15 novembre 2009
BEMOL !
Rectificatif.
Je comprends maintenant d’où me vient cette mentalité de déconneur, tempérée toutefois par des attaches bourguignonnes qui me ramènent au terroir. Je déconne !
Cependant il ne faudrait pas trop s’engager sur ce genre de voies savonneuses. Je ne peux pas cautionner des arguments qui voudraient attribuer à chaque groupe de population des défauts ou des qualités découlant de leur region ou de leur pays.
Je rappellerais simplement que la France s’est construite justement grâce à cette ouverture et à cette assimilation de toutes les autres cultures. La seule chose qui nous rapproche, le ciment qui nous unit est en premier, notre langue. Je ne peux pas laisser dériver certaines discussions sur les qualités ou les défauts supposés émaner de l’acquis de certaines personnes.
Je râle déjà lorsque, comme l’autre soir dans un dîner, j’entends la voix off parler des ‘chères têtes blondes’ pour désigner les enfants. Tous les bruns seraient-ils des cons ?
Les noirs auraient-ils le rythme dans la peau et seraient-ils plus prédisposés pour le sport que les autres ? Réduire le français à une flûte dans la main et un béret sur la tête, dire que les italiens sont bordéliques et conduisent mal, est tout aussi déplacé de laisser entendre que les maghrébins sont des voleurs. Merde, ce n’est pas ma philosophie, ni ma façon de penser. Putain, je croyais que c’était clair !
La couleur de la peau n’est qu’un accident génétique, la nationalité qu’une question géographique.
Le racisme est une insulte à l’intelligence !
Merde, lorsque je vivais en Angleterre, si vous lisez mon blog depuis longtemps, je vous avais dit que mes meilleurs amis étaient un homo, bien français, un algérien et un antillais, mais qu’ils étaient avant tout, mes amis, mes frères. Je revendique le droit de dire à quelqu’un qui m’emmerde que c’est un con sans tenir compte d’autres critères que ceux de son caractère.
Nous sommes des hommes avant tout !
Je veux bien pardonner à la fougue de la jeunesse, certaines affirmations dues à la précipitation pas très réfléchies, mais je n’aime pas trop lire certaines déclarations qui vont à l’encontre d’un esprit de tolérance, que je pense défendre !
Je pense aller de mieux en mieux. J’avoue avoir été un peu en retrait des commentaires car je ne pouvais pas rester trop longtemps devant mon écran, mais certains propos me laissaient un peu contrariés. Il fallait que je fasse cette petite mise au point.
Comme je l’ai dit à Damgoudic, on peut en discuter !
Si je me suis trompé, il faut me le dire, et je mets un point définitif à ce blog !
14 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHALON SUR SAÔNE ! V
Vendredi, Philippe, directeur des ventes.
Mais quel est ce pape déguisé, avec sa tiare sur la tête et sa soutane bariolée ? Est-ce une nouvelle secte, un nouvel ordre ésotérique ? Un petit frère dissident de Raël l’illuminé qu’a vu les extraterrestres qu’ont vu la terre et veulent s’installer ? Mais qui sont donc ces hommes étranges, capés et ‘breloqués’ ?
Merde, le grand maître de la confrérie des bouteilles de vin sans bouchon de liège ! Les amis du pas de vis ! C’est un grand épicurien, en charge de la philosophie et du plaisir ! Rien que ça !
Article premier : jamais de bouchon de liège, tu ne te serviras !
J’aime bien le titre de son menu : ouverture d’esprit. C’est l’esprit qui nous dirige, enfin pas tous, Aoummm !
À ce propos, la philosophie mène à tout. J’ai adoré cette pub. Il y a de quoi réfléchir sur l’ouverture d’esprit. Allez y faire un tour. http://www.dailymotion.com/video/x37wx3_pub-pepsi-canette-moine_fun
Étonnant non? Comme quoi ?
Bon revenons à notre dîner.
Chez lui, belle maison, coin salon avec cheminée, salle à manger ouverte sur la terrasse, piscine. Cuisine fonctionnelle, plan de travail central, beau piano, grand frigo. Visite, en sous-sol, de son temple : sa cave à vins.
Méticuleux à l’extrême, tout est écrit, détaillé, chronométré. Merde, où est le verre doseur ? Faute, faille dans le système ! Je remarque qu’un rouleau à pâtisserie remplaçait avantageusement la gouttière en plastique qu’il va chercher derrière le frigo alors qu’elle se trouvait sur la table depuis le début de la préparation.
J’ai un doute avec la lavande utilisée telle quelle. Son goût est assez agressif !
Décoration. De la table extérieure, avec des plaques de gazon étalées sur sa table en bois exotique. Je pense qu’il faudrait éviter de trop déconner, c’est l’escalade dans l’inutile. Il parsème ce gazon, acheté dans une jardinerie, fabrication maison ; faut pas exagérer, avec des pâquerettes coupées de leur milieu naturel. Si c’est lui qui avait fait le gazon, pourquoi n’y avait-il pas aussi planté des fleurettes ? Des objets propres à chaque invité.
Table intérieure, nappe blanche, chemin de table central avec ce même gazon, des herbes aromatiques posées dessus. Set en sisal. Deux couteaux sur un porte couteau fagot de cannelle; symbole du ridicule ! Bougies inévitables.
Les invités arrivent. Evelyne, toujours un sac en bandoulière et un grand sac dalmatien avec les assiettes tachées artistiquement. Amélie, avec son beau collier préparé pour la fête des mères et sa mèche rebelle qu’elle n’arrête pas de remettre en place. Solange, majestueuse, du pas placide et cérémonial de l’escargot qui fonce vers sa salade, avec un petit cadeau. Frédéric, les bras toujours ballants, la démarche toujours féline et ses lunettes toujours sur les yeux, et un sac qui apparait, toujours aussi mystérieusement, lorsqu’il franchit le seuil de l’hôte de la soirée.
Apéritif. Clin d’œil savoyard en nuance et texture.
