Râleur

16 juin 2011

NOUVELLE ADRESSE !

Je déménage. Ne touchez à rien, vous allez être redirigé automatiquement vers la nouvelle adresse ci-dessous

www.ritondecannes.fr

Posté par ritondecannes à 19:40 - Commentaires [7]

UN DINER PRESQUE PARFAIT A PARIS ! III

Merci pour vos vœux ! Je suis toujours aussi touché, même si cette petite année sur mon curriculum vitae reste insignifiante et dérisoire au regard de ma forme que le temps ne saurait altérer, car ce corps svelte et cette allure juvénile qui me caractérisent ne sauraient être entamés par quelques chiffres sur une carte d'identité.  Précision aléatoire et insipide puisque nous savons tous que le temps n'a que l'importance que nous voulons bien lui accorder !      

Je vous embrasse tous !

 Mercredi, Amandine, une chanteuse, j'espère qu'elle sourit lorsque ses lèvres s'entrouvrent pour laisser sortir des sons mélodieux, ou pas comme dirait.....

Alors, vient-elle dans une émission de cuisine pour faire craquer les invités avec ses plats ou pour leur placer son ramage en vue d'une publicité télévisuelle ?  Ah oui, c'est sa fille qui l'a inscrite. On sait, oui, oui, c'est toujours comme ça. Elle galère depuis longtemps, Charlie Crikette, c'est son nom de scène.  Je suis allé voir...... bon, j'espère qu'elle est bonne en cuisine. À ce sujet, il y a d'autres émissions pour se faire voir, mais les chicanes de la sélection sont sans doute plus restrictives, je pense qu'il ne faudrait pas trop mélanger les genres, mais, elle essaye.....juste une remarque, elle pourrait chanter, en français, pour commencer !    

Ah, non, je confirme, en la regardant stressée et presque lymphatique, on ne voit absolument pas qu'elle est hyperactive.

Son menu : "Harmonie de goût et soupir de plaisir."

Chez elle ?  Non ! Ah, chez un ami, ça devient une constante, mais elle a fait un véritable déménagement pour la soirée. Allez, avoue, c'est chez ton mec et tu veux pas le dire à ta fille, à ta famille, mais nous, on s'en fout. Mais il y a même des tableaux de sa soeur.......

Décoration de table. Nappe drap de taupe en voyage nuptial un peu froissée d'étaler ainsi sa literie intime. Assiette de présentation carrée noire. Elle essuie verres et couverts, on voit qu'elle fait des extras en restauration. Notes et instruments de musique. Une symphonie de blanc et noir. Enfin, une partition....faut pas déconner.

Tiens, elle a oublié ses peignes et ses brosses chez elle. Ils arrivent. Patrick, les mains vides, ce soir aussi, il n'a pas dû avoir le temps. Que de la frime. Oui, bien sûr, tu vas les donner chez toi, les cadeaux. Bien essayé ! Andréana, jeuns, avec un cadeau, montée sur ressorts. Amandine avec une bouteille, cheveux tirés et collier rouge assorti au rouge à lèvre. Jérôme en tenue de plage avec son grand sac, comme il n'est pas chez lui, il doit toujours avoir son sac de couchage et ses affaires de nuit. Et la Six qui confond opéra et la cinquième.

Apéritif. Boîte à musique et sa mélodie sucrée. Feuille de vigne homos, et beurek présentés dans une boîte à musique. La boisson ? On s'en fout. Mais avec une paille, nous verrons qu'elle aime ça...les pailles ! Surtout avec le bord du verre sucré ?    

Animation musicale. Quiz musical, il faut découvrir les titres de ses intros musicales. Et elle en fait son métier, il paraît et devant quatre pingouins en tenue de gala, elle perd ses moyens.

Sa chanson, bof, je suis allé chez madame gogole et j'ai trouvé son site. Bon, elle s'est inscrite pour passer à la télé. Adieu l'animation quiz qui devient une auto promotion. Joker.

À table. Toujours la même remarque de Jérôme qui aurait aimé voir ce qu'il n'a pas fait chez lui, enfin, chez son voisin.

