28 novembre 2009
PARDON ?
Aimons-nous les uns les autres ! C’est beau !
Il y a des bons et des pourris de partout. Possible.
Quelle est la différence essentielle, fondamentale entre un serviteur de dieu et un autre métier ?
On devient prêtre par vocation, enfin, c’est ce que je croyais, c’est ce qu’on m’avait enseigné au séminaire, eh oui je suis aussi sorti du séminaire !
On est appelé par dieu pour le servir en mettant de côté ses aspirations, pour sa plus grande gloire ! Il y a une différence capitale entre un fleuriste ou un docker et un prêtre.
Ce que je ne peux pas accepter, c’est ce silence de l’église, plus prompte à délocaliser un prêtre qui est trop proche des femmes de sa paroisse que de s’occuper de ceux qui s’intéressent de trop près aux enfants. Parce que cette église est coupable de fermer les yeux sur ces scandales qui risquent de l’éclabousser, parce que cette église s’occupe plus de son nombril, parce qu’elle se masturbe sur le sexe des anges et qu’elle en oublie de s’occuper de ses ouailles ! Parce que cette église d’un autre âge ne vit plus dans le même monde que nous !
Il ne faut pas oublier ! Certains savaient que depuis quarante ans des abus sexuels étaient commis sur des enfants. Mais l’intérêt de l’église restait plus important que celui des enfants !
Merde, depuis les années soixante, l’enquête a examiné des plaintes de plus de 300 abus sur des enfants !
Que dire sur un prêtre qui a avoué avoir abusé de plus de cent enfants et de cet autre qui a reconnu le viol d’un enfant toutes les deux semaines pendant plus de vingt cinq ans !
Putain, ce n’est pas une bavure policière, ni un manquement à l’éthique médicale !
Sur ce message d’avril, je parlais déjà d’une affaire avec un prêtre irlandais. http://ritondecannes.canalblog.com/archives/2009/04/23/index.html
Pour moi, trop c’est trop, et l’autre benoite qui va encore s’allonger en demandant le pardon pour ses brebis galeuses, putain, l’église ne sait faire que s’excuser sans reconnaître réellement ses erreurs et sans se donner les moyens pour empêcher ces débordements !
UN DINER PRESQUE PARFAIT AU HAVRE ! V
Vendredi, Karine, prothésiste ‘ongulaire . Il faudrait qu’on m’explique ce que cela veut dire. D’où sort ce néologisme pas autant ‘classieux’ que ‘goûtu’ !
Je reviendrais aussi sur prothésiste. Merde, pour une manucure améliorée, elle aurait pu s’appeler artiste créatrice, non onychophage, spécialiste en peinture sur kératine. J’ai un copain qui est élagueur, je vais lui suggérer ‘chirurgien arboricole’, nettement plus classe.
Je voudrais encore faire remarquer la part de plus en plus importante prise par l’animation. Cette semaine, le bouchon a été envoyé très loin, la partie cuisine devenant secondaire.
Remarquez, ce soir, la partie cuisine était aussi importante que lors de la soirée chez Fanny. La plus simple expression. Viens chez moi, je ne sais rien faire.
« Bonjour, je suis prothésiste ongulaire, en fête ! »
Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?
Pour les fêtes ? Un CDI, alors ?
Mais non, couillon, ‘en fait’, elle dit la dame !
Ah, certains usent des ‘par rapport à’ à tort et à travers, et d’autres fatiguent avec des ‘en fait’ ! Et ce soir, c’est ‘en fait’ à toutes les sauces, c’est normal pour un dîner, en fait !
Ah, parce que ce soir, il va y avoir de la cuisine ? Putain de semaine !
En fait, elle a un beau décolleté !
Mais ça n’a rien à voir avec la gastronomie !
C’est bien ce que je disais, enfin, quoi que, en fait !
Et de la voir peinturlurer les ongles de sa cobaye de cliente, ça a un rapport avec l’émission ?
Si Versailles m’était conté ! C’est le titre de son menu, en fait, parce qu’elle habite rue de Versailles ! Non, non, je ne déconne pas c’est ‘en fait’ à gogo !
Son menu ne va être fait que d’aliments blancs ! Les invités seront aussi en blanc et elle sera Marie Antoinette, et à la fin du repas, on lui coupe la tête pour nourrir le serpent de Guillaume !
Animation toute trouvée ! Génial ! C’est la lutte finale…Je m’égare, dès que je vois une perruque, ça me gratte !
Jardin pas fini. Intérieur à dominante blanc. Cheminée. J’occulte les ‘en fait’, sinon je ne vais plus pouvoir regarder mes bananes en face avant de les manger. Ne cherchez pas l’astuce, il n’y a pas de rapport ! Ça me gonfle tous ces salamalecs, et que je me pavane et mes petits meubles et mon petit bar et mon coin télé et mon lapin et que je fais de pirouettes et que je me mets à minauder !
« Et ma cuisine qui est en opposition par rapport aux couleurs ! » Putain, encore un message codé. Je n’ai pas de dico, moi y en a pas pouvoir comprendre !
Elle devrait nous donner le nom de son architecte et de son décorateur, enfin de son prothésiste en domotique ! Bouh, bouh !
Et là commence le ‘foutage’ de gueule habituel de cette semaine. Nous sommes les cons conviés à son dîner ! Ridicule ! Enfin, je me demande à quoi va lui servir cette magnifique cuisine ? Ah oui, elle sait appuyer sur les boutons ! Un très joli décor inutile !
« Bon, là je vais couper des poires naturellement en boîte, non, fraichement en boîte, en fait, je ne prends pas des vrais poires, pas des fausses poires, mais pas des poires fraiches, on va dire, enfin, avec la peau, parce qu’elles seraient trop molles, ça serait trop de bouillie, là, au moins, je n’ai aucune inquiétude, je sais qu’elles sont bien fermes, ceci étant dit, j’ai des poires dans mon jardin, mais ce n’est pas la saison ! »
J’ai gardé ce magnifique monologue dans son intégralité, je n’ai pas voulu amputer ce raisonnement cartésien de l’essence fondamentale de son raisonnement qui touche la perfection du développement d’une pensée créatrice atteignant la béatitude suprême proche du nirvana ! Poil au bras
Je note qu’il faut mettre les doigts pour avoir quelque chose de bon ! Je vais aussi retenir cette pensée assez….. Je note qu’elle n’enlève pas les arêtes, mais qu’elle fait un cabillaud en plus, juste au cas où... Moins on en fait, mieux c’est !