« C’est peu être quelque chose par rapport au reblochon, au fromage. » Réflexion d’Amélie qui n’est pas encore sortie de sa cantine. Et clou de la soirée, un champagne sans bouchon ! Cappuccino de petits pois, écume de lait, chip de poitrine fumée et brochette de reblochon écrouté. J’écoute avec plaisir son explication symbolique sur sa préparation, les neiges, les cimes, la prairie, et j’attends avec une impatience, non dissimulée, celui qui va me faire le même exercice en tentant une explication ésotérique sur un moelleux au chocolat, en me parlant de la texture, de la couleur et du fondant. Il ne faudrait quand même pas trop déconner avec ce genre de raisonnement. La cuisine, ça reste le plaisir du partage, des yeux, de l’odeur, et du goût !
A table, à l’intérieur. Pique nique sur la table du salon.
Entrée. Rougets barbets à l’inspiration. Tarte fine de filet de rouget, tomates cerise et mozzarella.
Un autre clou. Dégustation d’un Nuits Saint Georges blanc avec bouchon de liège et l’autre avec capsule à vis. Je regrette qu’il n’apporte pas ses verres avec un plateau, pour rester dans le cérémonial. Personne ne se mouille ! Je regrette la mozzarella avec la saveur du rouget associée à la tapenade, elle n’apporte rien ! Je passe sur l’arête trouvée par Amélie, mais je suis troublé par les bougies qui sont tantôt allumées, tantôt éteintes sur le plan suivant, une nouvelle race de bougies.
Arrête, arrête, ne me touche pas….
Animation à l’extérieur. Il les surprend avec son pas de vis sur la tête, et pas de chaussettes !
Il leur révèle son grade, moment de prosélytisme torride, conversion extraordinaire, il va doubler le nombre de ses membres en intronisant quatre nouveaux postulants. Les apprentis sont couverts de la cape symbolique et doivent chanter l’hymne du pas de vis aux paroles empreintes de symbolisme et parfaitement philosophiques. « vissons voir si le vin est bon ! » Putain, j’en reste baba ! Ils partent de la capsule ! Le bouchon pète sous la pression. C’est beau, une petite larme mouille mes beaux yeux qui me viennent de mon grand père maternel qui était italien, je n’ai pas hérité de sa voix, puisque tous les italiens aiment bien chanter, mais cet amour de la musique c’est sûrement à lui que je le dois aussi. Putain, heureusement qu’il n’y a pas de grec dans la famille ! Ensuite un petit diplôme pour immortaliser cet évènement, avec un petit mot personnalisé, pour chaque impétrant. Je remarque que le grand maître est le seul à travailler du chapeau, enfin, avec un chapeau vissé sur sa tête. Tout le monde y passe, Evelyne, Solange, Frédéric, mais franchement on se demande ce qu’il a pu écrire pour Amélie ?
Plat principal. Souris et rattes piégées au parmesan façon Gusto. Ecrasé de pomme de terre aux truffes. Je remarque qu’il a enlevé sa tunique pour revêtir une autre robe, très soubrette, mais tout aussi seyante. C’est la même que cerise, mais avec des pois rouges. Pour Amélie, c’est une évocation de ‘Ratatouille’ ! Putain, je me demande si elle ne s’est pas échappée de la garderie, femme enfant, je veux bien, mais c’est fatigant ! Cherchez la femme ! Je remarque que du moment qu’il y a de la couleur, Evelyne aime. Et Amélie, le coude sur la table, avec sa fourchette ; « La petite sauce dans quoi elle avait compotée ! » de plus en plus …..distinguée ! Et Fréderic qui tient sa fourchette jusqu’à s’enfourner son index dans son gosier à chaque bouchée, et la production qui nous repasse les mêmes extraits ! Et les bougies qui sont de nouveau éteintes !
Dessert. La face cachée de la pomme. Crème glacée caramel au beurre salé, sauté de pommes flambées au calvados, cidre de glace, le tout présenté sur l’œuvre exécutée chez Evelyne.
Les notes. 24 pour Solange qui a été la plus juste. 21 pour Fréderic avec un 6 en ambiance assez discutable. L’absence de l’hôte, selon son excuse, ne tient pas la route, mais j’avoue que je n’ai toujours compris qu’est ce qu’il disait, vu que par rapport à ses phrases, il ne les finissait pas toujours. 21 également pour Evelyne. 20 pour Amélie avec un cinq en ambiance. C’est vrai que les discutions étaient trop intellectuelles pour elle.
« Comme l’ensemble des candidats ont notés, on va connaître le résultat ! » c’est la voix off, grand prêtre de la confrérie de ceux qui disent n’importe quoi !
Philippe gagne, normal, et invite tout le monde au restaurant. C’est un seigneur !
Solange termine à la dernière place. Immérité !
13 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHALON SUR SAÔNE ! IV
Un diner presque parfait à la cantine de la maternelle. Je pensais que cette émission était faite pour permettre à des candidats de présenter des plats chiadés aux saveurs nouvelles, pour que des amateurs éclairés puissent partager leurs goûts communs de la cuisine. Je pensais, naïvement, que la décoration de la table allait avoir un rapport avec notre art culinaire de la réception et de la belle vaisselle, ou tout au moins, de quelques innovations dans la présentation, sans tomber dans le pédant mais en évitant le ridicule. Je me demandais ce que l’animation venait faire dans ces repas. A la limite, inviter un groupe musical façon restaurants à thèmes, mais de là à transformer une soirée agréable entre amis en un gros déconnage façon potache, limite bizutage, visant à remplacer les codes de la réception par ceux du n’importe quoi, j’avoue, que je ne m’y attendais pas.
Nouvelle escalade pour cette quatrième soirée à Chalon.
Retour en enfance. Mais l’a-t-elle quittée ? Elle est gentille cette ‘adjoint d’animation’, elle est restée dans son créneau, mais on était plus dans une maternelle, et ce n’était pas à la cantine, les invités n’étaient pas des enfants ! Quand on a une idée, il faut aller jusqu’au bout, sans prendre les convives pour des imbéciles, l’à peu près ne suffit plus ! Ce soir on n’a pas effleuré la cuisine, on est resté dans l’amusement, enfin, je suis gentil. Mais elle s’est payé la tête des autres concurrents.
Et la voix off qui continue avec ‘nisse for nipce’ et le ton est donné ! Veut-on faire concurrence à la roue de la fortune ?
