose un menu 100% normand. Pari osé !
Un tour en moto, pour nous montrer qu’elle est sportive. Maison de campagne assez simple, salon avec home vidéo, cuisine sans plus. Et ça continue par les chambres des enfants. Trois garçons qui font du judo, on s’en fout, ils ont gagné des coupes, on s’en fout, ils ont des grades ; vert, noir et autre, on s’en contrefout. Elle doit aimer les radios anciennes, on en voit plusieurs.
Elle va acheter des légumes oubliés, rutabagas et topinambours. On doit être en octobre ou novembre ; il y a des coloquintes et des citrouilles sur les étals.
Elle prépare une crème anglaise en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Elle doit penser à Valérie qui trouvait ça difficile, et elle rigole.
Nappe blanches, beaux couverts mal placés (pour ceux à dessert qui sont dans le même sens.) Fourchettes à l’anglaise. Pliage des serviettes comme nos arrières grands-mères devaient le faire pour les repas de fêtes. Bouquets de roses, gaminé et bergrass, et des grappes de bougies. C’est vrai que ça fait un peu vieillot.
Les invités arrivent et elle les reçoit vêtue de noir, à son avantage, décolleté provoquant. (Merde on se croirait à la roue de la fortune.) Un beau maquillage, bien fringuée, pas mal.
Didier avec une plante. Le coiffeur, sans rien, rase les murs. Valérie avec son air habituel de femme jalouse qui sourit parce qu’elle vient de s’apercevoir que la déco de la table de l’hôte de ce soir, qu’elle ne peut pas blairer, est plutôt quelconque, et qu’elle va donc perdre des points, arrive aussi les mains vides, mais avec un grand sac. P. Alexandre, bronzé, avec des fleurs.
Apéritif régional, comme indiqué sur le menu, autour d’une table basse sur laquelle trône une belle composition florale à base de liliums, de strelitzias et de fleurs d’anthuriums.
Je vous donne la composition de l’apéritif de la région de Caen : Le planteur : jus d’orange, jus d’ananas de Bayeux, jus de goyave de Pont l’évêque, rhum blanc de Lisieux, sucre de Caen ou de Cannes (ad libitum ; pour les footeux, ça veut dire ‘au choix’, comme on veut, quoi ! merde, c’est beau la culture!) noix de muscade de Louvigny et cannelle de Frenouville, et une gousse de vanille de Buron. Comme vous pouvez le constater tout est local. J’oubliais, il me semble avoir vu une tranche de carambole, du jardin de son voisin, sans doute !
Sur un ananas de son jardin, bien sûr, elle a piqué des amuses gueules ou des goyaves. Putain, je ne savais pas qu’il y avait tous ces fruits en Normandie.
Moment d’émotion, Alain et Didier trouvent que sa mère et son beau père son biens, sur une photo dessus la cheminée. Silence gênant ! Putain, c’est elle et son mari !
On passe vite à table pour oublier cet instant d’anthologie. La gueule de Katia ! On ne sait plus ce qu’elle pense. Je les fous dehors, j’éclate Valérie, je tonds le coiffeur, et l’autre zen attitude je lui enfonce l’ananas dans……
Elle arrive avec l’entrée : foie, gésier, andouille sur chiffonnade de salade.
La mimique de Valérie : j’aime pas les andouilles. Tu parles, elle n’est pas anthropophage, manger ses sœurs, quelle horreur ! Elle sent, puis abandonne
« J’aime pas les abats, non plus ! ». (Au début, je croyais qu'elle confondait avec les chanteurs.)
Putain Katia l’est (abattu !) Si ses yeux étaient des DCA, Valérie le serrait (abattue). Merde, c’est la guerre. Elles vont se battre.
Elle retourne en cuisine après avoir débarrassé, histoire de se calmer. Pendant ce temps Valérie se fait la pub pour sa crème anglaise.
Plat principal : tournedos de veau sauce vallée d’auge, avec légumes oubliées (enfin pour elle, merde, c’est si loin la Normandie !)
Nouveau bras de fer entre les deux copines. Katia ne répond même plus à ses questions, la tension monte. L’autre fait semblant de ne rien y comprendre. Les regards disent tout. Celui de Katia est implacable, elle voudrait lui faire bouffer les rutabagas jusqu’à la rendre orange et elle voudrait l’assommer avec des andouilles pas cuites, et l’autre la regarde avec ses yeux absents dans le fond desquels on croit discerner une infime lueur de culture culinaire sur la façon de préparer cette crème anglaise qu’elle dit faire mieux que les autres.
Trêve, armistice qui arrive au bon moment. Au salon pour une animation pâte à modeler. Après la tapisserie des années soixante dix d’hier, c’est la pâte d’aujourd’hui qui fait plutôt archaïque.
Nouvel instant d’émotion avec un coiffeur qui se lâche en modelant une femme parfaite avec des critères très particuliers, avec un humour corrosif et macho, ce qui ne fait pas rire les autres femmes. En sourdine une musique village people pour compléter le tout !
Dessert : douceurs enchantées. Présentation magnifique. Feuilles de brick, pistaches, glace, pommes et calvados. Ils aiment tous, même Valérie qui ne peut pourtant s’empêcher de lancer une vanne sur la cuisson des pistaches. Ils doutent de sa capacité à faire sa glace maison !
Pour les notes, le coiffeur est le plus généreux (20), les autres (sentant un danger) lui attribuent à peu près les mêmes points (16). Même Didier perd sa zen attitude, on ne sait jamais, avec un 4 pour l’ambiance, en avouant que cela ne l’intéressait pas !
29 janvier 2009
EPPUR SI MUOVE !
Papa mobile ! Un jour je me rapproche. Le lendemain je pardonne à un négationniste.
Puis j’exprime une pleine et indiscutable solidarité avec les juifs et je condamne la négation de la Shoah. Quand j’avance je recule comment veux-tu que les bigots copulent et s’unissent vers un même but.
La dona è mobile, comme le pape, et moi je rigole (humour pour les mélomanes !)
JE VOIS !
Nice matin du 28/01/08
Grasse : trois ans de prison requis contre la fausse voyante.
Putain, j’adore ce titre.
Etait elle aveugle, pardon, mal voyante ?
Mais en y regardant de plus près (humour), cela revient à dire qu’il existe de vraies voyantes !
Engagée comme secrétaire dans une société de voyance (je vous ai déjà dit ma façon de penser sur ce sujet), elle fait de temps en temps des remplacements en cas d’absence d’un des voyants.
On ne précise pas le sens ‘d’absence’, c’est vrai, qu’à force de voir……
Le président interroge « mais vous n’avez aucun don, cela ne vous gênait pas de tromper les gens ? »
C’est le président des délires de déconnage, sans doute ?
Merde, voila une acceptation du don de voyance, estampillée par la justice ?
Elle a fait des études, passé des examens, elle a reçu un agrément ministériel ? Voyante diplômée ES journal people ?
Et comment le sait-il qu’elle n’a aucun don ? Parce qu’il voit qu’elle ne peut pas voir ! Mais alors, lui, voit-il ?
En fait, elle traficotait avec les numéros des cartes communiqués par des clients ‘non voyant’ qu’elle voyait gros comme des gogos.