Décoration de table. Nappe blanche, voilage froissé volontairement ? Housses de chaises.
Assiette de présentation transparente, couverts à poisson mal placés, chandeliers, pliage des serviettes façon Versailles plouc, dans un verre en plus, plouc, plouc ! Naturellement, les verres sont mal placés ! J’aurais aimé des lis arisis blancs ! Un photophore personnalisé avec leur prénom !
Perruque blanche, tout en blanc, karinecocogirl attend ses invités.
Michouchristophe, lunettes et moumoute blanches, accompagné de Fanny, short et chapeau, toute en blanc également, arrivent ensemble. Putain, le couple infernaleuh ! L’intello et le footeux ! La main et le pied ! Bouh ! Laurencesupernanny travestie aussi ! Guillaume, lèche cul avec le nom de Karine, en rouge sur son teeshirt !
« Il est sympa ton teeshirt, c’est la première fois que je vois un teeshirt à mon effigie ! » Merde, Marie Antoinette n’a déjà plus sa tête ! Ça vole de plus en plus haut !
Ils attendent l’apéritif. La soirée chez Michou peut commencer avec la distribution de postiches.
Christophe qui se lâche, allongé sur un fauteuil, Fanny qui après le haut d’hier nous découvre son bas ! Et merde, même Laurence nous laisse entrevoir son soutien gorge orange, putain, c’est plus Versailles, c’est Byzance !
Apéritif. Au blanc jardin de Versailles. Sur un plateau, des radis, des choux, du beurre, des champignons, du persil ! Et ils s’extasient, maman ! Putain, réveillez vous, c’est nul, il n’y a rien sur le plateau ! Guillaume, ne prends pas cet air bête, ce n’est qu’un champignon de Paris déguisé comme toi en herbette ! Réflexion faite, en fait, je crois que Tanguy habite toujours chez ses parents !
Animation. Chenille à cinq pour aller dans le jardin ! Jeu de Colin-Maillard qui dure, dure, dure…des orties pour Fanny !
A table. Fanny n’est plus à l’école et les jeux simples ne l’intéressent plus, sa phase de régression est terminée ! À moins que les osselets ne soient un jeu pas assez littéraire pour elle, qui sait ? Et Guillaume qui confond vraiment Versailles et ‘chez Michou’ avec le manque de paillettes et de strass !
Entrée. Purée blanche à marquer d’une pierre. « C’est un jeu de mot, mais je ne sais pas s’ils vont le comprendre, en fait, c’est une purée de pommes de terre avec un fondu de poireaux, accompagnée d’une brochette de saint jacques à la crème ! » Bon, vous avez compris ce putain de jeu de mots, vous les ploucs qui venez manger chez moi, the prothésiste !
Personne ne se sert des couverts à poisson ! On s’en fout, ils rigolent !
Nouvelle animation, on the table, un croquet de salon à l’usage des faignants et des gagas qui s’emmerdent ! Après le colin-maillard, le croquet billard ! Un poisson chassé par l’hôpital, merde, c’est de l’humour trop dur !
Oh putain, la voix off qui entre dans la partie ! De mieux en mieux, c’est l’extase, maman, je m’éclate, c’est la jouissance totale, l’orgasme poussé à son paroxysme ! Putain, je pars ! Vite, une banane, du chocolat, des pétards, de la chantilly, de la glace malaga ! ta-tata ! Où est l’ambulance ? Je mange tout dans le désordre, putain Marie Antoinette au XVII ème siecle. L’histoire revisitée, pompompom ! Vite des sels !
Plat principal. Noces blanches à la mer. Cabillaud roulé avec lardons et gruyère râpé, accompagné de tagliatelles à l’encre de seiches. Le tout servi façon vomis royal dans une assiette transparente.
Guillaume attrape les couverts à poisson, normal, un docker à la Versailles c’est comme un serpent dans un jeu de croquet ! Elle est bonne !
Et ils rigolent de cette comédie, de ce non dîner !
Merde, Christophe rigole moins sur les stades !
Et l’autre voix off qui continue avec son dix septième siècle, putain, c’est l’osmose dans la nullité, l’interaction totale dans la médiocrité !
Et l’état de sa cuisine de décoration ! Elle n’a pas du trouver la machine à laver, enfin, le bouton !
Dessert. Montrez patte blanche pour le déguster. Spéculoos et de la mascarpone, poires et crème anglaise dans un verre baveux, avec une petite cuillère en chocolat. Sa spécialité, enfin, je dois signaler qu’on dit du mascarpone, en fait ! Le pain est resté sur la table, mais était-ce bien important, en fait ?
Ils ont rigolé, même que la femme de Christophe n’a pas reconnu son mari, on a souri, mais où est le dîner !
Une magicienne des mains, sans ses trucs !
Les notes. 22 pour Christophe avec 9 en ambiance. 21 pour Laurencesupernanny et Guillaumesuperlèchecul, avec 10 en ambiance. 17 pour Fanny qui pense avoir trouvé pire qu’elle.
En fait, c’était la soirée des prothèses culinaires ! Une mascarade !
C’est donc Tanguy qui gagne, enfin qui termine premier, mais que dire des moyennes de Fanny et Karine ; 6.3 et 6.8 ?
Ils resteront amis, en fait, ils se ressemblent ! Loin de la cuisine, près du cœur !
27 novembre 2009
PARDON !
Pardonne leur seigneur, ils ne savent pas ce qu’ils font. Pardonne leur saigneur ! Ils s’excusent ils regrettent, leur chagrin est immense, leur soutane tachée du sang des innocents violés jusqu’à plus soif ! Et cette Église qui a caché, toléré, et s’est tue sur ces crimes intolérables, parle-t-elle encore d’amour de la même manière ?
Putain, seigneur qu’est ce que tu fous encore en haut, si tu existes, viens botter le cul de tous ces suppôts de ton copain de l’enfer sur terre ? Merde, au lieu de nous emmerder avec cette sempiternelle histoire éculée de pomme bouffée, descend un peu parmi nous pour recadrer ces troupes de malades. Regarde ces enfants, victimes innocentes sacrifiées sur l’autel du vice de ces pervertis que tu abrites en ton sein et qui se cachent dans ta maison sans que tes sbires n’osent les dénoncer.