Chez elle. Elle vient de rentrer de la gym.
On avait déjà eu une fanatique des fées. Les clochettes ça usent ! Passion poussée jusqu’aux tatouages. Visite des endroits ; mollet, épaule et bas du dos. Voila, c’est fait ! La fée clochette est comme elle, sympathique et ….distinguée. Putain, j’ai tout compris. Sur la photo de son enterrement de jeune fille, ou elle était déguisée en fée, si, si, on peut lire : « papillons de lumière ! » c’est elle la fan cachée de Cindy Sander. Maman, j’ai peur.
En cuisine, je regarde l’état du mur derrière sa table de préparation ! Sans commentaire ! Quand on la voit cuisiner, on comprend tout.
Décoration de table. Nappe framboise, serviette bavoir. Petite cuillère à l’envers, arbre à bonbons. Des bougies façon coupe de glace. Porte couteau mangeable, bonbons dispersés. On peut faire entrer les bambins pour cette dinette d’anniversaire. Chantal et Dorothée piaffent d’impatience. Goldo et Candy attendent leur entrée en scène. Pathétique. Coffe est en train de devenir fou, Petitrenaud est excusé et les grands chefs prient pour qu’elle ne gagne pas !
Changée, avec une belle barboteuse, des chaussures, elle attend les enfants.
Evelyne toute en rouge, sac dalmatien blanc et noir, rien dans les mains, entre dans l’immeuble, un pot de bonbons dans les bras. Frédéric, sportif, avec ses lunettes, un petit cadeau dans son sac de sport ; du pain d’épice, qui n’est pas d’Alsace…. comme les saucisses, enfin, ça on savait, qu’il n’y a pas des saucisses qu’en Alsace ! Frédéric est taquin, mais il est prévoyant puisqu’il pensait aller chez Philippe, nous saurons demain ce qui était prévu pour ce dernier, qui arrive, lui aussi avec un cadeau…distingué ! Solange qui précède ses escargots, avec un magnifique collier sucette, un ballon et des bonbons ! Putain, je suis maso, je continue de regarder !
Apéritif sur une table basse décorée de bonbons à profusion. Trio de friandises. Sucette avec feuille de brick, fromage de ricotta, bonbon au chorizo, tomate cerise façon pomme d’amour. Sirop de pomme d’amour servi dans du crémant, qui n’emballe personne ; flop !
Animation gonflage… de ballons et création d’animaux. Quoi dire ? Qu’écrire ? On descend !
Le chien érotique, les cris de l’hôtesse, putain, je vais pleurer ! En cuisine, c’est la catastrophe, au feu, le plat a brûlé.
A table. Les invités se précipitent sur les sucreries et après certains chipoteront « J’aime pas le sucré salé ! ». « Ta sauce était trop sucrée, je n’ai pas retrouvé le goût de cette épice dont j’ignorais le nom il y a cinq minutes ! »
Si je comprends bien Frédéric, son enfance se résume à des sucreries !
Entrée. Sucette de la mare et sa mousse des champs. Cuisse de grenouille décortiquée sous forme de sucette, trempée dans de la mousse de chèvre. Putain, la tête des convives ! Les saveurs ne sont pas au rendez vous. Du carton pâte, flop, flop ! Enfin, ils aiment son pain maison !
« Comme il n’a pas de forme, il est maison, il est bon ! » signé Frédéric la déconne !
Plat principal. Duffy au fast food. Magret de canard au coca. Pan cake, canard, compotée d’oignon et pan cake sur le dessus. J’ai déjà mangé cette préparation, sans la cuisson au coca, servie dans un emballage d’hamburger, façon Mac Do. L’idée est bonne, si tout est réussi.
Sans se démonter, elle dresse son assiette avec une tranche de cendre de ce qui avait été du canard, entourée de ce qui était censé être du pain façon fast food. Remarquez, on y est !
Ça me fait penser aux histoires de Robert Lamoureux, on en a revu quelques unes le samedi chez Yves Lecoq. Flop, flop, flop ! Il n’y a rien à dire ! Frédéric pense que le canard est trop cuit. Je suis content de savoir qu’il pense. ‘Trop cuit’ est sans doute un euphémisme ! De toute évidence, il manque l’accompagnement. L’accompagnement de la cendre, c’est la suie ! Je pense donc je suis, ah gaga, ah gogo, boum, boum !
« J’adore les oignons à la base ! » terrible révélation d’Amélie sur cette nouvelle manière d’accommoder les oignons ! Pour Frédéric il doit y avoir des châtaignes, à cause du grillé…bouh, bouh. Mais elle explique très bien ce qu’elle voulait faire.
« La plupart des gens qui viennent chez moi sont des cobayes ! » Merde, il fallait le dire. Vous ai-je déjà parlé de la merde des cochons d’inde ? Je comprends maintenant pourquoi ils défèquent partout, c’est à cause des saloperies qu’on leur fait bouffer. Remarquez, déféquer c’est manger à l’envers !.....à la base ! Bouh !
Dessert. Ronde bonbonnière. Gâteau au chocolat au nounours à la guimauve, Macaron au bonbon à la fraise et mousse aux barres au caramel. Le pain est resté sur la table pour le déjeuner du lendemain matin.
A mon avis, elle aurait du faire une crème brûlée, youpi !
Encore une fois, son menu se tenait s’il avait été convenablement réalisé ! Le thème était respecté, mais malheureusement n’est pas cuisinier qui veut, les bonnes intentions ne suffisent pas. Elle aurait du participer à la semaine des ados, ou alors, à une future semaine pour les six ans ! Bon, on peut se permettre ce genre de délire lors d’un repas entre amis, mais ce soir, on a atteint les sommets du foutage de gueule. Comment donner une quelconque crédibilité à tous ceux qui se sont présentés devant des chefs étoilés pour défendre leur conception de la cuisine ?
Avant de vouloir s’écarter des sentiers battus il faut connaître ses classiques ! L’improvisation ne mène à rien.
Les notes. 22 pour Philippe, avec 9 en ambiance ! 20 pour Evelyne, avec 8 en décoration, alors qu’elle avait assassiné Fréderic avec un 4 ! 18 pour Frédéric et 17 pour Solange.