Entrée. Percu coco. Une salade mélangée dans une noix de coco. Soja, menthe, crevettes, avocat, du miel. Rien de percutant, sans imagination et sans idée. Même que le maître d'hôtel d'église trouve la présentation géniale avec son goût pompier de chez castro, c'est tout dire !

"Suivant la bouchée qu'on prenait, on avait un goût différent!" eh, oui, Caroline, c'est le propre d'une salade mélangée, qui n'est pas comme la purée, car chose étrange lorsque tu manges de la purée, du début à la fin tu as un goût de pomme de terre, alors que si tu manges une salade, niçoise, par exemple, tu peux tomber sur un œuf qui n'a pas du tout le goût de la tomate , ce qui est, il faut en convenir, extraordinaire !

Mais le point culminant est atteint lorsqu'elle sort du four son pain maison qui était déjà sur la table, et ce, après qu'Amandine lui ait fait remarquer qu'il était bon.

Ils attendent, mais, ce soir, cela ne les dérange pas !

Plat principal. Le chant du coq et ses trompettes de la mort. Un poulet asiatique. Une fausse annonce, des champignons chinois. Une sauce en bouteille. Le brocoli inutile finit cette piètre présentation. Manger du riz compacté, à la fourchette, comme un bout de pomme de terre, il faut le faire. C'est celui qui restait de l'entrée...

Patrick mange toujours aussi mal..... pour un sacristain d'hôtel.

 Dessert. Sur un air d'opéra et de flûte enchantée.   Un Irish coffe, avec de la crème chantilly ! Contrefaçon ! Sacrilège, merde. Et la paille posée sur le dessus, la totale dans le non sens, et les ploucs qui n'y connaissent rien aspirent avec cet engin irrévérencieux. Mais le pire, c'est maintenant ce maître d'hôtel guignol de contrebande, qui se la pète et qui l'utilise, la paille.

Merde, mais à quoi sert la crème, si on va directement chercher le whisky et le café sans la traverser ? Autant servir un café au whisky avec une paille ! Et en plus, pas de décorum en faisant flamber le whisky. Je suis très, très, contrarié ! Et même qu'Amadine attaque la crème à la cuillère, oh putain, je vais exploser !

 Le pain, quoi le pain ? Je m'en fous !

Il manquait aussi le glaçage, mais ne soyons pas exigeant, pour l'opéra, bien sûr.  

 Les notes. 22 pour Amandine. 20 pour Jérôme. 19 pour Patrick et Andréana.

Je suis aussi un peu contrarié par tous ces plats qui finissent en inspiration asiatique. Ou on est un spécialiste de cette cuisine, ce qui n'est pas toujours le cas, ou on s'en sert pour masquer des lacunes en se disant que personne ne sera assez pointu pour faire des remarques. C'est un peu une cuisine fourre tout, pas maîtrisée. À part l'opéra.......rien !

Des fausses trompettes et un irish copié ! Un mélange de ce qu'elle sait faire, sans nous donner d'autres indications sur ses capacités culinaires. Un peu fouillis, de l'arménien, de l'exotique revisité, de l'asiatique, pas de consistance dans ses plats, je ne sens pas la mordue. Tout et rien, elle a survolé la cuisine.  Des notes excessives ! J'espère que ses notes de musique deviendront plus enthousiastes car je la trouve peu passionnée, peu investie, on dirait qu'elle chante comme elle cuisine ; en dilettante !  

Sympathique, mais, c'est une émission culinaire !

 

PS.  Dernier post.

Le 2400 ème ! Plus de 513 000 visiteurs et de 1330 000 pages lues.

Attention. Il ne reste plus que quelques heures..... vers 19 h 30...........

      Bravo nouette !


Posté par ritondecannes à 11:00 - Télévision - Commentaires [25]

15 juin 2011

ATTENTION. 3 !

J-1

Ce n'est pas ce à quoi vous pensez !

Posté par ritondecannes à 19:36 - Coup de coeur - Commentaires [40]

UN DINER PRESQUE PARFAIT A PARIS ! II

Mardi, Andréana, agent ferroviaire, aquarelleuse, avec deux îles qui ont marqué sa vie ; la Corse et la Sardaigne. Nostalgique de son village, Badesi, et surtout de la vie avant son divorce.

"Une île entre le soleil et l'eau." Est donc le titre de son menu.   