Ils regrettent, il ne manquerait plus qu’ils pleurent comme pleurent ceux qui ont perdu leur confiance en ce qu’il y avait de plus sacré : l’amour du prochain ! Cet amour poussé à son paroxysme pour satisfaire leur égoïsme maladif et pervers !
Pardonne leurs offenses, si tu le peux !
Les forces me manquent pour accepter leurs excuses !
UN DINER PRESQUE PARFAIT AU HAVRE ! IV
Jeudi, Guillaume, docker, et un menu asiatique mi raisin.
Chez ses parents. Encore, pour des raisons pratiques, je suppose. On avait pourtant vu des candidats dans des appartements mouchoir de poche, dans des collocations, mais ce n’est pas la peine de s’inscrire à ce jeu si c’est pour aller squatter pôpa et môman ou des amis.
On peut voir que beaucoup de choses sont déjà prêtes. C’est la dérive totale.
Visite de son zoo, avec les souris qui servent sûrement de nourriture à ce genre de serpent qui doit en consommer au moins une par jour, en ce moment, quoique les congelées sont moins chères. Des grillons et des sauterelles pour nourrir les souris, il ne faut rien gâcher ! Je déteste les mecs qui entreposent des animaux dans ces cercueils panoramiques pour satisfaire quelques instincts barbares archaïques et complètement stupides. Quel plaisir peut-on éprouver en regardant égoïstement des animaux souffrir entre des morceaux de verre, quelle satisfaction peut-on ressentir en voyant ces pauvres bêtes passer leur vie en captivité pour stimuler quelques sentiments de possession et de puissance proche de la débilité castratrice? Et qu’on ne me parle pas d’un intérêt scientifique quelconque quand ce pauvre reptile n’a même pas la place de s’étendre convenablement pour pouvoir bouger!
Peut-on faire pire qu’hier ? On en prend le chemin. On est proche de la bérézina, du cataclysme. Ce soir, pas de déco de table, il va falloir la découvrir. On a plus vu les fleurs chez sa copine Sandrine, que le rendu sur la table, on a plus fait le tour du serpent orange que de la préparation de l’entrée complètement occultée. Les geckos plus présents que le dessert !
Un mot sur l’animation interminable. Une malle, un dé à l’intérieur, c’est lourd, c’est fort Boyard revisité ! Il aurait pu se déguiser en père Fouras ! Putain, c’est pathétique, des chemins tordus pour plonger ses mains au milieu de grillons et de sauterelles, de geckos et du serpent pour aller chercher des indices bidons, pour faire découvrir un nom de villes qui ne vont servir à rien.
Bon, quelques bons moments. Je signale, qu’il n’y a aucune invention de ma part et que tout est absolument véridique, si, si !
Fanny, le six, c’est pair ou impair ? « Oh euh, je ne suis pas matheuseuh, à la base, je suis une littéraireuh ! » Oui, sûrement avec le dessus un peu chétif !
Le penché de Karine, absolument fabuleux, surtout au début, quand elle prend connaissance du menu, assise sur une barrière, la plage qui roule ses galets, en fond romantique. La mer est calme, un léger souffle marin doit hérisser ses épaules, elle a passé une veste pour se protéger. Cependant, pour nous faire voir que le temps est clément, elle a ouvert les boutons de cette protection illusoire et on peut voir, apparaître sous le bleu foncé de cette garniture qui baille, un décolleté vertigineux qui ne demande qu’à nous entrainer vers des abysses bien exposés ! J’adore la plage et ses galets ! Fanny a bien essayé de lui damer le pion ! Elle a osé…..
Je me suis posé des questions sur la séquence ‘dis-moi quel est ton métier’. Pendant un moment j’avais pensé que docker était un métier honteux, qu’il fallait cacher absolument. Enfin, à les écouter parler. Séquence émotion, Christophe devenait flasque, il regardait Guillaume comme l’avant centre regarde le ballon, il avait envi de lui mettre les mains pour lui abaisser les cheveux en lui demandant pardon pour avoir mésestimé cette profession, pour un peu il sanglotait dans le vivarium vide en se rapprochant de lui. Et les autres, sur le point de pleurer, coupables d’avoir tous eu des préjugés sur les dockers solidaires qui pratiquent une nouvelle philosophie de vie, une nouvelle caste.
C’est vrai, quoi, il fallait rajouter que, pour un docker, il ne se démerde pas trop mal en cuisine, qu’il est doué pour l’improvisation, surprenant pour ce genre de profession, on pouvait rajouter qu’il est sympathique aussi et qu’il aime les fleurs, c’est bizarre ça, pour un manuel, pour des mecs habitués à transporter des charges, ce ne doit pas être courant, et plein d’autres conneries dans ce genre ! Putain, même que les dockers, ils parlent, enfin, pas comme une littéraire, mais on les comprend quand est-ce que c’est qu’ils causent !
Et Laurence qui n’aiment pas les reptiles et qui va nous faire un malaise à la vue de cette bestiole endormie ! Et Guillaume qui sourit toujours béatement. Je n’arrive pas à le cerner. Est-ce un vrai ou un faux gentil ? Putain, c’est long. Il est où, le dîner ?
Enfin, ils ont trouvé Hong Kong ! Ouf ! Un chemin de piste inutile…..même la musique d’orange mécanique semble déplacée…
Les invités arrivent. Fanny, en noir, beau collier bien présenté, et un petit cadeau. Karine, rien à dire, je la préférais devant la plage, je parle uniquement du décor. Christophe, nonchalant et classe qui cherche un fauteuil, pour pouvoir se reposer. Laurence, en jupe.
Apéritif. Faux semblants asiatiques et vrais lizhï. Cocktail liqueur de litchi et lait de coco.
Karine pense à de la piña colada, c’est exactement ça, sauf qu’il n’y a pas de rhum ni de jus d’ananas ! (Je signale qu’enlever les bords du pain de mie se dit ‘parer’ !)
J’adore Karine qui a une manière très personnelle de se servir des baguettes.
A table. Et Fanny, la littéraire, qui continue en parlant de Feng shui pour la décoration. Je pleure ! Nappe blanche, feuille de philodendron monstera comme set. Pas de bananier ; pour Fanny !