Comment faire cas des notes ? Quand je pense que ces apprentis cuistots, qui se la pètent, ont donné sensiblement la même note en cuisine, ce soir, qu’à Solange lundi !
En plus, elle est devant Solange !
Merde, c’est lamentable ! Qui a dit ‘dîner’ ?
Je ne veux même pas être méchant, mais si ça continue dans cette voie, il faudra bientôt manger dans les chiottes et discuter du repas dans le salon !
12 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHALON SUR SAÔNE ! III
Mercredi, Evelyne, designer d’objets industriels, couleurs, senteurs, odeurs. Les goûts et les couleurs, ça se déguste !
Chez elle, dans une ancienne fabrique de limonade dont les locaux ont été reconvertis en appartements. Devant l’entrée, des pots de plantes, dont elle est très fière parce que c’est elle qui les a dessinés. Je ne voudrais pas dire, mais un pot reste un pot, tu peux le redessiner tant que tu veux, il y aura toujours des plantes dedans. Bon, on peut créer des motifs, mais il ne faudrait pas trop déconner en parlant de création. Mais non, je ne râle pas merde, on peut décorer un pot, mais les créer , putain, ou alors des pots à l’envers, tu mets la plante en dessous, pour regarder quand tu fais le poirier, des pots couchés pour des plantes fatiguées, tu les vois droites quand t’es couché, des pots doubles pour des plantes qui vont accoucher, que tu vois bien quand t’es bourré, avec modération, eh bien, tout cela a déjà été fait, sans déconner ! Pas de bol, enfin de pot. Grande pièce unique. Parquet, beaucoup d’objets chinés. Bon, on s’extasie sur un téléphone, pas si vieux que ça, pas de quoi en faire un plat. Un tiroir à épices, pas de quoi s’éclater non plus, des bouteilles.
En cuisine. Un fondant au chocolat avec sa touche personnelle, un coulis de framboise à l’intérieur. Merde encore une fois, qu’elle créatrice ! Enfin, elle lit beaucoup de revues sur la cuisine ! Quand on est enrhumé, il faut avoir une veste à manche longue. Quand on goûte le chocolat avec la cuillère et qu’on la remet dans le plat, il ne faut pas avoir la grippe ! Cette séquence était sponsorisée par le ministère de la santé ! Si vous ne voulez pas vous faire vacciner, achetez des vestes ! Le glaçon dans le chocolat était une de ses inventions. C’est ma grand-mère qui me l’avait montré !
Décoration de table. Nappe verte. Des sets en papier peint. Chaises différentes. Un cendrier des années soixante dix revisité en bonbonnière. Des petits bouquets d’hypericum, fleurs de chrysanthèmes et giroflées, un couteau à poisson sans sa moitié fourchette, pas de cuillère pour le velouté. Serviette bordeaux pliée artistiquement, façon lotus, avec une guimauve en son centre. On ne peut pas parler d’origami, puisqu’elle n’est pas en papier, la serviette ! Des boutons de couleur. Un jeu de découvrez les odeurs cachées dans la boîte.
Les invités arrivent. Philippe avec un cornet rose et crayon de couleur, il n’y avait plus de carte postale. Amélie distinguée avec un petit cadeau. Non, ils ne vont pas, si, merde, encore une fois, putain, ils ne regardent pas l’émission à la télé. C’est pas chez moi, c’est chez toi, ni vu ni connu, c’est soûlant. Je regarde mes bananes avec délectation. C’est beau une banane, et cette peau jaune qui ne demande qu’à glisser pour laisser apparaître cette chair promise, sucrée et voluptueuse, enivrante et prémices de joies charnelles et sensuelles. Putain, je ne peux pas résister à cette attraction bestiale, il faut que la possède, mes yeux se font pressants, inquisiteurs, je regarde sa robe, sa forme, ses rondeurs. Ma respiration devient saccadée, haletante, le désir monte en moi, c’est insupportable, et ces cons qui jouent toujours à viens chez moi, on mange chez une copine !
Et Amélie qui arrive avec de nouveau une robe qui ressemble à cette d’Evelyne. Elles doivent chiner dans les mêmes boutiques. Encore une robe, je reviens des Bermudes, regardes, j’ai la marque du maillot, pardon ! Solange avec un haut qu’on a déjà vu, sans les pailles, et un cadeau. Et de nouveau je regarde ma proie qui attend, perdue au milieu de ses copines. Elle doit penser à la pub de la fille qui attend le bonheur annoncé, qui s’est parfumée, et dont le mec s’endort sur le canapé. Elle est déçue, j’en suis sûr. Frédéric nous interrompt dans nos rêveries. Un demi-pull et une bouteille, les lunettes sur les yeux et un sac en bandoulière. Putain, je me suis éclaté comme une bête avec leurs plaisanteries spécialement crées par l’hôtesse !
Apéritif. Tons sur tons gourmands. Table basse décorée de bougies cactées, éteintes ! Verrine de melon et son cumin secret. Frédéric a trouvé, Frédéric est content ! Enfin, ce n’est que du melon et du cumin ! Non, je ne râle pas ! Verrine jus d’asperge à siroter avec une paille et crevette. Même que la crevette n’a pas le goût de la crevette ! Tiens, les bougies sont allumées.
Les explications sont toujours meilleures que les réalisations !
A table. Entrée. Velouté vert pâturage, et ses coquilles blanc nacré. Enfin, velouté de pois cassés, et trois saint jacques sur un blin (blin ou blintz ) maison. Souvent on présente les saint jacques en brochette sur le velouté de pois cassés, mais on ne parle pas de pâturage, ni de coquilles blanc nacré et c’est très bon ! Philippe parle du goût insipide et fade des pois cassés. Recherche de l’herbe ajoutée dans la crêpe. Les fins limiers se mettent au travail, les gastronomes avertis se creusent la cervelle, démontent leurs papilles et donnent leur langue au chat. Putain, de l’estragon! Et ça se prend pour des chefs es goût, putain allez jouer à vous faire des blagues de potaches ‘acnéïques’, et allez emmerder le chef de la cantine de vos petits ou le chef des restauroutes pour savoir s’il ne confond pas l’aneth avec l’anis. Ma banane est estrassée !
