31 octobre 2008
ELECTIONS !
Dans une semaine, tout sera joué.
Dans une semaine, nous aurons la réponse.
Les médias sont sur les dents, tous les envoyés spéciaux sont à pied d’œuvre.
Tf1 sera au cœur de l’évènement. (Jumelage avec un concours de lancer de graines de citrouilles)
Est-ce que cette élection va changer la face du monde ?
Est-ce que les électeurs sont prêts pour un tel bouleversement ?
Chacun y va de son favori, chacun nous explique pourquoi il va gagner.
Comment rester insensible à ce moment susceptible de changer l’ordre mondial ?
Mais l’élection mondiale a rejeté notre micro- remue-ménage vers une confidentialité toute franco-française.
Fraternité éclairée va faire le déplacement.
Après son coming out, Libéral sera là.
‘Si elle y va, je pars’, ne veut pas abandonner cette fois.
M.Aubry doute
Dominique a la tête ailleurs !
Hamon rêve.
Fafa Lolo croit toujours qu’il est de gauche. Remarquez, on croit aussi qu’Obama est de gauche.
Alors, ils sont presque tous sûrs d’être des ‘Obama’ en puissance. Mais en attendant il faut élire le successeur de l’ancien compagnon de Fraternité.
Dans une semaine nous seront fixés.
Au fait, où sont Ingrid et le Lama ? Quelle ‘incertitudation’ !
The winner is ? Qui prendra la tête de l’opposition ?
Qui pourra dire « on a gagné. » ?
En attendant, ils se battent, au lieu de proposer, ils attaquent le clan adverse, au lieu de réfléchir sur un moyen de nous sortir de cette merde, ils se déchirent au lieu d’écouter les cris des militants.
VOUS AVEZ DIT HUMOUR ?
C’est une poupée, éé, qui dit …aie.
Le quick c’était frite, mais le vaudou ce n’est pas de la tarte.
« Je préfère un excès de caricatures à un excès de censures ! »
« Je tiens à apporter mon soutien à votre journal qui s'inscrit dans une vieille tradition française, celle de la satire » (soutenant Charlie) Avait dit Nico premier !
Putain, ils ont tous la mémoire courte.
Début 2008, le président de la République et son épouse gagnaient contre Ryanair.
Atteinte à la vie privée avait jugé le tribunal qui avait alloué un euro de dommages et intérêts à Sarkozy et 60 000 euros à son épouse. Travailler plus et etc.…..
Et la Royale qui ricane, étalant le même sens de l’humour qui était le sien lorsque des clichés, la montrant à genoux, en prière dans une église italienne, circulaient dans la presse. (Procès gagné !)
Se rappelle-t-elle aussi qu’elle était la meilleure ‘qualité’ de son compagnon ?
Peut-être vaut-il mieux consulter des voyantes, où ausculter les têtes de veaux beaucoup plus propices pour décortiquer un avenir incertain ? Chacun son truc.
La justice va-t-elle l’épingler ? Suivant le rite vaudou ? L'affaire pourrait être jugée vendredi ou lundi.
A quand une interdiction des Guignols, du Canard et même de Marianne ?
Remarquez, que pour déconner, rien ne vaut « je suis un libéral » lancé il y a quelques temps par un autre leader !
30 octobre 2008
MAG !
100% mag, après un diner presque parfait. Présenté par celle qui sera la future femme demandée en mariage un soir de grosse boulette par un danseur mondain qui voulait faire de l’humour, et dont on ignore toujours sa réponse vu qu’on s’en fout complètement, enfin je parle pour moi, pour vous je ne sais pas si vous aimez le foot ou si vous préférez un autre sport, si vous êtes fromage ou dessert, parce que moi je suis dessert, surtout les bananes et le chocolat, et que les deux ensemble, c’est le pied, surtout s’il y a de la glace et un peu de chantilly, enfin je préfère, il faut dire que je suis gourmand, merde, je m’égare. Juste une précision, il faut que le chocolat soit fondu mais pas trop froid sinon il durcit et il fait des boulettes un peu comme celles qu’a fait ce danseur mondain dont je vous parlais au début. Ouf.