Dessus de chaise en tige de formium, bambou travaillé et fleurons de phalaenopsis blanche. Personne ne remarque ! Rond de serviette en aspidistra et fleuron de la même orchidée.
Des bambous mal présentés dans des contenants trop gros, vase aquarium avec un poisson. Pas de couverts à poisson. Verres trop petits. Assiette de présentation blanche. Une statuette noire enlevée de sa salle de bain natale.
Entrée. Ecrin du port du Havre. Dans une assiette noire, feuilleté aux crevettes, façon container estampillé Le Havre, paré pour enlever une partie roussie ! Bien vu ! Christophe est ému, les larmes arrivent, merde, les supporters ont aussi une âme ! Enfin, je suis content d’apprendre que la crevette est très ‘typé asiatique’. Tous les pécheurs français seront heureux avec moi !
« Saurait été des saints jacques ce soir, saurait impacté par rapport à mon jugement sur son entrée ! » Putain, Fanny n’en perd pas une pour bien nous montrer son côté littéraire, enfin moi je préfère son côté de profil beaucoup plus avantageux quand elle se pencheuh, pour nous expliquer, avec son débit très particuliereuh, que, vue de face, elle est bien plus mieux que de dos !
Plat principal. Qui cache un œuf cache un bœuf. Quand Christophe philosophe assis, Guillaume rit au lit ! (traduction personnelle)
Avec de petites choses, on peut en faire des tonnes. Traduction de Guillaume. A mon avis, ouh la la, il va se mettre dans une mauvaise position. Merde, il devrait faire attention, putain, en plus ce blog est sous écoute, oh la merde, je vous dis pas.
Ardoise ronde, des spaghettis dans un bocal à conserves, sa terrine démoulée et la garniture. Belle présentation. Je ne vois pas trop le mélange des continents !
Saké to me ! Trou normand made in Japan !
Dessert. Fusion volcanique. Moelleux aux pistaches et ananas prévus flambé mais resté à l’état nature.
Les notes. 24 pour Fanny avec un 9 en ambiance. 22 pour Laurence qui ne tient pas compte de son aversion pour les serpents. 20 pour Christophe et Karine.
Je suis content de savoir qu’Oblamaobladi a gracié une dinde ! (humour) une qui passera les fêtes de noël en famille avec ses copines pour l’élection de miss France ! Je regarde mes bananes avec tendresse……
Juste une requête.
Prière à Fanny ! Je t’en prie, parle normalementeuh ! Amen !
26 novembre 2009
OUI ! DEUX MONDES !
« Mathilde Seigner, la belle-sœur de Roman Polanski, s’est dite ‘émue’ de l'annonce de la libération prochaine de Roman Polanski et a indiqué ‘qu’Emmanuelle commençait à ne pas être très bien.’ Elle s’est dite ‘très, très, très heureuse’ de la décision, un ‘soulagement’ pour sa sœur et les deux enfants du couple. »
Une caution de 3 millions d’euros, le port d’une Rolex électronique, et tous les petits intellos vont pouvoir dormir tranquillement.
Jack, BHL, et le neveu sont soulagés. La justice a attendu trente ans, la honte est éternelle !
C’est vrai, il n’a pas demandé l’âge de la fille ! C’est de la persécution sur cinéaste ! Les gens sont jaloux ! Merde, trois millions d’euros, une broutille, de quoi ravitailler les restos pendant…..
Oui, mais ce ne sont pas des intellos, ce sont des pauvres ! Merde, les pauvres, c’est sales et c’est cons, ils n’ont même pas d’argent pour payer les cautions, ni d’intellos si raffinés pour les défendre !
Et on nous emmerde avec la main d’Henry !
LUNDI !
On ouvre lundi !
La semaine dernière nous avons recueilli plus d’une tonne de marchandises. Les gens donnent, c’est émouvant de les voir arriver avec un petit quelque chose. Certains s’excusent de ne pouvoir faire que si peu.
Pourtant c’est une catastrophe, c’est de pire en pire. Il y a des personnes qui ne vivent plus, elles tentent de survivre. Elles payent plus de loyer que ce qu’elles gagnent. Alors il faut faire appel à la famille, à des amis, aux enfants s’ils le peuvent et s’ils le veulent.
La misère est plus douce au soleil ! Merde, des conneries !
On bascule vite, on plonge rapidement. La maladie, la perte du travail, un conjoint qui part, et l’équilibre précaire de certaines vies bascule irrémédiablement dans la précarité.
On perd sa dignité, on ne peut plus regarder les autres, ni soutenir leur regard. La peur s’installe, la peur de venir demander, la peur d’avouer qu’on ne fait plus parti des autres.
Putain, Coluche et l’Abbé, vous qui pensiez que ces situations resteraient précaires, c’est la précarité qui est en train de s’installer chez beaucoup de ceux qui croyaient être vaccinés, immunisés, contre ce genre de maladie sournoise qu’on appelle la pauvreté !
Enfin, je suis content de savoir que l’Elysée a dépensé plus de trois millions d’euros en sondages. L’argent public est ainsi bien utilisé !
UN DINER PRESQUE PARFAIT AU HAVRE ! III
Mercredi, Fanny, superviseur d’équipe en centre d’appel.
Oh, lala, mais qu’est ce que c’est donc ?
Serait-ce ces mecs qui vous téléphonent pour vous dire que vous avez gagné un magnifique salon, que vous avez été tirés au sort pour participer à la super finale, avec la possibilité de choisir entre une magnifique voiture ou un voyage en Amérique du sud, ou les nombreux cadeaux mis à votre disposition ; un allume cigare télescopique, un épluche fraise à moteur, ou un ramasse déjection canine en véritables poils de lamas du Sahara, que vous devrez venir chercher en compagnie de votre femme, sans obligation d’achat bien sûr, mais que si vous pouviez faire une petite commande assez conséquente, les doigts des juges, complètement impartiaux, pourraient être enclins à repérer plus facilement le numéro qui vous aura été attribué d’une manière tout aussi aléatoire ?