 Décoration de table. Nappe taupe en vacance sous le soleil sarde qui darde ses rayons, mais comme elle a mis une crème protectrice, elle est à peine colorée, d'ailleurs cela lui va très bien, un peu caramel caca d'oie anémique. Un truc qui serait un aquarium en longueur ou un pédiluve pour taupe en villégiature dans un palace corse. Du mimosa, un peu séché.  Des pierres, deux cactées hollandaises, un chardon. Pas de couverts à poisson. Des objets artisanaux. Un pain comme porte couteau. Kitch et triste !

En cuisine, je me demande si elle va préparer autre chose que du fromage.

Ils arrivent. Jérôme Besancenot avec sa grande sacoche réglementaire, son air de second de la classe, une cravate et un petit cadeau. Caroline avec un cadeau. Patrick, les bras ballants et une très belle casaque batave, une culture au ras des pâquerettes et un humour en dessous. Un pull bleu ciel sur la chemise, le tout recouvert d'un parka ; une vraie gravure de mode. Amandine, qui en montant les escaliers a dû balancer son écharpe façon renard qui faisait un peu estrasse, pour apparaître toute fringante avec un grand sac et un cadeau....et le coup dénudé. 

Apéritif. Sous le soleil de Gallura. Patrick lit 'Collioure' et nous avoue avoir des problèmes de géographie, alors ou bien il achète des lunettes ou il retourne au CP apprendre à lire. Lorsqu'elle lui dit que Gallura est une région de Sardaigne, Patrick la regarde comme si elle était la vierge, comme si elle venait de lui lire les premiers paragraphe du kamasoutra en grec ancien, enfin, comme de l'hébreu, vu qu'il serait incapable de faire la différence avec un patois nissarte.  Beignets d'aubergines, tomates séchées. La mozzarella en carrosse remplace les beignets qui ne veulent pas frire.  Mais pourquoi n'avait-elle rien préparé ? Arrêt image : elle est sarde, alors ils s'attendaient à des trucs colorés et tape-à-l'œil, qu'ils n'auraient pas forcement aimés...Merde, c'est vrai que les sardes ne mangent pas comme nous, c'est tellement loin, cette île. En plus, y a même des autochtones irascibles qui gardent des produits pour eux, des trucs que personne n'a jamais vu et que c'est pour ça qu'on ne les connaît pas. Putain, arrêtez vos conneries, on peut tout trouver, n'importe où, il n'y a plus aucune spécialité locale de par le monde qui ne puisse plus arriver sur nos étals. C'est le propre de la consommation et de la vente. Le monde est un grand marché et chacun est forcé d'exporter. C'est comme la semaine dernière où Jérémy, je crois, nous parlait de ce Philadelphia cheese, un fromage que tu ne trouves que dans sa ville natale, aux States et qui est en vente dans nos grande surfaces. Ça fait bien de dire que c'est inconnu, réservé à une catégorie de personnes.  Et puis, merde, goûtez avant de faire des commentaires négatifs. Le côté élastique du fromage les dérange un peu. Tu t'es vu quand tu mastiques du chewing-gum comme une vache espagnole ? Merde, on a le droit de dire ça ? Pour les vaches, et pour les ibères ?

Cérémonie de l'ouverture des cadeaux et bises de remerciement, sauf à Patrick qui maugrée sous sa belle chemise orange, merde, en plus il râle. Mais, l'hôtesse ne lui en veut absolument pas à ce mec qui marmonne sans arrêt, qui ne lui a rien apporté parce qu'il n'avait pas le temps, soi-disant, et qui commence à l'emmerder sérieusement avec ses réflexions prétentieuses et qu'il n'a pas intérêt à rater son repas, mais pas du tout, elle ne lui en veut pas.

Animation. Initiation à la danse folklorique sarde. Un truc vachement utile dont tu pourras facilement faire étalage lors d'une prochaine réunion entre amis, pour peu, que, comme Patrick, ils sachent où se trouve ce pays. Enfin, difficile à placer entre Gaga et Jackson. La tête des invités, on dirait qu'on va leur couper un doigt, et déjà que Caroline est souriante, oh putain, l'ambiance. Merde, mais le batave cache son jeu, c'est le Travolta des plages sardes, mais toujours aussi nul puisqu'il se voyait avec une coiffe bretonne, féminine, en faisant le geste en hauteur, alors que le chapeau en feutre des hommes est plutôt ramassé, mais.......putain, c'est long, mais ça met en appétit.   