Merde, pas un qui ne mange un tournedos sauce béarnaise ?
Plat principal. Mignon rosé et ses légumes tricolores. Son mignon de veau a l’air bizarre. A mon avis, c’est la première fois qu’elle en prépare et elle est un peu surprise. Et hop, la table est débarrassée. Et merde, les bougies cactées s’évadent sur la nappe. En parlant de mignon rosé, l’attente de Frédéric est longue ! bouh, bouh ! Et hop, le pain a fait son apparition. Belle présentation avec un accompagnement poivron ananas. Frédéric n’aime pas les poivrons et l’ananas ! Mais il se surprend lui-même en le mangeant ! Étonnant, non ? Et en plus il a eu une révélation par rapport à ce fruit qu’il n’aime pas, d’habitude ! Ma banane est écroulée, à force de remuer elle va s’écraser, putain, j’adore ! Je note qu’Amélie, quand elle mange, est très…distinguée ! Solange s’est régalée au niveau des légumes, un peu moins au niveau de la viande ! Putain, c’est la classe, par rapport à ma banane, au niveau de ma libido, c’est le fiasco !
Animation extérieure. Tablier pour tous. Nouvelle animation débile. Chacun doit pisser sa couleur sur des assiettes posées sur le sol. C’est une magnifique œuvre collective, tu parles d’une création. Merde, on n’a pas mérité ça ! Heureusement que ‘so happy together’ des Turtles, en fond sonore, me remonte le moral, sinon, c’était la déprime !
Dessert. Palette multicolore. Moelleux au chocolat et coulis de framboise à l’intérieur, madeleine et compotée de pommes et fraises, servis sur une palette de peintre. Pain sur la table.
« Je n’aime pas les gâteaux au chocolat, mais alors, celui là… » Solange. Traduction, tous ceux que j’ai mangé avant, c’était de la merde !
« Les madeleines sont bonnes parce qu’elles ne sont pas gonflées ! Ça n’a pas le goût bourratif de la madeleine ! D’ailleurs, elles étaient ratées et ressemblaient à des langues de chat ! Je n’aime pas les madeleines mais j’aime les langues de chat ! » Solange !
Ça c’est à garder, un raisonnement imparable !
Ma banane demande un bouche à bouche. J’hésite !
Les notes. 22 pour Solange. 20 pour Amélie. 19 pour les hommes !
PUTAIN DE SOCIETE !
Dans son HLM, momie moderne, assis dans son canapé, devant sa télé, sûrement, je ne vous parlerais pas de la chaîne, José, soixante deux ans, git, terrassé, mort, pétrifié ! Depuis deux ans ! Putain de société ! Personne n’avait rien remarqué. Il ne sortait plus. Ce n’est pas la caissière de la grande surface qui allait s’inquiéter, ni cette grande maison de vente par correspondance où il se servait quelquefois, qui allait se formaliser de son absence du grand catalogue des achats réguliers. Il avait du partir dans sa famille. Même s’il n’en avait plus, parce que le dernier était parti pour les Amériques, parce qu’on pouvait y refaire sa vie, parce qu’on pouvait oublier les galères journalières, parce qu’on disait qu’il y avait du boulot. Sa femme l’avait quitté, fatiguée d’avoir du élever les petits, et de devoir toujours trimer, sans pouvoir être femme à force de n’être bonne qu’à devoir s’occuper de tous sans penser à elle. Sa fille, la petite, ne donnait plus de nouvelle, elle les avait oubliés, elle avait rencontré l’amour, ils ne pouvaient pas comprendre, elle les avait vus toujours s’engueuler, comment comprendre que les autres se sont aimés, quand on est jeune et qu’on pense tout inventer ? Le grand aussi était parti, sans laisser d’adresse, un jour sans avertir, sans les prévenir, sans un mot d’adieu pour ses vieux comme il disait, sans savoir qu’ils s’étaient sacrifié pour qu’il puisse étudier et qu’ils avaient usé leur santé et leurs économies.
Alors la vie s’en était allé, après son désir de ne plus vivre. Personne ne remarquerait son absence comme personne n’avait remarqué sa présence. Il était mensualisé, tout était payé ! Putain de société !
Dalila, elle ne réglait plus son loyer, elle n’était pas mensualisé, alors à la fin du mois, quand on est venu encaisser, on s’est aperçu qu’elle nous avait quitté.
Putain de société, tant que tu payes, t’es pas crevé !
11 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHALON SUR SAÔNE ! II
Avant de commencer, une petite remarque, Joseph Nicéphore Niépce, est né à Chalon-sur-Saône. Mais la voix off prononce ‘Nipce’. Ai-je été induit d’erreur à l’insu de mon plein gré, m’a-t-on caché cette prononciation locale ? Putain, tant d’années dans le doute !
Aidez-moi ! Vous les bourguignons, vous ceus de ma famille restés dans cette charmante partie de la France. Putain, on dit Nipce ou Niepce ?
Mardi, Frédéric, en recherche d’emploi. Dans son jardin, je remarque immédiatement sa tenue. Il préfère la terre ! Sans commentaire.
Chez lui, on entre directement dans le salon. Table huit couverts, toile cirée sur le dessus. Déclinaison de céramiques représentant des poules. La cuisine est ouverte sur le salon, beau piano, terrasse et décoration extérieure du toit avec des épis de maïs. Des poules, un coq et un séchoir à maïs dans le jardin.
Bon, là il faut qu’on m’explique. Il est à la bourre, comme tous les candidats, c’est un cliché. Presque tous les participants préparent quelque chose la veille. Lui, le jour même, il va perdre du temps à aller chercher des animaux chez son copain, mais il commence la cuisine et le temps de sortir ses magnifiques casseroles en cuivre, hop-hop, les desserts sont déjà finis. On va voir qu’il transpire beaucoup, mais là, son pull est tout frais ! On ne nous dit pas tout ! Comme le serine maintenant l’ex ministre qui veut tout nous raconter. Le temps de couper ses oignons et il dégouline de transpiration ! Je me pose une question, sûrement stupide, mais à quoi servent les lunettes sur sa tête. Maintenant, même son dos est mouillé.