Ou alors, ces équipes très rodées, qui écoutent tranquillement votre requête et vous font patienter ensuite de longues secondes, minutes, interminables, pour rechercher le préposé spécialiste de votre problème qui est occupé présentement sur la ligne trois , mais qui va se dégager très rapidement pour répondre à votre question, que vous devrez lui répéter ensuite pour la cinquante douzième fois, la quelle ne sera finalement pas de son ressort, vu qu’on l’appelle sur la quatre, mais qu’il va vous mettre en rapport avec le chef de centre, dans quelques secondes, lorsqu’il aura fini son solitaire sur son ordi !
Et peut-être, ces gus qui se présentent comme des personnes très sérieuses, mandatées par un organisme au nom ronflant et qui sont chargées de réaliser une enquête très pointue, et qui vous font l’honneur, incommensurable, de vous choisir comme cobaye, vu que vous êtes jeune, que vous avez l’avenir devant vous, que vous êtes vieux et l’avenir derrière, rayez la mention inutile, parce que vous correspondez au panel de sélection annoncé par le grand ordinateur d’une firme américaine, et ils vont vous poser des questions insolites, voire agaçantes, vu que la conversation se prolonge et que vous êtes en train de rater le début d’un dîner presque parfait et que ça commence à vous gonfler, mais que vous êtes bien élevé, et que vous ne les envoyez pas paître, même si vous en avez envie, et qu’au bout du compte, on veut vous vendre, à un prix préférentiel, un magnifique fauteuil avec la télé incorporée, écran plat bien sûr, stéréo et marche arrière, pour la modique somme de trois mille euros, port en plus, avec une ristourne de cinquante euros valables sur l’achat du HBT, magnifique climatiseur silencieux, pour le prix cadeau de deux mille cinq cents euros ! Et que vous êtes un plouc si vous laissez passer cette aubaine !
J’exècre les centres d’appel !
Revenons à son menu ; nos plus belles années ! Merde, parle pour toi ! Mais j’ai quand même peur, surtout lorsque j’entends parler ses copines à la terrasse d’un bar !
Chez elle. « bonjoureuh, bienvenueuh, chez moieuh, enfineuh, c’est chez ma tanteuh, pour des raisons pratiqueuh ! » On est dans l’ambiance ! Je passe la description de l’appartement, je ne parlerais que de la table rondeuh, mais du reste on s’en fout, ce n’est pas chez elle ! Elle nous montre la cuisine dans la quelle elle compte passer du temps ce soir, merde, elle commence déjà à se foutre de notre gueule !
Et ça continue quand elle va acheter son plat dans un restaurant, et quand elle va emmerder un épicier en lui racontant sa vie et sa soirée, pour lui acheter cinq malheureuses tomates ! « Bonjoureuh, j’aurais besoin de quelques tomates, ben oui, hein, pour un dînereuh, pour faire cuire avec des oignons que j’ai achetés ailleurseuh ! »
« Ah bon, c’est pas pour prendre un bain, alors ? »
De retour en cuisine, chez sa tata. Merde, pour prendre de l’eau, tu peux enlever le plateau dans l’évier ! Et nous allons entrer dans un des grands moments de cette émission. De la cuisine pour maternelle à l’usage des bébés. La négation de la cuisine, une tentative d’abêtissement des spectateurs pour satisfaire quelques retombées de l’audimat. Je penche aussi pour un manque de candidats ou pour faire monter les messages sur le site de la six. On ne parle plus de cuisine, ni de dîner, on nage dans le déconnage ! Encore un tiramisu ! Je constate le bordel ambiant, elle ne range rien !
Décoration de table. Nappe blanche. Un vase de bonbons, assiettes multicolores, en plastiques, verres également ! D’autres verres en Crystal, tous placés n’importe comment, mais on s’en fout.
Déguisée en…plutôt sorcière que fée, elle attend ses invités.
Guillaume avec un paquet de bonbons reçoit son collier de bienvenue, en bonbons aussi.
« J’étais assez excitée, donc c’était plus de l’excitement que du stress ! » Pas de doute, avec Fanny, on est à la maternelle !
Laurence avec un cadeau. Casaque bleue, Christophe avec un cadeau, est le troisième et il reçoit son collier ras du coup et il s’affale dans un fauteuil pour ne pas transpirer et faire fondre ses bonbons acidulés. Karine arrive la dernière, et elle râle parce qu’elle est frustrée, parce qu’elle n’aime pas arriver la dernière. Putain, tout le monde régresse ! Merde, on n’a pas mérité ça ! Et pendant ce temps là, les candidats font des scoubidous !
Apéritif. Before du jardin d’enfants. Cocktail à base de vodka, jus d’ananas et melon, elle l’appelle colombo, mais je n’ai pas trouvé de traces de ce breuvage avec ces ingrédients !
Je dois dire également que je ne comprends pas ce ‘before’ ! enfin, s’il n’y avait que ça que je ne comprenais pas ! Apéritif servi dans un biberon, agaga ! il faut agiter avant de boire. Alors, là, j’adore Christophe, mettez le rectangle blanc, s’il vous plait, il y a des enfants, qui serre consciencieusement le bout de sa tétine entre les doigts de sa main droite et qui imprime un mouvement de haut en bas avec sa main gauche, à son biberon pour l’empêcher de se décharger inopinément et trop rapidement sans en avoir tester la substantifique moelle !
« Et Karine par rapport au biberon, elle se forçait ! » Fanny, par rapport à son repas, elle y en a être dans le ton !
Enfin, pour le cocktail, il fallait rester dans l’esprit de la soirée, un lait grenadine était préférable, mais visiblement, ce soir, l’esprit était absent !
Quatre petits pots à se partager avec des cuillères en plastiques ! La totale ; débilitant !
Guillaume aime ! Quand je pense qu’il râlait hier parce qu’il avait trouvé un peu de sable dans les saint Jacques ! La tête de Karine qui ne voit que quatre pots. Le contenu ? Je m’en fous complètement ! Il fallait poursuivre le délire et donner des vrais petits pots !
Animation. Récréation. Des ballons, encore ! Enfin, ceux de Karine, vus d’en haut, sont intéressants ! Ils sauvent le jeu gonflant ! J’adore aussi sa position, avec le ballon coincé entre ses jambes, et ses petites mains triturant le bout le la baudruche qui va éclater à force d’être agacé !