Donc je regardais au hasard d’un zap, cette émission mag. Merde, ils font des émissions people pour se foutre et dénoncer les people. L’hôpital qui se fout de la charité. Merdique. Je parle de l’émission. Sujets racoleurs, mal traités, et en plus quelquefois pompés sur des sujets identiques vus sur la six.
Peoplisation, gavage à outrance. Même façon d’opérer que les magazines à sensations. Un titre accrocheur, un reportage vide qui tente de nous raconter les mêmes choses déballées dans tous les journaux ou toutes les émissions télé du même type. Des mêmes vidéos qui circulent en boucle sur des sites internet.
Celui qui veut devenir son mari et celle qui n’a toujours pas dit si elle voulait devenir sa femme, même combat ! Je parle pour leurs apparitions sur l’antenne.( N'est-elle pas passée, sans difficulté, du foot à ce genre de 'paparazzerie' ? On reste dans le même registre au raz du sol!)
Je crois que je vais utiliser mon droit de boycott.
Si le prix de la redevance était en proportion avec le temps passé à regarder la télé, je ne pense pas que je paierai plein pot !
Voila une mesure à étudier ! Un compteur sur la télé. On pourrait connaitre le nom des chaines regardées, le temps passé devant la lucarne, envoyer une lettre à ceux qui abusent pour leur conseiller de faire du sport. On serait sûr que les postes serraient éteints et non plus en veilleuse ; mesure écologique ! La redevance serait plus juste. On pourrait même affiner le compteur en exonérant de taxe ceux qui ne regardent pas le service public !
On pourrait bidouiller l’écran pour en faire un scanner à distance, et ainsi surveiller le repas des téléspectateurs pour savoir s’ils mangent bien le nombre exact de fruits et légumes conseillés, ou s’ils ne fument pas. On saurait avec exactitude s’ils sont vraiment malades lorsqu’ils ne vont pas au boulot. On pourrait enregistrer leurs conversations particulières pour connaitre leurs opinions politiques, leur inclinaison sexuelle….
Un monde parfait…. Au chocolat, bien sûr !
Edvige est contente.....
BEING W !
Mardi soir, j’ai regardé sur la cinq, pardon, sur ARTE, « Being W » de Karl Zéro et Michel Royer. Plus de deux heures sur celui qui va bientôt devenir l’ancien président des Etats-Unis.
Quand je pense qu’il a été réélu !
Je me demande toujours comment un tel pantin a pu devenir, qu’une seule fois, président de ce qu’il appelle lui-même ‘le plus grand pays du monde’ ?
Je ne veux pas arriver à cette conclusion simpliste qu’il faut avoir beaucoup d’argent et que cette nomination s’achète. On se paye la maison blanche à coups de pub et d’annonces dans les médias. (Obama ne vient-il pas de s’acheter 30 minutes de télévision, à une heure de grande écoute sur trois des quatre chaînes nationales, juste avant un match de base-ball qui sera regardé par des millions de téléspectateurs.)
Ou les américains sont naïfs, ou ils sont orgueilleux et complètement persuadés qu’ils dominent le monde. Le lobby des armes et l’impérialisme pétrolier doivent être encore plus puissants que ce que nous pouvons imaginer, puisqu’ils sont capables de faire gober n’importe quoi pour assouvir leurs volontés belliqueuses. Voir en de simples citernes des réservoirs pour poisons chimiques est une extrapolation théorique complètement grotesque et dangereuse. Etre persuadé que toutes les montagnes abritent des cavernes stratégiques ‘high-tech’ pour menacer les USA, reste une paranoïa caricaturale et même comique si elle ne devenait dramatique pour la réaction de ces ‘va-t-en guerre’ maladifs.