Pause, recherche des animaux évadés. Une parenthèse ; connaissez vous ce gentil petit animal de compagnie, ce charmant rongeur apprécié pour sa chair succulente ? J’en ai mangé en Equateur, si, si ! Bon, c’est mignon, mais lorsqu’il commence à déféquer, putain ! Je ne sais pas si on peut employer ce verbe pour un Cavia porcellus, mais je peux vous dire qu’il se libère. Et en plus l’odeur ! Mes filles en avaient trois, en liberté dans le jardin. Ils allaient toujours se soulager au même endroit, j’ai été soulagé le jour où le dernier s’est fait bouffer par le chat. Où le cochon cague, l’herbe ne repousse plus ! Et en plus, ces cons bouffent tout, tables chaises fauteuils, fils électriques. Retour en cuisine, j’espère qu’il se lave les mains.
Décoration de table. Nappe jaune, assiettes blanches carrées, serviettes blanches, argenterie, petite cuillère mal placée. Une composition de fleurs en centre de table. Des épis de maïs.
Et puis, c’est le cataclysme. Si tu ne vas pas à la grange, la ferme ira-t-à toi ! Putain, pourquoi ne pas avoir fait son repas dans une étable ? De la paille étalée dans le salon. Un lâcher de poules, de coqs et de poussins. Je vous ai parlé de la merde de cochon d’inde, qui n’est pas cochon ni d’inde, en passant, on se fout de nous. Putain de Colomb (Christophe, pas colombin, en parlant de merde.) il croyait avoir découvert l’Inde et ensuite il a tout mélangé. Et ces cons de cochons qui ne se rendent pas compte qu’on leur parle espagnol pour les attraper et les bouffer. Putain, à quoi ça tient un destin. Ils étaient vraiment d’Inde et ils ne risquaient rien avec cette religion où on pense que n’importe qui peut se réincarner dans n’importe quoi. Putain, ne bouffe pas coco, le cochon, c’est peut-être mémé ! Une vie tranquille à bouffer, copuler et caguer, un vrai eldorado. Enfin l’Eldorado c’est en Amérique et pas en Inde ! Je vais péter les plombs !
Où en étais-je ? Oui, à la fiente de poule. La poule ne défèque pas, elle expulse. Avez-vous observé attentivement une poule ? On dirait un monstre. Le dernier des dinosaures encore vivant. Sur ses pattes perchées, une tête toujours en mouvement, des yeux pétillants d’intelligence qui ne font pas de différence entre un vers de terre et la déjection d’une de ses congénères, capable de tout bouffer, de la nourriture à un kleenex, du rat au pigeon en passant par une montre. Mais lorsque son anus se libère, cela vaut son pesant de pain d’épice, surtout pour Frédéric. Elle fait semblant de rien, et balance un jet de matières fécales expulsés façon réacteur d’un avion à réaction. Un vrai missile qui va s’éclater et s’écraser et s’incruster sur tout ce qui se trouve à sa portée, et je ne vous parle pas de l’odeur, en été !
Je me demande pourquoi il n’a pas mis de vache dans le salon, un manque total d’imagination. Un autre jour, je vous parlerai des bouses de vache !
Déguisé en épouvantail, chapeau sur la tête, il attend ses invités.
Amélie, hier en chaleur, aujourd’hui, couverte, même sac en bandoulière, le même rire discret, avec un petit cadeau. Solange, toujours aussi nerveuse, un petit présent également. Amélie avoue ne pas trop aimer les animaux du salon, c’est vrai qu’elle est plutôt oie et bécasse que poule. Evelyne, grand sac et une herbe folle ramassée sur le chemin, enroulée d’une pseudo fleur en plastique. C’est toujours la grande classe. Philippe avec un cadeau.
Et la fête continue. Déguisement pour le monde. La tête des candidats ! Réflexion faite, ils sont mieux habillés et puis, au moins ils ne saliront pas leurs vêtements.
Un dîner presque parfait chez les Amish !
Apéritif. La brouette du jardinier, déversée sur la table basse. Des légumes du jardin, présentés originalement certes, mais sans trop se casser, arrosés avec du champagne et la transpiration de l’hôte.
Animation. La vie à la ferme. Initiation à la traite de la vache. Solange a des pensées lubriques, Amélie est toute excitée, Evelyne émue de toucher le pis de la vache, qui est amoureuse de Philippe qui ne veut pas flirter avec sa langue. Frédéric s’y attèle, à traire, et tout le monde goûte le lait de marguerite sauf Evelyne qui n’a toujours pas compris toute l’utilité des pis……..
A table. Je note qu’Evelyne pose son chapeau sur la table.
Entrée. Trilogie du poulailler. Trois cocottes avec trois œufs pochés, façon meurette, sauce époisses et sauce crémant. Solange se venge ! Représailles, chez elle, Frédéricparrapportà avait critiqué sa sauce, elle fait de même par rapport à sa sauce au crémant. Je remarque, quand même que chez Solange, Frédéric avait ses lunettes sur les yeux !
Plat principal. La spécialité de la Bresse revisitée. Farcie au fromage de chèvre, thym laurier et miel d’acacia. Frédéric est un peu à la bourre, il avait oublié de préparer la sauce de son poulet. C’est vrai qu’avec le dessert qui sortait d’un chapeau, à part ses œufs on ne l’avait pas vu préparer grand-chose. C’est encore un des mystères de l’émission. Autre chose. Parrapporta, nous avait bassiné, chez Solange, avec son petit remord de devoir manger des animaux avec les quels il avait joué, et ce soir, ne v’la t-y pas que ce Frédo la menace nous sert ces petites bestioles qui décorent son salon.
Quelle horreur ! Comme il est un peu lent et absent, ils viennent tous avec leur assiette, autour de lui, pendant qu’il met la dernière touche du plat. Oh les faux culs, on dirait des croque-morts qui viennent prendre la température du futur macchabée !
Je passe sur la fuite des poules et sur les cris hystériques d’Amélie qui est très distinguée.
Putain, tu vas la fermer ! Solange continue de ne pas retrouver le contraste des saveurs promises.
Je note que le chapeau d’Evelyne est toujours sur la table. Je remarque qu’il n’y avait que deux verres, et que le vin était souvent servi dans le mauvais.