Entrée. Récréation de Madeleine et sa ronde sauvage. Du fromage à tartiner qui rigole avec de la salade mélangée. On devrait dire, le dessus des madeleines, parce que le fond est resté collé sur la plaque du four ! Une remarque ; quand on ne sait pas porter trois assiettes, on prend un plateau ! Lamentable. Aucune présentation ! Guillaume n’aime pas les fleurs, Guillaume n’aime pas la nature, Guillaume est rancunier. Bouh ! Ce sont des capucines ; comestibles, c’est à la mode ! C’est une fleur légèrement poivrée, ajouter du vinaigre est une erreur.
Plat principal. Shish ou pas shish. Frites de patates douceuh et de maniocqueuh.
Ils passent le temps en déconnant. Il est beau Christophe, avec sa plume, enfin pour lui, à part les chants des supporters un peu salaces. Et Karine qui joue de la trompette, après le biberon et les ballons….
Je n’ai pas vu de pain. Bon, j’arrête un peu les critiques, je suis fatigué devant tant de débilités !
Cela ne m’amuse plus, j’ai même de la peine devant tant de conneries !
Quand elle ajoute « c’est une volonté de l’avoir acheté prêt ! » en parlant de son kebab, je me dis que vu ses capacités à ‘cuisiner’, elle a bien fait, et je me demande sur quels critères ils vont pouvoir la noter ?
Dessert. Afterwork gourmand. Trois desserts, pardon, trio, ça fait mieux ! Et les convives, emmenés par Karine, nous resservent le coup de l’hélium. Ce soir, il ne manquait que les saint Jacques ! Déplorable ! Dans d’autres soirées, les convives saquent l’animation qui était selon eux de leur ressort et ce soir, Guillaume et Laurence vont mettre un 8 !
Sur une glace, avec le petit feu d’artifice, elle a oublié le parasol ! et personne ne va rien dire pour son trio de dessert, même Christophe qui chipotait hier, alors que dans un verre il y a une fraise et la bougie lumineuse !
Et Laurence, qui travaille dans une cafétéria qui s’obstine à prononcer ‘tiramisù’ !
Que dire de ce ‘foutage’ de gueule ? Comment considérer les remarques que vont faire les candidats en notant le repas des autres convives, quel crédit accorder aux notes précédentes ?
Les notes. 20 pour Laurence, gentille. 19 pour Guillaume et pour Karine. Cette dernière n’a pas aimé l’animation et a mis 7 que penser du 4 accordé à Christophe ?
Dire que certains pinaillent sur des conneries !
Sa moyenne 6.3 est une insulte aux candidats passés et ceux à venir !
Quand je pense qu’elle est devant Christophe !
A quand un repas dans les chiottes, ce soir on en était pas loin ? C'était Caca boudin !
Je me pose aussi des questions au sujet de l’inspiration qu’elle est allée chercher dans les recettes de sa maman, de sa grand-mère et de sa marraine !
25 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT AU HAVRE ! II
Mardi, Christophe, chef d’entreprise. Il va nous convier ce soir, snif, à un repas organisé pour, mes biens chers frères bonsoir, s’unir avec lui, et partager sa peine, immense, je le pense, snif, consécutive à la descente en seconde division, bouh, bouh, pas en deuxième, non, snif, de son club de foot favori, le HAC, un des plus vieux clubs français, c’est horrible, non, pas la deuxième ! Cette soirée va être placée sous le double signe du pied et de la main sans les quels ce sport ne pourrait pas être ce qu’il est en train de devenir. Je constate avec une joie non dissimulée qu’il n’y aura pas de tiramisu, mais que nous aurons encore des saint Jacques, bouh, en deuxième…soirée !
Mes chers amis et néanmoins lecteurs et vous tous qui m’ignorez en ne regardant pas ce dîner, vous qui préférez quelques autres émissions, je vous convie à passer, avec nous, cette soirée consacrée à la présence de son club chéri en….non je ne peux pas l’écrire…. en deuxième division !
Je constaterais avec une certaine peine et une profonde tristesse que dans son cocktail normand, il y a des bananes. Merde, seigneur, pourquoi ne m’as tu pas dit qu’il y avait des bananes au Havre. Les miennes sont tellement rachitiques que je dois les faire venir de l’extérieur ! Je m’étais déjà aperçu de la grande nervosité de Christophe, mais je ne savais pas que c’était un vrai boute-en-train, c’est affreux, comment ne l’avais-je pas vu, bouh, bouh ! Je m’en veux ! Et son menu « de cheu nou » réveille en moi ces querelles sur l’identité nationale, son ‘chez nous’ est aussi ‘chez moi’, merde, notre beau pays, qui va aller en coupe du monde….en Afrique du sud, putain, un symbole, grâce au coup de main d’un français d’origine antillaise, drapé, pour l’instant du maillot barcelonais, après avoir été une idole anglaise, quelques mois en Italie, et monégasque à ses débuts ! Merde, c’est une main internationale, c’est une main providentielle, c’est la main du destin, couché Maradona, amateur !
C’est bien beau tout ça, mais revenons à Christophe l’intrépide.
La gaité reprend vite le dessus, lorsque Christophe nous explique son menuuuu, bouh, horrible, on sent qu’il se retient, sa cadence orale est saccadée, il étouffe ses sanglots, merde, qu’elle force de caractère ! Comme quoi, on peut aimer le foot et être sensible… quelle leçon !
Chez lui, enfin, chez nous ! Le jardin, la terrasse et son jacuzzi ! Là, il est content, c’est son jouet, son visage s’illumine, c’est l’extase ! Une idée à creuser, un repas dans un jacuzzi !
Grande cuisine ouverte. Grand frigo. Visite très rapide de son appartement qui le concerne moins. En voiture pour aller chercher quatre bouts de papier et des agrafeuses. Sa passion ; les chars du corso fleuri, enfin, des fleurs en papier ! On est loin de Nice, ou Cannes, chez nous et chez eux aussi ! Putain, c’est très, très intéressant. On peut le voir, à la tête de Christophe, d’accord !
En cuisine. Tiens, les petites vaches normandes à lunettes, ne sont plus sur l’évier ! Putain, mais il coupe ses pommes sur la balance ! Encore le coup des blancs en neige ! Henry, prêtes moi ta main et retiens la mienne, ces conneries, je crois que ça suffit ! (air connu.)