Et cette manie chronique de se servir de ce dieu protecteur, complètement américanisé, soutenant systématiquement le bras armé des braves ricains contre l’ange du mal symbolisé par cet ennemi du monde civilisé. Cette croisade éternelle et récurrente, resservie à chaque nouvelle intrusion contre un pays qui veut attaquer le bien et donc menacer les states. Cette façon caricaturale de se mettre sous la protection de ce gris-gris bienfaisant, invoqué comme ce dieu sanguinaire qui allait bénir les sacrifices rituels de ce peuple colonisateur des anciennes Amériques. Excuser leurs idéo expansionnistes par la pratique de leur religion, asservir au nom de leur dieu, nous emmerder au nom de leur dollar !
Comment appeler par un autre mot cette connerie qui le pousse à croire les écrits de la bible plutôt que ceux de Darwin ?
Et ce brave ministre anglais, toutou de son maitre, prêt à toutes les perfidies. Cheval de Troie au sein de l’Europe, qui ne sait toujours pas s’il reste colonisateur de l’Amérique ou valet flagorneur de la monnaie US.
Et nous, européen qui tenons ce pays comme modèle, ne devenons nous pas, aussi, des toutous dociles aveuglés par ce mirage ‘dollardesque’ qui cache un manque total d’humanité en nous faisant croire que tout est possible ?
Mirage américain où tout est réalisable. Miracle qui nous fait croire que la possession du dollar peut donner tous les droits et gommer toutes les inégalités.
Miracle de cette nouvelle trinité : pétrole, dollar et puissance militaire ! Nouveau credo de la nouvelle bible qui est leur constitution !
29 octobre 2008
QUICK S’EFFRITE !
La frite fantôme ou le procès de la frite.
Elle attaque un marchand de bouffe pour une frite baladeuse.
La sale patate coupée se promenait sur l’entrée huileuse.
Elle entrait pour se restaurer. Juste le temps de vérifier si l’enseigne alléchante était bien la bonne.
C’est vrai, chacun a ses préférences. Moi je suis plutôt pan bagna, éducation oblige, je n’aime pas trop ces morceaux de barbaque, américanisés emprisonnés entre deux bouts de pain déguisé. Mais je reconnais que certains y sont accros. Comme la sardine est à l’huile, ils sont hamburgannisés, point de salut hors de ces ersatz de restos où la graisse est à la nourriture ce que l’hostie est à la messe, ou ce que la banane est à split.
Quick s’effrite, une cliente s’est vautrée.
Donc elle entre pour se sustenter, les yeux rivés sur l’enseigne, il fait beau les oiseaux chantent. Hello, hello il fait beau pour aller au Mc Do. Merde je me suis trompé, c’est chez quick où elle voulait aller grailler.
On recommence. Il fait beau chez Quick, cet autre endroit où c’est toujours gras. La suite va nous donner raison.
Son talon droit se coince dans le paillasson. Il y en avait un ! Puis sa jambe gauche glisse sur une frite qui était venue lui souhaiter la bienvenue.
Quadruple fracture. Six mois de plâtre, de la cheville au haut de la cuisse, et le risque de devoir marcher à l’aide d’une canne toute sa vie.
Puis une embolie pulmonaire à la suite de son opération. C’était pas sa semaine.
Son avocat réclame 100.000 euros de dommages et intérêts pour « manquement au devoir de sécurité ».
Pour l'avocat du Quick, « ce jour-là il n'y avait aucune frite sur le sol qui était propre et sec », et la plaignante a « simplement glissé d'elle-même » alors qu'elle portait des talons aiguilles.
Mais le problème reste de taille. Y avait-il une frite par terre ?
La victime aurait conservé la frite incriminée dans un sac plastique, comme pièce à conviction. Elle affirme également que ce sont les pompiers qui l’avaient retirée de sa chaussure.
On a vérifié la boite noire de sa godasse, mais jusqu’à aujourd’hui, les experts envoyés spécialement par la maison mère n’ont pas réussi à la faire parler.