À table. Ça manque d'originalité pour Jérôme qui nous parlait hier de simplicité, de minimalisme. La nuit change un homme, remarquez, c'était la table du voisin.... Caroline nous révèle qu'elle ne mange pas de ce qui est vivant. Merde, en extrapolant j'espère qu'elle n'est pas mariée.........s'ensuit une discussion sur ceux qui en mangent, de la viande, bien sûr, comme Amandine qui aime aussi le cheval. Patrick est dépité, pour lui c'est un sacrilège, enfin, on verra !

Entrée. Da li scoddi e da la piana.  Titre un peu ambigu pour des moules et des couteaux et des poivrons farci aux anchois. Remarquez ceux dont on nous gratifie comme 'de la terre à la mer', ne sont guère mieux explicites. Encore une fois, rien n'est prêt. Un peu de mise en place évitait de trop longues attentes.  Tout est dressé sur une assiette recouverte d'une feuille de philo avec deux brins de mimosa....séché ! Bof, tristesse, toujours. Mais il y a des moules farcies, à la provençales, pour Caroline. N'a-t-elle pas l'impression d'être anthropophage ? Je déconne.

"Les moules, eh bien, c'est des moules, et le couteau eh bien c'est avec la sauce des moules ! " Patrick est un très bon critique gastronomique. J'ajoute que c'est comme les escargots et les cuisses de grenouilles, avec le même accompagnement. Jérôme en rajoute en nous montrant qu'il lui reste encore des progrès à faire en cuisine en ne faisant pas la différence entre poivrons frais et en boîte.

Plat principal. Vendetta au crépuscule. Et en plus Patrick, entre le ciel et l'eau, inculte, un peu comme une insulte, pense à une révolution. Fromage à toutes les sauces.

Ravioli au fromage et sa soupe locale. Plat pour mariage à base de pot-au feu, le célèbre bollito, dont elle n'a gardé que le jus pour faire cuire son 'pain'. L'occasion pour ses invités de découvrir une autre cuisine. L'intégriste culinaire campe sur ses positions. Il ne connaît pas, il ne veut pas connaître, il ne veut pas aimer. Il regarde ce qu'il connaît ; le pot au feu. J'espère qu'il est bon, ce maître d'hôtel, j'espère qu'il va assurer.

Encore cette affreuse branche de persil qui se veut décorative.  

Jérôme penche toi encore un peu pour faire le mec qui s'y connaît, en sentant ostensiblement le plat !  Amandine, on ne suce pas le couteau, il y a des fourchettes ! Patrick, monsieur le maître d'hôtel à la critique facile, regarde toi manger ! Le maniement des couverts est un art qui n'est point réservé aux clients, et ce n'est pas la tête qui descend vers l'assiette, en principe, putain, tout à refaire ! Ensuite les ravioli sont-ils al dente ou pas cuits ?

Dessert. Dulcis in fundu.

Du latin, le meilleur pour la fin. Un petit problème. Amis de la culture bonsoir. Dulcis, e = doux, agréable.  Fundus, i = le fond d'une marmite. Littéralement, donc "le meilleur est dans le fond de la marmite", le verbe 'est' est rejeté en fin de phrase, et éludé.

Cependant, in (dans) gouverne l'accusatif ou l'ablatif, donc puisque fundus est un nom de la deuxième déclinaison, sur le modèle de dominus, nous aurions fundum à l'accusatif ou fundo à l'ablatif. Fundu est une invention. J'en déduis que, soit dulcus in fundu est une stupidité, soit elle a mal recopié la citation latine.

Donc, encore des ravioli farcis au fromage de brebis, le pecorino. Je déconne, mais, on fait beaucoup de fromage en dessert, comme chez nous la brousse, avec de la fleur d'oranger, le chesse-cake, le bruccio...... ce qui semble les déranger, c'est le mot 'fromage'. Pain sur la table, mais je serais tenté de dire, au moins, il y en avait !