J’adore les petits cœurs qui pendouillent du lustre ! J’aime sa chemise de nuit ! Je retiens l’idée de ses tartes.
Décoration de table. Nappe blanche et normande et froissée, mais il s’en fout ! Un napperon à carreaux rouges et blancs, chiffonné artistiquement, je suis gentil, un panier avec des légumes locaux, des bougies déco maison, pomme et lierre, qui serviront pour la noël. Des nœuds de raphia sur les chaises. Maman a du lui donner un listing et il suit les recommandations à la lettre ! Des assiettes de présentation, gondolées et rouges. Une bouteille de lait, un beurrier, des œufs, des pichets de cidre, made in Normandie. Cherchez Stone et Charden cachés sous la table !
Porte couteau inutile, il valait mieux des couverts à poisson ! Putain, c’est pathétique, je pleure de voir cette nappe froissée, négligée….
Changé, dans une nouvelle chemise de nuit, moins froissée mais blanche, en sueur, il attend ses invités.
Karine, avec un cadeau. « En lisant le menu, j’ai vu que c’était un menu bien chargé et bien gras, avec de la crème, et j’ai imaginé Christophe, parce que cela lui correspondait ! » Merde, et toi, tu t’es vu dans une glace avec ta barboteuse ? Ça m’énerve !
Guillaume avec une rose jaune ilios pour l’hôte et un Vriesia splendens pour l’anniversaire de Fanny. L’inverse eut été plus judicieux ! Laurence avec une bouteille. Fanny avec un cadeau.
Apéritif. Cocktail ‘soleil normand’. Crème de banane, jus d’orange, calvados et grenadine servi, dans une terrine avec une louche !
« Au niveau de l’odeur c’était assez fort ! » Guillaume.
« Assez coloré, à basse de fruits du pays, les saveurs me parlent » Fanny, le cocktail est orange !
Des tartelettes avec du boudin. Karine n’aime pas le sang ! Des canapés à l’andouille.
Animation. Atelier manuel. Fabrication de fleurs en papier. Et Christophe, entre deux sanglots, commence son rôle d’instructeur dynamique. Pliage, excitation ! repliage et agrafage ; passionnant ! Ça me fait penser à la blague de Coluche sur R.Gicquel, le présentateur radieux du JT, avec ses chaussures salies par tous les malheurs du monde. Putain, il a l’art d’intéresser ses hôtes, avec son énergie communicative! Un panier gourmand pour tous !
A table. Guillaume ne trouve pas la table trop kitch. Merde, et on voit une photo de vache qui ne m’a pas l’air trop locale, je ne suis pas un expert en ‘vachologie’, meuh on se fout de nous ! Bouh ! Pas assez gai, pour Karine. Il faut m’expliquer ! Fanny trouve les bougeoirs assez féminins. Merde, à mon avis, pour dire des conneries de cet acabit, on se tait !
Entrée. Coquilles saint Jacques Cauchoises. Beurre, échalotes, cidre.
Trois saint Jacques, dans un coquillage posé sur une assiette carrée, entourés d’alfalfa, de groseilles et le nom du plat en normand, sur une petite ardoise. Il sert le cidre dans le mauvais verre. Aie, aie, aie, il reste du sable et Guillaume se demande s’il va le cracher. Putain, cornélien ! Après le Zola de la décoration nous nageons dans le drame et en plus Le Havre est descendu en deuxième ! Merde, Guillaume avale et n’en parle pas à Gicquel !
Karine, la verdure autour….. Il faut sortir !
Plat principal. Emincé de veau façon Octevillaise. Calva, cidre, champignons, crème fraiche.
Assiette blanche carrée. Toujours le nom du plat dans cette langue qu’il ne maitrise absolument pas. Une petite terrine, et les légumes autour, trois patates, quatre haricots. C’est un peu léger !
Et les bougies restent éteintes, et l’ambiance aussi. Repas empreint de solennité. J’espère, de tout cœur, que Le Havre va rejouer en première, dans un avenir très proche, sinon j’ai peu que le jacuzzi ne soit le témoin de quelques débordements …lacrymaux ! Putain, c’est beau !
Ils sont bons ?............les champignons ?...............quoi ? …………les champignons…………oui !........... Ils sont bons ! Passionnant !
Et c’était quoi ces machins, pardon à Benjamin, humour, ces trucs oranges dans l’assiette ?
Dessert. Trio normand. Tarte aux pommes caramélisées, mousse aux pommes et crème fraiche du coin sur l’assiette rouge de présentation, avec la même petite inscription. Pain sur la table ; un classique ! Même pas une tatin pour Fanny qui est déçue ! Et pas un trio pour Guillaume qui ne pense pas que Gicquel ait pu faire la crème !
Et quand ce dernier explique sa préparation de sa mousse aux pommes, je pense qu’il doit être chef d’une entreprise de pompes funèbres et je rigole !
Les notes. 19 pour Laurence, gentille. 18 pour Fanny, sympa. 16 pour Karine, 4 en ambiance ! 16 pour Guillaume avec un 4 en cuisine pour du sable, et 9 en décoration pour du beurre !
Merde où sont les allumettes ?....pour les bougies !
Quelqu’un les a trouvées pour le final ! C’est sans doute Fanny, pour son anniversaire ! Youpi !
24 novembre 2009
RIDICULE !
Le ridicule ne tue pas, B. Castaldi est toujours vivant !
L’animateur d’une chaîne de télé s’est emporté allant même jusqu’à vouloir s’en prendre à un prof. Mais qu’était-il venu faire dans ce lycée de Nice ? Faire le beau devant des ados hypnotisés par cette télé réductrice ?
Il a répondu après avoir bien appris son texte, qu’il avait été choqué et déçu, merde, on y croit ! Je déconne.
Emporté par un élan culturel, il improvise et cite le Che « No pasarán! » ! C’est magnifique !
Sur des vidéos, on peut le voir s’emporter jusqu’à venir menacer un prof. Il est évident que lorsqu’on a l’habitude de s’adresser à des candidats de secret story, les réparties ne sont plus les mêmes. La discussion est impossible. Il n’a plus d’oreillettes ni de prompteur, merde, il s’affole, on l’emmerde, les ados hurlent, sifflent, il n’a plus les réponses à ces questions qu’il ne comprend pas. Il ne lui reste plus que les menaces.