Maintenant on va s’attaquer à la frite. Où est passé Parmentier ? Que fait le gouvernement ? On va nommer un avocat d’office. Cette frite s’était elle échappé pour ne pas finir ébouillantée comme ses sœurs.
Je vous avais raconté l’histoire de cette mouche tombée dans le vinaigre, mais ce n’est rien à côté de la frite, sacrifiée vivante sur l’autel de l’huile bouillante. Le pape reste sourd aux prières de cette innocente, pourtant croyante. On peut la trouver sur tous les lieux saints, emballée lyophilisée, emprisonnée dans des préservatifs illicites, personne ne se préoccupe de cette vierge oubliée, symbole d’un plat pays, toujours française lorsqu’elle est frite. Alors, on comprend très bien qu’une malheureuse ait tenté de se soustraire à ce supplice inhumain, même pour une patate. La pauvre a du ramper pour fuir ces lieux inhospitaliers, elle avait presque réussi. Le paillasson de la sortie indiquait son salut. Elle allait être libre. Ensuite elle ne se souvient plus de rien. Des pompiers ont tenté sa désincarcération pour la libérer de cette aiguille qui l’avait transpercée. Elle va demander des réparations à cette godasse athée qui l’a empêché de retrouver le paradis des solanacées. Une enquête est en cours.
La cliente va se retourner contre Quick. La suspecte est cette frite fantôme. Va-t-elle se retourner contre cette chaussure agressive ? Est ce que la cliente va aussi attaquer l’hôpital ? Qui défend le paillasson ?
Nous sommes en pleine société procédurière comme ce modèle à qui nous voulons ressembler, comme ce modèle qui veut diriger le monde.
French fry contre hamburger ! Super Dupond contre Super Man !
Un autre jour je vous raconterai l’histoire de la femme qui a glissé sur une merde de chien en voulant soulager sa vessie encombrée sur la pelouse d’une aire d’autoroute et qui demande des dommages et intérêts à la SPA !
28 octobre 2008
SEDUCTION CANAPE !
Alors le harcèlement sexuel existe et la promotion canapé n’est pas une légende.
Alors des mecs haut placés peuvent se faire passer pour des dragueurs invétérés alors que leur pouvoir de séduction est uniquement proportionnel à celui de leur puissance relative au sein d’une entreprise. Et bien merde, alors, moi qui prenait ‘Niquenique’ pour un séducteur. Enfin quand on regarde bien certaines bêtes de sexe (pour leur faire plaisir) on se dit que personne ne peut être dupe. Je veux bien croire aux pouvoirs de séduction de certains grands ‘tombeurs’ légendaires qui hypnotisaient presque leurs ‘proies’ par leur intelligence, leur charme, voire leur beauté physique, mais tenter de faire passer certains autres personnages pour des hommes à femmes sans tenir compte de leur position sociale relève d’un comportement voisin de la tromperie caractérisée.
Si leur charme ou leur attirance féline se résume à l’épaisseur de leur relationnel ou à celui de leur portefeuilles, alors je comprends la difficulté qu’éprouvent certaines femmes à résister aux avances à peine voilées de ces prédateurs.
Une histoire de cul n’est pas toujours une histoire sexuelle, enfin suivant le côté duquel on se place. Je parlais naturellement d’un des côtés de l’océan atlantique, vous aviez compris.
Chez nous, on ne prête que peu d’attention à une relation extra conjugale. Celui qui est trompé est presque toujours raillé. Le cigare présidentiel a fait plutôt rire, car on considérait cet évènement comme une relation librement consentie des deux côtés. On peut s’apercevoir que les ricains sont, ou bien, moins naïfs que nous et donc plus méfiants, ou bien carrément bloqués du côté quéquette.