"Je ne comprends pas, ni le titre ni ce que j'ai dans mon assiette. " Et comme nous savons maintenant que Patrick est un intellectuel humaniste et tolérant, cette phrase le décrit totalement. Je résume: Un plouc !

Les notes. 19 pour Amandine et Caroline. 17 pour Jérôme. 16 pour Patrick.

Les invités veulent découvrir d'autres cuisines, d'autres cultures, mais ils n'aiment pas attendre.... ni ne sont disposés à goûter ce qu'ils ne connaissent pas !

Est-ce que par hasard, moins on est ouvert et plus on est borné ?

Je suis sûr que Patrick n'ira jamais dans l'océan indien pour découvrir la Sardaigne !

Posté par ritondecannes à 10:24 - Télévision - Commentaires [6]

OUI !

Je vous jure, sur internet, ce n'est pas mon slip !

Posté par ritondecannes à 10:22 - humour - Commentaires [8]

14 juin 2011

ATTENTION. 2 !

J - 2

 Personne ne sait !

Posté par ritondecannes à 18:52 - Coup de coeur - Commentaires [51]

UN DINER PRESQUE PARFAIT A PARIS ! I

En préambule à ce dîner, je voudrais confesser que si je suis devenu athée, c'est grâce, et je n'écris pas à cause, mais grâce aux curés qui m'ont permis de me réveiller. Ils m'ont insufflé cet esprit de doute et de réflexion, contrairement aux dogmes plus faciles à assimiler sans se poser de question. Je suis donc athée avec des connaissances religieuses que j'approfondis chaque jour pour montrer que l'homme n'a pas besoin de religion mais d'instruction et de bon sens. C'est vrai que la religion est l'opium du peuple, elle lui permet des solutions faciles en supportant les injustices de la vie. Mais à la drogue, je préfère la culture.

Quelquefois je me lâche dans des posts, pour me faire plaisir. Pour essayer de démontrer la bêtise de certains dogmes, ou de certains textes dont on pouvait abreuver jusqu'au gavage certains candides fanatiques d'autrefois, mais qui aujourd'hui paraissent, pour peu qu'on veuille y réfléchir, complètement absurdes et même inconcevables  .  

Mais une chose est sûre, ce blog est comme une auberge espagnole, et chacun y prend ce qu'il veut, en apportant ce qu'il lui fait plaisir, et c'est cette communion finale qui est la plus importante car elle débouche sur des rencontres et des affinités, virtuelle, certes, mais réelles.

 

Lundi, Jérôme, assistant marketing, qui a beaucoup d'idées et de créativités, c'est lui qui le dit.

'Petits détours, en France, revisités.' Le titre de son menu. Cependant, à la lecture des plats qui le compose, je note, encore une fois, le manque total d'imagination des candidats. Et ce soir, tous les numéros uns du hit parade du déjà vu ; foie gras, saint jacques et mignon de veau.

Et on continue dans le classique, il n'a pas la place chez lui, on a l'habitude, mais son voisin lui a prêté sa maison, gentiment ; viens chez moi, j'habite à côté, le voisin est sympa, j'y vais souvent, avec des amis, aussi.

Les courses. Le vendeur lui montre les fraises espagnoles en ajoutant qu'il voulait justement lui proposer des gariguettes. Je préfère la Mara des bois ou la ciflorette. Des champignons de Paris, il choisit les plus foncés, les blonds, qui viennent sans doute de Hollande. Pour son plat, il lui faut des pommes et le commerçant lui propose une hollandaise, la belle de Boskoop !

Pour les pommes de terre, ouf, de la roseval bretonne. 

En cuisine, on voit qu'il a l'habitude et qu'il continue dans le classique, avec ses 'en fait'.... à la base. Il pousse même le vice à goûter avec une cuillère et à reverser l'excédent du trop plein de sa bouche, dans la casserole.   

