Râleur

Ma femme en avait marre de m'entendre râler à la maison et m'a prié d'aller chercher ailleurs un autre exutoire.

03 septembre 2008

COMBAT UNITAIRE !

Caissières et profs…..

Il y a une cinquantaine de caisses, ce n’est pas la bourre. C’est calme, alors une dizaine seulement est en activité. Les caissières sont payés au lance pierre, elles sont corvéables à merci, leurs horaires sont très élastiques. Mais, un coup de feu imprévu, et c’est la panique. Les files se forment, les clients attendent, râlent et deviennent énervés et impatients. Ils avaient profité de ces heures dites creuses pour faire rapidement leurs achats. Visiblement ils étaient beaucoup à avoir eu la même idée. On se croirait un samedi à l’heure de pointe. Les caisses ressemblent à des cabines de péage au retour des vacances. Les bouchons obligatoires ralentissent le passage pour le ticket de sortie. Aucun renfort n’est prévu, alors il faut qu’elles aillent plus vite, pour le même salaire. Ils ont choisi en un quart d’heure ils vont devoir se farcir trois fois plus de temps pour attendre leur tour pour payer. Alors on voudrait que la caissière devienne une ‘Loeb’ des chicanes du passage du code barre.

Solution : augmenter le nombre des caissières. Les faire travailler à plein temps. Les engager pour une durée indéterminée et pas comme des bouche-trous qu’on appelle ou qu’on revoie sans tenir compte de leur vie privée. Toutes les caisses seront ouvertes ‘non-stop’ et les clients n’attendront plus. Changer le système d’exploitation. S’il n’y a pas de monde elles seront déjà là et monteront rapidement au créneau en cas d’afflux de clients. Et les magasins ne seraient même pas obligés d’ouvrir le dimanche, pour augmenter leur chiffre d’affaire, vu qu’il faudrait, cette fois, pour de bon, embaucher plus de personnel !

Ils sont plus de trente par classe. Il est difficile de s’occuper de chaque élève de la même manière, tant la différence de niveaux est évidente. Le prof devient plus un gardien qu’un enseignant. Il n’a pas assez de temps pour suivre les besoins de chacun, puisqu’on a entassé dans une même salle des élèves aux motivations et aux possibilités différentes. On propose des cours de remises à niveau. Heures supplémentaires obligatoires de soutien qu’on ne sait pas où caser. On réduit le nombre des enseignants au nom d’une politique d’économie, pour leur faire gagner plus ? On les envoie dans des régions qu’ils ne connaissent pas. Les parents ne comprennent pas que les enseignants ne s’occupent pas assez de leurs enfants. Comment vont-ils faire, en étant moins, pour s’occuper plus de chacun ?

Solution : augmenter le nombre des profs. Moins d’enfants par classe. Plus de temps passé avec chaque élève et pas besoin de cours de mise à niveau. On pourra écouter leurs aspirations et les conseiller en fonction de leurs possibilités et de leurs désirs en ne les envoyant pas sur des voies de garages pour s’en débarrasser. Les géniteurs ne seront pas obligés de venir chercher leurs chérubins d’autres jours où ils pourraient entamer leur sacré weekend. Tout le monde sera content. Ils pourront même faire leurs courses plus tranquilles.

Mesures très simples à mettre en place. Il faudrait aussi que nos ministres à la ‘reformite’ aiguë passent aussi plus de temps à écouter les professeurs et les autres. Est-ce si difficile ? Mais écouter au lieu de parler, se mettre au niveau (eux aussi) de leur personnel qui vit dans l’inquiétude, est-ce trop demander, à des gens qui sont sûrs d’eux-mêmes et de leur supériorité ?

A moins que tout ce que j’ai écrit ne soit des conneries ! Ou à moins que l’exercice du pouvoir soit soluble dans la suffisance ?

Posté par ritondecannes à 10:21 - Société - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

je dirai même mieux...

...enfin mieux c'est bien pretencieux, en réalité je me contente de mettre ta formule à ma sauce...que penses tu "du réalisme soluble dans l'exercice du pouvoir" !!!
Finalement on le tourne comme on veut c'est toujours les mêmes qui trinquent (et quand je dis trinquer je fais pas allusion à une quelconque garden party !)

Posté par Ln, 03 septembre 2008 à 16:25

SYNTHESE !

Exact, amorphe, aussi. L’abus de pouvoir rend-il gaga ?
Question secondaire: l'exercice du pouvoir est-il une drogue euphorisante proche de la béatitude apportée par l'auto satisfaction ?

Posté par ritondecannes, 04 septembre 2008 à 09:00

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