Plus méfiants, car ils pensent peut-être, qu’un personnage haut-placé peut toujours se servir de sa position sociale pour arriver à ses fins. Ils en arrivent donc à nier et même à rejeter une quelconque relation normale entre deux personnes d’un niveau social différent, l’une ayant forcement une position de force sur l’autre. Où nous ne voyons qu’une histoire de satisfactions animales, d’assouvissements de pulsions érotico-jouissives, eux ne voient qu’un duel de forces opposées entre un ogre et sa proie. Et leur morale judéo-chrétienne prend normalement la défense de cette proie sexuellement agressée. J’insiste sur le ‘sexuellement’.
Peut-être sommes nous, plus simplement, des misogynes qui considèrent la femme comme inférieure. Toutes les religions ‘du livre’, c'est-à-dire les trois grandes religions monothéistes sont fortement misogynes. J’irais même plus loin en disant qu’elles n’aiment pas ‘la femme’.
On peut donc voir deux morales identiques de part et d’autre de l’océan.
Chez eux, la condamnation se base sur une morale religieuse basique : tu ne tromperas pas ta femme, le sexe hors mariage est interdit.
Chez nous, l’homme est tout puissant, la femme, ce repos du guerrier, n’a été créé que pour empêcher l’homme de s’ennuyer. On prend les commandements au pied de la lettre.
La femme est une tentatrice démoniaque qui doit perdre l’homme, on doit s’en méfier.
Alors, nous rigolons de ce blocage ricain pour tout ce qui est ‘sexe’. Alors nous prenons parti systématiquement pour celui qui est attaqué parce qu’il a joué de son pouvoir que nous prenons pour de la séduction alors qu’il est basé uniquement sur la peur des représailles.
Nous nous foutons de ce blocage qui est basé, croyons-nous, sur des convictions religieuses, alors qu’inconsciemment nos réactions sont aussi influencées fortement par notre mémoire judéo-chrétienne toujours implantée dans notre héritage collectif.
27 octobre 2008
SYMBOLISME !
Je zappe. Sport favori des français, parait-il. Remarquez, vu la qualité des programmes, ce qu’il y a encore de mieux à la télé, c’est la pub. Donc en soirée, j’excite ma télécommande. Son petit bouton est complètement usé, quelques fois je l’entends gémir, mais je n’y prête que fort peu d’attention, c’est vrai, car entre une bouchée de banane et une pression pour passer à la chaine suivante je n’ai même plus le temps pour lire mon journal.
L’autre soir, entre deux titillements, je tombe sur une émission dite de jeux.
Je l’avais déjà vu dans une pub où elle vantait les mérites d’un canapé. Une espèce de grande gigue blondasse siliconée, poitrail surdimensionné, de chez béton armé, s’échappant volontairement d’un chemisier pas assez grand pour contenir de tels engins agressifs et expansionnistes, sourire rivé sur une bouche, type américain pour mordre dans la pub, traversait l’écran pour faire apparaitre d’un geste de son bras sensuel, des mots que les candidats devaient déchiffrer.
Mais là n’est pas le problème. Enfin, j’écris problème, mais disons qu’il n’y a pas là matière à faire réfléchir un de ces pseudo-philosophes de casto qui sévissent sur quelques chaines télévisuelles.
Les prétendants à la victoire finale doivent demander une consonne (problème insurmontable pour certains qui ne font toujours pas la différence entre une voyelle et une consonne) si cette dernière est contenue dans un mot ils gagnent la somme inscrite sur la case où s’est arrêté la roue qu’ils ont faite tournée. Achement compliqué ! Je ne ferais aucune remarque sur la complexité démentielle d’un tel jeu. Je n’insisterais nullement sur le rôle incroyablement complexe de la bimbo femelle qui traverse la scène en se dandinant sous les regards concupiscents de certains mâles de l’assistance. Si, si, j’ai vu leurs regards lubriques. Non, non, je ne pense pas être un vieux con, mais si certains voient dans cette caricature de la femme quelque chose d’érotique, je dois avouer alors que je ne place pas la sensualité au même endroit. Remarquez, il faut de tout pour faire un monde, c’est ce qu’on dit. Mais je répondrais, dis moi ce que tu aimes et je te dirai qui tu es. Donc, tout ce que cet ersatz de modèle de femme fatale arrive à faire lever en moi, est un certain sourire moqueur voire affligé.