Décoration de table. Nappe taupe albinos et vierge, chemin de table taupe classique façon napperon. Assiette de présentation rectangulaire blanche, assiette creuse aux bords relevés, sur un côté, pour laisser la place de la serviette de l'autre. Verres mal placés.  Pas de couverts à poisson, petite cuillère à l'envers. Bougies dans des verres, sphères métalliques, boules tressées, et une composition florale qui n'en a que le nom, trop imposante et disgracieuse avec tortuosa vert, anémones, avalanches, une feuille d'anthurium, asparagus plumosus, et qui en plus vient d'un fleuriste, putain, il faut en changer. Il disperse, en soufflant, classe, toutes les  petites feuilles mortes qui tombent sans arrêt, ce qui a justifié l'abandon de son utilisation, par les bons fleuristes, au profit d'autres feuillages. En y réfléchissant, il va la poser sur la table basse et fait un échange standard avec un assemblage plus petits de mona lisa rouges et bleues et d'avalanches. 

Les invités arrivent. Amandine, avec un fromage. Andréana, qui minaude encore. Caroline, stressée. Patrick, qui lui aussi, s'attendait à voir quelqu'un de plus âgé. Merde, quelle déception, mais on s'en fout de toutes vos supputations inutiles.  

Caroline ne boit pas de champagne avec du sirop de marron et lui ne se sert pas d'un plateau pour apporter les verres, remplis, comme d'habitude, presque jusqu'en haut.

Apéritif. L'unisson des saveurs du sud. Le sud ouest avec le foie gras, pain d'épice toasté, façon sandwich, thoïonade des garrigues, dans un bocal......sur une.....ardoise !

Animation. Quiz géographie et cuisine. Questions maternelles et biper boîte à meuh. Neuneuh !

À table. Attention, pour la première fois, une candidate remarque que la petite cuillère est à l'envers et le fait remarquer. Tatatatata ....... putain, c'est pas possible, quelqu'un qui fait attention au dressage de la table. Bravo Caroline. Mais être gaucher n'est pas une excuse.

Entrée. Quand le dessert prend le large. "Peut-être une bouillabaisse." En entrée, merde, Andréana, faut pas déconner, non, un clafoutis de la mer. Noix de saint jacques, saumon et crevette dans un ramequin et une salade à côté. Je ne vois ni pain, ni boissons.

Alors, Caroline, on ne dit rien sur le verre à eau à droite ?

L'hôte tente de se faire mousser avec la flaugnarde ou flognarde, mais madame google n'est pas d'accord avec son explication de la différence avec le clafoutis au sujet de la cuisson.  

Plat principal. De la Normandie au Dauphiné. Filet mignon de veau, sauce normande, gratin dauphinois. Je ne comprends pas le dressage dans une assiette creuse. Le gratin dans un ramequin, eh oui, mais sans sous assiette, et en plus, à droite de certains convives et à gauche d'autres. Il faut aller jusqu'au bout de ses ambitions. À la limite une assiette à pain sur le côté gauche était préférable. Remarquez, si on met une assiette creuse pour la viande, il ne reste plus de place à côté pour la garniture. D'autre part, l'inverse était mieux, je déconne, mais comme le gratin, liquide, ressemblait à de la soupe, l'assiette creuse lui était toute indiquée...avec une cuillère.

Problème, le four ne marche pas. Amandine qui aime la cuisine est plus forte qu'Andréana qui aime le chocolat et Jérôme est dans les pommes parce que son four ne marche pas. Amandine elle est maline elle met la pendule à l'heure et tout va bien .......Il faudra se plaindre au voisin.

Dessert. De l'ouest à l'est quel sera votre préféré ?  Charlotte aux fraise et mousse de framboises, moelleux au chocolat dans son moule en silicone, eh oui, qui est plutôt du chocolat fondu, et crème de spéculoos, glace au biscuit breton, le tout sur .....une ardoise !

Bon, la charlotte est devenue une verrine qui est à la charlotte ce que le lait de vache était à Cléopâtre.  J'adore lorsque, comme Caroline, on porte une verrine à son nez pour la renifler, merde, de la mousse.....

Les notes. 19 pour chaque convive. Petite soirée tranquille !

Nous avons tout eu, même "trop de saveurs tue la saveur" avec tous les clichés, des blancs battus soulevés, aux ramequins, en passant par l'ardoise et les poêlons.

Très sympathique, le voisin, qui lui prête sa maison, avec de la vaisselle moderne et neuve.

Il ne manquait que la pendule et le robot.