Dessert. Farandole de gourmandises. Dans une assiette carrée, un mille feuille framboise, maison, préparé la veille, sûrement par madame, avant de partir manger avec ses copines, sans les poules de leurs maris respectifs, un moelleux au chocolat, de la même provenance, et une tarte Tatin avec une boule de glace vanille. A mon avis, il manque une, oui, je sais, banana split, une omelette norvégienne et un petit soufflé arlequin, enfin personne n’est parfait, au café ! C’est la démesure totale ! Bon, le pain est resté sur la table, mais on s’en fout, on pourra te tremper dans le chocolat et le balancer aux poules. Frédéric a laissé la peau des pommes par rapport à la recette originale et par rapport à son oubli d’avoir épluché ses fruits. Parce que par rapport à la recette originale je n’ai pas trouvé de preuves probantes qui affirment qu’on ne doit pas les éplucher.
Les notes. 25 pour Philippe qui en fait un peu trop. 21 pour Solange qui malgré ses critiques reste juste. 19 pour Amélie et 18 pour Evelyne qui regrettait hier le manque de paille, de fantaisie, dans la déco assez sobre, à son goût de Solange, et qui casse avec un 4 immérité, et sévère, ce qui était présent ce soir. Logique !
J’ai cependant une pensée émue en pensant à la tête que va faire madame Frédéric lorsqu’elle s’apercevra des retombées, le mot est faible, de cette soirée !
Merde, je ne vous ai pas parlé des crottes de lapin !
TEMOIGNAGE !
Et moi, je peux vous dire qu’il n’était pas à Berlin, je ne l’ai pas vu sur le mur !
Forrest Gump !
10 novembre 2009
UN DINER PRESQUE PARFAIT A CHALON SUR SAÔNE ! I
Lundi, Solange, fonctionnaire, avec un dîner fortement bourguignon, ‘saveurs burgondes’.
Chez elle. Un escalier qui monte à l’étage, et à droite, le salon salle à manger. Belle cuisine spacieuse, en chêne, ouverte sur le jardin, avec une terrasse en bois exotique et un beau rhododendron, en premier plan. Un ‘hélicipodrome’, encore un mot inventé à la con, à la limite, hélicidrome était bien plus mieux. En effet ‘hippos’ cheval et ‘dromos’ la course donnent un hippodrome, je me demande ce que vient faire ‘po’ dans son ‘hélicipodrome’. Enfin, je pense que je me pose trop de questions pour un gadget qui va servir à l’animation. Je trouve Solange un peu flegmatique et lente. Mimétisme ? À force de toujours parler d’escargot ?
Amis de la culture bonsoir. L’éleveur d’escargot lui montre un bourgogne (Helix pomatia), il lui indique une période de quatre mois pour atteindre la taille adulte. Je rigole, doucement ! Le petit gris, je veux bien, mais pour celui de bourgogne, il faut au moins deux ans ! Pourquoi croyez-vous qu’il lui refile des bocaux avec les bestioles en court bouillon ? Est-ce que c’était la peine d’aller chez un éleveur ? Remarquez, heureusement qu’elle n’a pas du les attraper, sinon…..Bon, c’est comme pour le latin, je vais reprendre un peu de chocolat, on verra après pour la banane.
Je note qu’elle met du cassis dans sa sauce pour lui donner le goût du cassis. Evident, d’ailleurs, elle a cuisiné son plat, avec du lapin, pour que Jeannot ait la saveur du lapin. Imparable !putain, elle me désespère, avant qu’elle ait épluché une banane j’ai déjà fini la glace ! Et que je lis la recette et que je m’essuie la figure, et que je vérifie s’il faut bien faire cuire, et que je plie le papier sulfurisé comme si c’était une feuille d’or, et que j’essaye de faire des phrases……
Décoration de table. Nappe bordeaux, un peu petite. Assiettes vertes. Verres mal placés. Un centre de table bougies, verdure et grappes de raisin en plastique, tastevin comme assiette à pain, petite cuillère à l’envers (d’un seul côté). Décoration, en plastique, complètement inutile, des meubles du salon. C’est le carnaval !
Changée, douchée, une belle combinaison transparente, avec le soleil en contre jour, des tongs de compétition, elle attend ses invités.
Fréderic est le premier. Elégamment vêtu d’un jean bermuda très classe, d’un pull orange, chaussures de sport, démarche légèrement affectée, il s’avance nonchalamment et légèrement tel un éphèbe qui se rend au théâtre, les mains vides. Il est déçu de ne pas voir de potager ! je pleure ! Philippe, un effort dans sa tenue vestimentaire, et un petit cadeau qu’elle pose sur la table sans l’ouvrir. Amélie avec des fleurs apparues magiquement à la place de son sac. Evelyne avec un grand sac et les mains vides. Incroyable, elle a le bas assorti avec le haut d’Amélie, c’est la grande classe !
Apéritif. Douceurs burgundines. (Du latin burgundiones) Je signale pour Fréderic, que les burgondes étaient le peuple germanique qui s’est établi, après avoir été soumis par les francs, dans le bassin de la Saône et du Rhône. Aller chercher une traduction anglaise (the burgundians) fait un peu snobinard ! Pour Amélie, c’est cuit !
Verrine pain d’épice et foie gras, crème brûlée au fromage de chèvre, et une gougère. Pour la boisson, on n’en saura rien. Et Amélie, la gourde, qui ne savait pas que le pain d’épice est une spécialité de Dijon, oh la nulle. Elle pensait qu’à part la moutarde rien d’autre ne poussait à Dijon. Merde…
Animation. Dans la série des nullités, courses d’escargots. Ces limaces amorphes gluantes, ces colimaçons phytophages, ces gastéropodes hermaphrodites baveurs n’atteindront jamais la blanche colombe ! Bouh, bouh.
A table. Entrée. Méli-mélo d’helixium. J’avais toujours pensé qu’escargot, en latin, se disait helix. Bon, je vais pinailler un peu, amis de la culture, rebonsoir. Dans l’intitulé, ‘d’escargot’ est un génitif, la traduction, latin de cuisine, c’est le moment ou jamais, serait donc ; méli-mélo hélicis. Enfin, si on veut faire du genre, il faut aller jusqu’au bout ! Pour Amélie qui a des lettres, hélixium ressemble à élixir.