Donc, je zappais, et par hasard j’étais tombé sur ce programme. J’étais en train d’arriver au meilleur moment ; celui où la glace à la vanille a un peu fondu et se mélange partiellement au chocolat qui s’est un peu refroidi, celui où la banane s’est convertie aux senteurs de la crème chantilly qui l’a complètement envahi, celui où l’osmose des saveurs atteint son paroxysme, celui où la métaphysique transcendantale me donne un aperçu fugace de la présence possible d’un dieu, ne voila t-y pas qu’un haut le cœur vint interrompre cette ascension jouissive.
Une candidate, bien sur elle, au demeurant, était en train de serrer un chapelet dans sa main gauche pendant que sa mimine droite donnait de l’élan à cette roue dite de la fortune !
Putain, même là !
« Elle ne va pas se signer, quand même ? » pensais-je, si le hasard fait qu’une bonne somme apparaisse ?
Et puis je rigolais, intérieurement, bien sûr, il ne fallait quand même pas gâcher le reste de mon dessert divin.
Syncrétisme total ! Les curés s’étaient battus, avaient brûlé, tout ce qui pouvait se mettre entre eux et l’idée qu’ils se faisaient de leur religion. Une émission de télé faisait resurgir au grand jour tout ce qu’ils avaient tenté d’éradiquer.
Le chapelet était devenu un vulgaire gris-gris !
Un peu comme ce signe de croix que font tous les pantins qui viennent de pousser leur baballe entre des poteaux même pas en croix, même pas de bois !
26 octobre 2008
DEUX POIDS !
L'institutrice qui a été agressée jeudi après-midi par la mère d'une élève à Pézenas (Hérault) dément avoir interdit l'accès aux toilettes à l'enfant concernée. L'auteur des coups ‘est identifiée mais n'a pas encore été interpellée’, a précisé samedi la cellule de renseignement du groupement départemental de gendarmerie.
La mère avait frappé la tête de l'institutrice contre le sol et l'avait traîné par les cheveux sur plusieurs mètres.
Les enquêteurs privilégient pour l'instant les auditions de témoins ‘pour déterminer avec exactitude les circonstances de l'agression’. L'auteur des coups devrait être ‘interpellée très prochainement’.
Cependant, les professeurs ont dénoncé l'agression « physique et verbale extrêmement violente » dont a été victime leur collègue. Plusieurs professeurs, soulignent qu’ils « ont été obligés de s'interposer pour faire cesser cette agression »
La justice privilégie l’audition des témoins ! Que demander de plus, dans ce cas là ? La supposée ‘auteur’ sera ‘interpellée’ plus tard !? On se demande pourquoi. Puisque certains enseignants sont emmenés illico presto et manu militari, devant les élèves.
Bizarre, dans une autre affaire. Avait-t-on idée de placer en garde à vue pendant huit heures, un brave prof accusé par un élève de lui avoir donné un coup et sans témoin ? Est-ce qu'une gifle valait la peine de venir chercher cet homme au collège alors qu'il était en cours et de le placer en garde à vue ?
Ce collégien, qui avait accusé le professeur de lui avoir donné un coup de poing, a reconnu avoir menti et va faire l'objet de poursuites judiciaires. (L'enseignant mis en cause s’était suicidé en se pendant à son domicile.)
L'élève avait affirmé qu'un retard avait été à l'origine de cette supposée altercation, avec son refus de remettre son carnet de correspondance.
Donc, on ne fait pas confiance aux enseignants et on croit systématiquement, en priorité, la parole adverse, surtout celle d’un enfant ou d’un ado.
N’importe qui peut donc vous accuser de n'importe quoi et sans que l'on demande à l'accusateur de prouver quoi que se soit. C’est la spirale judiciaire qui prend le dessus.