Putain, t’as vu à quoi ça ressemble un commentateur nul ?
UN DINER PRESQUE PARFAIT AU HAVRE ! I
Lundi, Laurence, employée de cafétéria dans une clinique, et son menu ; telle une reine et sa suite !
Chez elle. Un flipper, en entrant, le ton est donné, on dédaigne le Juke-box à droite. Grande cuisine, et arrière cuisine très pratique. Chez moi, j’ai aussi cette conception des préparations, deuxième frigo, micro onde, étagères de rangement, etc, ce qui rend la cuisine très fonctionnelle. Salle à manger étroite, presque austère ; rien sur les murs. Sur la table, un tapis de jeux étalé à la hâte, il y a peu, un distributeur de cartes, une roulette et une petite machine à sous. Fan de Patriiick !
Putain, aujourd’hui, pas de courses et pas de visite des chambres ! Je note !
Je remarque aussi qu’il a quatre carrés pour cinq !
Elle n’aime pas faire les desserts, et pourtant elle en fait trois ! Dont un tiramisu ! Au secours, notre identité nationale se barre !
Je note aussi cette curieuse façon de laisser les blancs d’œufs avec les coquilles. Je me demande si elle a un batteur. Je constate qu’elle fait de la crème brûlée pour un régiment. Pour le tiramisu, elle doit sûrement balancer les jaunes d’œufs, maintenant. Logique, enfin, en suivant sa logique !
Décoration de table. Un tapis de jeu, comme nappe. Les couleurs majeures du jeu de cartes, comme set. Assiette de présentation carrée et transparente pour laisser apparaitre une main de jeu collée sur le set. Serviettes rouges et noires disposées pour être en contraste avec la couleur du set. Jeton comme porte couteau, uniquement pour la décoration puisqu’il y a des couverts à poisson et qu’ils ne servent à rien. Un tapis de black jack, avec des cartes, trois verres, des paillettes.
Les invités arrivent. Je t’attendrais à la porte du garage ! Étonnant, non ? Christophe avec une bouteille et une veste qu’il enlève rapidement mais il lui reste ses bras et il ne sait pas quoi en faire, un coup dans le dos, un coup croisés et une autre fois sur ses hanches ou sur son ventre. Assis autour d’une autre table avec des cartes, un tapis de jeu et des bougies, ils attendent les autres candidats. Karine avec une petite plante. Fanny les mains vides. Guillaume, cravate et bras ballants.
Apéritif. 1000 bulles pour une perle. Champagne rosé et huitres chaudes. Très rapide !
A table. Guillaume s’attendait à quelque chose de plus ‘classieux’. (Mot familier employé pour dire ‘qui a de la classe’. Je signale que ce mot n'est pas reconnu par l’Académie.) Trop fouillis pour Christophe.
Entrée. Pique de la reine de la baie de Seine. Brochettes de saint jacques sur un lit de pommes caramélisées, préparées minute ! Le tout servi sur une assiette rectangulaire. Ça flambe sur la table, mais aussi en cuisine ! Sert-elle les hommes en premier ? On dirait ! Je remarque qu’elle sert encore du champagne. Christophe ne sait pas se servir de sa fourchette, ce n’est pas une truelle ! Trop copieux pour lui ! Sans parole ! J’ai pourtant l’impression qu’il mange tout, et que je sache, le trop n’est pas une faute, et personne ne l’oblige à finir son assiette ! Ça me gonfle !
Plat principal. Carré de trèfles et ses atouts. Carré d’agneau, bien évidemment, sauf pour Fanny qui voyait un carré de bœuf. Encore une discussion à la con ! Karine est maman, elle ne peut pas manger les bébés moutons. Je croyais que la zoophilie était interdite ! Merde, mais qu’est ce que c’est que ce genre de remarque complètement idiote ? Elle ne peu pas manger de bébé cheval non plus, ni de bébé poisson. Et les œufs, merde, des bébés en puissance ? Merde, c’est une vraie blonde !
Lorsqu’elle découpe les carrés pour le dressage on peut voir que la cuisson doit être réussie.
Assiette ronde bien arrangée, je regrette les petits chapeaux collerettes, pour masquer le bout des os, et cette assiette ronde posée sur la carrée de présentation. Pinaillage de Christophe au sujet de la cassolette à part. Heureusement que Guillaume est là pour reconnaitre les vitelottes ! Maman, encore des touristes ! Christophe, le sommelier, il ouvre le vin, et il le sert, merde ! Je remarque que les verres sont utilisés n’importe comment.
Animation. Salle de jeu, fermez les yeux, on n’y voit plus !
Enfin, le jeu sans argent, c’est comme le foot sans les mains ; on ne gagne pas ! Bouh !
Et une mallette de jeux pour les participants, classe !
Fanny remarque, à côté de la plaque, humour, que ce n’est pas ça le jeu ! Elle aurait préféré les cartes, le rami, par exemple, merde, le rami, un jeu……..Laisse ses mains sur ses hanches n’aime pas trop l’animation, non plus, la roulette doit lui rappeler le dentiste !
Dessert. Jackpot féérique et gourmand. Tiramisu aux fraises, crème brûlée aux coquelicots et une salade de fruits parfumée au marasquin, liqueur de cerises amères.
Mais c’est qu’elle va mettre le feu à la cuisine avec son chalumeau de plombier polonais. Le pain reste sur la table. Karine ne sent pas le coquelicot, et elle m’énerve un peu avec ses minauderies de pacotille, gnangan !
Les notes. 21 pour Christophe. 19 pour Guillaume avec 5 en déco trouvée décevante par rapport au thème, merde Guillaume ouvre les yeux ! 19 pour Karine, 5 en ambiance parce qu’elle n’aime pas la roulette, putain, c’est du guignol. 18 pour Fanny qui avec un 5 en cuisine parce que c’était trop copieux, déconne complètement. Que dire de son explication sur le manque d’originalité de la décoration, qu’elle sanctionne par un 6 ! Il devait manquer les croupiers, ou des gogos girls !
Dîner sans prétention, mais sympathique, hôtesse attentionée, déco en accord avec l’esprit des intitulés ! Copieux certes, mais ce n’est pas redhibitoire comme l’inverse ! Il faudrait un peu sortir des saints Jacques et du tiramisu !