Escargots présentés de différentes manières sur une ardoise. Sauce à l’époisses, à la bourguignonne dans des ramequins un peu baveux, et à la vigneronne. Et le grand gaillard de Fréderic qui devient sentimental en mangeant ses jouets. C’est vrai que c’est horrible, on s’attache à ces petites bêtes. Il a joué au dada avec ces coursiers nerveux et maintenant, dans son assiette, on lui présente ses copains noyés dans l’ail et le persil, transpercés par une brochette. Il n’en peut plus, il essuie une larme furtive, heureusement qu’il n’y a pas la salade comme garniture…Amélie ne supporte pas ce jeu cruel, elle avait déjà tissé des relations avec son petit dada, elle a l’impression de manger un ami. Avez-vous déjà remarqué l’œil triste du gastéropode qui aperçoit avec désespoir le beurre aillé qui va servir à l’assaisonner ? Jusqu’au dernier moment il croit qu’on va lui donner à manger de la bonne herbe de Provence ou de Bourgogne, mais quand il s’aperçoit de la supercherie, il ne croit plus en rien, toutes les promesses, de ces hommes avec les quels il jouait, pourtant, s’envolent, je crois même qu’il pleure, certains disent qu’ils dégorgent, mais moi, je sais qu’ils pleurent. C’est un sentimental, ses cornes s’abaissent il rentre dans sa coquille et que même on n’arrive plus à les lui couper avec des ciseaux, pour rigoler, l’escargot n’est pas festif, merde, sentimental mais pas rigolo.
Moralité : il ne faut pas jouer avec la nourriture !
Et en plus ils font un Haka ! Pauvres limaces d’élevage !
Plat principal. Gambades parmi les baies noires et le sénevé dans le potager de Jeannot. A force de faire des intitulés à la con, on récolte la bêtise. Gambades dans la baignoire ; à retenir pour Frédéric qui pense à un canard. Pour Amélie, Jeannot est le mari de l’hôtesse, comme pour Philippe qui, je le croyais, allait relever un peu le débat avec les escargots. Le sénevé, personne n’en a, visiblement, entendu parler. Ça part fort ! Donc lapin cuisiné à la moutarde et au cassis.
Je note que Frédéric transpire beaucoup. Je remarque qu’ils aiment bien discuter sur la cuisson du lapin, et qu’ils ne sont pas connaisseurs mais critiqueurs. Le vin rouge a été servi dans le même verre que le blanc. La sauce est trop sucrée pour Frédéric, il va y avoir des représailles…demain !
Dessert. William dans le verger de dame tartine. Mousse au pain d’épice. Pain sur la table. Poire tiède, et une corniotte, chausson à la crème. Mais Amélie ne la fait pas comme ça. Elle met de la crème pâtissière avec de la pâte feuilletée. Et c’est un chocolatier pâtissier qui lui a donné la recette, que pour elle, et que l’hôtesse de ce soir ne sait pas la faire parce que c’est une plouc, na ! Et Frédéric qui nous fait encore un caca nerveux parce qu’il n’aime pas le pain d’épice. Remarquez, il transpire beaucoup, il doit moins pisser…Bouh, bouh.
Les notes. 19 pour Evelyne. 18 pour Philippe et Frédéricparrapportà. 17 pour Amélie.
Il faut reconnaitre que quatre 5 en cuisine, c’est vraiment sous noté !
Soirée de chipoteurs, pas connaisseurs !
PUB !
Dans la série les pubs cons, celle pour une mutuelle ou une caisse de prévoyance vaut son pesant de bananes. Vous avez du la voir.
« Si la vie commençait parla fin, on préparerait son futur autrement ! »
On voit défiler la vie du héros à l’envers.
Putain, le raisonnement et la légende de cette grande fresque a du être concocté par un grand philosophe de casto !
Qui penserait à se faire chier pour une vieillesse qui ne serait plus qu’un mauvais souvenir ?
Je pense que la jeunesse se résumerait alors à une longue période d’insouciance, teintée peut-être d‘une nouvelle philosophie proche de l’égoïsme terminée par une mort programmée et connue !
X FACTOR !
Premier prime !
Une autre variante d’à la recherche de la nouvelle star. Imagination quand tu nous tiens.
Il y a eu les sélections à travers la France.Trois catégories. Les groupes, moins de vingt cinq ans et plus. Le jury ; Cérone, Lanty et Zenatti.
Tous les lundi sur W9.
Depuis hier, nous en sommes aux éliminations directes, en live. Il reste neuf finalistes, trois par catégories.
1) Character Soul. Trois filles drivées par Cérone. It’s raining men. Des progrès à faire, bonne présence.
2) Guillaume. J’te mentirais. Moins de vingt cinq ans. Le coach, Zenatti, qui m’a impressionné par sa justesse et son bon esprit d’analyse.
3) Annie. The winner takes it all. Plus de vingt cinq ans, dirigés par un Lanty, très humain et juste. Elle a quelque chose.
4) Basilic. Don’t stop me now. Trois garçons et une fille. Musiciens, chanteurs ; impressionnant ! Des voix surprenantes !
5) Cyrielle . I kissed a girl. D’énormes progres depuis son premier passage aux sélections!
6) Cécile. Tu n’es plus là. Bien defendue par Lanty, elle est en dessous les autres candidats.
7) Gauthier Dymon and Flo. Vous les femmes. Je n’ai pas aimé cette version, un peu décalée, qui se veut humoristique, j’ai souri, cependant, complètement plat.
8) Marie. Without you. Dix sept ans et une très belle voix.
9) Sébastien. Envie d’aimer. Bonne présence.
Après le vote des téléspectateurs, les sept premiers sont qualifiés. Les deux derniers doivent être départagés par le jury après une chanson de rattrapage. Cécile est normalement sortie.
Le jury étant juge et parti, il y a une grosse différence avec ‘à la recherche de la nouvelle star’, puisque les coachs défendent leurs poulains. Cette variante se laisse regarder.
J’avais hésité avec maman cherche l’amour, cependant, je n’avais pas vu les épisodes précédents !