On s’insurge lorsqu’on siffle une marseillaise dans un stade de foot, mais lorsque des enseignants se font agresser quotidiennement, la politique de l’autruche est monnaie courante. On passe à autre chose, la reforme avant tout. Il est plus d’actualité de réduire le nombre des profs que de se pencher sur ce problème récurrent.
L’école de Jules Ferry, havre de paix et de sérénité, est devenue le lieu de tous les règlements de comptes verbaux et physiques, d’abord entre les élèves eux même, entre les élèves et leurs professeurs, et ensuite, des parents envers les professeurs.
Mais puisque quelqu’un a dit que le curé était aussi important ……..
25 octobre 2008
FOLIES !
Oblackomania.
Enfin, n’oublions pas qu’il a quand même voté les crédits militaires pour une guerre qu’il refusait. Bizarre. Coucher sans éjaculer n’est pas tromper. Ne pas avaler la fumée du cigare n’est pas fumer ! Bill appréciera, Hillary ne l’a pas fait ! Dominique S.khan se demande ce que va penser sa femme. Depuis un certain président assassiné, les states sont à cheval sur les principes, enfin sur certains principes. Je dirais simplement que chacun choisi sa propre position sexuelle. En regardant les films ricains ont peu s’apercevoir que la femme US aime dominer, enfin que le ricain mâle aime être dominé puisque sa femelle est presque toujours dessus. Peut-être est-ce aussi pour un meilleur cadrage, allez savoir.
Il met en ‘stand by’ la campagne pour aller bisouter sa grand-mère blanche, à la campagne, tremplin pour la maison de la même couleur. C’est noble, ça plaira dans les chaumières, à la campagne.
En France certains sont atteints pas cette ‘mania’. On annonce des intentions de vote. On suppute sur une influence ennemie qui pourrait faire pencher la balance. On se balade avec des inscriptions qui affichent cette préférence. On se préoccupe des projets américains. (Si les Français pouvaient participer à l'élection américaine, ils seraient 68% à voter pour Obama.) Si les français pouvaient voter en Amérique, oui, mais accepteraient-ils cette même situation en France. Voteraient-ils pour un fils d’immigré deuxième génération, né en France, même avec une grand-mère bretonne ?
Mais, quel était le pourcentage des abstentionnistes en France, aux dernières élections ?
Est-ce que ce sont les mêmes qui font tout ce tapage ?
L’argent qui disparait en bourse fuse de toutes les ouvertures. On paye des fortunes pour assister à un gala donné par un candidat au profit des banquiers ruinés pour qu’ils continuent de se payer des séminaires de travail aux Seychelles. On se gausse des dépenses exubérantes d’une colistière pour des toilettes qui le sont tout autant. On annonce au même moment que l’élection 2008 serait « la plus coûteuse de l’histoire ». Avec 5,3 milliards de dollars, dont 2,4 milliards rien que pour la course à la Maison Blanche ! (A lui seul, le compte d’Obamablack a été débité de plus de 600 millions de dollars en un an, dont 150 millions pour le seul mois de septembre 2008.)
Faut-il être milliardaire pour devenir président des Etats-Unis ? Faut-il avoir les moyens de se payer la maison blanche ?
De l’autre côté, on sort d’une pochette surprise des millions d’euros qu’on distribue sans compter et on s’étourdit en filant 45 millions d’euros pour un préjudice moral. (Combien vont demander ces deux femmes violées par un homme qui vient de bénéficier d’une relaxe ‘idiote’ ?)
On ferme les yeux lorsque quelques ex-présidents déchus se payent un séjour détente au Louis XV à Monac, pour se remettre de la perte de quelques millions d’euros dont ils se foutent complètement.
C’est la valse des euros et des dollars, le mardi noir succède au crack du vendredi. Le salon de l’auto étale des voitures toujours plus chères, je vais finir par croire que les riches ont vraiment beaucoup d’argent et qu’ils n’en connaissent pas la valeur !
24 octobre 2008
L’EMPLOI DES MOTS !
J’en reviens à Mesrine.