Alors monsieur son ami, comment ce fait-ce ?

Posté par ritondecannes à 09:47 - Télévision - Commentaires [13]

ÉTHIQUE !

Une vache pourrait donner du lait maternel humain !

Question :

Est ce que "Tu n'es qu'une grosse vache !" sera toujours considéré comme une insulte ?

Posté par ritondecannes à 08:34 - humour - Commentaires [6]

13 juin 2011

ATTENTION !

J - 3

Une surprise !

Posté par ritondecannes à 20:36 - Coup de coeur - Commentaires [13]

LIBRE ?

Liberté, liberté chérie, qu'il a dit en haut, et même que tous les prêtres nous le ressassent. Dieu a crée tous les hommes libres, il appelle ça le libre arbitre, même que chacun est libre de son destin, de choisir. Merde, tu parles.

J'arrive au bal du village, putain, une brune vachement sexy, tenait la buvette. Une nénette du patelin d'à côté. Tous les mecs de la fête étaient en train de la draguer. Je ne pensais avoir de chance, et puis nos regards se sont croisés. Je ne croyais pas aux coups de foudre, mais j'ai dû me rendre à l'évidence, elle m'avait remarqué et sans cesse essayait de voir où je me trouvais, ce que je faisais.  Nous nous arrangeâmes même pour nous parler en dehors des simples consommations que je lui demandais.

Nous nous sommes revus, oh, un flirt sans importance, enfin, au début. Elle était plus jeune que moi et sa famille veillait. Alors n'y tenant plus, l'amour avec un grand 'A' avait fait ses ravages, je suis allé voir ses parents et tout finit par un mariage, elle était restée pure pour moi.

Merde, je ne vous raconte pas la cérémonie, je n'avais qu'une hâte, vous savez quoi !

Après le curé, et les salamalecs d'usage, que je te balance de l'eau bénite, que je t'enfile les bagues, je ne pensais qu'à ce moment là. Et puis ensuite, c'est la fête des familles et le repas.

Des asperges en entrée, je vous dis pas, quand je la regardais porter ce légume à ses lèvres, je ne vous raconte pas mon état. Des pensées lubriques accompagnaient chacun de ses gestes et lorsqu'elle avalait, c'était le total émoi. Je crois que j'ai dû prendre deux fois des cuisses de poulet au gingembre, je les voyais avec un string, c'était plus fort que moi.

Au dessert, ai-je besoin de le préciser, c'était une banane malaga. J'ai demandé trois fois des cafés serrés, en rêvant aux moments qui allaient suivre et dont je rêvais.

Quelques danses pour faire plaisir au beau papa, et je m'éclipse avec ma belle pour enfin recevoir cette récompense qui nous tendait les bras.

La chambre était belle, le lit gigantesque, je n'attendais que ses bras.

Elle était dans la salle de bain lorsqu' une lumière aveuglante traversa la fenêtre de cette chambrette qui devait être le témoin de nos ébats.

Une drôle de personne enveloppée de lumière avec une drôle de crinière me fixa en remuant d'une drôle de manière ce qui semblait être des ailes, mais que sur le coup je ne vis pas.

Ces secondes durèrent un siècle, le temps s'arrêta, je compris tout, plus qu'il ne parla. Un échange de matière, une conversation sans parole, mais à chacun des mots qu'il ne disait pas, je sentais le sol se dérober et une étrange atmosphère m'enveloppait à chacun de mes pas. Puis il parti, et s'envola, je crois, en me laissant désespéré et pantois.

Il venait de me voler ma vie, en quelques minutes, putain, où ai-je mis mon burin et mes clous  et le bois ?    

Elle sortit de la salle de bain, aussi belle qu'une déesse, aussi désirable qu'au premier jour, elle me regardait sans comprendre qu'elle resterait mon premier amour, mon éternel fantasme...ô toi...

Ô Marie, Ô Marie si tu savais, tout le mal que l'on me fait !

Le vent de la nuit froide me renvoie la ballade que j'avais écrite pour toi.

Petite Marie, m'entends-tu ? 

Putain, la liberté qu'il disait ! Autodetermination particulière imposée, oui !

Posté par ritondecannes à 09:00 - Coup de coeur - Commentaires [24]