Je suis dérangé par cette sur médiatisation. Faire la promotion d’un truand m’incommode. Je suis sûrement un vieux con, avec des principes ringards, mais je suis énervé par ce film.
Jean-François Richet «: Il y a des zones d’ombre et de lumière, on voulait traiter non pas l’icône ou la légende, mais l’homme : un personnage atypique, extrême. Si je devais retenir un de ses aspects les plus marquants, c’est son sens de l’honneur. Quand il donne sa parole, il ne la trahit pas, quitte à risquer sa vie. Ce n’est pas une crapule, il ne met pas des filles sur le trottoir, il ne touche pas au trafic de drogue, il va chercher l’argent là où il est : dans les banques. »
Voila le regard porté sur ce personnage. Ce n’est pas une crapule, non c’est un tueur.
Le comparer avec une icône relève de la débilité la plus profonde. Comme image sacrée il se pose là. Comme légende c’est la même chose. Malsain ! Que penseraient certains, si on faisait un film à la gloire d’Hitler, en insistant sur son côté icône et légende. Ces dernières précisions plus que douteuses auraient ici plus de sens, vu la fascination toujours exercée par cet homme sur des bandes de malades, plus importantes que celles des fans de Mesrine, qui reconnaissent en ce personnage une idole intemporelle au service de leurs idées dégénérées.
Que peut-on attendre de la parole d’un truand, même s’il ne la trahit pas ?
S’il n’est pas proxénète et même s’il ne touche pas à la drogue, il reste un fou meurtrier.
Faire tenir son rôle par un acteur ‘beau gosse’, va donner, peut-être, une fausse idée du personnage à quelques esprits fragiles.
Parler de ‘son sens de l’honneur’ touche à la folie pure et simple, et, heureusement qu’il reste un personnage ‘atypique’.
Quand je regarde la réponse de J.F Richet, je me dis que certains emploient des mots sans en peser leur sens. On est en plein dans le spectacle, il faut faire des annonces, on se fout du vocabulaire. Icône, légende, charismatique, atypique. Des effets de manche. Il faut vendre et on est prêt à toutes les inexactitudes. Affubler un minable tueur de tous ces adjectifs revient à minimiser l’action d’une sœur Emmanuelle, d’un abbé ou même d’un Coluche.
Que restera-t-il pour décrire leurs actions ?
Remarquez, cette affaire de relaxe d’un violeur récidiviste présumé, pour une faute de frappe qualifiée ‘d’idiote’ par le parquet général de la cour d'appel de Paris, est encore symptomatique de ce genre d’erreur de l’emploi des mots. On infirme au lieu de confirmer, là est toute la nuance, parlez en aux victimes qui apprécieront, je n’en doute pas, cette ‘idiotie’ ! Les mots deviennent plus importants que les actes, une faute de frappe plus tragique qu’une action. L’écrit est rédhibitoire. Les écrits restent et les conneries s’envolent. Le mauvais emploi d’un mot anéanti toutes discutions, tout jugement, toute culpabilité.
Certains verront en ce Mesrine une matière à s’extasier, moi je ne vois dans ‘cet instinct de mort’, qu’une perte des valeurs. Ce truand n’était qu’un fantôme.
Jean-François Richet à Libération, «Mesrine fait partie de notre inconscient collectif». Belle phrase qui ne veut rien dire. De l’histoire, tout au plus, en aucun cas de l’inconscient collectif. Un péché originel tant qu’on y est ! Une faute que nous devons expier, pourquoi pas ?
Que le cinéma s’empare de cette histoire, je veux bien tenter de le comprendre. Qu’on essaye de nous faire prendre des vessies pour des lanternes en tentant de nous faire passer un minable tueur pour un personnage de romans à quatre balles, en l’affublant de valeurs imaginaires sorties d’une bande annonce, il y a plusieurs barrières que je ne veux pas franchir.
Désolé, je ne suis pas du tout d’accord, et je persiste à détester ce genre de film, quitte à être qualifié de vieux con !
